Homosexualité: entre banalité et normalité (1/2)

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L’amour est un sentiment assez ambivalent. Tout le monde le recherche et une fois trouvé, tout le monde souhaite à ses enfants de connaître le même bonheur.

Pourtant, une fois ce jour arrivé, il se produit parfois un phénomène étrange. La tension s’installe rapidement dans le groupe. La stupeur fait place au désarroi, à la colère, au mépris. Parfois, la violence s’installe. Verbale d’abord. Physique parfois.

Puis une fois que la tension s’apaise, vient le temps des reproches mutuels. Mais qui que soit le coupable potentiel, les deux parents sont d’accord sur l’essentiel.

Mais qu’est-ce qu’il lui a pris, à leur enfant, de tomber amoureux d’une personne de son propre genre ?

Loin de toute considération philosophique, religieuse ou sociale, l’homosexualité est définie comme étant « l’amour, l’attirance, une orientation et/ou la pratique de relations sexuelles entre personnes de même sexe.»

Depuis la nuit des temps, ce comportement a fait l’objet d’études, de remarques, de recherches. De critiques aussi. De rejet plus ou moins prononcé. De lutte plus ou moins intense. De persécutions plus ou moins cruelle. Au motif de la préservation de la paix sociale, politique, religieuse.

Par définition, il nous est impossible de connaître la situation des peuples humains de la préhistoire.

Nous pouvons simplement avoir un aperçu de ce qui a pu être par l’ étude des populations primitives qui existent encore sur Terre. Chez certaines d’entre elles, comme les Sambia de Papouasie ( http://lrivera0327.tripod.com/ ), les rituels initiatiques font largement appel aux pratiques homosexuelles dans un cadre social et religieux. Les premiers descriptifs nous viennent des premiers explorateurs du XVIIIè et du XIXè siècle, ce qui exclut toute «contamination culturelle» par un contact avec une civilisation plus avancée comme la nôtre.

Les premiers textes historiques des grandes civilisations sont eux formels : l’ homosexualité y est une pratique existante, qui n’est pas interdite par la loi. Toutefois, la morale sociale impose déjà une distribution des rôles : l’ homme de rang plus élevé se doit être l’actif du couple. C’est une particularité qui va se diffuser et se retrouver dans le monde grec antique, puis dans la société romaine pré-chrétienne. Les écrits de Quinte-Curse attestent aussi de relations sexuelles entre maîtres et esclaves, parfois eunuques, dans l’empire Perse : ils sont «habitués, eux aussi, à servir de femmes.»

La personne d’ Alexandre le Grand en constitue la figure de proue de l’époque. Ses amours tant masculines que féminines ne sont ignorées de personne.
Une grande tendance de cette époque nous informe donc que le rapport sexuel y est plus codifié sur le plan de la pyramide sociale que sur le plan du sexe des personnes. On peut donc, par extension, faire prolonger vers le passé préhistorique ce type de comportement, avec les précautions d’usage : aucune texte, et pour cause, ne nous est parvenu. Toutefois, il n’existe aucune raison de penser que les choses auraient pu changer du jour ou, pour la première fois, un homme a gravé un signe pour désigner un objet ou un concept sur une tablette d’argile fraiche.

La Grèce Classique possède une civilisation qui s’inscrit dans la continuité des empires mésopotamiens et perses.

Il ne faut pas voir en la Grèce Antique un empire, voir même un Etat unifié qui couvre tout le bassin oriental de la Méditerranée. A cette époque, chaque ville de Grèce est indépendante les unes des autres. Il s’est bien entendu formé des ligues et des alliances temporaires ou durables pour résister aux pressions Perses ( Xerxès et Darius en savent quelque chose ) mais sur le plan économique, politique ou social, chaque cité applique ses propres lois.

Comme Athènes, après la chute de Sparte, va prendre le leadership du monde grec, ce sont les lois et les moeurs athéniennes qui nous sont le plus connues. Mais les historiens ont noté qu’ Athènes n’a fait que reprendre d’antiques traditions crétoises dans l’institutionnalisation de la pédérastie.

Il convient, ici, de bien préciser la définition du terme. La pédérastie est l’éducation morale et sociale d’un jeune garçon (l’éromène) par un adulte ( l’éraste ). Cette éducation couvre tous les sujets, y compris le sexe. Mais aussi les relations sociales, la chasse, la guerre, la poésie et la philosophie.

Les relations sexuelles sont censées cesser entre les deux protagonistes au retour du jeune homme de sa formation, qui symbolise son passage à l’âge adulte. Dans la pratique, elles continuent parfois, ce qui donne aux auteurs classiques de l’époque de quoi alimenter leurs comédies théâtrales.

Si Rome ne va pas reprendre dans ses canons l’initiation pédérastique, la pratique va dans les faits perdurer aux premiers temps de la République romaine, sans doute un reliquat de la civilisation Etrusque et des comptoirs grecs de Sicile et du sud de l’ Italie.

La culture romaine est, comme toutes les autres de l’époque, masculine, misogyne et phallocrate. Rome va développer ce concept au sein de la virtus, la voie martiale. D’ailleurs, les mythes fondateurs romains donnent le dieu Mars comme père des légendaires Romulus et Rémus. Dans cette optique, la séduction des jeunes garçons n’est pas compatible avec la virilisation souhaitée des jeunes gens. La philosophie est plus proche de Sparte que de celle d’ Athènes.

Dans les faits, les rapports continuent d’exister, mais tout comme les civilisations mésopotamiennes, elles sont codifiées socialement et légalement. L’homme libre ne peut avoir pour rôle celui de passif. Il ne peut non plus avoir un autre homme libre dans ce rôle là. Les esclaves sont là pour cela aussi. Pour les contrevenants, la Lex Scatina prévoit une amende pour ceux qui franchissent l’interdit. Cicéron fustige ce comportement, tout en   ayant eu lui-même des amants-esclaves qu’il a continué à fréquenter après les avoir affranchis.

Les choses changent et dégénèrent par la suite. La douceur grecque finit par avoir raison de la dureté martiale, et la virtus s’efface progressivement du paysage romain. Est-ce ce à cause de cela, en réaction, que lorsque le christianisme va s’imposer de façon durable, que les élites font promulguer des lois punissant de mort toute personne ayant eu des rapports sexuels entre partenaires du même sexe ?

Pour bien comprendre la position chrétienne, il faut remonter aux temps hébraïques.

Le judaïsme est une particularité du Moyen-Orient. C’est la première grande religion à instaurer le Dieu Unique. La position des textes bibliques est sans équivoque en ce qui concerne le sexe hors du mariage et de la reproduction : c’est une condamnation totale. Fellation, pénétration anale, masturbation, tout ce qui n’est pas reproductif est interdit et déconsidéré. Les textes les plus virulents à ce sujet se trouvent dans le Lévitique, un des textes les plus anciens de la Bible.

Les historiens ont retracé l’origine du Lévitique au temps de la déportation des élites juives à Babylone au Ier millénaire avant JC : les obsessions zoroastres pour la pureté apparaissent alors dans la culture juive, ce qui est un indice sérieux quand aux liens entre ces religions.  De larges pans du zoroastrisme ont influencé les hébreux qui y ont sans doute puisé une source supplémentaire d’interdit sexuel en ce qui concerne l’homosexualité. Cette condamnation va perdurer et se transmettre aux autres religions du Livre, le Christianisme puis l’ Islam.

Dès lors, et alors que les autres grandes cultures (indiennes, chinoises et amérindiennes) continuent à garder une attitude à peu près neutre sur le sujet, le monde occidental va s’enfermer dans un corset moral qui va perdurer pendant plus de 1500 ans.

La religion chrétienne va dominer la vie politique et sociale de l’ Europe durant tout ce laps de temps. Les lois religieuses inspirent les lois civiles, et se placent même parfois au dessus de ces dernières.

Comme le judaïsme en son temps, la hiérarchie catholique, puis protestante, va régenter la vie sociale de ses ouailles. Pour assurer le contrôle des esprits, la religion s’assure du contrôle des corps. Le sexe n’a pour la religion qu’un rôle de reproduction, et le plaisir est d’inspiration maléfique. Les lois répriment fortement ceux qui se font prendre à s’être livrés à des actes de bougrerie, tout du moins ceux qui ne disposent pas de puissantes protections civiles ou familiales. La mutilation est le sort réservé aux fautifs, et en cas de récidive, c’est la mort sur le bûcher.

Pendant 1500 ans, avec des périodes plus ou moins sévères, l’ Eglise va lutter contre une déviance sexuelle qui va pourtant perdurer dans les faits. Les lois sont continuellement réécrites, les sanctions encourues renforcées. Pourtant, malgré leur incapacité à se reproduire par eux-même, génération après génération, l’homosexuel perdure.

La situation commence à changer lors de la Renaissance. Si l’ Eglise demeure très puissante, son influence commence à décroitre. Les raisons en sont une certaine corruption interne, qui va mener à la Réforme, et au progrès scientifique qui démontre de façon certaine que la Bible n’est pas un livre parfait, puisqu’elle présente des contre vérités flagrantes. Si le Livre Sacré se révèle faillible, comment justifier la toute puissance du Vatican ?

Le développement de la philosophie, de l’Humanisme, des Lumières minent peu à peu le pouvoir des prélats. La parole se libère et la curie est peu à peu renvoyée dans ses nefs.

Les lois qui séparent les églises des Etats ne constituent pas cependant un tournant dans le quotidien des homosexuels. Les lois restent en vigueur car nul ou presque ne se soucie de les abroger. Nul, d’ailleurs, ne pense que ces dernières sont injustes et inutiles. La religion et la croyance restent un poids pour les mentalités. Si la Révolution de 1789 abroge les lois qui pénalisent les rapports entre adultes consentants, la police dresse des fichiers pour identifier les homosexuels, dans le but avoué de prévenir les «scandales publiques» et les possibles tentatives de chantages, ce qui augure du comportement de certaines élites de l’époque…

Cette loi est réinscrite par Vichy en 1942. La Libération ne changera rien à cet état de fait : tout homosexuel est passible de prison s’il est surpris en plein acte avec un partenaire de moins de 21 ans.

Les constitutionnalistes ne trouvent étrangement rien à redire à cette loi qui viole pourtant l’article premier de la Constitution : les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les hétérosexuels ne sont passibles de telles poursuites que si leur partenaire est agé(e) de moins de 15 ans.

La loi est finalement abrogée en 1982.

L’ Histoire a ceci d’étrange que si la société suit une tendance lourde de fond, tout peut déraper pour un rien. Ben-Ali vient de perdre sa place à cause d’une simple balance, et sa chute va entraîner d’autres potentats du monde arabe avec lui.

Le monde tranquille et serein des hétérosexuels a lui changé à cause d’un objet assez anodin. Ce n’est bien entendu pas comme si les «braves et honnêtes gens» ne savaient rien à ce sujet. Beaucoup connaissaient un oncle ou un cousin «célibataire endurci», qui faisaient l’objets de ragots et de railleries.

Mais une canette de bière allait tout changer…

( à suivre…)

13 comments to Homosexualité: entre banalité et normalité (1/2)

  • COLRE

    Bonjour Mmarvin,

    Très intéressant, cette perspective…

    Quand on (je… 😉 ) s’élève contre « LA » religion, on en oublie trop souvent qu’il s’agit en fait de la même : judaïque / chrétienne / islamique… Ces fameuses religions du Livre, ces religions qui partagent la même histoire mythologique, les mêmes « prophètes », les mêmes valeurs, sont obsédées par la même chose : la chose sexuelle. C’est une vraie pathologie.

    Ces trois-là (rabin, curé, imam) s’entendent bien évidemment comme larrons en foire pour le contrôle rigide et monomaniaque des individus, et en premier lieu des femmes, évidemment, mais aussi de tout ce qui y concourt comme la sourcilleuse définition de la virilité…

    Misogynie et homophobie sont les deux pilliers du triptyque Bible / Evangiles / Coran.

    Amusant de constater que les religions « païennes » n’ont pas exactement les mêmes obsessions, se contentant de la seule infériorisation de la femme, sans y adjoindre l’homosexuel.

    Amusant de rappeler que même dans la relation homosexuelle antique, la codification sociale infériorise le « passif » dont la situation est « féminisée »…

    • mmarvinbear

      La sujétion de la femme à l’homme est très ancienne, et son origine est inconnue. Certains pensent que la société à tourné misogyne quand l’homme est passé à la sédentarisation et que ce comportement était inévitable du fait de la place importante de la femme dans les religions préhistoriques : du fait qu’elle seule pouvait enfanter, la transmission des biens d’une génération à l’autre, puis des terres se faisait en ligne maternelle, le judaïsme en gardant une trace via la transmission de la religion par la lignée maternelle et non paternelle (facile de dire de qui est issu l’enfant au niveau de la mère, plus compliqué au niveau du père…mais bon maintenant avec les dons d’ovocytes…).

      D’autres pensent que non, que dans une société nomade, vivant donc de la chasse et de la cueillette, il était normal et logique de réserver les activités les moins dangereuses aux femmes pour les préserver, et que de ce fait elles ont toujours été quelque peu discriminées au niveau de la chasse au mammouth laineux.

  • D. Furtif

    Vous vous rappelez surement

    Comment l’aurais-je fait si je n’étais pas né ____ C’est donc quelqu’un des tiens ___ On me l’a dit , il faut que je me venge

    Au commencement était la faute.
    La Religion c’est : comment punir ici en attendant un hypothétique ailleurs
    La forme la plus élaborée du parasitisme, et de l’oppression.

    Mais mon commentaire est ici une dérivée de celui de Colre pas une réponse au très riche article de Mmarvin.

  • D. Furtif

    Mmarvin

    Une objection sur le distinguo entre Sparte et Athènes.C’est tout au contraire de ce que tu nous dis de Sparte bien plus que d’Athènes que viennent et les usages et la codification des rapports homosexuels. De toute manière l’homosexualité était présente dans toute la société antique tout autour de la Méditerranée

    copié collé L’homosexualité fût parfois institutionnalisée dans certains milieux aristocratiques ou dans l’armée. Ce fût notamment le cas à Sparte ou à Thébes. On invoquait souvent pour justifier une telle tolérance, l’atout militaire que l’homosexualité représente: en effet, deux amants côte à côte sur un champ de bataille, sont plus combatifs puisque ce n’est pas seulement leur vie qui est en jeu mais aussi celle de leur amant. Le bataillon sacré de Thébes composé uniquement de couples gays remporta de très nombreuses victoires pendant 30 ans et il fallût toute l’armée d’Alexandre pour en venir à bout.

    Je trouve très judicieux la description de la définition religieuse de la perversion qui par poids idéologique viendra contaminer la médecine à prétention scientifique. Il faut lire les prescriptions médicales des années 50 et même 60 pour voir à quel point le poids des interdits religieux était incontesté.

    Ce n’était pas l’homosexualité , la sexualité féminine, les seuls ennemis. Non! c’est le principe même du plaisir qui était condamnable.

    On est là pour en chier en attendant le Paradis pour « femmes à ailes blanches« 

  • Causette

    Bonjour Mmarvin
    Pour les religieux pas de surprise, d’accord avec Colre et Furtif.

    Et ça tombe bien cet article. V’là Longuet qui refait surface. Lui qui aime tant embrouiller les débats sérieux sur le sujet en confondant homosexualité et pédophilie. Souvenez-vous en 2008, en septembre, une audition avec Darcos au sénat. Le fachoeux y déclarait: « J’avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard… C’était de savoir où commençait et où s’arrêtait l’homophobie, mais enfin, ça c’est un autre sujet (…). C’est extrêmement réjouissant de savoir que l’on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l’école et qu’on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s’arrête… » On peut écouter ici.
    Darcos avait répondu à Longuet que vu le nombre de suicide chez les jeunes la prévention devenait une nécessité, car selon un rapport de l’époque un quart des tentatives de suicides chez les garçons de 14/24 ans, 10% chez les filles, sont liés à l’homosexualité.

    • mmarvinbear

      Je trouve en fait injuste de condamner Longuet pour les propos tenus ici. A l’écoute, il est clair qu’il ne compare pas l’homosexualité et la pédophilie, mais il en fait clairement le distingo.

      Ce n’est pas parce que les deux termes sont dans la même phrase qu’ils sont identiques.

  • AGNNP

    « C’était de savoir où commençait et où s’arrêtait l’homophobie  »

    Bonne quetion = elle s’arrête quans un gosse viens de se faire cureter le fondement, et qu’on lui répond en lui mettant une baffe  » homophobe !  » j’exagère et pousse volontairement le bouchon, mais les excès inverses de ceux des curés peuvent mener TOUT DROIT à cela, mais disons les choses franchement! et posont les BONNES questions, et cela se passe d’enluminures.
    Procédé utilisé par les curé au demeurant, en jouant sur la cupabiltés, c’est comme ça qu’ils projetent et de dégage de leur cupabilté sur leur victimes.

  • Léon

    Je dirais que les religions du livre se sont fixées comme objectif la perpétuation de l’espèce humaine. Bien évidemment, elles ne peuvent que promouvoir les activités sexuelles qui ont cette fonction possible, pas les autres. Toutefois la « stratégie » biologique, celle de la reproduction, n’est que l’une des armes à sa disposition. L’allongement de la durée de la vie due aux progrès techniques, économiques, médicaux et sociaux en est d’autres. Elles peuvent parfaitement faire la place aux homosexuels.

    • mmarvinbear

      La religion a plutôt pour objectif d’avoir un certain pouvoir sur la population qui ne soit pas possible de remettre en question, comme peut l’être un mandat politique ou une influence économique : avoir la main-mise sur l’au-delà et son accès (le monopole je dirai même) est un pouvoir incroyable car ils se placent à un emplacement stratégique : celui de l’espoir et de l’espérance, à la condition que la population visée fasse tout bien comme ils disent.

      Et pour asseoir cette influence, quoi que de plus radical et efficace que de tenir les gens au niveau de leur sexualité ? Ici, l’expression « tenir quelqu’un par les couilles » prend un sens tout particulier.

    • D. Furtif

      « se sont fixées comme objectif la perpétuation de l’espèce humaine »

      Objection Léon

      Dans ce cas elles se seraient pas dotées de dogmes condamnant le sexe même licite ( La concupiscence même dans le couple) et d’ une sacralisation de la virginité.

      C’est tout au contraire le paganisme ( par exemple romain) qui exaltait la fertilité et la fécondation et plaçait au premier rang des valeurs honorable la capacité génésique

      Je vois aux interdits sexuels une origine dans la conquête et la maitrise du pouvoir voire en remontant plus haut dans le temps, u nlien avec l’invention du stock.

      L’agriculture est l’invention du stock
      1 _ le silo pour le grain
      2 _ le troupeau pour la viande
      3 _ la femme pour la force de travail ==> invention du harem

      La maitrise du ( 3) offrant le moyen de contrôler le 1 et 2. tout cela étant lié à l’origine à la capacité de produire des surplus alimentaires et à l’évolution par mutation successive de la pauvre et misérable fonction de guetteur du peigne ( notre garde champêtre)
      .

      Le peigne des oasis

      Si on observe l’évolution de la titulature de pharaon on retrouve au plus loin sur le panneau mural le titre de gardien des digues …
      Dans nos villages de Provence on a gardé longtemps le « Fada »

      Nos brise fers aristocrates en descendent…Et comme il n’est pas question que chacun dispose d’une parentelle pouvant l’aider …seul le chef disposera d’un harem…

      Je sais que c’est plus que schématique

      À l’origine le soldat comme le prêtre sont ceux qui ne travaillent pas ….ils sont au service de la communauté …L’histoire en fera les chefs car comme tous les monde ils se spécialiseront dans leurs taches.
      Ils deviendront des militaires professionnels

  • Léon

    Où as-tu vu ça ? elles se seraient pas dotées de « dogmes condamnant le sexe même licite ( La concupiscence même dans le couple) et d’ une sacralisation de la virginité ». C’est plus compliqué : ils sont pour le sexe mais pas pour le plaisir. sacraliser la vierge c’est plus sacraliser celle qui ne connaît pas le plaisir sexuel que celle qui ne se reproduit pas. D’ailleurs, à ma connaissance seule la religion chrétienne entretient un certain culte de la virginité lié à la question de la maternité du Christ

    • D. Furtif

      Très bizarrement cette histoire de vierge ne vient pas de l’orient mais plutôt de l’influence grecque…Athéna déesse vierge, plus tard à Rome les Vestales
      Mais plus étrangement encore. Le salut pourrait lui aussi venir de l’influence grecque . Le mythe de l’éternel retour de la Nature Demeter .
      Toujours plus fort la similarité entre les religions à mystère Eleusis et Dionysos leur culte des symboles du pain et du vin, < => le corps et le sang du Christ, repris dans la célébration de la messe chrétienne.

      Ce qui obsède le christianisme c’est tu as raison le plaisir.C’est vraiment le péché capital.
      Pour ce qui est de la chasteté , celle des prêtres en particuliers , j’ y verrais plutôt des motifs de droit successoral car il se trouve que une des premières différences entre chrétiens et Juifs voulue par Saint Paul contre Jacques c’est de reconnaitre un droit plein à l’héritage aux femmes.

      Il n’était pas question de partager les donations reçues au cours des siècles entre les différents enfants…Le partage de la succession aurait réduit à néant les patrimoines fonciers.Faire des bâtards aux servantes ou aux voisines, soit, mais pas d’épouse officielle. Célibat obligatoire …et invention tardive de la chasteté des prêtres. Très tardive.