Avez-vous déjà glampé ? Non ? Alors vous n’êtes pas à la page…

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Aucun doute, le bobo est une catégorie sociale particulière qui dicte les tendances, l’air du temps.
À vouloir concilier l’argent  et la rusticité, le confort et les « vraies valeurs de la nature »  il invente des modes de vie originaux. Par exemple, si le vrai bobo est Parisien, là où l’immobilier est le plus cher en France, il  choisit en revanche des quartiers « populaires » et des habitats atypiques qu’il investit et transforme.
Par exemple, le vrai bobo n’a pas de voiture, il se déplace en Vélib car il travaille à Paris ou en proche banlieue, mais  loue un confortable 4×4 ou monospace luxueux pour partir en vacances. Rien à voir avec le bling-bling, la Rollex ou la Ferrari.

Alors, dans sa quête de conciliation du confort et de la nature, il a inventé un nouveau truc, le glamping, improbable contraction de glamour et camping.

Parce que le bobo fait du camping.

Enfin, une sorte de camping…  Sans la foule, la queue aux sanitaires ni le bob Ricard. C’est un camping dans des endroits naturels protégés. L’habitat y est atypique, mais avec tout le confort, voire du luxe : des tipis indiens, des yourtes mongoles, des maisons de trappeurs en rondin, des cabanes dans les arbres, des maisons flottantes, des roulottes tsiganes, des habitations bizarroïdes…. Mais attention, avec douches WC, frigo, micro-ondes, chauffage  etc..

Une étude de mai 2010 de la FNHPA (fédération nationale de l’hôtellerie de plein air) concernant les personnes qui se livrent à toutes sortes de « camping » donne des résultats tout à fait étonnants : 36 % d’entre eux appartiendraient à ce que l’on appelle des CSP +, seraient plus diplômés que la moyenne nationale, voyageraient souvent (en particulier à l’étranger) et chercheraient des hébergements 3-4 étoiles, pas moins.

Cela corrobore cette curieuse tendance observée depuis une dizaine d’années, l’évolution du camping vers des mobil-homes de plus en plus sophistiqués et une forte diminution des tentes classiques avec, au passage, des tarifs stupéfiants: équivalents voire supérieurs à des locations d’appartements meublés. Le glamping, finalement, n’en est qu’un haut de gamme qui vient couronner cette tendance, en essayant de réconcilier un habitat de vacances ludique et écolo avec des prestations de grand confort.

Faut voir, mais mettre  800 euros pour une semaine dans une yourte, on aura du mal à me convaincre que cela en vaille la peine…
-oOo-

A côté de ces formules chic mais écolos, on trouve aussi de nombreux « hôtels », ou en tous cas des lieux insolites pour dormir. Tous ne sont pas nécessairement chers. On trouvera son bonheur sur ce site.

Voici une sélection :

Si vous aimez dominer la situation….

Si ce sont les moyens de transport qui vous attirent….

Mais voici d’autres idées encore. Vous pouvez dormir dans :

Mais vous pouvez dormir aussi dans un couvent, une forteresse militaire, une prison, un ballon dirigeable, un moulin, à l’intérieur d’un aquarium et j’en passe.

Louer un gîte rural ou dormir bêtement dans une chambre d’hôtel « normale », c’est d’un nul, mais alors d’un nul….

6 comments to Avez-vous déjà glampé ? Non ? Alors vous n’êtes pas à la page…

  • Lapa

    Héhé, très intéressant! il y avait les campeurs, maintenant il faudra compter sur les glampins!

  • Lech

    J’ai déjà dormi dans une auberge de jeunesse située sur une péniche, elle même situé sur un canal relié à la Vistule, à son embouchure, à Gdansk.

    La nuit devait tourner dans les 15-20€ par personne, dans une chambre pour deux, douches et toilettes communes à l’étage supérieur, petit déjeuner compris.

    Est-ce considéré comme du Glamping ?

    (c’est le mot glamour qui ne convient pas vraiment. Peut-être du rusting plutôt, avec rust- pour rustique…)

    Je vous laisse apprécier

  • yohan

    Avec ça, la maison de campagne a pris un sérieux coup de vieux.
    Au fond, si le bobo accepte de se faire plumer, c’est son problème, car ce genre d’escapade n’est pas à la protée de toutes les bourses. Le bobo prendra bien sûr beaucoup de photos pour impressionner collègues et amis à son retour. Il faut bien rentabiliser son investissement…

  • D. Furtif

    Cet article me conforte dans mon esprit casanier.J’ai le plus grand mal à aller faire un tour au bourg
    _ Une fois tous les 15 jours
    _ aller à Poitiers une fois tous les 2 mois
    _ aller en vacances : tous les deux ou trois ans

    J’aime rester chez moi et regarder devant, faire un tour vers le portail …oufffff j’en peux plus et revenir devant mon écran , désherber un chti coup , pas trop , et ….remuer une planche…puis chercher un outil et ne pas le trouver….Pfffou, j’en peux plus.

    • ranta

      Arf! j’ai l’impression d’entendre ma chère et tendre épouse me décrire 😆 😆 😆

      Sauf pour les vacances, là, toujours partant!