Réforme(s) de la justice : le grand n’importe quoi continue….

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Après avoir fait à la hache une réforme de la carte judiciaire dont on attend toujours de savoir en quoi elle améliorerait le fonctionnement de la justice ou ses finances, après avoir énervé tout le monde avec l’idée de la suppression du juge d’instruction, la sarkozie prétend mettre en chantier un « rapprochement de la justice et du peuple » en faisant entrer des jurés populaires également en correctionnelle et des citoyens aux côtés des juges d’application des peines pour les décisions de mise en liberté de détenus condamnés.

Sans même prendre position sur le principe, discutable, (ce qui signifie qu’il comporte aussi des arguments en sa faveur), on est tout de même en droit de se demander si ce gouvernement sait ce qu’il fait.

En effet, parallèlement il envisage de supprimer les juges de proximité, ces non-professionnels chargés de régler les petits litiges au civil et au pénal, mais également les jurés d’assises pour les réserver à la cour d’appel criminelle.

L’excellent Gascogne, analyse, dans le  blog de Maître Eolas cette incohérence qui devient du grand n’importe quoi…

Sur le sujet : l’avis de Corinne Lepage

5 comments to Réforme(s) de la justice : le grand n’importe quoi continue….

  • D. Furtif

    Si j’y comprenais quelque chose , je désespèrerais

  • Ph. Renève

    Tout ça est assez simple: c’est la technique qui consiste à lancer un os à des chiens qui veulent vous dévorer.

    Tactique de Sarkozy, pour la justice comme le reste: provoquer des polémiques tout à fait artificielles de façon périodique, pour masquer les véritables problèmes.

    Pendant que magistrats, avocats, associations et médias parlent de ces réformes – qui ne seront sans doute jamais mises en œuvre, elles ne sont pas entreprises pour ça –, ils ne parlent pas du manque criant de moyens budgétaires pour la justice, de la suppression des juridictions locales, des conditions de travail des juges ou du traitement parfois inhumain des justiciables.

  • Causette

    Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
    Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
    Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
    Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
    Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
    Rien que la mort n’était capable
    D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
    Selon que vous serez puissant ou misérable,
    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

    « rapprochement de la justice et du peuple », des mots, du discours populiste en Sarkozie.

  • yohan

    Cette réforme est avant celle de la RGPP (coupes drastiques dans la dépense publique)