L’affiche : suite…

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À la suite de l’article dénonçant l’instrumentalisation affichée du corps des jeunes filles pour vendre un événement sportif1, le lecteur a pu être étonné, pour ne pas dire estomaqué, de constater les finasseries et arguties que les commentateurs ont déployées pour détourner et édulcorer le choc brut de l’image et du symbole.

Je me suis donc interrogée sur les raisons d’une réticence aussi unanime et inattendue. Connaissant aussi la promptitude des hommes à battre leur coulpe sur la poitrine du voisin et à brouiller les véritables responsabilités, j’ai cherché à comprendre les ressorts de cet esprit de corps, afin d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

1 « Handball féminin : matches de poules à Besançon ? »

Questions…

Comment se fait-il que l’image dévoyée de jeunes sportives n’ait pas été ici même condamnée d’une seule voix ?

Comment se fait-il que mon indignation n’ait pas été suivie sans chipoter par ceux qui sont si sensibles aux dégâts de l’ultralibéralisme et la mise sur le marché des valeurs républicaines, alors que cet article dénonçait justement le détournement médiatique, publicitaire et mercantile du sport ?

Réponse…

S’interroger sur ces apparentes contradictions et poser ces questions, c’est y apporter la seule réponse possible : parce que cette image, finalement, n’était pas condamnable…

Parce que, dans le fond, pas grand monde ici ne fut vraiment choqué par cette affiche. Elle était jugée banale, agréable, drôle, sexy, défendable et personne n’y a vu malice.
Attaquer cette marchandisation du corps des jeunes filles, c’était s’en prendre à ceux qui la trouvaient normale et qui se sont retrouvés stigmatisés dans leur propre plaisir, leur indifférence ou pris au piège de leurs contradictions.
L’accusation a alors atteint par ricochet ceux qui n’étaient pourtant pas visés au départ, mais qui se sont sentis embarqués dans la même galère et se sont défendus à tout va.

D’où, ces curieuses contradictions : moi qui m’en prenais au machisme (asexué) de la société, on m’a répondu à côté : non, ce ne sont pas les hommes qui sont machistes (ce que je n’avais pas dit), les femmes aussi. Moi qui refusais l’« essentialisme », et donc la personnalisation masculine de la condamnation, on m’a au contraire renvoyé une condamnation personnalisée des femmes.

Ces arguments pourraient surprendre si le discours sexiste ne nous avait habitués à ces inversions et trucages rhétoriques.
J’ai bien compris que mettre en balance le machisme de certaines femmes vise à amoindrir la culpabilité machiste des hommes en tant qu’hommes, comme si, dans cette affaire, il y avait des intérêts partagés à 50/50 ! Le subterfuge est hyper-classique et ressemble aux bottages en touche que l’on retrouve sur les forums : évoquer les violences faites aux femmes c’est aussitôt s’entendre rétorquer qu’il existe aussi des violences faites aux hommes… Évoquer le pouvoir masculin, et aussitôt arrive le nom de Margareth Thatcher…

En réalité, l’ensemble des Disonneurs, tels qu’il s’est exprimé sur le fil de l’article en question, forme un microcosme assez représentatif du fonctionnement social, avec son mur invisible et son plafond de verre.

Il n’y échappe pas.

-0-

Attention. N’oublions pas le rapport de pouvoir qu’instaure notre société où les femmes sont mises à distance et traitées comme aucun homme n’est traité : illégitimes et cataloguées dans les sempiternels stéréotypes qui permettent de les enfermer dans un statut dégradé (victimisation, hystérie, mauvaise foi, outrance, culpabilité, propagande, intégrisme, idiotie, manque d’humour…).

Il ne faudrait pas en arriver là. Or, à un degré moindre, tous ces stratagèmes ont été utilisés peu ou prou par les commentateurs de cet article…

Les femmes connaissent bien le risque : lassées de devoir toujours se défendre, elles finissent par s’autocensurer et laisser le champ libre aux hommes… C’est d’ailleurs le but –  avoué ou inconscient.

Conclusions…

Et l’on s’étonne que les femmes désertent internet ! des intruses dans un club d’hommes, invitées à la nuance et à la tempérance qui sied à leur sexe sous peine d’être rappelées à l’ordre avec plus ou moins de brutalité selon leur degré de docilité, tolérées pour peu qu’elles ne haussent pas le ton.

Qui suis-je ici ? une caution ? un alibi ?

Je ne suis pas considérée comme une personne humaine : mais comme une femme.
Je ne suis pas une humaniste qui combat pour l’égalité des humains entre eux : je suis une féministe, un sous-genre bizarre et particulier, qui défend son bout de gras, sa boutique et qui est suspectée de vouloir prendre le pouvoir en attaquant le « camp » opposé : les hommes, vous…
Quelle outrecuidance !

Il y a un aspect que j’ai bien compris à la suite de cet article : ce n’est plus le « machisme » que je dois dénoncer, mais celui qui l’incarne, celui qui déploie un rapport de force avec toutes les techniques immémoriales que la culture patriarcale a appris à peaufiner et à rendre intelligibles mêmes aux imbéciles qui se sentiront toujours supérieurs, par naissance.
De toutes façons, les arguments réfléchis et longuement documentés ne comptent pas en face des réactions et positions d’autorité, toutes les féministes savent cela.

Conclusion ultime : ce n’est pas aux hommes qu’il faut s’adresser, l’affaire est tristement entendue, c’est inutile, mais aux femmes puisque c’est d’elles qu’il s’agit ; les aliénées devront seules sortir de leur aliénation, car jamais AUCUN droit ne leur a été donné sans la lutte implacable des femmes elles-mêmes.

Tout le monde le sait, il faut juste que les femmes cessent de l’oublier.

81 comments to L’affiche : suite…

  • asinus

    bonjour vous aurez compris que les méchants sont d’un coté et les gentilles de l’autre
    exemple Madame A Lauvergeon

    A compétences égales, et bien. désolée, on choisira la femme ou on choisira la personne venant d’autre chose que le mâle blanc, pour être clair!

  • Lapa

    Bonjour!

    Je repasse cet apres midi avec un vrai clavier pour commenter.

  • Buster

    Je crois que tu te trompes d’analyse COLRE, et si je n’ai pas souhaité poursuivre les échanges avec toi sur ce sujet c’est parce que je sais combien tu es « chatouilleuse » sur ce sujet, prompte à l’emportement et à l’amalgame excessif.
    Et que donc t’apporter une légère contradiction revient immédiatement à se faire traiter d’anti-féministe, dans le meilleur des cas.
    Il y a des degrés dans l’indignation que l’on peut ressentir sur l’utilisation des femmes dans l’imagerie publicitaire et cet exemple choisi ne fait tout simplement pas partie des visuels qui méritent tant d’emportement.
    Ce que je t’ai dit.

    Ou alors…
    Ou alors il va falloir aller plus loin, au bout de la logique que tu nous indiques et interdire tellement de représentations des femmes dans la mode, dans l’art ancien comme contemporain, dans la photographie, dans la publicité passée et présente, qu’il faudra bientôt fermer tous nos musées et toutes nos galeries pour permettre un inventaire complet de ce qu’il est devenu acceptable de montrer et de ce qui ne l’est plus.
    ET que les représentations impliquant les femmes seront maintenant tellement empreintes d’une rigoureuse auto censure préventive que le moindre centimètre carré de peau en sera définitivement banni.
    ET, En poursuivant la logique jusqu’au bout, on va, tu vas en arriver à soutenir la morale de ceux qui voilent leurs femmes pour éviter aux hommes le risque de fantasmer sur elles.
    Si tu vois de qui je parle ?

    Je sais parfaitement que cette affiche n’est pas de l’art et qu’elle projette une sorte d’humour, un peu au ras des pâquerettes, auquel tu es hermétiquement fermée et qui ne m’amuse pas beaucoup plus que toi.
    Mais, tu en fais une lecture hyperféministe, que tu nous proposes et qui ne nous convient pas tout à fait, pas à ce degré sur cet exemple.
    Point final pour moi.
    Ce qui ne veut rien dire des conclusions pour le moins hâtives que tu en tires.
    Le combat féministe a tout mon soutien, mais pas au point de perdre tout sens critique sur sa propre logique, et d’oublier en route tout humour ou de vouloir rétablir une censure morale qui, dans ce cas comme dans d’autres, me gêne un chouilla.
    Pas sûr que tu comprennes le distinguo que j’essaye d’apporter.
    Pourrais-tu cesser, s’il te plait, de nous faire passer pour des affreux horribles parce que nous n’avons pas crié au loup, ou pas assez fort à ton goût, de concert avec toi ?

  • Castor

    Question en passant :

    « Je ne suis pas considérée comme une personne humaine : mais comme une femme. »

    Serait-ce que nous te voyons différemment parce que tu es une femme ou tout simplement parce que ton intention première est de nous rappeler avec un systématisme assez remarquable que tu est une femme avant tout ?

    Pour cheminer aux côtés de Buster, je suis las de ces sempiternels reproches, qui pour reprocher le machisme, qui le racisme, l’antisémitisme, l’islamo-critique…

    Je hais tout autant le rejet de l’autre que la discrimination positive.
    Du constat que l’affiche incriminée n’est pas drôle et qu’elle fait une représentation féminine caricaturale, tu fais un combat à la Don Quichotte, un peu vain, un peu exagéré pour ne pas dire ridicule et, pour tout dire, aussi caricatural que la représentation que tu dénonçais.

    A la limite, on pourrait aussi défendre comme un droit inaliénable de l’homme celui d’être un peu beauf.
    Ce combat rejoindrait assez facilement, dans son inutilité, celui qui dénoncerait tous les travers – réels ou supposés – qui nous sont reprochés par les femmes.

    Comme on dit chez moi : un peu ça va, trop, ça se voit.
    Je crains de ne pouvoir te suivre indéfiniment sur la voie du féminisme telle que tu sembles vouloir la suivre.

  • Causette

    Bonjour Colre
    Pas trop d’accord avec votre conclusion. La lutte pour l’égalité ça concerne tout le monde. Il paraît que l’appel au boycott est interdit, tant pis, il faut relancer la machine et appeler à boycotter toutes les marques qui continuent avec ce genre d’affichage vulgaire et envoyer des pétitions aux sociétés de publicité.
    J’ai montré cette affiche de hand à des copains, tous m’ont dit que l’affiche était vulgaire et débile et que la personne qui est representée fait penser à une pute.

    Le temps de cerveau disponible… jusqu’où

    • COLRE

      Salut Causette,

      Dans ma conclusion « ironique », je me contente de prendre au mot nos camarades disonneurs puisqu’ils matraquent que c’est la faute aux femmes si elles prostituent leurs filles… 😉
      D’une certaine façon, je leur dis : ah bon ? ben chiche ! puisque c’est la faute des femmes, alors c’est aussi la faute des hommes… 😉

      Voilà… et puis je dis, si c’est ça, si les hommes ne semblent pas très concernés ni très impliqués par cette question comme le dit Lapa, prenons-en acte, c’est donc bien aux femmes de réagir et de sortir le plus possible de leur aliénation par leurs propres actions.

      Elles l’ont toujours fait, elles continuent à le faire en pays musulman et en Afrique, il faut qu’elles continuent en France et qu’elles ne comptent pas trop, vaut mieux, on le voit bien ici, sur l’humanisme féministe des hommes… :mrgreen:

      • AGNNP

        Ironie pour ironie.

        Ce serait un comble que les hommes se prennent pour des femmes et leur consfiquent leur féminisme ! (et une belle hypocrisie, prétendre par humanisme de posture ressentir ce que ne peut ressentir qu’une femme)
        l’utime outrage! l’ultime confiscation des mâles !

        Hin! hin! On vous aura tout pris nouleszhommes.

        Merci au féministes de nous y aider.
        :mrgreen:

  • Lapa

    il y aurait beaucoup à dire sur cette réaction de COLRE, sur l’article précédent et son fil de discussion. J’espère que tous voudront bien le relire avec honnêteté et distanciation.

    Je ne relèverai ici que trois points majeurs:

    A la lecture de cet article je m’interroge. Peut-on raisonnablement lutter contre les clichés quand on en fait soi-même une base essentielle de son argumentation ?

    La deuxième chose qui m’interpelle est la violence sous-jacente des propos. Aucune concession ne semble possible, aucune gradation, aucune nuance. C’est une guerre et nous sommes, nous lecteurs de Disons, sommés de choisir notre camp. Est-ce typiquement féministe cette attitude ?

    Enfin je reste interloqué par le fossé qui semble se dessiner concernant la vision du fil de discussions et des interprétations qui ont pu en être faites.

    Commençons par la critique la moins agréable, mais totalement nécessaire, de l’argumentation présentée ici. Amalgames et clichés sont maniés à la pelle, comment peut-on raisonnablement penser que ceux-ci vont convaincre le lecteur ? Déjà dans le premier article on trouve un premier cliché, sous forme humoristique, qui se veut sans doute une réplique de l’affiche : COLRE nous contant une improbable réunion des chargés de com’. Les propos sont caricaturaux et non dénués de dérision. Mais ces propos sont tenus par des hommes. Dire après que c’était le machisme asexué qui était désigné alors que la caricature nous montrait clairement des beaufs s’apparente à du rétropédalage tardif.

    Mais là où le cliché et l’amalgame sont élevés au rang de fourre-tout idéologique, c’est bien dans ce deuxième article. Un véritable florilège. Ça commence dès l’entame :

    « Connaissant aussi la promptitude des hommes à battre leur coulpe sur la poitrine du voisin et à brouiller les véritables responsabilités »

    On continue :

    « illégitimes et cataloguées dans les sempiternels stéréotypes qui permettent de les enfermer dans un statut dégradé (victimisation, hystérie, mauvaise foi, outrance, culpabilité, propagande, intégrisme, idiotie, manque d’humour…). »

    Ce cliché n’est pas anodin, il agit préventivement comme un vaccin : le catalogue de tares est énoncé à l’avance pour que tout reproche puisse être intégré dedans. Par avance déjà, COLRE réfute toue argumentation qui pourrait remettre en cause son combat ou ses idées. Un rapprochement à faire avec S.Royal qui répondait à chaque critique « vous ne diriez pas ça si j’étais un homme ». Fermez le ban, l’autocritique est impensable, la critique une preuve de tartuferie. Il ne nous reste plus qu’à acquiescer gentiment en la fermant.

    « Et l’on s’étonne que les femmes désertent internet ! des intruses dans un club d’hommes, invitées à la nuance et à la tempérance qui sied à leur sexe sous peine d’être rappelées à l’ordre avec plus ou moins de brutalité selon leur degré de docilité, tolérées pour peu qu’elles ne haussent pas le ton. »

    Ah bon les femmes désertent internet ? Pourtant elle représentaient 30% à la fin des années 90, 43% en 2005 avec la parité déjà effective aux USA et pour 2010 en Europe. Internet un club d’hommes ? cliché. Le reste n’est que récrimination et victimisation (je sais je rentre dans le catalogue édictée à l’avance, argument non recevable). Car enfin, il n’y a rien de plus anonyme et asexué qu’internet ! On discute entre avatars et pseudos, j’ignorai même jusqu’à récemment que COLRE était une femme, à vrai dire, je me suis toujours moqué du sexe de mes interlocuteurs sur internet, et voilà que, puisque c’est une femme, automatiquement, on voudrait l’humilier ou la rabrouer.

    Bon maintenant que nous avons déminé quelques clichés et contre vérités, reste à comprendre la violence des propos. On est entre la guerre totale et le réquisitoire de tribunal :

    « L’accusation a alors atteint par ricochet »

    « N’oublions pas le rapport de pouvoir qu’instaure notre société »

    « Je ne suis pas considérée comme une personne humaine : mais comme une femme. »

    « un rapport de force avec toutes les techniques immémoriales que la culture patriarcale »

    « Imbéciles qui se sentiront toujours supérieurs, par naissance »

    Je vous rassure on parle bien toujours d’une affiche à la base. Certains peuvent ressentir un certain malaise vis à vis de cette diatribe guerrière et inquisitoire paraissant disproportionnée. On pourrait accuser le féminisme, ce serait pratique, de toujours entraîner dans une dialectique de poncifs et militante. Mais finalement il faut bien comprendre que l’auteur met de la passion dans une réaction qui l’a atteinte et que son discours s’en ressent. Effectivement, les lecteurs, moins sensibilisés à cette thématique, ne lui accordant pas la même importance, sont plus distants et raisonnés. Cela implique évidemment une escalade dans les démonstrations. Escalades qui sont bien illustrées ici. Personnellement j’ai l’impression que COLRE, touchée, laisse parler sa passion et propose un raisonnement cyclique autopersuasif où elle fait les questions et les réponses.

    « S’interroger sur ces apparentes contradictions et poser ces questions, c’est y apporter la seule réponse possible »

    « J’ai bien compris que »

    « Qui suis-je ici »

    « Je ne suis pas une humaniste qui combat pour l’égalité des humains entre eux : je suis une féministe, un sous-genre bizarre et particulier, qui défend son bout de gras, sa boutique et qui est suspectée de vouloir prendre le pouvoir en attaquant le « camp » opposé : les hommes, vous… »

    « De toutes façons, »

    « Tout le monde le sait »

    Quand quelque chose vous tient à cœur, c’est souvent comme cela que l’argumentation s’effectue devant une incompréhension qu’on aura tôt fait de considérer comme complice, voire coupable.

    Enfin, à la lecture de tout cela me viens la dernière interrogation ? Avons-nous lu les mêmes choses ?Je ne pense pas. Alors que tous les lecteurs de Disons ont été jetés pêle-mêle dans la géhenne du machiste qui ne s’en rend même plus compte à cause des millénaires de domination patriarcale. Car ils sont ici accusés également de machisme. Parce qu’ils ne réagissent pas comme l’auteur le voudrait à une simple affiche. Coupables. C’est comme accuser les gens d’être violents car ils ne réagissent plus à la violence qu’ils voient à la télévision par exemple.

    Mais il y a un truc qui me turlupine : « non, ce ne sont pas les hommes qui sont machistes (ce que je n’avais pas dit), les femmes aussi »

    Il me semble que personne n’a dit cela. Encore fois l’interprétation de l’auteur des propos et commentaires me paraît peu scrupuleuse.

    De même que parler de violence contre les hommes quand il est question de lutter contre les violences conjugales ne devrait pas contrarier une personne « humaniste qui lutte pour l’égalité des humains entre eux ». En faire un procès d’intention généralisé est par contre effectivement un argument typique d’une personne « qui défend son bout de gras, sa boutique et qui est suspectée de vouloir prendre le pouvoir en attaquant le « camp » opposé : les hommes »

    Pour finir, je me suis donc fait catalogué car illustrant via l’histoire de cette affiche que les femmes pouvaient être le vecteur de leur propre aliénation et que combattre uniquement le mec macho était dépassé. Mais que nous dit l’auteur en fin d’article :

    « Conclusion ultime : ce n’est pas aux hommes qu’il faut s’adresser, l’affaire est tristement entendue, c’est inutile, mais aux femmes puisque c’est d’elles qu’il s’agit ; les aliénées devront seules sortir de leur aliénation, car jamais AUCUN droit ne leur a été donné sans la lutte implacable des femmes elles-mêmes. »

    Suivant la bouche d’où elle sort, la parole est poison ou bien or !

    Cordialement néanmoins,

    Lapa, très déçu par ces violences dans les propos depuis le début.

    • COLRE

      Salut Lapa,

      Je profite d’un peu de temps en cette fin de dimanche ensoleillé pour essayer de te répondre.

      Comme tu t’es donné la peine de m’écrire un long commentaire, je vais essayer de te répondre, point par point, par respect pour ta louable tentative, même si cela ne servira pas trop, étant donné, comme tu le dis, que le fossé est trop large entre nos 2 positions… 😉

      Tu vas peut-être croire que je veux juste « avoir raison », mais tu aurais tort, ce n’est jamais ce qui me motive, ça ne m’amuse pas, c’est plutôt mon goût de la discussion et de la compréhension, et plus que tout : de décrypter les fonctionnements cachés ou lever les impostures.
      D’ailleurs, je te l’annonce presque immédiatement sous l’autre article : « C’est pour cela qu’il ne faut pas laisser passer le machisme CACHÉ, c’est le pire, car il s’insinue dans l’inconscient et il façonne les esprits, les réactions et aussi les apprentissages des jeunes. »
      Or, cette affiche est exemplaire d’un message caché et sournois, parfaitement dégradant pour l’image que ces très jeunes athlètes peuvent avoir d’elles-mêmes et de leur activité sportive.

      Si j’ai une marotte sur le Net, c’est bien celle-là, et c’était une de mes occupations préférées sur AV et sous les nartiks de morice©, le roi de l’enfumage, de l’intox et de la mauvaise foi. Je me faisais un devoir (et un plaisir) de décrypter ses mensonges et trucages. :mrgreen:

      Et puis nous avons eu des échanges sympathiques, ici, Lapa, et je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi tu as pris la mouche comme ça (le tabou, toujours…). Alors, au moins pour cette complicité potentielle, je vais essayer de te répondre en détail et de t’expliquer mes désaccords, le plus franchement possible.
      Tu vas peut-être trouver cela un peu « batailleur » ou exagérément ironique parfois, mais cela m’est difficile de faire autrement vu la nature de ton commentaire…
      Oublie les scories involontaires, et essaie de comprendre mon point de vue sur le fond et les malentendus.

      ——–
      « C’est une guerre et nous sommes sommés de choisir notre camp » : on est au coeur de la question… Pour que tu comprennes bien les enjeux, si tu remplaces dans mes analyses « affiche sexiste » par « affiche raciste », « femme » par « Noir » et « féminisme » par « antiracisme« , jugerais-tu toujours mes réactions comme une « guerre » ? et trouverais-tu anormal d’être « invité » à te déterminer par rapport à l’un ou l’autre « camp » ? En appellerais-tu à établir une « nuance » et une « gradation » dans l’antiracisme ?
      Non, bien sûr… Eh bien dis-toi que pour moi, le racisme et le sexisme sont les 2 faces d’une même pièce.

      ———
      « COLRE nous contant une improbable réunion des chargés de com’ … Mais ces propos sont tenus par des hommes. » Continuons la comparaison : aurait-il fallu, pour parodier la conception de l’affiche raciste, que mes deux chargés de com’ soient un Blanc et un Noir pour bien souligner que les Noirs peuvent être aussi les vecteurs de leur propre dégradation raciste ?

      ———
      « Connaissant aussi la promptitude des hommes à battre leur coulpe sur la poitrine du voisin et à brouiller les véritables responsabilités » : voyons, il s’agissait pour moi des hommes-humains… eh ho ! les droits de l’homme, quoi, le masculin qui l’emporte, la grammaire, etc… Ce n’est pas ainsi qu’on cause en Français ? il m’aurait fallu soudain préciser et dire : « la promptitude des hommes ET des femmes à battre leur coulpe »… ? 8)
      J’avoue avoir pensé à la confusion possible et l’avoir laissée par pure malice… 😉 alors je bats ma coulpe… 😉

      ———
      « victimisation, hystérie, mauvaise foi, outrance, culpabilité, propagande, intégrisme, idiotie, manque d’humour… le catalogue de tares est énoncé à l’avance pour que tout reproche puisse être intégré dedans » : ce n’est en rien un procès d’intention, mais une liste faite APRÈS, à la lecture du fil (je n’invente rien, va voir, tout y est).
      Mais il te suffit de lire n’importe quelle étude sur la misogynie pour découvrir la liste de ces « tares » et tant d’autres qui conduisent dans d’autres pays à la lapidation, l’excision ou la répudiation… Ouf ! on a de la chance…

      ———
      «Et l’on s’étonne que les femmes désertent internet ! etc » Ah bon les femmes désertent internet ? Internet un club d’hommes ? cliché.» Là, c’est de la mauvaise foi en béton armé… combien de femmes sur Disons ? mmh ? et sur AV ?

      ———
      « On est entre la guerre totale et le réquisitoire de tribunal » : ouh là là… de quoi s’agit-il donc ? 😯 un poil d’exagération, peut-être ?… 😉

      ———
      «L’accusation a alors atteint par ricochet » : pas d’inquiétude, le sexisme n’est pas un délit dans notre droit Napoléon (ce grand féministe), et tu peux attendre longtemps avant de voir une accusation de sexisme dans un tribunal… 😀

      ———
      «Je ne suis pas considérée comme une personne humaine : mais comme une femme» : oui, comme tu le sais, cela s’appelle l’essentialisme, tout le monde parle de ça, c’est comme Zemmour qui évoque les Noirs et les Arabes coupables de la majorité des délits. C’est non seulement de l’essentialisme, mais c’est un délit pour le cas du racisme, et il a été condamné pour « incitation à la haine raciale » (pas demain la veille que qqu’un sera condamné pour incitation à la haine sexiste…) 😆

      ———
      «toutes les techniques immémoriales de la culture patriarcale» : aurais-tu un doute ? 😉

      ———
      «Imbéciles qui se sentiront toujours supérieurs, par naissance» : absolument ! des imbéciles qui se sentent supérieurs à des femmes intelligentes ou cultivées, ça court les rues, on ne voit même que cela dans le monde médiatique et politique…

      ———
      « diatribe guerrière » : défendre ses droits sociaux, c’est « guerrier » ?

      ———
      « On pourrait accuser le féminisme, ce serait pratique » : ben oui, c’est pourtant ce qui se passe continuellement, il suffit de lire les réactions ici ou ailleurs…

      ———
      « l’auteur met de la passion dans une réaction qui l’a atteinte » : j’ai des convictions civiques et républicaines, et je milite avec fermeté et détermination contre les discriminations, injustices et autres humiliations sociales et symboliques, ce n’est pas « personnel ».

      ———
      « son discours s’en ressent » : ce n’est pas de l’ordre du ressenti : j’argumente, j’explique, j’essaie de faire appel à la raison, au décalage, à l’ironie… mais c’est pas gagné. 😉

      ———
      « les lecteurs, moins sensibilisés à cette thématique, sont plus distants et raisonnés » : cela mérite un immense éclat de rire pour la « distance » et la « raison » de mes contradicteurs… 😆 😆 😆

      ———
      « COLRE, touchée, laisse parler sa passion » : tu veux donc que je « laisse parler » à l’insu de mon plein gré des passions intrusives et féministes…? 8)

      ———
      « Mais il y a un truc qui me turlupine : «non, ce ne sont pas les hommes qui sont machistes (ce que je n’avais pas dit), les femmes aussi» Il me semble que personne n’a dit cela. » : euuuh… un certain Lapa avait dit : « l’imprégnation machiste de l’esprit des jeunes filles qui sont elles-mêmes les vecteurs de leur propre image dégradante. » ou « je vois de plus en plus de jeunes filles être un parfait vecteur de leur propre dégradation. » ou : « Le modèle de la femme transmis par LA prof … La promotion par le travail défigurée et trahie par celles mêmes qui auraient dû la défendre…. » ou encore « Une fois encore ce sont des femmes qui organisent ou rêvent de ces machins là »

      Autre sujet important et je veux bien croire que la nuance est difficile à comprendre, et pourtant elle me paraît claire.
      Que les femmes soient AUSSI imprégnées que les hommes par le machisme, c’est une évidence que j’ai répétée à plusieurs reprises. En revanche, que l’on oppose immédiatement cet unique argument est anormal et j’y reconnais aussitôt les tactiques rhétoriques bien connues par ailleurs (renvoyer à Mitterrand quand on dénonce les corruptions sarkozyistes, renvoyer à Guantanamo dès qu’on dénonce les tortures iraniennes, renvoyer aux USA dès qu’on dénonce la Chine, renvoyer aux Palestiniens quand on dénonce les bombardements de Kadhafi, etc.).
      Et la tactique sexiste regorge de ces échappatoires, amalgames et enfumages… J’y suis habituée, et je les décode tout de suite.

      ———
      etc etc etc etc etc… !!!!

      « Enfin, à la lecture de tout cela me viens la dernière interrogation ? Avons-nous lu les mêmes choses ?Je ne pense pas. » Eh bien moi non plus, là, au moins, nous serons d’accord. 😀 😉 …

      Je crains que ces longues et franches explications « de texte » ne servent pas vraiment, étant donné la puissance des images qui nous structurent, mais, on peut essayer encore et encore…

      • Léon

        Un point de détail, Colre, encore que ce ne soit pas tout à fait un détail, Zemmour a été condamné pour « incitation à la discrimination raciale » et non « à la haine raciale ».

        • Emile Red

          Je ne sais pas si on me laissera poster mais je tente quand même une petite intrusion.

          Colre, je te trouve franchement culottée quand tu viens chercher l’argument comparatif entre féminisme et racisme pour défendre ton combat, légitime au demeurant.

          Il y a plusieurs mois, j’ai utilisé le même mécanisme rhétorique en faisant appel à ton arbitrage parce que je croyais sincèrement que pour toi racisme et féminisme tenaient du même registre. Or, à l’encontre de ce que tu avances aujourd’hui, alors, tu as consciencieusement botté en touche.

          Je ne saurais affirmer quelles étaient tes motivations, mais je retrouve étrangement une des tares profondes de ce féminisme de salon qui existait déjà il y a trente ans, ce discours autarcique hors contexte accusant l’ensemble de la société sans nuance aucune et formalisant l’universalité suprême de son combat, nonobstant les petites compromissions pour asseoir des convictions parfois douteuses quant à leur bien fondé (cf le rapport avec les identitaires).
          Tout comme ce « penser entre soi », l’intellectualisation de ce militantisme en fauteuil en vient à éluder l’appartenance à une globalité des droits de l’Homme, où l’égalité ne devient plus que l’égalité des femmes, où le supplicié est une femme, où la prison, réelle ou virtuelle, est uniquement féminine.
          En arrive immanquablement les procès en sectarisme, le rejet d’un élitisme boutefeu entre extrémisme et dogmatisme amphigourique, parce que bien évidemment, on trouvera toujours un homme moins égal qui vit dans la misère, un homme plus torturé parce qu’il défend une conviction ou un homme incarcéré injustement.

          Louise Michel, puisque nous la disons communément une de nos inspiratrices, savait parler aux humbles et combattre les puissants, savait enseigner avant de revendiquer, savait comment comprendre les hommes parce que femme et les femmes parce que militante pour leurs droits.
          Ce qu’elle a su faire, qu’aucune féministe de boutique ne sait faire, est de vivre dans le peuple, avec le peuple et pour le peuple, repoussant absoluement et d’une même force toutes les discriminations y compris sexuelles ou sociales en avançant que l’homme n’est en rien plus responsable de la misère et du non respect des droits de l’Homme que la femme et que seuls les pouvoirs sociaux, politiques et religieux ont intérêt à ce que cela semble ainsi.

          Si le combat féministe se veut un combat légitime, il ne peut s’absoudre du combat de classe et d’une même lutte pour les droits à l’égalité et à la liberté des enfants, des miséreux, des étrangers de toute race ou religion, faire accroire qu’il demeure un combat en soi est une mystification qui convoquera à tout coup et la critique fondée et la récupération équivoque.

          • Léon

            Colre répondra si elle veut, mais croire que la lutte de classes ( pour faire court) résout automatiquement la question des femmes est une illusion que l’expérience et la réflexion ont depuis longtemps contredite. Plus grave , c’est une position théorique qui invalide toute tentative d’avancée concrète et utile : s’il faut en effet attendre la grand soir pour que les femmes puissent avoir un compte banque, le droit à l’avortement ou exercer un métier! … Qu’aurait-il fallu faire vis à vis des exciseuses maliennes et tout à fait prolétariennes contre lesquelles des féministes ont porté plainte dans les années 80 ? Attendre la « révolution prolétarienne » pour que cette pratique cesse d’elle même par une sorte de miracle de l’émancipation sociale, intellectuelle, culturelle supposée l’accompagner ?

            Non, le combat des femmes est transversal par rapport à la lutte des classes, les deux ne se confondent pas, ne se superposent pas, sinon dans une espèce d’utopie gauchiste fantasmatique souvent très contreproductive.

            Je signale à Emile Red que s’il a eu des posts retirés, il n’a jamais été exclu de Disons. Lorsque c’est le cas nous prévenons les gens par courrier.

          • COLRE

            Quel salmigondis ! 🙄
            Tes éructations sexistes sont à la hauteur de ta sagacité.

            Remarque, je comprends ta confusion mentale ce matin, grâce à toi et aux tiens, Marine Le Pen est à 25 %, bravo, belle réussite, j’espère que tu vas aller fêter ça dignement.

            Encore un effort, Emile, et tu vas l’envoyer à l’Elysée… mais n’est-ce pas, dans le fond, l’espoir sournois des gens comme toi ?

            • D. Furtif

              À tes côtés Colre.
              La confusion et l’errance d’Emile sur les principes conduisent à cette parodie de réflexion.Reprenant ce qu’a dit Léon un peu plus tôt au sujet de la lutte de classe. Ce n’est pas cette lutte qui oublie les femmes mais ceux qui parlent en son nom et qui habillent leur renoncement aux principes de verbiages tout fait qui sont les vrais responsables.
              Tout retard consenti à la promotion de l’égalité des femmes est une concession à l’adversaire.
              Ces phraseurs prétendus prolétariens en parlant d’échéances et de combats secondaires sont en fait et en vérité des adversaires du prolétariat.

              La revendication à travail égal salaire égal, sans aucun accommodement, dans notre pays et dans sa situation est une étape de la révolution. Y renoncer est y mettre un frein.

          • AGNNP

            Super = « la lutte des classes » et le charabia attenant , un bon gros archaïsme pour essayer de briser un autre un autre … 🙄

            • Lapa

              je pense que vous caricaturez les propos d’Emile Red.

              Il a relié le combat des femmes aux combats des droits de l’Homme en général et il n’a pas forcément tord, là où les droits de l’Homme progressent, le cas spécifique des femmes aussi. Ceci étant, s’enfermer uniquement dans une optique lutte des classes comporte les risques énoncés par Leon. dans tous les cas, cela ne suffit pas je pense à changer les mentalités.

              Si le combat pour le droit des femmes, l’antiracisme ou contre la misère sociale est à inclure globalement dans une vision plus juste du monde, comme le rappelle Emile, il n’en demeure pas moins que le risque de se focaliser et se spécialiser sur un seul aspect à tendance aussi à faire oublier les autres jusqu’à devenir l’unique préoccupation, quitte à fausser toute perception des événements. Et c’est valable pour les antiracistes aussi qui ne verront que par un prisme trop particulier. Le bien commun étant relégué au second rang des dogmes de chapelles…

              • AGNNP

                Oui un peu… de carricature.

                Mais je craint que les Emileraideries soit du même tonneau que justement les fameux droit de l’hommes, ou pour les déclarer la tête de Olympe de Gouge roula parterre.
                Que réclamai-t-elle ? les mêmes droits! dont celui de se faire couper la tête, strictement les mêmes, seul celui-çi fut retenu! et l’on clairaonna les droit ‘de l’homme » et non des  » humains » ce n’est absolument pas anodin! et là je rejoint Colre, il y un sacrée bug! et il y a du boulot!

                Et là, oui, le salmigondi charabiatesque est encore bien dans le bon gros bug !

              • Léon

                Lapa: … avec une toute petite nuance tout de m^me, les femmes ne constituent pas une catégorie ou une minorité opprimée, il s’agit de la moitié de l’humanité et j’aurais plus confiance dans quelqu’un qui me dirait que c’est l’émancipation des femmes qui fait progresser la question sociale que l’inverse. En tous les cas, notamment dans les PVD, c’est vérifié.

            • COLRE

              Bonjour Lapa,

              Emile Red ne fait que régler des comptes à son petit niveau maladif… Après avoir été taclé par Léon (« Tout le monde appréciera ta misérable doxa gauchiste victimaire, relativiste et politiquement correcte. Ce n’est pas parce que tu es à court d’argument que tu es autorisé à traiter implicitement ou explicitement tes contradicteurs, et moi en particulier de raciste. Tu n’es pas sur Agoravox, ici »), il réitère contre moi après m’avoir déjà agonie sur AV d’injures grasses et crapouilleuses qui indiquent le niveau mental et psychologique de l’individu…


              Un florilège ? 😉 Il faut le voir pour le croire, et tout dans le même commentaire…!
              « – la suce cul,
              – ta tronche de mange merde,
              – toujours à lacher ta morve dans le plat quand il n’est plus qu’un tas d’immondices,
              – Incapable d’une idée, stérile au point de ne savoir émettre la moindre opinion,
              – une triste crapule du genre parasite ou sangsue, à ton choix, ta crasse,
              – triste pantin qui ne se mouille jamais, hurle avec la canaille et viens se vautrer dans la fange raciste… »
              😆 😆 😆

              • Emile Red

                Étonnant que tu ailles de nouveau chercher ce « florilège » déjà éculé, cependant tu omets de préciser que si je t’ai insulté de la sorte ce fut en réponse aux saillies injurieuses dont tu ne t’étais pas privées ; où va se nicher l’honnêteté ?
                En attendant, tu ne réponds pas à ma question première sur le fait d’utiliser un artifice auquel tu ne voulais pas te prêter il y a encore quelques mois. Antiracisme et féminisme même combat ?

                Je remercie tout de même Lapa pour avoir évité la langue de bois acrimonieuse et fait l’effort d’objectivité en me lisant sans a priori.

                Enfin pour tous ceux qui pensent encore que la lutte des classes est caduque, je ne leur ferai pas l’affront de leur répéter les dires de G. Soros à ce sujet.
                Une chose certaine, il n’y avait d’avancée pour la cause féminine que lorsque la classe ouvrière savait défendre ses droits, aujourd’hui où les intellectuels façon nouveaux philosophes, les médias et les politiques ont dilué le langage d’une novlangue délétère, où les classes laborieuses ne savent plus dans quel milieu elles naviguent, les femmes, en tout cas chez nous, en subissent les premières conséquences, le planning familial est quasi moribond, le droit à l’avortement est de moins en moins respecté, le nombre d’interruption chez les adolescentes explose, il n’y a toujours pas d’égalité salariale, tout le monde se fiche des violences conjugales (on dépense des milliers de fois plus contre l’incivilité routière que pour sauvegarder l’intégrité physique des femmes), il ne reste plus que les miettes, interprétation d’affiche ou fantasme de non dits.

                Et les suffragettes de pacotilles viennent pleurnicher contre les douze burkas qui se ridiculisent en France, viennent crier haro sur la maltraitance chez les uniques musulmans quand des milliers de femmes sont assassinées en Inde, des milliers de femmes subissent des violences sexuelles au Congo, des milliers de femmes sont en prison en Birmanie, des millions de fillettes sont assassinées en Inde, en Chine et ailleurs…

                C’est vrai qu’il faut commencer par la burqa en France, c’est primordial, surtout aux côtés des néo-fascistes, c’est vrai qu’il ne faut surtout pas globaliser la lutte, d’ailleurs les américaines des teas parties, et bientôt d’autres, remercient nos féministes et les adeptes de la transversalité sans classe en obtenant bientôt, sans coup férir, le droit de chasser au fusil les avorteurs…

                Parlez moi de salmigondis, affirmer que je viens régler des petits comptes mesquins ou que la lutte des ouvriers ferait le lit de l’extrême droite note la profondeur d’esprit et l’intense immersion dans la société alors que tout démontre que la cause féminine est bafouée grâce à l’aveuglement des un(e)s et à la duperie des autres.
                Il est évident que savonner la planche de ceux et celles, surement maladifs ou psychologiquement faibles, qui se battent encore relève du courage politique, ça ne mange pas de pain et ça fait plaisir, l’impact est des plus productifs pour celles qui souffrent réellement et triplement de la discrimination d’être femme, étrangère et ouvrière et se foutent royalement, quand il faut manger, d’une affiche de handball.

                Ah ! Les soucis petits bourgeois quand la misérable doxa prolétarienne ou gauchiste empêche de ronronner…

                • Léon

                  A Emile Red :
                  Personne n’a dit que la lutte de classes était caduque, en tous les cas pas moi.

                  Je conteste, en revanche formellement qu’elle soit le moteur de l’émancipation féminine et tout votre baratin gauchiste n’y fera rien ; tout simplement parce que les femmes ne constituent pas une classe sociale, désolé.
                  L’idée que la Révolution résoudrait tous les problèmes de toutes les oppressions d’un coup est une vaste fumisterie invalidée par l’expérience comme par la réflexion : c’est une escroquerie intellectuelle dans laquelle se complaît une certaine extrême-gauche parce que la question de l’émancipation des femmes ne colle pas avec la doxa marxiste. Ce n’est pas parce que sur certains terrains la condition des femmes recule dans les pays développés en même temps que l’ensemble de la condition sociale qu’on peut pour autant en conclure que l’un soit la cause de l’autre ou que l’un soit lié à l’autre sinon qu’il est toujours possible de cumuler tous les handicaps à la fois. Ce n’est pas parce qu’une bourgeoise a plus les moyens d’élever des enfants nombreux qu’une prolétaire qu’elle n’est pas concernée par la contraception. Il n’y a pas encore de classe sociale de femmes avec uterus et une autre sans.
                  De toutes façons, comment peut-on faire confiance à des bourgeois « suffragets » ( ?) nommés Marx, Engels, Proud’hon, Bernstein ou Kropotkine pour incarner la révolution sociale ?

                  La violence contre les femmes ? Excellent exemple. Mais, embêtant pour le « salmigondis » : toutes les enquêtes montrent qu’elle est trans-classes, trans-groupes sociaux, trans-ethnique etc. Alors, compter sur la hausse du pouvoir d’achat ou la diminution du chômage pour la résoudre est juste une fumisterie qu’on vous laisse défendre en continuant à insulter les « féministes de pacotille », « les suffragettes de salon » et autres « petites bourgeoises »… Les seules avancées concrètes effectives de la condition des femmes ( restons-en à la France) ont été obtenues par les mouvements de femmes, certainement pas par les groupuscules gauchistes.
                  C’est en niant cette spécificité du féminisme que, au contraire, ils ont presque toujours été un frein à la lutte des femmes, sommées d‘attendre le Grand Soir.

                  J’en reviens à l’affaire des exciseuses : qui a été contre leur envoi devant les tribunaux ? Les gauchistes, avec une assez belle unanimité, et au nom de la solidarité prolétarienne et internationaliste. Le PC, je ne me souviens plus, faudra que je cherche.
                  On se demande de quel côté est la pensée misérable...

                  • Emile Red

                    Mais qui parle de gauchisme, de marxisme, de révolution ?
                    Ai-je une seule fois utilisé ces mots autrement qu’en reproduisant les votres ?
                    Ai-je dit que les femmes constituaient une classe sociale ?

                    Votre démonstration n’en est pas une, aussi bien historiquement que sociologiquement. Les femmes ne constituent pas une classe sociale mais sont directement influencées par celle à laquelle elles appartiennent. Sauf que l’appartenance à une classe n’est pas intimement liée à une condition sociale mais à une prise de conscience de celle-ci. Que les philosophes ou les idéologues soient plus ou moins issus de classe élevée ne détermine pas le sens de leur engagement, idem pour le commun, il y a des ouvriers qui se considèrent comme membre d’une classe bourgeoise et s’engage dans ce sens comme des bourgeois qui se veulent de classes ouvrières, vouloir faire une règle intangible n’est que pure caricature.

                    Pourtant, quoi que vous disiez, on trouvera logiquement bien plus d’hommes et de femmes issus des classes ouvrières dans les mouvements sociaux et de bourgeois ou bourgeoises dans les mouvements conservateurs que le contraire et dans la même logique, il paraît évident que quel que soit le mouvement il y a des bipasses entre les membres de ces mouvements, la porosité interne est l’âme de tout groupe humain, voyez par exemple les inter influences entre les divers et nombreux groupes d’extrême droite qui donnent in fine le FN, ainsi, il serait inconcevable d’affirmer que les idées féministes n’auraient influencé les luttes sociales comme les idées sociales se seraient privées d’un apport féministe, ce serait la deuxième mort de Rosa Luxemburg, Emma Goldman ou May Picqueray

                    Aussi, vous dites qu’il n’y aurait pas de lien entre le recul de la condition des femmes et celui des conditions sociales, si la comptabilisation est impossible, les faits viennent avantageusement vous contredire, il faut encore une fois globaliser la perception pour constater que partout où le conservatisme avance, la condition féminine régresse, d’ailleurs vous mêmes ne niez pas que la réaction religieuse, par exemple, est un puissant retardateur. Il n’y a, à ma connaissance, aucun pouvoir rétrograde qui en même temps ferait avancer la cause féminine, en s’entendant bien sur ce qu’est un pouvoir rétrograde comme réactionnaire ou conservateur et non comme autoritaire.

                    Ensuite, que les évolutions sociales profitent à l’ensemble d’une société est des plus normal, que la légalisation de la contraception profite à l’ensemble des femmes n’est en rien un argument contradictoire, que je sache, le principe d’avancée sociale ne peut être discriminatoire par essence, la sécurité sociale ne fait pas de distinction ni de classe ni de sexe.

                    Maintenant, venir convoquer les bourgeois Marx ou Proudhon, je veux bien, nonobstant le fait que Proudhon est un pur produit de la classe ouvrière, ne conforte nullement votre démonstration, comme si vous me disiez que, parce que fabricant de moulin à café, Emile Peugeot ne peut rien entendre à l’automobile, juste une caricature supplémentaire.

                    Et pour terminer, le clou de la mauvaise foi, l’argument qui réduit l’évolution sociale à l’augmentation du pouvoir d’achat ou à la diminution du chômage, à vous lire, aucune nécessité à apprendre à écrire, aucun intérêt à savoir réfléchir tant que le niveau pécuniaire reste bon…donc évidemment, aucun espoir de changer une tare sociologique, seulement comment dans un si profond dénuement intellectuel et culturel général, les femmes seraient aptes à considérer les violences comme une anomalie sociale ? Jusqu’à preuve du contraire, le cannibalisme a été éradiqué par une conscientisation des populations, non par une quelconque évolution matérielle, d’où vous vient cette idée saugrenue que l’implication politique et sociale serait opposée et même contradictoire avec l’évolution des consciences ? D’autre part, vous assimilez les avancées concrètes comme les victoires des seuls groupes féministes, pourtant vous serez bien en peine de démontrer qu’il n’y ait jamais eu, dans une démocratie comme la notre, suffisamment de femmes au pouvoir législatif pour concrétiser votre nouvel argument, c’est bien parce qu’il y a eu une démarche politique de masse, et pas uniquement féminine, que ces avancées survinrent, comme demain s’il y avait une forte pression politique populaire pour les supprimer, elles disparaitraient; qu’importe les groupes féministes.

                    Quant à l’histoire des exciseuses, je ne connais pas cette affaire, mais si la gauche s’est opposé à sa parution devant les tribunaux, grand bien lui fasse (à la gauche), elle n’est pas à une contradiction près, comme c’est aussi le cas de la droite, maintenant, il est aisé de juger a posteriori sans ne rien savoir du dossier, tout peut être dit et son contraire, vous ne me ferez pas dire qui a raison ou tort, je suis incapable de jouer dans la cours de la condamnation populiste sans bille et dans le simplisme manichéen ; et cette condamnation, même si bien venue dans le cas d’un délit, ne changera en rien la perception de l’Afrique envers ses exciseuses, juste une petite victoire à la Pyrrhus, un résumé de bonne conscience, misérabilisme contre misérabilisme, nous volons très haut.

                    A ce propos, je trouve relativement navrant qu’il vous faille me ranger dans une boîte, à votre grand dam je ne suis pas gauchiste, aussi bien de ces gauchistes dogmatiques des années soixante que cette gauche ploutocrate et polymorphe qui stagne dans son déni du peuple, et pourtant je suis de gauche comme, si je dois croire ce que vous dites, vous l’êtes… enfin certainement d’une autre gauche…

                    Le simplisme et le manichéisme ont de beaux jours devant eux

                    • Léon

                      Il n’y a rien dans ce post indigent malgré sa longueur auquel on puisse répondre.
                      Sinon que l’étiquette gauchiste se détermine aux idées que l’on défend pas à autre chose. Ne vous en déplaise… Excusez-moi mais je ne suis pas né de la dernière couvée, politiquement parlant et ce n’est pas à un vieux singe comme moi que vous apprendrez à faire la grimace. Ces discours-là je les connais par coeur, je peux les réciter de la première ligne à la dernière.

                    • Léon

                      Pour compléter un peu : quittons les sphères fumeuses de la doctrine, c’est dans la réalité des choses que les gens se découvrent. Tout le monde appréciera : « Je suis incapable de jouer dans la cours de la condamnation populiste [ des exciseuses ]sans bille et dans le simplisme manichéen ; et cette condamnation, même si bien venue dans le cas d’un délit, ne changera en rien la perception de l’Afrique envers ses exciseuses, juste une petite victoire à la Pyrrhus, un résumé de bonne conscience, misérabilisme contre misérabilisme, nous volons très haut. »

                      On apprend donc que la condamnation en France de l’excision est populiste, simpliste et manichéenne et ne changera rien à la manière dont les exciseuses seront perçues en Afrique.
                      Est-il besoin de faire un commentaire ?
                      Est-il seulement au courant notre bel ami qu’il y a des mouvements contre l’excision en Afrique même, ? Et s’est-il seulement posé la question de savoir d’où venaient ces mouvements ?

                      La seule chose « misérable » que je vois c’est le refus de condamner clairement l’excision et de lui trouver, sans doute, les circonstances atténuantes du relativisme culturel. Et c’est tellement plus valorisant et facile de se préoccuper du sort de l’Afrique que des gamines de nos banlieues… C’est quoi « les billes » dont a besoin notre ami pour condamner les exciseuses ?

                      C’est encore pire que ce que je pensais…
                      Il y a des points Godwin qui se perdent.

                    • D. Furtif

                      Aussi insipide et pénible que du Paradisial

                      Si j’ai bien compris notre « ami » de gauche , il y aurait des revendications démocratiques, prolétarienne voire humaines comme la lutte contre l’excision par exemple , qui ne seraient que secondairement prolétariennes démocratiques et humaines.

                      En gros rien ne presse.Le rappel de ces revendications incontestables une maladresse voire un acte contreproductif.
                      .
                      Ou pour le dire avec plus de cynisme les exciseuses africaines auraient leur droit à la différence.Merci le PS.Merci que s’empresse de reprendre en chœur les contempteurs de la « dépravation » Lisa Sion Jojo ou Hieronymus et tous les gardiens de l’ordre moral.
                      .
                      Les droits de la personne, l’égalité homme femme, travail égal salaire égal tout cela ne serait qu’un fatras secondaire selon notre ami voire pire , un obstacle à la marche ordonnée et convenable de la démocratie par étape , les femmes n’étant qu’ultérieurement admises au rang d’être humains.

                      Le fait que les lois Neuwirth et Veil ne soit ni des lois PS ou PCF doit être selon notre ami un pur accident historique.L’application de ces deux partis durant la IVè République à appliquer rigoureusement la loi de 1920 : une pure coïncidence.

                    • Emile Red

                      Ai-je dit que la condamnation de l’excision est populiste ou ai-je dit que de condamner sans connaitre le sujet est populiste ?

                      Si j’avais dit le contraire vous auriez crié au populisme de celui qui condamne avant de juger, jusqu’à présent, dans notre pays on est innocent avant d’être déclaré coupable, or ne connaissant pas l’affaire devrais-je, pour plaire, dire que je condamne ? Idem, la condamnation sans recul est simpliste et manichéenne, je réitère, à moins de croire que les saillies de M Sarkozy concernant moult affaires vous aient convenu, le système français n’autorise pas ces dérives et je m’y tiens.

                      Pour ce qui se passe en Afrique, je suis plus qu’au courant, comme vous l’êtes peut-être, et que voulez vous démontrer ? Qu’un procès en France et dont je n’ai aucune connaissance a galvanisé la lutte contre l’excision en Afrique ? Ce que je dis et non ce que vous lisez en diagonale. J’aurai suffisamment et largement d’éléments et d’expériences pour vous en apprendre sur les actions menées contre l’excision et l’infibulation qu’il n’est pas utile de jouer le vieillard paternaliste. D’autre que vous vivent en dehors du net, savez vous ?

                      Encore un défaut de lecture quand vous dites que je ne condamne pas l’excision, je crois bien mais cela a du vous échapper que je dis aussi « même si bien venue dans le cas d’un délit ». Ce doit être du sanskrit pour y voir autre chose qu’une condamnation qui plus est quand avant je reconnais formellement que la gauche qui ne condamnerait pas serait dans la contradiction, faut-il faire un dessin à chaque ligne écrite ? Ce que vous me reprochez n’est pas mon manque de condamnation mais les précautions que je prends, aurais-je tort ?

                      Maintenant pour condamner l’excision s’il faut monter sur le toit et hurler son dégout de ces pratiques, aucun problème, j’ai fait bien pire, mais seulement entendriez vous quoi que ce soit, comprendriez vous ce qui est dit ?

                      Enfin vous me faites sourire, pour m’attaquer, parce que vous n’avez pas grand chose dans la besace, vous avez décortiqué tous les mots d’une même phrase sans prendre en compte aucun élément avant, pendant ou après cette phrase et pire sans chercher à la saisir.

                      Alors « avoir des billes » veut dire que pour discuter d’un sujet il faut le posséder, le connaître, le concevoir, l’appréhender, je n’ai aucune de ces billes concernant le procès de cette femme, cela semble clair, donc je ne me prononce pas, tant de personnes ont été accusées de sorcellerie par leur voisin et brulées par la populace, est-ce cela pourquoi vous plaidez ? Non sans rire ? Ah oui, c’est vrai, pas de ce relativisme culturel honni, condamnons, condamnons, pendons et puis jugeons, vive la justice expéditive et ça coûte moins cher.

                      Maintenant je comprends mieux pourquoi vous me croyez gauchiste, défendre les fondements de la justice, défendre l’humanisme, défendre la citoyenneté, voilà ce que vous appelez gauchisme… bienvenue au pays des misérables, de Hugo et des lumières…

                      Enfin je trouve que l’indigence de mon post vous énerve bien beaucoup, au point de jouer les oscars et de m’attribuer un point Godwin, mazette, si vous comprenez le sens des phrases comme vous comprenez le sens des mots, le gauchisme va irrémédiablement passer pour du nazisme et au delà, c’est vrai que mon passé trouble de dangereux tortionnaire vous est connu, vous qui n’êtes pas de la dernière couvée et qui jouez les singes sur un arbre perché… J’attendrai, je suppose la saint glinglin pour que vous me récitiez (récitassiez ?) ces fameux discours que vous connaissez par cœur.

                      En attendant, vous êtes heureux, le cours est terminé et la cloche sonne… Pauvre France, pas étonnant qu’elle soit dans cet état pitoyable.

                    • Emile Red

                      Furtif, je préfère vous répondre succinctement tant votre mauvaise foi est visible, ou votre incapacité à lire un texte est patent ou les deux mon général.

                      Cependant avant de vous quitter, je tenais à vous dire que vous devriez vous lire avant de venir faire l’exégèse d’un petit post, somme toute, assez clair. Entre vos « disoconneries », vos emphases et votre verbiage imbitable, vous avez beau jeu de vouloir faire la leçon.

                      Allez je ne vous emmerde pas plus longtemps, content d’avoir pris de vos nouvelles et de voir que vous êtes toujours dans la bonne file, j’ai un avion à prendre pour le Burkina. Bye

                    • Léon

                      L’indigence de votre post ne m’énerve pas du tout. Au mieux elle me navre… ( Le point Godwin, erreur c’était moi qui était au bord de l’atteindre et de me l’attribuer)
                      Bon, alors résumons : Notre homme de gauche (canal relativiste) ne veut pas se prononcer sur le cas de ces exciseuses dont il ne connaît pas le dossier; il est important en effet de savoir si elle ont excisé un peu ou beaucoup, avec une lame de rasoir ou des pinces coupantes… Rigolez pas. Ben ouais quand on défend l’humanisme, la citoyenneté et les Lumières…

                    • D. Furtif

                      Je ne fais que passer , et j’évite de m’imposer la lecture intégrale ___ encore une fois__

                      Je note seulement que ce cher homme de gauche tient à nous rappeler qu’ il la condamne
                      .

                      « même si bien venue dans le cas d’un délit ».

                      .
                      Je n’ose aller plus loin , au risque de trouver pire

                      Donc notre ami Red condamne l’excision quand elle est est un délit…

                      .
                      Je ne rêve pas , c’est bien ce qui est écrit
                      Nous retiendrons ce  » dans le cas » et nous nous permettrons d’imaginer sa position morale et révolutionnaire et démocratique et humaine et pis tout ….pour les cas où elle n’est à ses yeux qu’une simple coutume sympathique d’un patrimoine local à conserver.
                      .

                      Ah ce droit à la différence.!
                      Restons modéré dans tout, ce qui compte c’est de rester modéré.Doit y avoir une excision modérée sans doute.Ce qui nous amène à la conclusion suivante. Toute condamnation radicale et sans concession ni accommodement de l’excision ne doit être prise que pour une collusion avec le neocolonialisme…Hein?
                      Ça doit être ça sans doute

          • COLRE

            Bien vu Furtif et Léon…
            Je vous admire de tenter une réponse à « Mimile le rouge » 😉 …
            Y a trop de pression dans les vieux tuyaux, et le robinet à commentaires a du mal à laisser sortir autre chose qu’une bouillonnante confusion d’acrimonie et d’incohérence…

            Il s’est tellement auto-persuadé qu’il est un intransigeant défenseur de « toutes » les luttes sociales, « donc« , aussi celles femmes !! Or, pour mériter sa condescendante sollicitude, faut au moins qu’elle soit ouvrière ou descendante de colonisé… ou héroïne de son Panthéon personnel ! En dehors de cela, point de salut pourla Cause des femmes…!

            Du coup, il laisse échapper des « si (sic) le combat féministe se veut (re-sic) un combat légitime (« merci bwana » :mrgreen: ) », et ses dénégations charabiesques sur l’excision, comme vous l’avez bien relevé, sont un modèle d’hypocrisie et de phénoménale mauvaise foi…
            Faudrait qu’il nous explique, en effet, ce qu’est une excision « non délictuelle » 😯 dans son système de « pensée »…

            • D. Furtif

              Si je fais abstraction des querelles épidermiques hors sujet.
              Je reste convaincu que son classement  » là où elles sont un délit » est une maladresse ou une faute d’inattention.Cela rappelerait trop le Lisa Sion réclamant que les femmes afghanes se voient appliquer la loi afghane.Ce qui est une conquête de l’égalité des droits selon lui.
              Toujours ce fichu droit à la différence
              C’est trop monstrueux.
              J’attends qu’il ( Red) revienne nous incendier et nous dire que nous l’avons mal lu.Même couvert par lui d’insultes je serais rassuré.
              pour Lisa Sion , il n’y a plus d’espoir depuis longtemps.

              Dans le cas contraire , j’aimerais connaitre les cas où selon son système de valeurs , elles ne le seraient pas.( délictuelles les excisions)

            • COLRE

              Une maladresse ? :mrgreen: tu es gentil, Furtif…
              S’il n’y avait que l’histoire du « délit » ! car il y a tout le reste du § qui est parfaitement clair :

              « Quant à l’histoire des exciseuses, je ne connais pas cette affaire, mais si la gauche s’est opposé à sa parution devant les tribunaux… :
              …grand bien lui fasse (à la gauche) »
              : voici une expression ironique et dédaigneuse qui veut dire : tant mieux pour elle, si ça l’amuse, mais le sujet est dérisoire…

              « …elle n’est pas à une contradiction près »

              Où est la « contradiction » ? sinon au fait que, en tant que « gauche », elle n’aurait pas dû condamner de malheureuses Africaines pratiquant leurs traditions en France…

              « …vous ne me ferez pas dire qui a raison ou tort, je suis incapable de jouer dans la cours de la condamnation populiste sans bille et dans le simplisme manichéen » :
              Donc, condamner l’exciseuse, c’est être populiste et manichéen…

              « …et cette condamnation, même si bien venue dans le cas d’un délit, ne changera en rien la perception de l’Afrique envers ses exciseuses… petite victoire à la Pyrrhus… bonne conscience… »
              Voilà une condamnation inutile, hypocrite, une fausse victoire…

              • Buster

                Ouais ???

                Loin de moi l’idée de prendre la défense d’un gauchiste 😯 fut-il même un « Gauchiste tout Mou comme Red », mais j’ai tout de même l’impression que vous chargez un peu trop la mule, le concernant.
                Vos pinailleries exciseuses sont assez tendancieuses, m’étonnerait fort que Red puisse avoir une autre opinion que la vôtre, que la nôtre sur l’excision par exemple.
                Faut juste essayer de lire un peu entre les lignes.

                Je sais, je sais :
                J’aurais certainement mieux fait de ne pas me mêler de ce qui ne me concernait pas.
                C’était juste pour faire avancer le Michmilimilimiblick…
                et foutre le souk. 😆

                • Léon

                  Hum, Buster… C’est bien parce que nous savons lire entre les lignes de ce qu’il écrit que nous le chargeons ainsi. Je le répète, pour les avoir abondamment fréquentés et même en avoir un peu été, je les connais par coeur… Et à mon avis, Furtif, encore mieux.

                  • Buster

                    Léon, je vois assez bien ce que tu veux dire, mais concernant l’excision j’ai beaucoup de mal à penser qu’il puisse y avoir un doute dans la tête de Red.
                    Mais toujours ce foutu besoin de ne jamais condamner la victime supposée, même quand elle est à fond dans le rôle du bourreau.
                    Relativiser…
                    Mais à la sortie ça trompe qui ?

                    • Léon

                      Erreur, Buster et Ranta : cela détermine des « priorités politiques » , des axes de militantisme. Peut-être qu’à titre personnel il est opposé à l’excision, probablement. Mais il s’agit en l’occurrence d’un combat politique que l’on mène ou pas, c’est-à-dire d’un choix entre ce qui est important ou pas ! C’est là qu’interviennent des choix entre le relativisme ou l’universalisme : en poussant les choses au bout de cette logique il devrait être opposé à ce que l’on excise sa fille mais pas à ce que l’on excise une fillette Malienne. Evidemment lorsqu’il s’agit de savoir s’il faut ou non condamner l’excision d’une fillette d’origine malienne pratiquée en France, là son logiciel ne sait plus, d’où ses pitoyables arguties sur le fait de vérifier qu’il s’agit d’un délit…

                  • ranta

                    Je reconnais que je ne dispose pas de la grille de lecture gauchiste, comme aucune autre d’ailleurs, donc il est probable que cette sémantique et cette syntaxe m’échappe complètement.

                • ranta

                  Transmission de pensée Buster ?

                • COLRE

                  Salut Buster,

                  C’est quand même curieux cette propension à refuser de voir l’évidence et à appeler un chat un chat… Emile ne se cache pourtant pas, il suffit juste de le lire.
                  Tu as vu comment il se vautre dans l’injure chez Philippe à propos de Léon et Furtif ? 🙄
                  « les deux boursoufflés, leurs délires cosmiques et entre haine, xénophobie, compromission, fatuité et quant-à-soi… »

                  Je t’en passe et des meilleures, entre la « truculente bêtise » de Léon et son « auxiliaire ébahi comme carpette », ou « bon petits profs de dixième zone », ou « minable revanche des éternels et obscurs sous fifres »… etc etc.

                  Tu trouves ça comment ? sympa, hein, une belle étoffe humaine, un sens de la tolérance et du dialogue…
                  Personnellement, je n’ai aucun respect pour ces comportements de pauvre type…

                  Faut juste essayer de lire un peu entre les lignes.

                  … dis-tu…
                  Et si parfois, tu lisais aussi les lignes directement ?… :mrgreen:

                  • Buster

                    Il m’est avis que tu changes complètement de sujet là COLRE !

                    Je ne parle QUE de l’excision, pas plus, pas moins.

                    Je n’ai évidemment strictement pas vu ce que tu copies, pas que ça à foutre. C’est triste qu’il en soit là, ça me fait même de la peine pour lui. 🙁

                    Mais les outrances verbales de Red ne m’étonnent plus depuis longtemps.
                    Que veux-tu il est comme ça, il ne sait pas dire des choses sobrement quand il n’est pas d’accord (99,9 % du temps) de peur de risquer de faire dans la connivence de classe à son insu. Il faut toujours qu’il se rassure sur sa capacité à faire peur, à s’énerver, à s’offusquer, à couper quelques têtes virtuelles.
                    Les excès dialectiques, les blablas et autres falbalas fumeux des gauchistes m’énervent autant que toi, que vous.
                    Mais lui, il m’est arrivé de parvenir à discuter presque normalement avec lui, un jour où il avait du se lever du bon pied.
                    Et en souvenir de cette surprise qu’il m’avait faite, je lui accorde encore un vague semblant de capacité de réflexion normale, quand il oublie d’être le gaucho de service.
                    Je sais qu’il me coupera la tête en remerciement.
                    Je suis forcément un ennemi de classe.

                    • D. Furtif

                      Il faut comprendre les méandres des prétendus hommes de gauche qui les font fréquenter Ramadan et accepter l’inacceptable selon un système de relativisme geographique.
                      Les choses intolérables chez nous deviennent élément du patrimoine culturel à proportion de la proximité de l’équateur .
                      Et c’est ces types qui nous traitent de neocolonialistes

                      Quant à voir Rocla venir prêter main forte à Red chez Philippe vous devez tous vous tromper…Enfin, morbleu, votre esprit s’égare.N’est-il pas. ❓

                      Si c’était le cas c’est qu’une nouvelle catégorie aurait vu le jour: l’excision modérée.

                    • COLRE

                      Je ne change pas de sujet, Buster, tu fais de la déduction psy sur Red qui dirait entre les lignes ce qu’il en dit pas dans les lignes (qu’il suffit de lire)…
                      Je t’engage juste à prendre connaissance de son niveau de dialogue et de réflexion…

                      Et en plus de ses litanies ordurières et injurieuses, il transforme un CRIME (l’excision) en DÉLIT… ça montre la hauteur de son intérêt pour le sujet !
                      Même des pays musulmans ont criminalisé les mutilations féminines, mais pas monsieur Red, ce n’est pas arrivé jusqu’à lui, il a besoin d’étudier le dossier…
                      Tu devrais comprendre pour le moins nos désaccords avec lui.

                  • Léon

                    Emile Red, comme tous les dogmatiques ne supporte pas de se faire moucher. Maintenant j’avais une certaine sympathie pour son engagement radical et son caractère entier à défaut de partager beaucoup de ses points de vue. Il est dommage que, dans l’impuissance où il s’est trouvé d’argumenter, il en ait été réduit à des minables insultes qui interdisent désormais que l’on adresse la parole à ce porc.
                    On appréciera modérément, aussi, que Philippe les ait publiées… C’est là, tout en bas ou presque .

                    • Léon

                      … mais je reconnais bien volontiers mon erreur concernant Proudhon. Par contre nous apprenons que Trotsky n’était pas un révolutionnaire, ce qui ne manque pas de me plonger dans un abîme de réflexion…

                    • Buster

                      OK, Stop pour moi.
                      Ces violences verbales me font penser aux israéliens-palestiniens. (Mais eux ont dépassé depuis longtemps le stade oral)
                      A relancer sans cesse aucune raison que cela s’arrête.

                    • Léon

                      Franchement, Buster, rends nous au moins la justice de reconnaître que ce n’est pas nous qui avons commencé. Mais oui, on arrête.

                    • D. Furtif

                      Plouffffffff 🙄

                    • Léon

                      Mais enfin, deux nouvelles expressions ont vu le jour : « Gauche, canal relativiste » et « Excision modérée ».
                      Même Hervé Morin ne l’a pas fait ! 😆

                    • COLRE

                      Allons, Buster, faut assumer… 😉 C’est toi qui a résumé notre avis à des « pinailleries exciseuses assez tendancieuses »… non ? en disant que tu voulais juste « foutre le souk »… donc, c’est pour rire, pas besoin d’aller chercher les Palestiniens !… 😆 😆

                    • COLRE

                      Bon… je m’arrête aussi… 😆

  • Léon

    Je voudrais défendre COLRE ici dans le sens suivant : nous les mecs, pouvons comprendre intellectuellement les positions féministes mais ne serons jamais autant révulsés que quelqu’un comme COLRE en raison de ce qu’elle peut subir comme exclusions, rabaissements, humiliations parce qu’elle est femme. C’est un truc qui nous échappera toujours. Tout comme échappera toujours à un blanc la souffrance d’un Dieudonné qui l’a, lui, conduit à déconner grave sur d’autres souffrances qui ne sont pas celles des noirs.
    Ici on essaie de se déboutonner et de parler vrai, avec sincérité. Elle a « parlé vrai », il faut lui en donner quitus. Comme Maxime lorsqu’il défend son adhésion au FN. On peut ne pas être d’accord mais au moins c’est sans faux semblant. Colre est assez violente dans cet article mais à travers cette violence elle veut nous dire quelque chose qui vaut la peine d’être entendu. Au lieu d’essayer de nous justifier, essayons de comprendre.
    Je sais que c’est une position un peu irénique mais je pense vraiment qu’on ne peut pas comprendre les choses de la même façon suivant la manière dont on est concerné.

    • Lapa

      Tout a fait d’accord. Comme je l’explique dans le deuxième point abordé, les propos venant de sujets qui nous tiennent a coeur et qui nous touchent sont souvent exacerbés et virulents.

      Alors oui les hommes sont moins réceptifs à ce genre problématique. MAIS ce n’est pas parce qu’ils sont machistes Comme suggéré. Les hommes ne pourront jamais avoir le même ressenti que COLRE.

      Et oui, il y a de la distance, oui il des hésitations. Quitte à les qualifier de sentiment de culpabilité ( je ne crois pas) , je préfère ça aux personnes sans reproches qui assènent les vérités ultimes en pestant contre l’ignorance d’autrui.

      Que déjà le féminisme conquiert le cœur des femmes serait une grande avancée. On peut aider, mais nous ne pourrions être autant impliqué.

      Et de grâce ne transformons pas ça en guéguerre des clichés sur les sexes…

      • Castor

        D’accord,

        mais je ne suis pas certain qu’il faille exonérer cette violence au prétexte qu’elle répond à une humiliation dont nous ne sommes pas comptables.
        Sauf erreur de ma part, je n’ai vu personne ici faire montre d’une quelconque désobligeance volontaire dans ses propos vis-à-vis de Colre ou de quiconque.

        Pour l’avoir vécu récemment avec Colre, je sais qu’elle démarre vite, fort, et parfois avec un empressement coupable.
        Je ne lui en tiens pas rigueur et elle le sait. Dieu sait pourtant que j’ai le nez qui tourne vite.

        Quant à parler vrai, je lui accorde cette qualité et je lui en sais gré.
        Mais je m’estime, comme d’autres, en droit de lui répondre avec autant de vigueur qu’elle en met dans ses accusations.

        Colre, je t’embrasse.

    • COLRE

      Bonjour Léon, 😉

      CQFD…
      Je vous l’avais bien dit que le sujet « sexisme français » était tabou pour nos amis et allait déchaîner leurs rejets épidermiques…
      Ils sont touchés au vif par cette question qui, dirait-on, les atteint de façon insupportable et obsessionnelle.

      Ils confondent fermeté intellectuelle et rigidité psychologique, conviction et émotion, discussion et outrance…
      Ce qu’ils ne semblent pas supporter, c’est que j’ai répondu point par point, à chaque intervention, j’ai développé avec calme mais fermement, des éléments de réponse, des arguments, aux uns et aux autres. Ils ont vécu cela comme des attaques personnelles ❗ ou comme un excès irrationnel et radical !
      Serais-je sortie de mon rôle ?… 😉


      C’est quand même amusant qu’ils me cantonnent tous dans la case « hystérique obsédée par la question sexiste », alors que mes articles ont porté sur les thèmes les plus variés :

      1. sur la démocratie en pays arabe – 6 mois avant les révolutions arabes… 😉
      2. sur le réchauffement climatique,
      3. sur une épistémologie de la complexité,
      4. sur l’économie et la tVA sociale,
      et enfin 5. sur cette affiche sexiste.

      Mes interventions et commentaires sont tout aussi éclectiques, sur n’importe quel sujet, ils n’ont qu’à vérifier (politique, science, art, économie, laïcité, islamisme, médias, monde de la mer, grands voyages…).

      Mais non ! CET aspect (féministe) occupe toute la place dans leur fantasme de la « féministe outrancière » !
      Dès que parmi tout le reste j’évoque CET aspect : hop ! ils grimpent aux rideaux tellement ils se sentent blessés, presque menacés…
      C’est eux qui sont très « chatouilleux » sur la question.

      Certains des Disonneurs qui ont mal pris mes articles sont dans des réactions irrationnelles…


      En relisant le fil de commentaires du 1er article, tout le monde peut constater mes réponses calmes, argumentées, sympas, parfois un peu ironiques avec les potes (les tauliers 😉 ), mais toujours correctes.
      Où peut-on y trouver ma soi-disant « hystérie » passionnelle ?? 😯 😯

      Que puis-je bien répondre si qqu’un comme Lapa y lit une « violence », une « guerre » ou une « absence de concession » ❓ alors qu’il s’agit d’un simple pastiche et d’un petit truc ironique sans prétention sur une pub où une jeune sportive mineure est mise en scène en pute… suivi d’un fil de réponses des plus courtois ???

      Personne ne semble avoir réalisé que c’est ranta qui a déboulé furieux 3 jours après alors que le fil était en train de s’éteindre gentiment, et qui a commencé à m’insulter brutalement sans raison …?
      Je ne lui ai même pas répondu sur le même ton (ce que j’aurais dû, en fait)…
      Et qui est venu lui reprocher sa violence outrancière à lui ?


      Bon, mon cher Léon, je vais en rester là, leurs réactions sur ce fil sont tellement à fleur de peau, dans l’émotion de ce qu’ils ressentent comme une violence à leur égard, qu’ils m’en accusent en retour, et additionnent les mensonges et les erreurs.

      J’aurai beau parler « normalement », rationnellement, raisonnablement, logiquement, ce sera toujours la marque d’une émotion « hystérique » (vous savez… l’utérus… :mrgreen: )
      Il n’y a rien à faire, c’est plus fort qu’eux.

      • Léon

        Non, pas d’accord, là vous déformez. Mais je ne vais pas polémiquer outre mesure.

      • ranta

        Personne ne semble avoir réalisé que c’est ranta qui a déboulé furieux 3 jours après alors que le fil était en train de s’éteindre gentiment, et qui a commencé à m’insulter brutalement sans raison …?

        Ranta il était en vacances, il a déboulé quand il en est rentré. Faut donner son planning de présence avant de commenter si je comprends bien, faudra peut être aussi qu’à l’avenir je soumette à une prélecture avec un bon à poster à l’auteure…. Quant aux insultes…. ça me laisse rêveur, je n’ai même pas besoin d’aller relire être sûr qu’il n’y en a pas.

        • COLRE

          « pure propagande », « mauvaise foi », « intégrisme », « complètement con », « bêtise », « tu pars en vrille », « les pratiquantes tu n’en as rien à foutre », « toi ce que tu veux c’est les places de pouvoir »…

          Noooon… c’est sûr que des insultes, « il n’y en a pas »… 8)

          • ranta

            😆 😆 😆 la technique morice, prendre un mot et pas toute la phrase….et sorti du contexte.

            Des insultes c’est : pauvre conne, pétasse, enculée, nazi, tarée;

            Basta

  • Les deux seuls êtres réellement différents sont la femme et l’homme, chacun(e) l’aura constaté. Par contre si l’homme s’est accaparé une place prépondérante au sein des instruments de domination – même s’il convient de relativiser cet occidentalocentrisme- cela est fondamentalement lié à un archaïsme naturel qui attribue au mâle humain non seulement un peu plus de force physique (outre les exceptions), tout en lui retirant la charge d’enfanter qui nécessite de mobiliser par ailleurs une grande énergie. Mais aujourd’hui, les femmes réclament à raison l’égalité, et elles luttent pour cela depuis maintenant un certain temps. C’est à la force des dents qu’elles montent à la bataille, avec courage et détermination, force est de le reconnaître. Le billet de Colre s’inscrit dans cette perspective, et je l’ai personnellement reçu de manière plutôt très positive même si Lapa fait valoir quelques arguments des plus solides. S’il y a bien un ensemble commun, il y a surtout deux rapports au monde dictés par des impératifs « conflictualisés » par notre model de société actuel qui n’a de cesse de sanctuariser le rapport de force et la toute puissance. À ce petit jeu pervers, même si la gente masculine semble avoir pris l’ascendant, aveugle, elle ne mesure pas encore ses pertes. Il ne reste plus qu’a imaginer un avenir débarrassé de ces oripeaux peu flatteurs, un avenir où le partage serai roi et l’égalité reine…

    • COLRE

      Salut Hans, merci du soutien… 😉
      Cela fait plaisir de voir qu’on peut être lu correctement, pour ce qui est vraiment écrit et non pour ce qu’on croit y lire de façon fantasmatique et erronée…

  • D. Furtif

    Un mot

    Nous avons à regretter et à combattre les effets de l’idéologie du  » péché originel » qui maintient, à mon sens, les femmes sous l’oppression sexiste depuis des millénaires.
    Mais…….
    Ce n’est pas pour l’endosser à leur place

    La faute originelle du masculin à perpette si’ c’est ça la libération des femmes , il y a un os quelque part.

    • COLRE

      Furtif : j’ai dit et répété je ne sais combien de fois que le machisme n’était pas seulement une question d’homme et de femme mais une idéologie sociale incrustée dans les habitudes culturelles et l’éducation des hommes ET des femmes ❗

      Je ne sais pas dans quelle langue il faut l’écrire pour être lu correctement… 🙄

      Il n’y a pas de faute originelle du masculin ! c’est quoi cette histoire ?! la « libération des femmes » n’a aucun rapport avec un truc pareil : c’est une question de DROITS POLITIQUES ET D’ÉGALITÉ ! est-ce donc à ce point difficile à comprendre ??
      J’avoue commencer à me lasser…

  • AGNNP

    Ayé! j’ai enfin compris le slogan de 68  » sous les pavés la plage » en regardant la photo posté par COLRE.

    je propose de mettre des panneaux sur les plages = Ne pas marcher sur les femmes la plage est dessous :mrgreen:

    Kolossale finesse.

  • Causette

    Défendre les droits des hommes c’est être humaniste.
    Défendre les droits des femmes c’est être féministe.

    Cherchez l’erreur!

  • Buster

    Tout ça pour une petite affichette à la con ! 😆

    Ou alors, pour le plaisir de polémiquer sans fin ??? 😯

    • COLRE

      Buster, il faut croire que la critique de cette « petite affichette à la con » réveille des ébranlements tellement insoupçonnés qu’elle doit remuer bien au-delà d’une « petite affichette à la con »
      Comme dirait Causette : cherchez l’erreur… 8)

  • Piotr Archinov

     » De toutes façons, comment peut-on faire confiance à des bourgeois « suffragets » ( ?) nommés Marx, Engels, Proud’hon, Bernstein ou Kropotkine pour incarner la révolution sociale ?  »

    Sans défendre personne Bernstein le social capitaliste n’a rien avoir avec Trotsky.

    • Léon

      Bronstein, évidemment, tout le monde avait rectifié…

      • Piotr Archinov

        Peut-être mais Eduard Bernstein existe et selon qui a écrit, il faut lire entre les lignes et rectifier ou surtout ne pas tenir compte des incompréhensions.

        On est en plein surréalisme où on lit strictement l’interlocuteur en étant approximatif dans ses propre réponses, ça ressemble bigrement à du relativisme d’un autre genre.

        Red ne rédige pas dans un style très commun mais il est criant qu’il défend la justice avant tout, je ne connais pas vos griefs mutuels mais c’est plutôt une cabale que vous menez contre lui qu’un argumentaire soigné et convaincant.

  • COLRE

    Suite de la chronique sur la sexualisation et la « pornification » des petites filles et des mineures à l’attention du consommateur de pédophilie…

    – après les petites filles en paquet cadeau sous l’arbre de Noël pour la campagne publicitaire de Vogue,
    – après les concours de petits garçons, et surtout de petites filles à l’Américaine, offertes en spectacle par les parents
    – voici la vente dans toutes les bonnes grandes surfaces des soutiens-gorges rembourrés pour les enfants, âge : 8-12 ans… (non, non, ce n’est pas dans le rayon « jouet » ni « déguisement »…).

    Merci à Olympe et son blog vigilant dont je conseille la consultation salutaire pour tous ceux qui pensent que tout cela n’est pas très grave ni très important… 😉 😉

    • AGNNP

      COLRE, je sais pas si c’est de bon conseil.

      Tu veut comrendre pourquoi tu as l’impression de t »époumoner pour rien :

      Loue ce film dit « culte » , et adulé, dont je n’ai JAMAIS lu une vraie critique = LES CHIENS DE PAILLE de Sam Pekinphah.

      Critique au sens ou ce film est une immonde merdasse se faisant le porteur de ce que soit-disant il demonce = la violence originelle ( alors que les femmes dans ce film sont décrite sournoisement pire que des serpillères qui sont porteuse de leur traitement, mais faut regarder les yeux bien ouvert et bien lire les dialogues.

      Et je te  » conseille » la scène et conclusion finale.

      • COLRE

        Merci de ton conseil, mais je ne le suivrai pas ! 😉
        Souvenir très lointain de Sam Peckinpah : viol, sexe et sang qui giclait sur l’écran…

        C’était le premier et le dernier Peckinpah que j’ai vu de ma vie… j’étais très jeune et fana de westerns, et notamment de l’orientation « ethnologique » prise par le genre depuis le grand tournant des « Cheyennes », de Ford. Un film qui m’avait marquée, genre qui allait trouver son point d’orgue avec le magnifique « Danse avec les loups ».

        Bref, pour dire que j’avais détesté ce western de l’absolue violence et je ne regarderai sûrement pas l’immonde « merdasse » dont tu parles (et que je n’ai pas vu), je vois bien le genre complaisant : bouh que c’est pas beau la violence, regardez-là à l’écran dans mon film…
        Malsain.

        Y a sûrement un public pour l’hémoglobine par litres et la violence la plus brute, mais sans moi.

    • Lapa

      Ce n’est pas très grave ni très important.

      C’est extrêmement grave et éminemment crucial. Nous sommes dans une ponographication de la société et des rapports sociaux. La libération sexuelle s’est vue préemptée par la publicité et la communication, sans doute pour oublier le traumatisme du sida et faire en permanence du storytelling sexuel. Ce sont les contes de fée modernes: jouissance sans entrave et obligatoire pour tous.

      Cette sexualisation sans limite de tout et n’importe quoi n’est évidemment pas accompagnée dans les strates de la société de révolution sexuelle. Madame peut se contenter d’un rapport par semaine qui ne la fera pas trop jouir, et ne sera toujours pas super emballée par une triplette quoiqu’on en dise, c’est pas grave, le sexe est partout ailleurs. Au pire, on fera payer le bien être sexuel via des gadgets (qu’on a appelé sextoys pour vendre) , des conseils (comment ça, vous n’avez pas essayé la partouze?) ou de la thérapie (apprenez à vous redécouvrir!): bref un bien de consommation grand public . Pendant temps là, on ne voit partout que du cul parfait, lisse et supposé nous donner le bonheur, un peu comme le fait d’acheter un écran plat en quelque sorte.

      Les fautes sont nombreuses: media, people, pub, clips musicaux… et magazines « féminins ». Marianne a même sorti une petite enquête sur ces derniers (n°693: presse féminine les faux culs du sexe) où l’on apprend ce dont on se doutait déjà: que tout est joyeusement bidonné et consumériste. Ils relativisent en disant que personne n’y croit, c’est comme un film. Peut-être, sauf que là le film il est omniprésent: au bout d’un moment ça ôte le sens des réalités non?

      je vous conseille de regarder les clips qui passent en boucle sur mcm ou n’importe quelle chaîne musicale. Vous pouvez couper le son, vous serez affligés pareillement. Doit on encore évoquer la publicité, qui procède également du clip maintenant et martèle les pires clichés?
      Le porno chic omniprésent dans les medias? Pourquoi préférer inviter Laure Sinclaire que le prix Nobel de physique sur un plateau?

      parce que si vous essayez de lutter contre cette sexualisation inadéquate et omniprésente, vous serez balayés. Le sexe fait vendre. et donc hors de question que certains s’en passe. Les media vivant de cela également, vous serez catalogués intégristes, coincés, conservateur ou pire, catholique frustré. On comprend pourquoi la gauche n’a jamais mené un combat contre cette dépravation sociétale de peur de passer pour la moraliste et coincée! On se chargera de vous faire passer pour un ringard ou de relativiser toute chose « ouais ok, elle bouffe son yaourt en simulant l’orgasme, mais y’a plus grave dans le monde non? » et de faire comprendre que le sexe c’est cool donc il en faut partout. (bah je sais pas; moi j’aime le sexe, en tant que mec, je suis mal placé pour interdire le porno; le problème c’est la place occupée par tout ça, pas le fait que ça existe!)

      Quel rapport cette sexualisation avec les petites filles me direz vous?

      et bien c’est que celle-ci s’accompagne d’une volonté de retrouver l’enfance. On nous donne en modèle de beauté des filles entre 15 et 25 ans, plates comme des adolescentes et au visage de bébé (spéciale dédicace à la dernière pub Shalimar initial, mon premier Guerlain ). On s’épile de de partout parce que le poil c’est la hantise. Avant on était toujours fiers de ses premiers poils (ça y est je suis un homme); maintenant c’est la honte et ça fait pas soigné comme sur les pubs Dolce Gabana qui sont super classes!!! Une infantilisation des adultes (à 35 habillé en jenyfer ou Hello Kitty et incapable de prendre une décision sans coach de vie personnel) , process concomitant avec une « adultisation » des enfants au plus tôt pour qu’ils exercent leur droit le plus strict: consommer ce qu’on aura concocté pour eux.

      Ces deux phénomène: hypersexualisation de la société et « adultisation » des enfants forment le cocktail dont le symptôme est évoqué ici par COLRE. On peut rester effaré de ces soutiens gorge, mais ils restent dans la logique par exemple des tenues de petites filles qui essayent de plus en plus tôt de mimer une tenue adulte, avec comble pour une fille de 6-8 ans des vêtements mettant en valeur des formes… qu’elle n’a pas!! On cherche déjà à plaire à cet âge. la séduction exclusivement prise en charge par le voyeurisme sexuel… la fin de l’enfance en quelque sorte.

      Nous verrons sur le long terme ce que donnera ces générations hypersexuées mais ça ne semble pas très prometteur.

      • COLRE

        Eh oui, Lapa… il n’y a plus de frontières entre des domaines qui devraient rester incompatibles, tout se mélange… L’enfant, l’ado et l’adulte appartiennent à 3 mondes différents auxquels on n’impose pas les mêmes standards symboliques.
        Et comme tout se vend maintenant, on vend aussi du sexe pour les enfants. Et comme c’est illégal, on occulte le message ou alors on vend en douce, et on formate les individus : les petites filles pour séduire avec tout l’attirail qui va avec, et les petits garçons pour agir…

        J’ai dû en parler à un moment sur le premier article : le nombre de jeunes garçons (enfant et ado) qui ont vu des film pornos est considérable, et le plus terrible est qu’à un âge où ils n’ont aucune connaissance, ni expérience ni même de pulsion, ils croient que c’est cela la sexualité des femmes ! qu’il suffit qu’elles se mettent à 4 pattes et aspirent à la pénétration goulument, et jouissent illico avec un mec dans chaque trou !

        Et l’on s’étonne ensuite que les jeunes gars incultes des cités ou des quartiers pauvres pensent que toutes les femmes sont des « chiennes » (cf les positions des films pornos) qu’elles ne rêvent qu’à cela comme des vraies « putes » (ce qu’ils pensent) et que leurs râles prouvent qu’elles sont « chaudes »…

        Quant à l’image des mecs, elle ne vaut guère mieux : c’est boum boum… (un vrai magnétophone, selon la bonne vieille blague : avance, recul, avance, recul… pause, eject…). Le gars, il croit aussi que c’est cela qu’on attend d’un « vrai » mec qui en a.

        Comme tu le dis, le pb, c’est pas le fait que ça existe, moi aussi je suis de la génération de la libération sexuelle, et la liberté dans ce domaine, c’est génial, mais le pb, c’est la place occupée par les films porno et tous les clichés porno, partout partout partout… et la banalisation qui fait qu’on ne voit plus, on n’est plus outillé pour voir l’inacceptable et s’en indigner.

  • AGNNP

    Que dire ?

    On attend les menottes pour petites filles en promo à la Redoute… la panoplie complête « pervers pépère » pour fille, et « hamster jovial » pour les garçons pour les fête de Noêl… faut plus s’étonner de rien.

    Et des « intellos » pour pour nous essspliquer que ceux qui ont envie de vomir sont des  » coincé(e)s, ou qui n’ont pas les mots pour exprimer sont eux des « pervers ».

    Pour qui veut garder les yeux ouvert, faut reconnaitre qu’on l’impression de contempler un « snuff movie » subliminal.