L’Homéopathie ? (1) Jean Brissonnet

Lectures :3346

Pour faciliter la lecture de cet article du Professeur  Jean Brissonnet nous avons choisi d’accentuer sa partition en donnant une lettre à ses chapitres et un chiffre à ses paragraphes .

De plus nous en assurerons la publication en deux fois.

Nous pouvons affirmer sans crainte que beaucoup parmi nous iront consulter son blog__ indispensable . Il répond à de nombreuses questions que nous nous sommes posés ensemble depuis de nombreuses années. Nous n’oublierons pas que nous avons été exclus d’une prétendue plate forme citoyenne pour avoir un peu trop révélé les liens de sa direction propriétaire avec une officine mélangeant une idéologie inquiétante et la vente de produits de nature incertaine, objet de cet article.

Nous ne cacherons pas non plus que nombreux vénérables sur ce forum-là , intéressés et parties prenantes de cette galaxie glauque , ont été très heureux de nous voir éliminés de la manière la plus abrupte qui soit.

Ahh les nouvelles spiritualités !

http://www.pseudo-medecines.org/pages/homeopathie-3605370.html

Nous irons donc du chapitre A => G,en commençant par les chapitres A et B

A-Les bases de l’homéopathie(4)

1- le principe de similitude

2- la dilution

3- la dynamisation

4- la personnalisation

B-L’efficacité

1-Les limites.

2-L’effet Placebo.

3-L’efficacité thérapeutique.

4-L’efficacité théorique :  » La mémoire de l’eau « .

C-La responsabilité médicale.
D-Les autorités
E-La responsabilité des médias
F-L’homéopathie est-elle néfaste ?
G-La situation de l’homéopathie dans le monde
.

Qu’est ce que L’HOMEOPATHIE ?

L’image de l’homéopathie est celle d’une médecine « douce », « naturelle », « traditionnelle ». Elle est perçue comme l’héritière de la sagesse ancestrale et de l’empirisme inspiré de générations d’herboristes, se transmettant au fils des temps les vertus bienfaisantes des plantes de nos campagnes… C’est pourquoi elle est la médecine préférée des écologistes « sentimentaux » (1) . Cette image est d’ailleurs soigneusement entretenue par l’industrie homéopathique. Il n’est pas de reportage sur l’une de ses unités de production qui ne montre des broyeurs engouffrant des montagnes de plantes médicinales.
Passons sur le premier de ces termes, l’utilisation de l’adjectif  » douce  » n’étant là que pour faire paraître  » dure  » la médecine moderne. En fait une technique médicale n’est ni  » dure « , ni  » douce « , elle est, ou n’est pas, efficace. Ensuite, tout est question d’utilisation et de rapport efficacité/risque.
Le qualificatif de médecine naturelle mérite lui, plus d’attention. D’abord parce qu’il s’appuie sur l’inconscient rousseauiste, pour lequel la nature est bonne et les créations humaines mauvaises. Le mythe du bon sauvage a encore frappé ! Peu importe l’éradication de la variole, la disparition de la polio, la maîtrise des maladies infectieuses, les progrès des anticancéreux et des antiviraux. Peu importe la libération des enfants-bulles grâce à l’apport des thérapies géniques. Peu importe que les peuples encore privés, hélas, des progrès médicaux survivent dans des conditions désastreuses avec une espérance de vie deux fois plus faible que la nôtre…
De plus, elle est loin de n’utiliser que des végétaux : broyât d’abeilles, de vers de terre, de puces de chats et de chiens ou de chenilles processionnaires sont aussi au programme. Tout cela évoque plus la caverne de la sorcière que l’herboristerie provençale. Bien entendu, les homéopathes se gardent bien d’insister sur ces détails peu ragoûtants et, dignes héritiers du « médecin malgré lui », transforment le vers de terre en « lambricus terrestris ». « Entendez-vous le latin ? »
D’ailleurs l’opposition médecine naturelle médecine moderne est un faux problème (2). En effet nombre de médicaments actuels sont extraits ou copiés de molécules présentes dans la nature. Depuis l’aspirine, héritière de la décoction de feuilles de saule, jusqu’à l’extrait de pervenches et aux taxoïdes de l’écorce d’if utilisés en chimiothérapie anticancéreuse. Ce que fait le chimiste, c’est extraire la molécule active, la synthétiser, ou en trouver une nouvelle qui présente des groupes fonctionnels équivalents, dans l’espoir d’en éviter les inconvénients (3) , ou de rendre le remède plus efficace.
L’homéopathie est-elle enfin une médecine traditionnelle ? La réponse est claire. L’homéopathie est d’apparition récente (fin XVIIIème ) et elle est le fait de  » l’illumination  » d’un seul homme, ce qui la rattache plutôt à une secte qu’à une tradition séculaire.
Cela nous amène à examiner les bases de ce que l’on doit plutôt appeler une doctrine.
.
A-Les bases de l’homéopathie
L’homéopathie repose sur quatre principes : la similitude, la dilution, la dynamisation et la personnalisation.

.
1-Le principe de similitude.

.

L’homéopathie est issue de l’imagination de Friédrich Hahnemann, ( j’aurais dit Samuel mais ??? Le Furtif ? )né en Saxe en 1755. Il étudie la médecine, mais en abandonne la pratique en 1789, déçu par les résultats qu’il obtient. La médecine de l’époque n’offre que purgations, clystères et saignées. Lui, et c’est tout à son honneur, veut guérir les malades.
Apprenant qu’une décoction d’écorce de quinquina est censée guérir le paludisme, il teste sur lui-même les effets de ce produit. Il ressent alors des troubles qu’il assimile aux symptômes de la maladie. C’est une révélation ! Il en tire la règle de base de l’homéopathie : «  Similia similibus curantur « , les semblables sont guéris par les semblables. Ce qui signifie que tout produit capable de provoquer sur un sujet sain les symptômes d’une maladie est capable de la guérir.
Après expérimentation de multiples drogues et poisons sur lui-même et ses disciples, il publie, en 1819,  » L’organon de l ’art de guérir « , qui deviendra la Bible des homéopathes.
On peut admettre la bonne foi d’Hahnemann, face aux connaissances de son temps. Mais aujourd’hui, les progrès accomplis dans la connaissance des maladies font table rase du principe de similitude. Une maladie se guérit en agissant sur ses causes et non sur ses effets. De plus, aucun médicament réellement actif n’a jamais vérifié le principe de similitude. Imagine-t-on par exemple un antibiotique reproduire sur un homme sain les symptômes de la maladie qu’il guérit ?
Quant à l’amalgame fait de ce principe avec celui de la vaccination ou de la désensibilisation, il est sans fondement. Ces méthodes ont pour but de permettre à l’organisme de développer ses propres défenses face à l’agent pathogène, ce qu’il ne saurait faire face à un produit qui provoque seulement les mêmes symptômes.

.

2-La dilution.

.
Afin d’éviter les ennuis provoqués par l’ingestion de produits souvent dangereux utilisés sous forme brute, Hahnemann procède à leur dilution. Ce principe, né de la nécessité, sera justifié et théorisé après coup.
Hahnemann part d’une solution mère obtenue, par exemple, par macération de graines de café dans de l’eau(5) . Il prend une goutte de la solution mère qu’il mélange à 99 gouttes de solvant (eau ou plus rarement alcool). Il obtient ainsi le dosage 1CH (Centésimale Hahnemanniènne). Il prélève une goutte de cette solution et la dilue à nouveau dans 99 gouttes de solvant (2CH). Et ainsi de suite jusqu’à 30CH (Limite actuelle des préparations homéopathiques). La dilution réelle est donc alors de 10-60 (xCH correspond en effet à une dilution de 10 -2x de solution mère). Pour ceux qui ont gardé un mauvais souvenir de leur professeur de mathématiques, ce chiffre ne signifie rien. En fait, la présentation de ces dilutions par opérations successives bloque toute représentation concrète.
Pour être plus clair, imaginons donc de calculer dans quel volume d’eau il faut diluer, en une seule opération, la fameuse goutte initiale de teinture mère… Supposons qu’une goutte fasse 3 cg, c’est-à-dire 0,03g, soit un volume d’environ 0,03 cm3 ou encore 3.10-8 m3. Il faut maintenant multiplier par la valeur de la dilution pour obtenir le volume de solvant nécessaire. Ce qui donne : 3 10-8 .1060 = 3 1052 m3. Soit un cube de 3,11 1017 m de côté.
Si vous avez tenu bon jusqu’ici, voici venu le moment où tout va s’éclaircir. En effet sachant que la distance de la terre au soleil est d’environ 1,5 108 km, soit 1,5 1011m, on comprend donc que le volume de solvant nécessaire à la dilution immédiate permettant d’obtenir une solution 30CH est, celui d’un cube dont l’arête est d’environ 2 millions de fois la distance de la terre au soleil…Est-il besoin d’ajouter des commentaires ?
Pour ceux que cet argument pour le moins massif n’aurait pas totalement convaincus, ajoutons en un autre. Tout élève qui est passé, ne serait-ce que près du radiateur, dans une classe de chimie de lycée, se souvient du fameux nombre d’Avogadro. Ce nombre, aux allures magiques, (6,023 1023) représente le nombre de molécules vraies existant dans une mole. Or, à la première dilution, on ne garde que 1/100 des molécules (10-2 ), ce qui signifie qu’au delà de 10-24 (12CH), il ne reste aucune molécule de la solution initiale, d’autant que la goutte de départ était loin de contenir une mole, et que la solution mère elle-même était en grande partie constituée de solvant. En fait on doit considérer que toute dilution supérieure à 8 ou 9 CH ne contient plus rien.
Alléguer que la connaissance de la matière n’est pas achevée n’est que mauvaise foi et incompétence. Les physiciens ont en effet, depuis longtemps, franchi la barrière de la molécule et de l’atome, pour répertorier les particules élémentaires, et ils voguent aujourd’hui gaiement dans l’antimatière. Pourtant, ni l’un ni l’autre de ces domaines ne peut intervenir au niveau d’une banale réaction biochimique.
En résumé, le médicament homéopathique ne contient « rien ».
Dans le dossier « L’homéopathie au banc d’essai » publié en juin 1998 par « La Recherche », Annette Millet nous décrit en détail le processus de fabrication des granules et nous montre qu’il n’a rien à envier à ceux des plus grands laboratoires pharmaceutiques. Il ne manque que l’analyse du produit fini, le « rien » n’étant pas dosable.
Nous voilà rassuré, les produits homéopathiques ne contiennent « rien », mais ce « rien » est fabriqué avec le plus grand soin !
Ne quittons pas ce domaine sans nous pencher sur l’intéressante technique de dilution Korsakovienne, mise au point par Siméon Korsakov, général russe dans les années 1830, et récemment réintroduite en France pour cause d’harmonisation européenne. La description de la méthode se suffit à elle-même. Remplir un flacon de teinture mère. Le vider. Ce qui reste sur les parois est censé représenter 1/100ème du volume initial. Remplir d’eau, agiter et vous avez la première korsakovienne (1K). Vider à nouveau, remplir d’eau, agiter et vous avez la dilution suivante. On peut aller ainsi jusqu’à 50 000 K ou 100 000 K et c’est donc ce qu’on pourrait appeler « l’eau de rinçage final » qui est utilisée à des fins thérapeutiques.
On croit rêver !
.
3-La dynamisation

.

On ne peut tenir grief à Hahnemann d’avoir ignoré des barrières théoriques inconnues à l’époque, et il a perçu d’ailleurs les objections que pouvaient entraîner de pareilles dilutions. C’est pourquoi il indiqua qu’à chaque opération le flacon devait être secoué (comme Orangina), une fois d’abord, puis deux fois à la seconde dilution et ainsi de suite…
Donc, pour pallier l’absence (admise) de matière active, au cours de la dilution, à chaque étape, on secoue vigoureusement le mélange et c’est cette « succussion » qui imprime dans le solvant une trace, une information, qui se transmet tout au long des dilutions. Le granule serait un médicament « informationnel ». Personne ne sait vraiment ce que cela veut dire et aucune explication tant soit peu raisonnable n’a jamais été fournie à ce sujet.
Un ouvrage, intitulé « Théories des hautes dilutions et aspects expérimentaux » est paru en septembre 1996 sur ce sujet. En faisant appel à des notions de « trous blancs » et à des particules nommées « hyperprotons », il prétendait expliquer l’action des dilutions homéopathiques. L’ennui est que ces nouvelles entités sont inconnues des physiciens. Il faut être bien naïf pour croire qu’on puisse faire, dans ce domaine, la moindre avancée sérieuse sans des moyens considérables (accélérateurs de particules) qui ne sont même plus à l’échelle d’une seule nation. Le mythe du petit génie qui, sans moyens, rivalise, avec les plus grands chercheurs, ne peut concerner le domaine de la structure de la matière. A la lecture de cet ouvrage, le Pr. Claude Hennion, chercheur à l’Ecole supérieure de physique de Paris, a déclaré : » Il s’agit d’un livre destiné à égarer son lecteur, car, pour un scientifique, il est totalement incompréhensible (…) Soit il s’agit d’un canular, soit les quatre chercheurs sont complètement fous(6). »
Notons au passage que pour les purs homéopathes, plus c’est dilué, plus c’est dynamisé, et donc plus c’est actif…
.
4-La personnalisation

.
« L’homéopathie soigne des malades, pas des maladies » et c’est pourquoi le traitement proposé dépendra du sujet autant que de la pathologie. C’est le gros argument de la médecine « de terrain » qui permet de traiter des biens portants, pour prévenir des maladies qui ne se sont pas encore manifestées, et qui, grâce à elle, ne se manifesteront jamais!
A la base de ce principe, l’idée que la maladie dépend des prédispositions de l’individu. A cela, rien à redire, et les découvertes de la génétique sont là pour en attester. Oui ! Les hommes naissent inégaux devant la maladie.
Passons pudiquement sur les notions anciennes des homéopathes (hérédité tuberculinique ou syphilitique, caractères fluoriques ou carboniques, miasme, spsores…etc…).
En fait les homéopathes raisonnables reconnaissent une centaine de tempéraments liés à des pathogénésies (symptômes sur l’homme sain) de médicaments dits « de fond ». Ainsi on est, par exemple, sulfur, arsenicum, lacheris ou pulsatilla. Pour poétiques que soient ces appellations, elles n’ont rien à voir avec les tendances réelles, beaucoup plus complexes, que l’on sait maintenant liées à des caractères génétiques (système HLA), et qui prédisposent à certaines maladies (on parle de gène de susceptibilité). En fait, la science dans son avancée ouvre des voies insoupçonnées, elle ne vérifie jamais les anciennes croyances. Ainsi, les chimistes, qui synthétisent chaque jour de nouvelles molécules, n’ont jamais trouvé la pierre philosophale, pas plus que les astrophysiciens ne justifient l’astrologie.
La seule chose que l’on peut porter au crédit des homéopathes est que, par ce biais, ils se sont toujours autant intéressés au malade qu’à sa maladie. Ce que n’ont pas toujours fait beaucoup de leurs confrères pressés par les contraintes de leur réussite sociale.
Est-ce suffisant pour faire oublier le reste ?
L’homéopathe va s’enquérir de la sensibilité au froid, à la lumière, noter la couleur des cheveux et procéder à un interrogatoire psychologique. Le patient est-il indécis ou volontaire, désordonné ou organisé etc. Cet aspect de la pratique homéopathique est pour beaucoup dans son succès. Non par les conséquences directes qu’elle engendre sur une prescription de toute façon inactive, mais par l’attention que le médecin va porter à son patient, par la compassion qu’il va manifester à son égard et surtout par le temps qu’il va passer en sa compagnie.
On comprend pourquoi l’homéopathie est un placebo particulièrement actif. Sans doute certains praticiens, stakhanovistes de la médecine, devraient-ils s’en inspirer !
De plus les traits de la personnalité du patient dont l’homéopathe va s’enquérir (caractère, comportement, habitudes…), s’ils peuvent donner l’illusion au malade qu’on personnalise son cas, n’ont bien souvent aucune pertinence, et sont sans rapport avec les causes et le diagnostic de la maladie. Ils permettent seulement à l’homéopathe d’exploiter la classification des tempéraments citée plus haut, classification mythologique fixée une bonne fois pour toute et ne reposant sur rien de scientifiquement démontrable et reproductible.
Nous venons de voir que les principes de base de l’homéopathie sont sans conteste indéfendables, à la lumière des connaissances d’aujourd’hui. Et pourtant on peut prévoir le commentaire de ceux qui y croient  » dur comme fer  » : Et pourtant ça marche…!
.
B-L’efficacité

.
1-Les limites.

En fait l’efficacité de l’homéopathie est reconnue comme très limitée par les homéopathes eux-mêmes. Ainsi le Dr. Horvilleur dans son ouvrage  » 101 conseils pour se soigner par l’homéopathie « , conseille avant tout de se poser la question:  » Est-ce que votre cas relève bien de l’homéopathie ? ». Car indique-t-il l’homéopathie  » guérit toutes sortes de maladies « …à condition qu’elles ne soient pas de nature lésionnelles ou mentale, et qu’il ne s’agisse pas d’une pathologie grave. Quel aveu ! L’homéopathie est la médecine des  » biens portants qui s’ignorent (7) « . Sur ceux-là, indiscutablement, elle fait des merveilles.
Pourquoi ?
.
2-L’effet Placebo.

.
.Autrefois tout était simple. D’un côté, il y avait le corps, qui était le domaine du médecin. De l’autre, l’esprit qui relevait du psychiatre ou du prêtre.
En découvrant la chlorpromazine, le premier psychotrope, Henri Laborit met fin à cette dichotomie. L’esprit est lui aussi le siège de réactions biochimiques, et ce sont des actions et recaptures des divers neurotransmetteurs (acetylcholine, noradrénaline, dopamine, sérotonine, etc…), qui déterminent nos humeurs. Poursuivant ses recherches, il élabore une  » nouvelle grille  » de lecture de l’homme, la biologie des comportements(8) . L’esprit peut agir sur le corps : c’est l’avènement de la psychosomatique. Le stress peut ulcérer l’estomac ou induire des calculs, et réciproquement, le mental peut guérir : c’est l’effet placebo.
Sans insister sur ces sujets bien connus (et même parfois mis à toutes les sauces…), indiquons que les études les plus récentes montrent que l’effet placebo est capable de guérir(9) dans 20 à 80% des cas, suivant les pathologies.
Ce qui a pour conséquence que, depuis quelques années, un médicament n’est reconnu, et par là même ne reçoit son autorisation de mise sur le marché (AMM), que s’il fait la preuve de son efficacité par un essai en double aveugle en trois phases(10) contre placebo.
Dans un essai en double insu ou double aveugle(11), non seulement le médicament à tester et le placebo sont présentés de façon identique au patient, mais le médecin prescripteur et ceux qui sont chargés de collationner les résultats ignorent la nature du produit, qui est repérée par un code secret détenu par une autre équipe.
Comme nous allons le voir si les préparations homéopathiques avaient dû subir un tel essai, aucune n’aurait reçu son AMM.
Pour juger de l’efficacité d’un remède deux voies sont possibles. La première consiste à faire  » in vivo  » des essais thérapeutiques, même si l’on ignore le mécanisme de l’action. La seconde, à montrer  » in vitro « , l’efficacité théorique d’un produit, puis à en tirer, si possible, un médicament actif et supportable.
Les homéopathes se sont efforcés de faire leurs preuves par les deux voies.
.
3-L’efficacité thérapeutique.

.
.La littérature homéopathique, financée en sous main par les laboratoire pharmaceutiques, ainsi que les hebdomadaires naturo-bébête pour ménagères de moins de 50 ans, regorgent de pseudo-essais miraculeux faits par de pseudo-chercheurs homéopathes. Aucun, disons le clairement, n’a jamais pu être reproduit par des chercheurs indépendants, dans des conditions méthodologiques satisfaisantes. Or la reproductibilité est la base incontournable de la rigueur scientifique.
Précisons bien les choses.
Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, il n’existe pas de science « officielle ». Seuls les pays de l’Est, au temps de leur splendeur, utilisaient cette pratique et on sait où cela les a conduit(12) .
Lorsqu’un chercheur réalise ce qu’il pense être une avancée dans son domaine, il propose à un journal scientifique international reconnu(13) de publier ses découvertes sous forme d’un article. De ces fameuses  » publications  » dépendra d’ailleurs, la renommée et la carrière future du chercheur. Un comité de lecture indépendant, formé de scientifiques de haut niveau, examine l’article, effectue éventuellement une enquête, et décide, ou non, de publier. Ensuite, et c’est le plus important, tous les laboratoires travaillant sur le même thème, vont évidemment refaire les expériences et en vérifier la validité. Si la publication est franchement  » bidonnée « , la carrière du chercheur est compromise, dans le cas contraire, tous vont utiliser ces résultats pour poursuivre ou réorienter leurs propres recherches.
C’est ainsi que progresse la science, par avancées successives et par un auto-contrôle de tous sur chacun. Et c’est à la lumière de ce mécanisme, le seul qui prémunisse des illuminés et des charlatans, que l’on peut examiner les tentatives de justifications de l’homéopathie.
La première tentative d’essai thérapeutique réunissant, semble-t-il, une méthodologie satisfaisante pour l’époque, a été réalisée sous le III ème Reich. En effet, le côté  » pureté  » et  » retour à la nature  » du national-socialisme avait trouvé dans l’homéopathie, une thérapeutique à sa mesure. C’est Rudolf Hess qui charge le Dr Fritz Donner, homéopathe lui-même, de superviser une vaste expérimentation qui, soyons francs, se voulait objective. Les essais menés sur une vaste échelle seront interrompus en 1939. Après la guerre c’est Fritz Donner lui même qui regroupera et résumera les résultats. Il écrira, citons le, que  » l’on n’a pas réussi à obtenir un succès quelconque que l’on puisse porter au crédit de la méthode homéopathique…malgré les efforts déployés « . Bien entendu, aucune revue homéopathique n’a accepté de publier ce texte.
Divers essais furent ensuite effectués, en Autriche, en Grande Bretagne et en France. Aucun ne se révèle probant ni rigoureux .(14)
Sautons donc directement au mémorable essai réalisé entre 1985 et 1987 à l’instigation de Georgina Dufoix.
Le 13 décembre 1985 dans une conférence de presse, la ministre Gardoise de la santé, pratiquante convaincue de l’homéopathie, annonce trois mesures qui allaient constituer ce que le Pr. Minkovski, pourtant adepte d’une médecine  » aux pieds nus « , allait nommer  » le scandale du siècle « .
Premièrement, un essai en double aveugle allait être effectué sur l’action de deux produits homéopathiques.
Deuxièmement, une commission serait constituée pour établir un programme d’enseignement de l’homéopathie et de l’acuponcture.
Troisièmement, une fondation sur les thérapeutiques alternatives serait crée, disposant pour dispenser ses soins d’une clinique particulière.
En entendant cela sur les ondes(15) , beaucoup pensèrent que notre ministre, sentant les élections prochaines, venait de sortir sa canne à pêche aux voix. L’affaire fut prise avec moins d’humour dans les milieux médicaux. En effet, si tous applaudissaient à la première mesure, nul ne comprenait comment il était possible d’enseigner et de pratiquer officiellement une technique qu’on se préparait à valider. En fait le lobby homéopathique avait vu dans l’accession d’une de ses fidèles à ce poste-clef, l’occasion rêvée de se faire enfin reconnaître. Bien encadrée par ses conseillés homéopathes, Mme Dufoix se préparait à  » mettre la charrue avant les boeufs « .
Malgré les oppositions qui se manifestaient de toutes parts, la Ministre fit préparer les décrets concernant les deux dernières mesures et mit en place la commission responsable de l’essai. Cette commission fut constituée de cinq membres liés à l’homéopathie et d’un statisticien. Le Pr. M F Kahn, dont nous parlerons plus loin, fit acte de candidature. Il fut éconduit. Il ne fallait point  » d’empêcheur d’évaluer en rond « .
Aux élections de mars 1986, les électeurs vont renvoyer Mme la Ministre à ses chers granules. Son successeur rapportera immédiatement les arrêtés relatifs à l’enseignement et à la fondation mais, sagement, laissera se poursuivre l’essai thérapeutique.
Les résultats de cet essai seront publiés en mars 1988 dans The Lancet. Il a consisté à tester l’action d’Opium et Raphanus sur le rétablissement du transit intestinal après une opération intra-abdominale. Il a été choisi par les homéopathes eux-mêmes à la suite de résultats « remarquables » publiés par le Pr. Chevel (qui fait d’ailleurs partie de la commission) en 1992 (Bobigny) et le Pr. Aulagnier en 1993 (Vienne). Six cents patients de douze hôpitaux ont été repartis en quatre groupes, recevant respectivement : opium + raphanus, opium + placebo, Deux placebos et rien (groupe test). Les résultats n’ont montré aucune distinction notable entre les quatre groupes .(16)
Les membres homéopathes de la commission seront bien obligés de signer le compte rendu de l’essai. Ils feront seulement préciser que cet échec ne peut être généralisé à l’ensemble de l’homéopathie.
On peut penser qu’ils n’auraient pas fait preuve de pareille modestie si l’essai avait été concluant.
Plus récemment, le 20 septembre 1997 une méta-analyse paraissait dans « The Lancet », concluant à une légère supériorité de l’homéopathie par rapport au placebo. Un doute s’insinuait déjà dans les esprits en apprenant qu’elle « émanait d’une agence germano-américaine connue pour son adhésion aux thèses homéopathes, subventionnée par les industriels du secteur(17)  » . De son coté, l’hebdomadaire « New Scientist » observait : « Cette agence ne subsiste que grâce à l’examen de telles thérapies. Il serait donc étonnant de la voir publier un rapport affirmant qu’il n’existe rien méritant d’être examiné ».
Cette méta-analyse a fait l’objet d’un article élaboré collectivement sous la responsabilité de Jean-Pierre Noiry dans la revue « Prescrire »(18) . Il rappelle d’abord que les précédentes études avaient amené à conclure :  » Rien ne permet d’affirmer que les médicaments homéopathiques ont une action thérapeutique spécifique. Ils peuvent, au mieux, avoir un intérêt, comme d’autres placebos, chez certains patients et pour certaines affections placebosensibles… »(19) Et il poursuit :  » La publication récente de la méta-analyse américano-allemande dans le Lancet ne change rien à cette conclusion. Tout au plus conduit-elle à s’interroger fortement sur les limites scientifiques de certaines « méta-analyses’ et de celle-ci en particulier.
Quel crédit accorder à l’amalgame de résultats concernant des situations cliniques aussi variées que l’asthme, la cystite, les douleurs de l’accouchement, le colon irritable ou les verrues ? (…) Quelle est la cohérence scientifique de la mise sur le même plan d’essais de méthodologie acceptable, dont les résultats sont globalement négatifs, et de la multitude de petits essais de méthodologie incertaine. Comment expliquer que l’analyse détaillée de bon nombre d’essais inclus dans la méta-analyse américano-allemande a fait conduire à l’absence de différence statistique entre médicaments homéopathiques et placebo, alors que les auteurs de la méta-analyse retiennent, eux, l’efficacité spécifique du traitement homéopathique ? »
Enfin les auteurs concluent : » L’homéopathie pose aujourd’hui sans doute plus de questions sociologiques ou économiques que de questions strictement biomédicales. Encore faut-il rester rigoureux dans l’approche scientifique des questions médicales posées, et ne pas accepter la dérive médiatique superficielle de l’analyse des données »
Une fois encore la montagne a accouché d’une souris !
.
4-L’efficacité théorique :  » La mémoire de l’eau « .

.

De nombreuses tentatives de justifications théoriques de l’action des hautes dilutions ont été tentées, (toujours dénoncées pour des raisons de méthodologie), en particulier par le Dr Benveniste de l’unité 200 de l’INSERN.
Nous ne relaterons ici que la tentative la plus significative et la plus connue, car elle a débordé le cadre scientifique et laissé dans les esprits une trace, hélas, indélébile :  » la mémoire de l’eau « .
Le 30 juin 1988, le grand hebdomadaire scientifique britannique  » Nature « , publie une communication du Dr Benveniste et de ses collaborateurs. En fait le comité de lecture qui avait l’article depuis deux ans, était réservé. Il finit tout de même par autoriser la publication moyennant un droit de vérification. Une commission d’enquête sera envoyée pour assister aux expériences et vérifier la validité des résultats. Elle se présente à l’INSERM le 4 juillet. Elle est composée de deux scientifiques et de l’illusionniste James Randi ( celui qui a démasqué le célèbre « tordeur » de cuiller Uri Geller). La présence de Randi se justifiait par le soupçon de fraude qui planait déjà sur des expérimentations effectuées par la même équipe en Israël (Voir Science et Vie de mai 1989).
Les expériences portent sur la dégranulation des basophiles humains par des dilutions infinitésimales d’immunoglobulines de chèvre. Ceci afin de prouver que les hautes dilutions non seulement n’affaiblissent pas l’action des immunoglobulines, mais au contraire l’amplifient. Et comme nul ne conteste qu’à de telles dilutions il ne reste plus de produit actif, c’est que l’eau en a  » gardé la mémoire « .
Pendant cinq jours, les expériences auront lieu sous l’œil vigilant des experts. C’est un échec total. Le 28 juillet  » Nature  » publie un rapport sous le titre :  » Les expériences sur les hautes dilutions sont illusoires  » et plus tard il y aura même des accusations de fraude (Nature du 27 octobre 1988 p 763).
Depuis, l’INSERM a fait le ménage à l’unité 200. Le laboratoire Boiron a fini par « lâcher » son encombrant poulain, le Dr Benveniste, qui s’est trouvé d’autres raisons pour jouer son rôle de génie persécuté.
Et pourtant, d’autres tentatives toutes aussi vaines ont eu lieu et auront encore lieu, tant l’enjeu économique est grand.
Edifiée sur des bases inconsistantes, l’homéopathie n’a donc jamais fait la preuve de son efficacité, ni théorique ni pratique. Et pourtant il reste encore à désamorcer une dernière cartouche, et non des moindres ! Si l’homéopathie n’était pas valable, nous dit-on, elle ne serait pas pratiquée par des médecins, pourvus de diplômes officiels d’homéopathes.
Voyons ce qu’il en est vraiment

Notes

1Ceux qui font, par exemple, campagne pour l’interdiction du chlore au risque de condamner à mort des millions de gens qui, en Inde ou au Bangladesh, n’ont pas les moyens de s’offrir les procédés « propres » de dépollution de l’eau offert par l’industrie occidentale. Mais ceci est une autre histoire…

2 Ainsi, il existe à l’Université de Tours une unité de recherche qui traque de par le monde toutes les pistes qui, des fleurs de Bach aux plus exotiques médecines traditionnelles, pourraient mener à un médicament nouveau.

3 Exemples de l’inconvénient des produits  » naturels « : en aromathérapie (très à la mode), on utilise l’huile essentielle de romarin de Provence, qui contient effectivement un excellent tonicardiaque, mais aussi un alcaloïde terriblement toxique pour le foie. De même, l’huile essentielle de sauge, dont l’effet somnifère est incontestable, stimule par ailleurs la sécrétion d’oestrogènes, pouvant entraîner, à long terme, l’apparition de cancers hormono-dépendants.

4 Références :  » Mieux connaître l’homéopathie  » de Michel Rouzé. Ed La Découverte. On pourra aussi consulter :  » Au cœur de l’Extra-Ordinaire  » de Henri Broch, Ed l’Horizon chimérique, 17 rue Roger Allo 33000 Bordeaux, qui présente une enquête sur l’ensemble des phénomènes paranormaux ou occultes.

5 Ce qui donnera Coffea, souverain contre les insomnies, puisque, principe de similitude dixit, le café empêche de dormir un homme sain. Défense de rire !

6 Cité par « Science et Vie« , avril 1997.

7 Pardon au Dr Knock.

8 Voir  » La nouvelle grille  » et  » L’éloge de la fuite  » Ouvrages d’Henri Laborit, Ed Gallimard.Folio

9 Votre maladie ou celle de votre chien qui est le reflet de votre inquiétude.

10 Phase I : Toxicité. Phase II : Mode d’administration. Phase III : Preuve de l’efficacité par essais contrôlés. Phase IV : surveillance après commercialisation.

11 C’est ce que l’on appelle un essai contrôlé.

12 Exemple l’affaire Lyssenko : Grand responsable de la biologie en URSS de 1937 à 1964, Lyssenko à rejeté les résultats de la génétique, car il estimait que la théorie du gène comme déterminant héréditaire invariant au travers des générations était contraire aux postulats de l’idéologie officielle.

13 The Lancet, The new England Journal of Medicine… pour la médecine, Cell, Sciences, Nature… pour la biologie.

14 Tous ces essais sont répertoriés et analysés dans l’ouvrage dirigé par JJ Aulas (Psychiatre, Pharmacologue et diplômé de l’école Française d’homéopathie):L’homéopathie, Ed. Roland Bettex 1985.

15 Où quelque temps avant, on avait entendu Mme Dufoix fraterniser avec Rika Zaraï, alors grande prêtresse des bains de siège et autres remèdes de  » bonnes femmes « .

16 Plutôt un petit désavantage aux deux groupes recevant l’homéopathie, mais la différence est inférieure à l’écart type, donc sans signification.

17 « Médecine : l’ère du rien« . Fabien Gruhier. « Le Nouvel Observateur » 19-25 février.

18 « Evaluation de l’homéopathie (suite) », janvier 1998.

19 « Homéopathie, actualisation 1995 du dossier d’évaluation« , J.J.Aulas, « 
Prescrire« , 1995 ; 15(155) : 674-684.

.

Une courte vidéo très éclairante pourtant

18 comments to L’Homéopathie ? (1) Jean Brissonnet

  • D. Furtif

    Pour accompagner Zoélie dans son entreprise , j’ai pensé qu’un retour aux fondamentaux ne serait pas superflu.
    Certains parmi vous se rappelleront sans doute les moments épiques où espérant rencontrer des soutiens chez les gens sensés nous nous lancions sans précaution dans la lutte contre les fakirs sur le forum citoyen.
    C’était il y a 5 ans .
    Qu’avions nous fait! 🙄
    Toutes la meute des sorciers fakirs gourous épiciers thérapeutes et petits malins ayant surtout besoin d’une plateforme soit pour satisfaire leur égo soit pour y déposer leur camelote de propagande religieuse ou/et politique se sont alors ligués contre nous .
    Ça nous a fait une singulière Union sacrée.
    Le plus habile et le plus déterminé à nous éliminer fut bien le propagandiste citoyen, celui pour qui l’éthique valait moins que le tiroir caisse.
    .
    Bref , nous fûmes viré de Maboul et DISONS fut fondé.
    .
    Il nous restait à poser les fondements de ce qui nous opposait à ce petit commerce. Expliquer et décrire ce qu’est l’HOMEOPATHIE d’une manière un peu plus sérieuse que ce que nous n’avions fait que par bribes au cours d’une quinzaine de mois.
    J’ai trouvé un texte , je l’ai même trouvé plusieurs fois. J’ai entrepris une correspondance avec plusieurs site pour obtenir la permission de le reproduire et …à la fin …j’ai trouvé le blog de son auteur.
    Alors j’ai fait comme pour moi
    C’est clair
    C’est même lumineux
    Mais c’est un peu long
    Alors je l’ai découpé en deux morceaux.
    L’auteur s’appelle Jean Brissonnet , il continue son combat contre les imposteurs et les charlatans sur son propre blog Les pseudo-médecines et autres désinformations
    .
    Ici, sur Disons, nous sommes convaincus qu’il y a de l’honneur à faire écho à de tels messages

  • Je confirme que l’on apprend beaucoup de choses sur l’excellent blog de Jean Brissonnet. Pour compléter, voici une vidéo du Pharmachien qui explique comment fabriquer soi-même ses spécialités homéopathiques à la maison.

    • D. Furtif

      OUAFFFFFFFFFF je meurs de dépit. 😕 😕 :mrgreen:
      V’là ty pas que la Zoélie me crame mes effets
      J’avais trouvé cette vidéo mais je prévoyais de ne l’offrir qu’après demain.
      M’en fous je la remettrai quand même. 😕
      .
      Je vous jure que la vie n’est pas facile.
      C’est pas à Morice qu’on ferait un coup pareil.Lui au moins il a des adeptes bien comme il faut.
      .
      Mais pauv’de moi.
      Quand t’es pas gourou , t’es pas gourou.
      .
      Alors Ranta t’es reviendé?
      .

      • ranta

        Non, toujours pas reviendu mais j’ai trouvé vite fait une connex. Mais je peux pas rester je me fais engueuler : « comment ? même là tu peux pas t’en empêcher! »

      • ranta

        M’ouais, c’est le moment d’utiliser tes pouvoirs pour cadrer Zoélie, hein ! :mrgreen:

        • D. Furtif

          Pas de problème au contraire Zoélie
          Il est flatteur de t’avoir rencontré sur ce site , toi qui depuis longtemps et avec quel adresse lutte contre les charlatans.
          Il se trouve que les vrais scientifiques sont beaucoup plus rigolos que les imposteurs…
          .
          Les seuls qui me mettent en colère sont ceux qui sous couvert d’un sérieux pontifiant servent de flanc garde à tous ces gourous et Fakirs.
          Nous avons eu Léon et moi à en rencontrer beaucoup sur Maboul.Vraiment beaucoup.
          je peux même t’apprendre qu’un de ces égocentriques inconséquent a été à la base de ma rencontre avec Léon.
          J’admire encore l’adresse de sa manœuvre qui voulait m’associer à ses dérives .

  • Sur son blog, Jean Brissonnet explique aussi comment un pseudo-débat organisé par la MGEN lui a donné la colère et la motivation pour écrire son troisième livre qui vient de paraître. En fait de débat contradictoire, la MGEN s’est contentée d’offrir une tribune aux promoteurs des pseudo-médecines. Honteux !

    • Lapa

      ah mais c’est souvent le cas, les tribunes libres aux promoteurs de charlataneries (et vendeurs de quelques bouquins) c’est régulier. Dans un autre domaine l’autre jour y’en avait un sur France Info qui se posait entre vieux sage et lanceur d’alerte indépendant. Et j’avais encore en mémoire la liste de toutes ses casseroles. Il vendait son bouquin et son adhésion à son site internet devant un journaliste qui servait la soupe.
      business is business

    • D. Furtif

      Ahhh ça les pseudo débats chez les enseignants , ça me rappelle toujours les tables rondes avec présence obligatoire , et non intervention dans les débats dont les conclusions étaient publiées dans la presse la veille 😈
      .
      Il n’y a pas comme les quantiques de ce milieu là ( branche enseignante de la CFDT le SGEN) pour faire avancer le remboursement des cierges.

  • ranta

    La mémoire de l’eau…. Dans ma hiérarchie du charlatanisme ça reste mon tour de magie préféré. C’est bô, toute cette eau qui garde tout en mémoire. Ce liquide qui aujourd’hui est exactement le même depuis qu’il est apparu sur terre. Recyclé en permanence depuis ses origines selon le même processus immuable : pluie , filtrage, évaporation, pluie, etc……. Rhôlala imaginons donc qu’elle contient en son sein toute l’histoire de la terre, et toute celle des zommes, mais elle a une particularité : celle d’ignorer les traces de plûmes de canards, de poissons crevés, de gazole de bateaux, d’égouts se déverseant dedans… m’enfin, c’tun miracle.

    • Lapa

      sans compter tout le pastis qu’elle a pu connaître….

      perso l’autre jour j’avais dû tomber sur celle qui s’est faite marchée dessus y’a 2000 ans. impossible de rentrer dans le bain.

      • ranta

        Ah oui, j’aime ces apéros champêtres ! Vider une bouteille de ricard en amont et inviter les potes à se beurrer en aval…

      • ranta

        Ah mon avais c’est ce qui est arrivé à MLP lorsqu’elle a plongé dans la vide. La piscine n’était pas vide mais remplie de cette flotte d’il y a deux mille ans :mrgreen:

    • D. Furtif

      Évidement cette petite et géniale vidéo est adressée à un de nos bons amis qui nous reprochait de ne pas nous associer à sa revendication de Nenquête indépendante au sujet d’une fumisterie à laquelle il était tellement accroché qu’il en est devenu depuis un des principaux promoteurs.
      .
      Eh bien t’en voilà mon gars de la Nenquête indépendante

  • Léon

    Super article, vivement la suite !