Pourquoi Sarkozy aurait pu être élu

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D’aucuns, comme moi, sont sidérés que Sarkozy ait pu réussir à attirer tant d’électeurs sur son nom. Et pourtant, contre toute logique, j’ai craint jusqu’à 15 heures dimanche, moment où l’on annonçait une très forte participation, que les cartes puissent être rebattues : nouveaux électeurs, mobilisation des anciens (lesquels ?), percée finale des thèses frontistes et des réactions de peur ? Une fois dans l’isoloir, seul avec ses 2 bulletins, un électeur de Marine Le Pen n’allait-il pas se dire que, après tout, Sarko avait pris en compte ses désirs de protection face à l’immigration et que c’était mieux que rien ? et un électeur de Bayrou, avec son penchant naturel vers la droite, pouvait-il se décider à suivre son chef de parti et à glisser dans l’urne un bulletin « contre-nature », lui, l’ultra-modéré, frileux de tous les excès dépensiers, l’économiste conventionnel, lui à qui Sarko et la droite ont rabâché qu’avec Hollande ce serait la faillite et le chaos ?

Après tout, pourquoi pas ? et il aurait pu être élu…

oOo

De la part d’un outsider comme le Sarkozy de 2007 (du moins, avait-il réussi à le faire croire…), l’affaire était crédible : il allait faire des économies drastiques (tout en augmentant le pouvoir d’achat…) et diviser par 2 l’immigration. Qu’on se le dise. On se l’est dit. Il a recueilli les voix du « centre » (toujours à droite, ce centre-là…), et celles de Le Pen, « siphonnées » dit-on, ce qui est bien le mot, car les idées de Le Pen n’ont évidemment pas disparu, elles ont juste été transvasées. Un simple changement d’étiquette.

Mais en 2012, les cocufiés par ces promesses ont bien dû admettre que les économies promises se sont transmutées en une dette record, augmentée de 600 milliards (!), et que l’immigration a crû au rythme moyen de 200.000 entrants (légaux) par an, bien plus que sous Jospin !
Normalement, donc, un électeur de Bayrou ou un électeur de Le Pen, trompé et dépouillé comme au coin d’un bois, n’aurait jamais dû croire en cette même parole de campagne, leur promettant monts et merveilles pour ce nouveau quinquennat !

Mais c’est faire fi de l’incroyable démagogie du bateleur de l’Élysée, de son cynisme époustouflant, de sa mâle attitude pleine de force et de menaces voilées, et de la tout aussi ahurissante complaisance des grands médias, soit par connivence, soit par lâcheté, soit par incompétence, dépassés par les événements, le rythme échevelé des annonces et du n’importe quoi sarkozien et par l’emballement simplificateur de l’info-twitter.

Le discours des « frontières » de Sarkozy à Toulouse

J’avais entendu en direct le discours de Sarkozy à Toulouse, le fameux discours des « frontières » du 29 avril. Je l’avais même commenté au fur et à mesure sur Disons tellement il me paraissait hors sol…
Je conseille de le lire et le relire. Il est exemplaire. Ce discours est un monument, une véritable signature de l’incroyable démagogie de Sarkozy, du tout et son contraire, du mensonge, de l’amalgame, d’un cynisme au-delà de l’imaginable…

Son génie de la démagogie, allié à la faiblesse coupable des médias, lui a permis de tenir longtemps, très longtemps un rôle de candidat crédible, d’enfumer les pressés, les distraits, ceux qui n’écoutent pas, qui pensent à autre chose, qui entendent ce qu’ils ont envie d’entendre… et qui, tous, se contentent du discours tronqué, falsifié et répercuté par les médias, avec son message subliminal, fondé sur l’émotion, la peur.
Sa danse de Saint-Guy, son Rigodon plutôt, conjuguent ses déclarations de France « ouverte », ses valeurs humanistes et universelles (adresse au Modem) et ses innombrables déclarations sur les « frontières » (adresse au FN).

Il faut quand même l’entendre pour le croire (c’est au début)  :

« Oui, mes chers amis, nous croyons, nous, à la démocratie, nous croyons aux Droits de l’Homme, nous croyons à l’ouverture aux autres. Nous croyons à la grande cause de l’humanité ; nous, les Français, nous nous sentons citoyens du monde (sic). C’est notre histoire, c’est notre culture, c’est notre identité »
« Quand on est fort, mes chers compatriotes, on n’a pas peur de s’ouvrir. Quand on ne défend pas l’idée de Nation et la Nation française, on est faible. Je parle de la France forte ; la France forte s’ouvre au monde ».

Voilà une déclaration qui ne colle pas avec la suite du discours. Elle est destinée à Bayrou et aux modérés, juste là pour ripoliner la brutalité ultra-droitière du vrai message à venir. Elle introduit d’abord la « Nation », martelée ensuite sous toutes ses formes (47 fois), puisque c’est la Nation, forte (écho de la France forte du slogan), qui l’autorise à s’ouvrir au monde… La Nation, la Nation, la Nation…

Et puis, vient la « frontière »… (80 fois ! pas moins). Là, c’est le gros morceau, répété jusqu’à la nausée, sous toutes ses formes, jusque dans tous les coins : tout est frontière, qu’on se le dise.
Florilège :

« Quand il n’y a plus de frontières, il n’y a plus de politique et il n’y a plus de liberté.
Je parle de la frontière entre le bien et le mal.
Une frontière entre ce qui se fait et ce qui ne se fait pas.
La frontière, c’est avoir un chez soi, avoir un foyer
Sans frontières, pas d’intimité, pas de vie privée.
Une frontière entre les cultures,
Une frontière entre le vrai et le faux,
Une frontière entre le bien et le mal,
Une frontière entre la beauté et la laideur,
La laïcité, c’est une frontière
La frontière, c’est la démocratie
La frontière, c’est la protection, c’est la solidarité.
C’est parce qu’il y a une frontière que le droit prime sur la force.
Éduquer ses enfants c’est tracer une frontière
L’école de la République c’est l’école des limites et des frontières »…

Pour l’instant, vous avez compris, la « frontière », c’est schtroumpf…
 Tout, absolument tout, n’était donc que frontière, et on nous l’avait caché ? entre la guerre et la paix, la croyance et la religion, mon fils et ma fille, la soupe aux choux et le gratin de navets ?
Attention, ami lecteur… Avec « Nation », asséné 47 fois, puis « frontières » 80 fois (!!), le plus demeuré des demeurés entend : FRONTière NATIONAL… Pas vous ?
Mais ce n’était sans doute pas encore assez clair… « Je vais être encore plus clair », croit-il bon de prévenir. Après la longue liste à la Prévert sur tous les lieux où vont se nicher les frontières, voilà du lourd et du sérieux qui arrive au milieu de son discours…
Oyez, les malentendants et les distraits :

« Alors, la frontière, elle est au cœur de tant de problèmes de la société française : elle est au cœur de l’immigration »
Banco ! et la suite :

« Effacer les frontières, et nous perdrons notre protection sociale »
« Effacer les frontières et nous perdrons notre langue, notre identité, notre façon de vivre ».
« Je veux mettre la frontière au cœur de la problématique de cette présidentielle »
« Je veux mettre les frontières au cœur de la politique parce que je veux une Europe qui protège et non une Europe qui expose ».

Voilà qui est très réussi, un discours rondement mené, un message subliminal reçu 5 sur 5 par qui de droit, d’autant que le mot « immigration », lui, n’est prononcé que… 3 fois ! « Mais quel est le malotru, le mal-pensant, qui a osé dire que je ratissais les thèmes de l’extrême-droite ?? »
Que nenni…

**

Les grands médias audiovisuels ont à ce point simplifié ce message qu’ils en ont falsifié la véritable teneur. Ils ont édulcoré la manipulation générale du discours. La meilleure preuve en est que la déclaration de Bayrou appelant à voter Hollande a été totalement coupée de ce qui la justifie. Nous avons tous entendu la fameuse phrase : « Je ne veux pas voter blanc, ce serait de l’indécision. Reste le vote pour François Hollande. C’est le choix que je fais ». Cela est présenté comme une trahison. Tout l’UMP crie au scandale et va jusqu’à l’injure indigne, comme Santini qui déclare : « Laissons le chien crevé au fil de l’eau. Ce scrutin signe l’acte de décès de François Bayrou. Adressons-nous à ses électeurs ».

Et pourtant, le motif avancé par Bayrou est terrible pour Sarkozy, et si les citoyens l’avaient entendu vraiment, si ses mots avaient été repris et commentés, les réactions de vote auraient pu (dû) être différentes.
Voilà, ci-dessous, le verbatim que j’ai dû faire à partir de son discours audio car je ne l’ai pas trouvé transcrit ni même cité ainsi dans la grande presse.

Le discours de François Bayrou du 3 mai

… « Après un bon score au premier tour, il s’est livré à une course-poursuite à l’extrême-droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs. Dans laquelle, ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux a été bousculé et nié dans son principe.
L’obsession de l’immigration dans un pays comme la France, au point de présenter dans son clip de campagne un panneau douane, écrit en français et en arabe. Qui ne voit à quels affrontements entre Français cela mènera?
L’obsession des frontières à rétablir, comme si elles avaient disparu et que nous y avions perdu notre âme, qui ne voit que cela mène à la négation du projet européen, auquel le centre et la droite autant que la gauche modérée ont donné des décennies d’actions et de convictions ?
Et quant à l’idée que l’école, ça devrait être un apprentissage des frontières, qui ne voit que c’est une déviation et une négation de la notion même d’école, qui est faite au contraire pour que s’efface les frontières, entre les esprits, entre les consciences, entre les époques ?

La ligne qu’a choisi Nicolas Sarkozy est violente, elle entre en contradiction avec les valeurs qui sont les nôtres, pas seulement les miennes, pas seulement celles du courant politique que je représente, mais aussi les valeurs du gaullisme, autant que celles de la droite républicaine et sociale.
Comment en est-on arrivé là ? ce sera l’histoire de cette élection, de cette rupture au sein du peuple français, rupture qui vient de loin, qui se prépare depuis longtemps, rupture économique, sociale et morale »…

oOo

Oui, Sarkozy aurait pu être facilement réélu car son invraisemblable démagogie a été magistralement gommée par les relais médiatiques et transformée en un simple discours de valeurs protectrices, normales pour un Président de la république soucieux de son peuple. L’humaniste tutélaire et responsable chez Sarkozy, le traître à la Besson chez Bayrou, et bien sûr le laxiste Hollande qui allait ouvrir grand les portes de la France et abattre toutes les « frontières » de la « Nation »…

Moi, aujourd’hui, je le pense. Ce fut un petit miracle que Hollande ait été élu.

54 comments to Pourquoi Sarkozy aurait pu être élu

  • asinus

    bonjour , Colre du gateau j’ai tout compris  » merci » nonobstant j’en reviens à la chanson  » des frontieres »
    vous trouvez le chanteur  » indigne » je conviens, mais le chant ?
    ils ont été des millions à l’entendre je gage d’ailleurs que dans le camps mélanchon la partition etait différente mais quelques themes y etaient.
    Ils ont été des millions à entendre la meme mélopée chez les Marinistes.
    Nous avons etés des milliers a entendre le chant mais nous rappelant les chanteurs nous nous sommes abstenus
    ou avons votés blanc.
    Alors quand un chant des « frontieres » parle et interpelle des millions  » d’indignes » la question n’est plus sa légitimité puisque si je comprend votre vision politique  » tout ce qui procede du peuples est legitime » .
    Si vous additionnez les oreilles attentives à ce chant nous sommes la majorité nous sommes le peuple de ce sol ,la question réelle est :
    Quand allons nous decider que le vote n’est pas l’ultime épée?
    Ce jour la : nous entonnerons le chant des frontieres !!
    Asinus : ne varietur

    • COLRE

      Bonjour Asinus,
      J’ai réfléchi, et j’essaie de trouver les réponses les plus claires possibles sans en faire une page … (pas facile 😉 )
      Nous avons des points d’accord, ne pas mélanger le chant et le chanteur. Le chanteur, ok, exit…

      Alors, parlons du chant : quel est-il ? il s’est résumé à un simple mot scandé à 80 reprises à toutes les sauces, et des sauces parfois légitimes et glorieuses (la patrie, la nation, la souveraineté et ses lois propres…), parfois ridicules mais inquiétantes (vrai/faux, bien/mal, beauté/laideur, droit/force…), parfois indignes (frontières = démocratie, protection de la langue, éducation, école de la république…). Le tout ? un brouet immangeable et toxique.

      Le France se scinderait en 2 parties antinomiques et incompatibles, séparées par une FRONTIÈRE, des frontières (écoutez le chant) :
      – le dedans, le chez soi, le vrai, le bien, la beauté, la démocratie, la laïcité, l’éduqué, le droit… le FRANÇAIS.
      – le dehors, le faux, le mal, la laideur, la non-démocratie, l’inculte, la force, l’intégrisme… l’IMMIGRÉ

      Et bien, je trouve cette symbolique, ce message asséné, aussi stupide que faux, confondant sciemment par d’indignes amalgames des exhortations d’une grande bassesse.

      Le mot « frontière » est un mot subtil, car toute entité a besoin de frontières, comme une cellule du vivant et sa membrane, mais toutes sont nécessairement poreuses, sinon elles meurent, elles ont besoin d’échange avec l’extérieur.

      Brandir ce mot, « fronitères », en flattant les bas instincts, l’émotion, la peur, mélanger le légitime besoin de protection et le danger tout azimut envers l’autre et l’extérieur, désigné comme l’ennemi, l’envahisseur, le bouc-émissaire de tout ce qui ne marche pas en France… cette exploitation est en effet irresponsable, cynique, infâme et dangereuse.

      Indigne d’un président de la république qui devrait être le « phare » de la Nation…

  • Léon

    Bonjour Colre ! La question posée par Asinus me semble pertinente et parfaitement légitime.
    Ton texte, pour moi, comporte une ambiguïté. Lorsque tu parles de «démagogie» et de cynisme chez Sarkozy, je ne sais pas s’il faut entendre seulement «mensonges» c’est à dire promettre, uniquement pour se faire élire, des trucs qui correspondent à des demandes de l’électorat, mais avec la ferme intention de ne pas les satisfaire ou en sachant qu’il est impossible de le faire ; ou s’il faut entendre par «démagogie» et « cynisme » que Sarkozy a essayé de répondre à des aspirations populaires que tu juges dégradantes, philosophiquement inacceptables ou immorales.
    Ce n’est pas du tout le même débat…

    La question des « frontières », par exemple, est un exercice de style à la Gaino, mais au-delà des formules de meetings, est-il légitime ou pas de réclamer du protectionnisme ? Le protectionnisme étant étendu, j’insiste sur ce point, à la protection des cultures et d’identités républicaines .

    • COLRE

      Bonjour Léon (sujet complexe, et je réponds dans l’ordre… 😉 ). Je me demande si ma réponse à Asinus ne répond pas un peu à la tienne.

      Je dénonce d’abord l’amalgame, assez indigne, c’est vrai. Quand on est un momo©, par ex., l’amalgame ne prête qu’à rire. Quand on est un président de l’un des pays les plus importants au monde, en termes de puissance économique et de modèle historique et symbolique pour les droits de la personne humaine, on prend de la hauteur, on explique, on ne mélange pas le légitime besoin de protection et la désignation de l’unique coupable de tout, bien pratique en outre, n’est-ce pas, pour occulter son bilan…

      Car après tout, qui a ouvert les frontières de l’immigration ? qui a répondu à ses amis du Medef pour leur fournir du travailleur étranger, voire clandestin (encore mieux!) à bas coût ? qui a bafoué la laïcité ? qui a paupérisé son pays et notamment ce fameux secteur « périphérique et rural », pris à la gorge et désespéré ? qui a jeté ses citoyens dans le chômage ? qui a réduit les policiers/gendarmes, fermé les commissariats, et laissé s’accroître l’insécurité et la criminalité ?
      Un comble, non ?

      Donc, le résumé n’est pas simple… Le chanteur est un imposteur, et la chanson, c’est un brouet sonore, de la soupe, malheureusement plus proche de la musique militaire que de la musique de super-marché…

  • Léon

    En d’autres termes, tu sous-entends que les électeurs de Sarkozy se sont « fait avoir » par les contenus de ses discours. Peut-être. Mais c’est faire l’impasse sur leur adhésion aux idées exprimées…

  • Buster

    Exit donc notre bien pratique bouc émissaire national.
    Chargé de tous les défauts réels et supposés et de toutes nos craintes, détesté physiquement, TSS..isé pendant 5 ans, malmené par les médias (pas tous, mais il faut être aveugle pour ne voir que ceux qui l’ont soutenu) et par la boboïtude qui fait l’opinion… il est déjà parti.
    Pourtant la fonction de bouc émissaire est indispensable, le vide créé sera forcément comblé, un autre, ou d’autres, prendront inévitablement sa place.
    Nous sommes dans cet entre-deux, cette période incertaine où nous n’avons pas encore choisi qui serait le prochain.
    L’Europe ?
    Les banques ?
    Les immigrés ?
    Les français indignes (blancs et racistes) ?

    Ou, un nouveau président qui pourtant n’a aucun des défauts du précédent mais qui lui aussi a suscité des espoirs, beaucoup… trop, surement ?

    • COLRE

      Bonjour Buster,

      Mon nartic ne traite pas de cela mais plutôt de la façon dont Sarkozy, aidé en cela par le conformisme assez pleutre, voire aux ordres, du monde médiatique, a pu réussir à se faire passer pour le protecteur des Français alors qu’ils sont plongés, après 5 ans d’hyper-présidence, dans une situation de très grande insécurité, insécurité des biens et des personnes, insécurité financière, insécurité sociale, insécurité face à l’avenir…

      Cette insécurité qu’il n’a pas su (pas voulu ?) combattre pendant 5 ans (en fait, 10 an aussi), il voudrait bien aujourd’hui la travestir en insécurité « ethnique » ou identitaire ❗ … on est là dans une situation de boute-feu irresponsable et d’apprenti-soricier.
      Alors qu’il est le créateur de toute pièce d’un bouc-émissaire idéal à désigner à la vindicte du peuple qu’il a pourtant méprisé et paupérisé tout ce temps, je trouve un peu fort de café qu’il se présente lui-même, ou ses amis, comme le bouc-émissaire de la classe médiatique ! 🙄
      Si ce n’était aussi affligeant, il y aurait de quoi mourir de rire. 😆 😆

      Ce que je rajoute en contre-point, c’est que Bayrou et son équipe ne s’y sont pas trompés. Toi, le centriste, cela doit te parler davantage qu’à moi.

      • Buster

        Bonjour COLRE (navré j’ai oublié tout à l’heure)
        .
        Bien sur que si que ton article traite de cela. Il s’inscrit dans ton angle d’attaque favori, dans le prisme par lequel tu analyses (tu as analysé) la politique et les idées pendant l’ère Sarko.
        C’est dans la droite ligne du dossier de Marianne, la suite de l’éternel procès de sale gueule et l’évacuation de la peur que tu as pu avoir qu’il puisse rester encore 5 ans de plus, mettant en cause au passage ce que nous (moi) pouvons dire ici en prêtant des intentions cachées à ceux qui ne pensent pas comme toi. C’est du reste l’exacerbation de cette haine (la simple détestation était pour beaucoup largement dépassé) qui a permis l’élection de Hollande.
        Je trouve cela indigne car on ne parle plus qu’au second plan des possibilités concrètes que nous avons de refaire partir notre machine.
        Si je n’ai pas voté Sarko (indépendamment de l’avis de Bayrou que je respecte mais que je ne me sens en aucune façon obligé de suivre) c’est d’ailleurs en partie parce qu’un second mandat aurait été très vraisemblablement source de réelles confrontations civiles et qu’il était devenu un frein important à un climat d’apaisement.
        Si je n’ai pas voté Hollande, je l’ai déjà dit, c’est que je suis persuadé que s’il devait appliquer le programme du PS il nous conduirait dans le mur à grande vitesse. Mais il est plus que probable depuis le vote Grec qu’il ne pourra plus appliquer que les mesures symboliques, celles qui ne coûtent rien ou pas grand chose. Mais, parmi celles-ci, certaines comme le droit de vote aux immigrés qui ne feront rien pour atténuer la frontière / rupture / séparation (appelle-le comme tu voudras) entre ceux qui ont l’impression que la France nous échappe et ceux qui restent arc-boutés sur des grands principes moraux.
        Le fond des questions soulevées par Sarko dans ce discours reste après son départ.
        Et c’est d’ailleurs ce que te disent Asinus, Léon et Furtif.
        Sur beaucoup de ces points il y a une cécité manifeste du PS. Continuer à taper sur le chanteur (Asinus) ne fera pas avancer d’un millième les problèmes.
        D’ailleurs je crois que Hollande a assez clairement manifesté que l’heure n’était pas à ressasser les rancoeurs mais que la somme des problèmes à traiter et leur gravité requéraient une large union ou communion.
        C’est l’esprit dans lequel j’ai toujours été : anti confrontations inutiles et ouvert à travailler avec tous ceux qui ne sont pas dans les délires extrémistes.
        Hollande me plait assez, ses premiers moments sont plutôt réussis. Parlons de l’avenir et des solutions que nous pourrions trouver et stoppons ce stupide TSS et ces vieilles rancoeurs recuites.

        • snoopy86

          Voilà Asinus transformé en Assurancetourix 😆

          • Buster

            Meuh Non, c’est le terme qu’il a utilisé. 🙁
            J’aurais du mettre CHANTEUR (copyright Asinus)

        • COLRE

          « procès de sale gueule » !? étonnée que tu aies pu voir cela dans mes innombrables interventions argumentées et documentées sur des IDÉES et des PRATIQUES…
          Ceux qui me lisent habituellement jugeront… 😆

          Sinon, ravie de voir que tu es capable aussi de développer des idées politiques et quitter ta posture d’esthète désabusé et de pêcheur du dimanche.
          En tout cas, pas besoin d’en appeler à « Asinus, Léon et Furtif » (et il y en a plein d’autres ici que tu oublies…), tu es un grand garçon et moi une grande fille, et il ne me dérange pas d’être seule à défendre une position…

  • D. Furtif

    Léon nous dit

    j’insiste sur ce point, à la protection des cultures et d’identités républicaines .

    Bien sûr il faut protéger car il y a agression
    Il y a volonté affichée de modifier nos cadres d’accueil et de les transformer en les dénaturant.après perversions des mots

    Mais je crains qu’il y ait erreur sur la formulation

    .
    Je ne crois pas que ce soit en invoquant le terme d’identité républicaine, que l’on pourra lutter contre la volonté forcenée d’imposer les communautarismes identitaires.
    .
    La république est justement uns structure offrant à tous protection et moyens de sortir des identités particulières pour appartenir à l’identité qui les transcendent toutes celle de la citoyenneté.
    .

    Nous n’avons pas à en protéger une agressée par des autres ,mais à les protéger toutes en établissant entre les hommes et les femmes des cadres de relations et des perspectives d’avenir que chacune des identités particulières n’offre pas.
    .
    La République est la forme qui offerte à tous, …Elle regroupe les identités et les transcende en citoyenneté.
    .
    Pour les agresseurs c’est justement c’est possibilité offerte par la République qui les révolte car elle laisse ouverte pour tous, en y veillant et en s’en donnant les moyens
    – Par l’école
    – Par l’égalité des citoyens
    – Par la protection des droits de la personne
    – Par sa seule autorité sur l’espace public et privé
    d’ouvrir à tous un espace que chaque communauté n’offre pas, et pour certaines identités cherchent de toutes leur forces à maintenir fermé.
    .
    Le mode d’existence des communautés islamiques pose désormais un grave problème car elles interdisent dans les faits d’en sortir par l’endogamie et une pratique plus surveillée qu’il y a 50 ans du respect des conformités religieuse.
    Le Ramadan durant mon adolescence parisienne était une relique qui tombait peu à peu en désuétude.Les interdits alimentaires religieux étaient un sujet de plaisanterie pour mes copains et copines arabes.Plus tard ,Jeune instituteur en banlieue 93 , les mamans arabes abordaient sans gêne avec moi le problème des menstrues de leurs filles en classe de Fin d’études . Leurs maris comblaient les rangs des sections syndicales et portaient les drapeaux rouges.
    .
    Les familles arabes existaient , travaillaient , la République intégrait. Je peux vous assurer que les Boums et Surpats étaient multiculturelles.
    Le fléau tragique du regroupement familial n’avait pas frappé. Le Medef ( CNPF d’alors) n’avait pas inventé cette funeste solution.

    Il n’y avait pas une identité française
    Il y avait une communauté générale ouverte à tous = la République
    Le communautarisme identitaire cherche à briser et à dissoudre cet ensemble offert et ouvert à tous.
    Il cherche à tenir enfermé dans ses rangs ses ressortissants comme il interdit l’apostasie.
    Le droit d’apostasie doit être inscrit de manière abrupte dans toute affirmation de la République.
    La République et l’apostasie sont historiquement et politiquement liées, Renoncer à l’une c’est renoncer à l’autre
    Renoncer à l’apostasie c’est supprimer entre les petits champs de la campagne les chemins qui sont ouverts à tous. C’est renoncer à la place du village .Chaque communauté, chaque identité si on n’y veille pas pousse chaque jour un peu plus les bornes et s’installe et fait régner sa loi sur un espace qui ne lui appartient pas car il appartient à tous.
    .
    Le chemin , la rue , l’école la gare, l’hôpital ne sont pas à une communauté , à une identité , il ne sont à aucune parce qu’ils sont à tous.
    C’est le droit de changer de vie , le droit de changer de condition, le droit d’aller et d’aimer qui bon nous semble qui est remis en question par les islamiens aujourd’hui, comme je l’ai connu de la part de des catholiques durant mon enfance, ou comme les Polonais l’ont vécu encore longtemps, et comme tentent de l’imposer encore et toujours l’Eglise catholique au Brésil au Portugal et en Espagne.
    .
    La relation directe du citoyen avec sa République est insupportable à toute religion quelle qu’elle soit.
    .
    Alors
    Alors
    .
    SarKozy et son discours
    .
    Dans ce qu’il a eu l’adresse de laisser entendre comme les frontières et l’identité Républicaine, avec tout ce qu’il y a de falsifié et trompeur dans le contenu, il y a là une vraie question
    Cet espace là , ces droits et ces libertés qui sont remises en cause dans le quotidien de nos rues, ces interdits qui peu à peu s’immiscent dans les relations entre les jeunes de ce pays, qui remettent en cause nos conquêtes récentes de la contraception et de l’avortement.Cette façon de traiter les femmes en particulier et de se conduire en racaille en général , à l’école, à l’hopital , dans les magasins dans la rue …
    Qui va nous protéger , nous qui n’avons rien ou presque , ou qui n’avons que cet espace public pour aller et venir , pour nous nourrir , nous soigner.
    Qui va tenir loin de nous de nos enfants ces risques permanents de violence

    .

    • COLRE

      Bonjour Furtif, 😉
      Rien à ajouter à ta haute déclaration républicaine… Tout est là. L’histoire de l’intégration « arabe » que tu racontes, la nostalgie d’une situation possible puisqu’elle a existé. Je l’ai connue, un peu.

      Et comme tu le ramasses en une formule parfaite :
      « La république regroupe les identités et les transcende en citoyenneté ».

      Voilà. Elle ne nie pas les communautés, elle nie le communautarisme…
      Elle n’a d’abord pas seulement à le nier (c’est trop risqué de s’en contenter et de détourner le regard) mais le combattre ouvertement et radicalement, sans état d’âme.

      La république, avec ses lois CITOYENNES et non IDENTITAIRES, doit en effet s’opposer avec la plus extrême sévérité à toutes les dérives qui tenderaient à enfoncer de façon subreptice des coins communautaires (et religieux !) dans le bloc républicain.
      Là, non. Pas d’accommodement raisonnable. Rien n’est raisonnable à lâcher du mou à une corde toujours davantage tendue vers l’instauration de valeurs étrangères à celles de la république.

  • Léon

    D’accord avec toi Furtif le terme « d’identité républicaine » n’est pas celui qui convient. Mais il a l’avantage de rappeler que ces valeurs républicaines existent et l’adhésion que l’on peut avoir vis à vis d’elles est aussi un facteur d’identification. Je m’explique : les femmes voilées,introduisant un statut d’infériorisation des femmes, ce n’est pas républicain à mon sens. Les gens qui rejettent cela violemment y trouvent aussi un déterminant, un structurant identitaire. Ce n’est pas que de la philosophie féministe. C’est en ce sens que toutes les théories sur le « racisme » anti-musulman sont à prendre avec des pincettes. Certaines communes de Camargue font partie de celles qui ont le plus voté MLP. Ce sont des lieux où une culture locale, notamment taurine est très vivace et où les discours sur les étrangers sont très violents. Pourtant, ils ont parfaitement accueilli beaucoup de familles maghrébines, parmi lesquelles ont éclot des raseteurs ! Ce qui semble bien cadrer avec la volonté de protéger des identités culturelles menacées, plus que de la simple xénophobie ou du racisme à proprement parler.

    On ne peut passer sous silence également la question du nombre: Guilluy rappelle une évidence : c’est essentiellement en important des étrangers que l’on importe des cultures étrangères, c’est en important des musulmans que l’on importe l’islam! Et le nombre (même s’il c’est loin d’être le seul facteur) modifie les rapports de force, y compris des cultures, ce qui peut amener les cultures autochtones à se sentir menacées .

    Et immédiatement derrière surgit évidemment la question du relativisme culturel. Qui a à y gagner ou à y perdre ?

  • snoopy86

    Elle est belle et authentique la nostalgie de Furtif …

    Précisons quand même que la grande majorité des immigrés venaient alors sans leur famille et repartaient au bled ensuite …

    A l’immigration de travail, le rapprochement familial de Giscard a ajouté, beaucoup trop brutalement, quelques millions d’immigrés d’assistanat qui depuis n’arrêtent pas de faire des petits. L’assimilation ne peut se faire qu’à dose homéopathique …

    Coupons la tête à Giscard pendant qu’il est encore vivant ….

    Ceci posé, je ne suis pas sûr que le score de Sarko soit exclusivement lié aux « frontières »
    Il y a aussi ( pour 45% de ses électeurs, voir l’analyse IPSOS ) un rejet profond de ce que peut représenter la gauche lié au souvenir des années Mitterrand

    • Buster

      Le regroupement familial c’était déjà de « l’humanisme ».
      Le genre de mesure moralement juste et généreuse dont personne ne discerne les « effets pervers » à long terme.

      • ranta

        Les effets pervers…
        Moralement c’est insoutenable de refuser le regroupement familial, c’est même un devoir de le favoriser. les effets pervers c’est parce que l’on a bien voulu qu’ils prennent forme, et c’est parce que toute une partie de la classe politique et de l’électorat qui sont bien au-delà d’un simple humaniste mais issus d’un calcul politique qu’ils perdurent.

    • COLRE

      Salut snoopy,

      D’abord, le regroupement familial c’est aussi Chirac, 1er ministre de Giscard.

      Ensuite, ce n’est pas si simple, les immigrés ne repartaient pas au bled…
      En fait, le regroupement familial fut davantage une décision économique et sociale (déguisée en motif humaniste). A une époque où la France avait besoin d’une main-d’oeuvre bon marché et soumise , c’était juste après le choc pétrolier et les débuts du chômage, les immigrés étaient une manne, d’autant plus que les salaires étaient nivelés par ces emplois faiblement qualifiés.

      Mais un homme, adulte, seul, sans femme, sans famille… c’est pas terrible pour l’efficacité du travail, c’est pas terrible pour gérer les frustrations et les misères sexuelles, dangereux pour les femmes et la peur du viol, entre fantasme et réalité, mais en tout cas : risque social.

      Bref ! que voilà qu’elle était bonne l’idée du regroupement familial pour les affaires, le BTP, le patronat, les bas salaires, l’exploitation des clandestins venus dans les valises des migrants, les bientôt femmes de ménage pas regardantes pour le nettoyage des entreprises et des appartements de la classe moyenne et supérieure, les ouvriers peu qualifiés, l’échelle des salaires qui se tasse, qui baisse globalement grâce au chômage, la mise au pas de la culture ouvrière et syndicale, des revendications, des banlieues rouges et des communistes, etc etc etc

      Voilà comment on ouvre la boîte de Pandore… Une folie.

      • snoopy86

        Beaucoup repartaient au bled !

        Le problème est que le regroupement familial n’a pas été géré du tout et s’est traduit rapidement par des arrivées massives notamment au début des années Mitterrand . Georges Marchais avait bien mesuré le problème, mais nos quantiques de l’époque ne voulaient pas prendre en compte les différences culturelles et étaient persuadés qu’un arabe ou un sahélien pouvait s’assimiler aussi vite qu’un italien, un portuguais ou un polonais …

        • snoopy86

          Une autre dont je ne me lasse pas : Jojo-Messerchmitt était lepeniste 😆

        • COLRE

          J’aime bien le « arrivées massives notamment au début des années Mitterrand »… ça vous donne un petit côté « la gauche ouvre grand les portes aux arabes »… 😆
          Sauf, que c’est faux. Pas de chance, hein ? mais nous savons tous que tu es fâché avec les chiffres…

          Pour l’INSEE, que tu aimes bien, je crois : « Le pourcentage total d’immigrés et d’étrangers est resté stable depuis 1975, autour de 13 à 14 % »
          Pour les immigrés (pour les étrangers c’est pareil) :

          1968 : 6,6 %
          1975 : 7,4 %
          1982 : 7,4 % (tiens ? ça ne monte pas sous Mitterrand ?… 😆 )
          1990 : 7,4 %
          1999 : 7,4 %
          2004 : 8,17 % (tiens ? ça augment sous Chirac ?… 😆 )
          2004 : 7,98 %

          • snoopy86

            Pour ce qui est d’être fâchée avec les chiffres je te rappelle le débat où tu t’es piteusement plantée à la suite d’un article de Marianne 😆

            As tu oublié les régularisations massives ?

            Regarde aussi les naturalisations ( 1,4 million en 30 ans et qui ont aussi fait des petits )

          • Léon

            Oui mais Colre attention. Comme le dit Snoopy, tant que le regroupement familial n’avait pas été autorisé, beaucoup, avec la première crise, sont rentrés chez eux. La relative stabilité des pourcentages masque le fait que les travailleurs qui sont rentrés chez eux ont été remplacés par les familles au titre du regroupement familial. Autrement dit jusqu’en 75, les 7,4 % étaient composés uniquement d’hommes jeunes ce qui n’a plus été le cas ensuite. Les derniers chiffres de l’immigration légale donnent plus de 60 % au titre du regroupement familial seulement 7 % pour l’immigration économique, un peu plus de 10 % d’étudiants et le reste en droit d’asile. Cette « stabilité » ne doit pas masquer aussi le nombre de naturalisations qui diminuent d’autant les pourcentages( plus de deux millions entre 95 et 2009 dont presque 70 % en provenance d’Afrique, à peine plus de 10 % d’européens….) Non, c’est un flux, pas une arrivée en une ou deux fois, de 200 à 300 000 immigrants nouveaux par an. Et de ce point de vue on peut renvoyer la droite et la gauche dos à dos.

            • COLRE

              « tant que le regroupement familial n’avait pas été autorisé, beaucoup, avec la première crise, sont rentrés chez eux. »
              ❓ ❓ c’est plutôt imprécis. Où as-tu trouvé ces infos et ces « chiffres » ? moi, je connais plutôt les bidonvilles et les foyers Sanacotra à l’époque. Les rentrées « au bled », voyons, c’était juste pour les plus vieux, les autres, c’était pour aller chercher la famille…
              Je répondais juste pour rire à Snoopy, qui voulait en faire, à tort, une affaire socialiste alors que c’est Giscard/Chirac qui ont fait la boulette, tout seul, comme des grands.

              Ce fut une folie, une catastrophe que l’on paye aujourd’hui et pour laquelle je ne vois AUCUNE solution, car tous les gens concernés aujourd’hui, enfants, petits-enfants, etc, sont FRANçAIS.

              • Léon

                C’est imprécis, oui, mais c’est connu. De toute manière, tu ne peux pas conserver la même proportion d’immigrés en autorisant le regroupement familial s’il n’y en a pas autant qui rentrent chez eux… Je me rappelle la prime au retour de Stoleru (1 million de francs de l’époque ). Je croyais que c’était 1975 mais Wikipedia me dit que c’est 78…

                • snoopy86

                  J’ai toujours attribué la boulette initiale et majeure à Giscard-Chirac, bien d’accord avec toi Colre

                  Mais les quantiques du PS n’ont rien arrangé ensuite avec l’apothéose de la France black-blanc-beur qui s’est terminée dans le car de Knysna ( mais il ne faut pas parler de gogols blacks, c’était donc la faute de Ribèry le gogol chti 😆 )

              • Buster

                Immigration : Le programme « réaliste de François Hollande

                « Réaliste » par rapport à avant au PS. Ce qui voudrait dire qu’avant c’était assez irréaliste.
                .
                – Mais attention aux appels d’air que tout signe d’assouplissement pourrait donner ….. et aux pressions fortes qui s’exerceront à gauche. Pourra-t-il « réalistement » résister à un amendement par ci, une pétition par là ?
                – Un joli miracle du mois de Mai : La reconduite à la frontière qui était indigne sous Sarko 👿 (Hortefeux, Besson, Guéant : Grrrr) est devenue « réaliste » sous Hollande. 😯
                – Combien de grecs (les pauvres) allons nous voir débarquer dans les prochains mois ? Faudrait qu’ils en profitent tant qu’ils sont encore européens.

  • COLRE

    Léon, je reviens en dernier à cette question que tu posais ci-dessus, car c’est la plus compliquée… Celle autour de laquelle je tourne sans trouver d’issue satisfaisante, c’est vrai… Tu prépares un nartic là-dessus, disais-tu hier ? tant mieux, cela pourra encore mûrir.

    D’abord, tu dis :
    « est-il légitime ou pas de réclamer du protectionnisme ? Le protectionnisme étant étendu, j’insiste sur ce point, à la protection des cultures et d’identités républicaines ».

    Là, pour moi, c’est encore clair : il n’y a pas de réponse possible car tu mets ensemble des mots qui ne vont pas « très bien ensemble » (♪♫♪♫♪♫ 😉 ).

    • « protectionnisme » je crois qu’il est réservé à l’économie et au commerce, non ? En tout cas, c’est comme ça qu’il est vécu par tout le monde. Donc, attention à son instrumentalisation. Les gens entendent « protectionnisme économique », ils sont pour, mais sont sommés d’élargir leur accord à la défense de leur culture et de leur identité, alors que ce qui n’est pas la même chose et qu’ils ne veulent pas forcément sauter le pas.

    • « identité républicaine ». Là aussi, ça ne va pas ensemble. La république ne dépend pas d’une identité. Elle a des institutions et elle fait des lois, en accord avec les valeurs de la Constitution. C’est tout. Point d’identité là-dedans, puisque les gens entendent dans « identité », identité « culturelle » et/ou identité « ethnique ».

    Alors ensuite, voilà le gros morceau dur à avaler : qu’est-ce que la « protection des cultures et des identités », et est-il donc légitime de le réclamer ?
    Je dirais oui, mais tout est dans la manière, dans le contenu, dans le respect des valeurs républicaines et humanistes, de la laïcité…

    C’est là que le démagogue rentre par la fenêtre… lui, n’a aucune « manière », c’est fait exprès, il mélange tout, désigne, dénonce, condamne, amalgame, flatte… Quoi, exactement ? ben, que tout pourrait s’arranger dans notre Nation si on restait entre « nous » (qui, nous ?). Ben nous, quoi, c’est clair, les Français (exit les étrangers), et même les Français de souche (exit les immigrés), chrétiens (seriné à longueur de discours), les vrais travailleurs (exit l’envahisseur qui ne vient là que pour profiter de nos aides sociales), ceux qui ont notre « mode de vie » (c’est quoi, ce machin flou et fourre-tout ?).

    Voilà comment une valeur légitime (sauvegarder sa culture, protéger sa population…) peut être dégradée, et même dévoyée, en la jetant en pâture aux émotions de gens qui se sentent agressés, misérables et maltraités. On leur désigne le coupable, soit ils le côtoient, soir ils le voient à la télé, avec les innombrables reportages sur les banlieues ! il est noir, basané, arabe, musulman… brrrrr.

    Tu as lu le rapport Kepel ? Il s’agit de Clichy-sous-bois et Montfermeil, en Seine-St-Denis… Y a-t-il un qqu’un isolé dans sa lointaine province qui n’aurait pas entendu nommer ces lieux ? pas grand monde. Or, il s’agit de… 60.000 personnes en tout, tout compris… poids de la population étrangère ? 33 %…! cette célébrité de l’insécurité et de l’immigration représente 20.000 personnes… femmes, enfants, bébés, vieux compris…

    Voilà, je pense, l’une des principales causes des amalgames : gonfler outrageusement des situations, certes insupportables et à combattre, mais pour en faire du bouc-émissaire attrape-tout, coupable de tout, au niveau national, pour mieux occulter ses échecs et ses errements, et se faire réélire, tout simplement!.
    C’est là où cette démagogie monstrueuse est un danger pour notre pays. Et elle n’apporte en plus AUCUNE solution ! c’est du vent, du vent mauvais, mais du vent.

  • Léon

    Sur « identité républicaine » je t’ai répondu en répondant à Furtif. Le terme est peut-être mal choisi, mais il y a, quand même, pour moi, quelque chose, dans l’adhésion à des valeurs républicaines communes, qui structure une identité. En tous cas une identité d’adhésion…ou d’opposition à des identités qui se structurent autour de valeurs anti-démocratiques !

    La « protection des cultures et des identités républicaines » est alors logique. Elle s’inscrit désormais dans les pays européens dans un combat et dans un rapport de forces dont des lois contre la polygamie, contre la burqua, le voile à l’école sont des expressions. « Protéger les cultures et les identités républicaines », dans mon esprit, est faire de telles lois. C’est imposer la traçabilité des abattages rituels, dénoncer devant les tribunaux les entorses à la loi de 1905 pour le financement des lieux de culte. C’est aussi,( un détail peut-être) faire la promotion de la viande de porc qui est un acquis culturel gastronomique extraordinaire, notamment en Europe.
    Je crois qu’il ne faut plus avoir peur d’affirmer qu’il s’agit d’identités,même si elle sont culturelles, donc acquises.
    Si on est au moins d’accord sur les principes, on peut ensuite discuter de la méthode (cela me rappelle le débat pour ou contre la loi sur la Burqua…).
    Mais les questions de méthodes, (brutales ou pas, diplomatiques ou pas) je trouve, ont quelque fois tendance à obscurcir les questions de fond.

    Pour l’article, on verra. la matière est difficile… 😆

    • COLRE

      Bon… mettons. Je ne suis pas sûre que les lois et coutumes de la république ne contiennent pas l’essentiel de notre identité « à protéger », mais admettons. Je suis complètement d’accord avec ta liste :

      • pas de burqua, pas de mutilation, pas de polygamie, pas de mariage forcé, pas de discrimination homme/femme, pas d’abattages non conformes à l’étourdissement préalable des animaux, etc.
      Là, c’est l’évidence. Des sanctions judiciaires immédiates et fortes. Pas besoin de longs procès… On est dans la « tradition », même pas dans la religion ! les lois républicaines s’appliquent.

      • aucune entorse à la loi de 1905 : application absolue et radicale, toute la loi, rien que la loi. Donc, sont compris là-dedans les signes ostensibles, les abattages rituels et la traçabilité des viandes, les prières dans la rue, la construction des lieux de culte, et je dois en oublier…
      Application rigoureuse, sans état d’âme. Le laissé faire des politiques serait sanctionné (il faut qualifier le délit).

      • Alors, les méthodes… ben, je les souhaite coercitives et radicales. Quand on se fait choper par un radar, on paye. Quand on contrevient à la laïcité : on paye.

      Bon, maintenant, il reste quoi à protéger et à régler ?
      Notre culture ? mais laquelle ? toute la culture française est dans ses valeurs de citoyenneté… Il y a comme tu les cites, des cultures régionales puissantes (Corse, Bretagne, Pays Basque, Antilles…), avec des langues et des traditions prégnantes. On fait quoi ?…
      La culture musulmane est comme les autres, elle fait partie de la république, ce n’est pas « elle » qui doit être combattue mais ce qu’elle traîne avec elle en termes de non conformité avec nos lois républicaines (égalité homme/femmes, athéisme, apostats, droit au blasphème…).

      En revanche, le problème n’est pas là, tu le sais bien. Tout ça, c’est facile à régler… il est ailleurs, là où personne ne peut ni ne veut aller.

      • Léon

        Comment ça il reste quoi à protéger ? Au hasard, la langue, la choucroute, la galanterie, le goût pour la politique, le cartésianisme, la sécu, ce magnifique art de vivre etc… Oh, Français de toujours, vous ne vous rendez pas compte de qui vous êtes !…
        ET puis tout ce que tu as déjà énuméré, mais c’est gi-gan-tes-que et exige une attention constante et des moyens énormes !

        • COLRE

          Pour ce qui est de la défense de la langue, heureusement qu’on a les francophones étrangers ! hors frontières… 😉
          Quant à la galanterie, j’en fais cadeau aux islamistes : qu’ils en fassent bon usage, ce serait déjà une première étape pour les musulmanes…

  • Léon

    Je voudrais quand même préciser que la question de l’islam n’est pas celle qui structure le plus le vote identitaire, (sauf dans certains endroits). Plus fondamentalement la question des délocalisations dans des pays sans protection sociale est ressentie comme un déni d’une culture ouvrière faite de luttes, d’avancées sociales et de solidarités. Il ne s’agit pas que d’argent ou de pouvoir d’achat.

  • Léon

    … mais je suis d’accord que transformer les choses en les exagérant, en les dévoyant n’est pas les résoudre.

  • ranta

    Frontières, frontières. Non COLRE, Sarko n’a pas failli être réélu que grâce à ce mot. C’est toi qui ne veut pas comprendre, d’ailleurs tu rejettes les conclusions de Guilluy car intellectuellement elles ne te plaisent pas; le FN c’est caca prout pour toi, et tu penses qu’il s’agit d’une banalisation de l’extrême droite. Encore une fois, je vais dire mais où habites -tu ? Les gens tu les écoutes ?

    Mais bref, Sarko a manqué d’être réélu parce qu’il y a des gens qui ne voteront JAMAIS à gauche, comme il en est des gens de gauche qui ne voteront JAMAIS à droite. Le second point tient en la personne de Hollande, avec DSK l’élection aurait été plié sans discussion. Hollande, c’est celui qui gagne un concours de circonstances comme aurait dit Coluche. J’entends des personnes qui disent « oh, mais on sera peut-être bien surpris avec Hollande », c’est même pas sûr, les gens en sont réduit à supposer ou espérer qu’il pourrait se révéler… C’est un peu juste pour donner sa confiance, d’autant que l’on sait tous que la crise n’est pas fini et qu’il faudra un vrai leader. Qu’on aime sarko ou pas, il aura au moins montré que durant la crise il savait où il allait et sans paniquer, qu’on soit d’accord ou non avec ses mesures, pour Hollande c’est beaucoup plus flou. A mon sens ce sont ces raisons qui ont permis à sarko d’y croire jusqu’au bout.

    • COLRE

      ranta,

      Bien évidemment que « Sarko n’a pas failli être réélu que grâce à ce mot »…! Où tu as été cherché ça dans mon nartic ? :mrgreen:

      La dame te dit que après les brillantes promesses de 2007 qu’il a tenues aux centristes et aux frontistes sur leurs sujets de prédilection (réduction des dépenses et réduction des immigrés), il est pour le moins cocasse de le voir les convoquer pour de nouvelles promesses sur… l’équilibre des comptes et… la réduction des immigrés !
      Et il est encore plus cocasse d’imaginer les couillons de centristes ou de frontistes repartir la fleur au fusil vers l’isoloir et le bulletin SArko…

      Pour le discours des frontières, je dis que c’est UN EXEMPLE… Ce discours, c’est n’importe quoi, vulgaire, bas, menteur, racoleur…
      C’est indigne d’un président de la république, et c’est en plus dangereux pour le pays.
      Voilà ce que je dis.

      Quant à tes agressions personnelles à mon égard et tes procès d’intention, je te pardonne, je sais bien que tu es vexé d’avoir perdu ta prédiction d’une victoire de Sarko et que tu es hors de toi que soit élu un des socialistes que tu exècres… 😆 😆
      Cool, mec… 😉

      • ranta

        Ah bon, tu te demandes pourquoi il afailli être réélu et tu ne parles que de frontières et ce qu’il y a à mettre dedans et j’ai mal lu. Désolé alors.

        Quant aux attaques à ton égard…. encore une fois j’ai dû mal lire ce que tu écris sur Guiluy… re désolé.

        Quant à sarko et mon dépit 😆 et bien là, c’est toi qui ne sait pas lire non plus ce que j’en ai écrit.

        Plus ça va , et plus tu ressembles à morice !

  • Lapa

    L’analyse des discours de N.Sarkozy est un véritable exercice plein d’intérêt tant il y a dire. Je crois qu’aucun président n’a pu autant dire tout et son contraire lors de ses déclarations officielles. Il faut reconnaître qu’il y a une sorte de paradoxe dans le personnage. Autant il a souvent réussi des trouvailles absolument énormes en terme de communication autant il y a eu lors de ce quinquennat et cette campagne une cohabitation avec des trucs complètement indignes ou totalement ahurissants.

    J’étais scotché par exemple, par son clip de l’entre deux tour où il s’annonçait comme une alternative. je vous jure j’ai sifflé tellement c’était super intelligent. Le discours était simple: je ne suis pas le président sortant, j’ai pas de bilan, simplement depuis un an on vous annonce la victoire inéluctable de la gauche, Hollande est déjà président dans les esprits et les medias, moi je suis l’alternative, bref le refus de ce qui est écrit par les autres. Mais c’est juste énorme, il a faillit réussir à faire croire qu’il incarnait le changement, comme en 2007.

    Ceci étant je ne pense pas que ce soit les discours qui influence les votes des gens. certes, on peut compter 47 fois le mot frontière, mais je doute que les discours des uns et des autres soient véritablement suivis par des gens cherchant à faire leur choix. Par contre les extraits repris dans les medias sont plus souvent écoutés: d’où l’intérêt de répéterd es formules et d’aller à l’emporte pièce.

    Il y a, dans ces réactions étonnées de la gauche de ne pas avoir enfoncé le président sortant, quelque chose qui m’amuse.
    D’abord parce que c’est un classique de la pensée de gauche de considérer que comme son programme est le plus juste, le plus profitable à tous, le plus tolérant, le meilleur pour le peuple; tout le monde hormis les méchant patrons devrait voter en masse pour elle. il y a une certaine naïveté doublée d’un peu d’arrogance (nous on pense juste!) qui se heurte à certaines réalités.
    Ensuite parce que c’est, encore une fois, donner beaucoup d’importance à la pensée mainstream ambiante ou aux fameux sondages en oubliant une fois de plus les invisibles.
    Enfin parce que c’est vraiment rêver que d’imaginer une telle adhésion (plus de 43%) à un personnage.

    Alors pour expliquer cela la gauche souvent sort l’argument bateau: les medias sont aux ordres de la droite, les journalistes aussi, bref, l’électeur qui ne vote pas à gauche est un électeur manipulé. C’est évidemment très discutable; et en plus ça évite de voir là où le bât peut blesser: par exemple que naturellement, les gens ont un penchant de droite pour le libéralisme, l’égoïsme, la compétition, voire la prédation. Ce n’est qu’un début d’exemple que je ne développerai pas ici mais vous voyez l’idée. Et il y en a d’autres.

    Alors il aurait pu être réélu?
    Je pense mais, quelque soit son bilan, il aurait fallu une condition. Le fameux fusible! Sarkozy n’a pas utilisé de 1er ministre fusible comme ses prédécesseurs. Il a donc accumulé la rancœur sur lui seul.
    François Hollande sera bien inspiré de placer ce fusible et rester derrière pour se forger une image rassembleuse et sage. Quelque soit son bilan ce sera indispensable pour 2017.

    • COLRE

      Bonjour Lapa,

      Ses déclarations et ses discours, c’est vrai que c’est juste énorme… Je crois que ça désamorce même la critique normale, car on aurait plutôt envie de lui conseiller une cure de repos dans un service de santé que d’analyser sa « pensée »!
      Alors les journalistes analysent, comme si de rien était, comme si tout ça avait un sens, et censurent un peu, coupent, arrangent, pour cacher le dégât.

      Comme je le dis dans mon article, je ne crois pas que ce ne soit « que » par complaisance de médias « aux ordres », mais aussi par lâcheté, par déférence, par bêtise, par incompétence ou par… civilité, du genre, dans les rédactions : nooon, on ne peut pas lui faire ça… 😯

      J’ai pris en exemple ce discours, mais ils sont tous de la même eau ! et le problème, c’est bien le filtre médiatique. C’est clair pour la déclaration de Bayrou : là, ça a pu faire bouger 1 point vers SArko…
      De toutes façons, c’est le bain médiatique qui compte, par un cas ou un autre.

      Sinon, pour la fin de ton commentaire, je suis d’accord : les convictions de gauche ou de droite sont profondes et les écarts ne sont jamais très forts aux élections entre la gauche et la droite.

      Quant au fusible du premier ministre : absolument, je crois qu’on l’avait dit à l’époque, c’est une ÉNORME boulette de ne pas avoir changé avec Borloo par exemple alors que Fillon était cuit, n’apportait plus rien. Je pense d’ailleurs qu’il a fait qques fautes tactiques (voire stratégiques) qui lui ont couté son élection !

      • D. Furtif

        En effet Colre , je me suis encore fait traiter de Sarkozyste par mon beauf fana de « Bite en Or » car il a appris dans la famille que je déclarais les écarts prévus de 8 à 12% ridicules et ne pronostiquais que du 3à 4%
        Encore une fois c’est la machine électorale de la Vè qui a prévu et organisé cela.
        Je répète , je radote depuis plusieurs jours.
        Les triangulaires inévitables vont faire un max de dégâts .
        Avec le barrage organisé contre Bayrou par l’UMP, Copé fait une ânerie politique, faut-il que l’influence de son nouveau militant Taverne soit importante , pour qu’il suive à ce point des conseils idiots.

        • COLRE

          pauvre furtif ! quelle injure… 😉
          Tu te rappelles peut-être il y a au moins un an : je n’ai jamais cru que DSK passerait. J’avais parié. Il était clair que c’était une créature des médias et de la dite « expertise » économique. J’ai toujours pensé qu’il ne passerait pas l’étape « primaires ». J’ai des amis divers, et je n’en connaissais pas un seul qui aurait voté pour lui. Ce sont les droitistes et centristes qui faisaient gonfler ses cotes dans les sondages (et sa boite de com, bien sûr, omniprésente partout…).
          Ah ! le marketting d’enfer… il a fait plouf ! quand on pense que Sarko avait tout prévu… sauf le Sofitel ! la politique n’est pas une science exacte… Monde cruel… 😆

  • Léon

    Trop fort, Flamby…

  • Buster

    1 article sympa, enfin surtout pour le dessin.
    Hollande cherche à s’inviter au bal, une valse avec Merkel ! Excellent !

  • Léon

    Ah, oui le dessin, génial !

  • D. Furtif

    Si vous y comprenez quelque chose, n’hésitez pas , je suis preneur.
    La même commune au deuxième tour

    Pour le département
    L’examen des trois scrutins de 2002, 2007 et 2012 pose plus de questions qu’ils ne donne de réponse.

  • Léon

    Rien compris, Furtif…

    • D. Furtif

      Nabsolument normal que tu pas comprendre

      Je croyais que les liens enverraient vers la petite commune voisine de la mienne __ Sillars
      Faut que je fais des captures d’écran

  • D. Furtif

    Valà pour le premier tour
    .

    .
    .
    Voilà pour le 2è tour
    .

    .
    L’outil graphique de Libé est vraiment le plus facile d’utilisation