J’écrirais bien sur Disons, mais…

Lectures :3340
L’autre soir mon agent, comprenez mon attachée de fesse,  toujours à la recherche de bénéfices potentiels et putatifs à engranger à partir de mes dons supposés pour la scribouille, m’a dit sans prévenir, en posant son gin-tomate :
« Pourquoi n’écrirais-tu pas pour « disons.fr » ?

Et c’est vrai que, bien qu’abrupte, la question faisait sens.

Un type comme moi, qui vivait confortablement de ses précédentes apparitions scripturales sur des sites autrement lucratifs ne pouvait-il pas, à l’approche de la Toussaint, faire un geste un peu chrétien, altruiste, sortir de sa petite personne et des hauts de page en référencements Google, pour considérer le fond des choses (sans pour autant y tomber )? Pour prendre le sujet sous un vocable plus marxiste, tel que mes professeurs méritants me l’enseignaient au soir des années 70 : « pourquoi ne louerais-tu pas ta force de travail à ce site, vu que nous sommes au monde, et que l’ipséité du Soi n’est rien en regard de la transsubstantiation de l’étant en tant qu’il est là ? »
La question méritait bien un cigare, voire deux, lesquels appellent le Brouilly comme le manifestant génère le CRS, c’est bien connu.
Mais je devais, à titre liminaire,  me débarrasser d’un postulat préalable passablement Piffardien : « j’écrirais bien sur Disons, mais je n’ai rien à dire ».
Oui, parce qu’enfin, dire quoi ?
Mon chauffeur, qui essaie courageusement de faire le plein de mes limousines pendant que je relis Kierkegaard, m’avait soufflé : « vous qui avez connu et servi les grands de ce monde, pourquoi ne scribouilleriez-vous pas sur Mitterrand, Anne Lauvergeon, Claude Chirac, Jean David Levitte ou  Védrine ? »
J’ai cité Desproges, qui disait « d’aussi loin que je me souvienne, il n’y a rien que je déteste plus que les cons de gauche, hormis les cons de droite ».
Ecrire que, franchi le seuil du demi-siècle, ma conscience politique consiste à faire 800 Kms de voiture aux élections pour voter blanc, signifier à ces gens mon discrédit, au sens étymologique du mot ? Pas porteur, comme la chaise du même bois.

« Rosée du matin », la jeune thaïlandaise de 18 ans et un jour qui partage ma couche en échange du paiement de son loyer, me disait l’autre soir : « Et si tu écrivais sur le sexe ? ». Oui, pourquoi pas ? Magnanime malgré une semi-débacle consommée hier sur draps de satin bleu provoquée par un abus de Morgon et de cigares, ne m’avait-elle pas consolé par un Haiku du meilleur effet : « ce n’est pas la taille de l’archet qui compte, mais l’âme qui guide la flèche ».

Mais les rapports de concavité et de convexité dans la société moderne, à part quelques hypo khâgneux, qui cela intéresse-t-il vraiment ?

Vous qui avez connu des artistes et un grand chanteur, pourquoi ne gloseriez-vous pas là-dessus, m’a suggéré le pompiste de chez Total. Lequel, ses cuves vides en ces temps de disette, était d’humeur bavarde et cherchait à tuer le temps autant que le client. Mais je l’avais déjà fait ailleurs, mis quelques mots sur les maux de l’un, la folie de l’autre. La folie, cette voisine de palier qu’on croise parfois sans la reconnaître.
Pas vendeur, pas plus que Céline pendu à l’écluse du Pont de Suresnes. Non, rien n’y faisait.

Sur Disons, j’avais certes quelques cyber-amis. Des gens sans beurre et sans reproche -comprenez par là qu’ils ne se graissaient pas la patte, en particulier pas sur les allitérations des uns et les assonances des autres -.

L’un, au soir de sa vie, pudique et digne, ne confiait-il pas qu’il appelait de ses voeux la tombée du soir ? Il ouvrait sa plume aux vieux ours blancs du zoo de sa mémoire, et voulait « que le jour recommence, que le jour finisse ».
L’autre, club de golf sous son bras terminé de gants beurre –frais, ne disait-il pas sans rire qu’arroser un dix-huit trous n’est rien en regard du méthane lâché par les troupeaux de bovins du Charolais ? Il nous appelait, mine de crayon, à plus de réalisme hémisphérique et écologique.
Tel autre ne persistait-il pas à nous faire entendre un vieux jazz un peu parti, un peu naze, alors que personne n’écoute ? Pour d’autres, c’étaient des musiques bizarres venant du bout de lacs gelés que seuls les cris métalliques du transsibérien et quelques loups affamés connaissent. Autant de cris dans la nuit de la pensée. On distinguait comme une lueur.

Oui, un site honorable, me disais-je. On n’y proposait pas, en lettres fluo intermittentes, une beurette pour la nuit sous la nécrologie d’un ami. Les gens y parlaient et écrivaient un français de bon aloi, frappé au coin du bon sens et des coups de règles en fer sur nos doigt gourds d’élèves de la République, distribués jadis sans parcimonie par des maîtres en blouse couleur gris fer.

En même temps, après avoir promené non sans fierté pendant plus de quatre ans mon imper chic et mastic –le plus caustique- sur l’écran des nuits blanches de sites mitoyens, pouvais-je accepter la gueule triangulaire (et pas tibulaire, mais presque), toutes dents dehors, que ce site proposait à l’énoncé de mon pseudo ?
Mon dentiste serait-il d’accord ? Mon ego l’accepterait-il ?

Une canadienne de ma connaissance, ramenée en France il y a deux étés en prévision d’un hiver rigoureux, m’incitait à « ouvrir la fenêtre » sur d’autres horizons, à oser l’air frais du Québec libre et ses courants d’air de pensée. Mais le poisson n’était-il pas avarié ? A Tadoussac, j’ai appris que le saumon remonte le courant des rivières sur plusieurs centaines de kilomètres pour pondre ses oeufs, mais qu’à la fin, il en meure.

Il ne fallait donc pas me prendre pour un bleu, je n’étais pas à L’ouest ni à West.
Ca sentait le poisson pourri.

Alors quoi, rester dans son splendide isolement ? Evangéliser sa seule concierge, pour l’honneur, la conservation du titre ? Habitant une maison, je ne pouvais prendre ce risque d’onanisme intellectuel.

J’ai décidé de cracher le morceau.

C’est une fois encore Desproges qui m’a aidé.

A propos de l’amitié, ne disait-il pas :
« Certes, on peut être légèrement déçu par les grands fléaux que sont les cancers du poumon, les femmes infidèles et les défaites répétées de l’AS St Etienne. Mais la déception, la vraie, la profonde, celle qui peut aller jusqu’à vous faire perdre le goût des Bordeaux Graves, celle-là ne peut venir que d’un ami. »
C’était donc là que j’allais écrire. Au moins une fois. Chez des amis, quitte à être déçu.

Sandro

51 comments to J’écrirais bien sur Disons, mais…

  • castor

    Que voilà un doux billet.
    Qu’il fait bon lire ces petits « rien » ciselés au ciseau à vent.
    Merci Sandro.

  • Vain Dieu ! A peine j’ai eu le temps d’éjecter le CD qui passait Elle voulait revoir sa Normandie de Gérard Blanchard en garant ma 4L Dinky Toys aux couleurs vintage des PTT sur le parking de Disons, que je me retrouve avec une nostalgie des chambres d’Asie aux murs de Pierre en allumant un clope dont les volutes partent en fumée et en lisant ça.

    Du coup j’oublie la mort de Frêche et les deux jumeaux tout neufs de Lara Fabian ou une autre, et même ces superbes phrases du Club des policiers yiddish de Michael Chabon que je lisais tard hier soir : « Dans la rue, le vent essore la pluie des revers de son pardessus » et puis « Il a la mémoire d’un détenu, les couilles d’un pompier et l’œil d’un cambrioleur ». Ça se passe à Sitka, en Alaska, mais ça pourrait être ailleurs – mais sans doute pas, finalement.

    Comme disait Alexandre Vialatte, « Les vacances datent de la plus haute antiquité. Elles se composent régulièrement de pluies fines coupées d’orages plus importants »Et c’est ainsi qu’Allah est grand ! C’est justement celles de la Toussaint, tousse un, tousse un coup camarade, l’ultime clope des éclopés. Et la grève ? La grève est immense et chavire sous l’assaut des rouleaux d’infinitude écumante tandis que je rebois une tasse de café équitable, et qui table sur l’équité dans l’angle oblique de l’ubiquité où personne n’est personne mais bienvenue au monde quand même ?

    Le temps d’écluser un godet de vin vert avec Lluis Llach au bar de Disons et faut déjà que je reprenne le volant de ma Dinky Toys des PTT même si j’ai plus de courrier à livrer. Ce putain d’habitacle est trop petit pour mon mètre 83, faudrait que je me souvienne qu’il faut revenir en enfance. J’enclenche l’autoradio, ça passe une vieille chanson des Talking Heads et je pars pour nulle part en me demandant… en me demandant quoi déjà ?

  • SANDRO ou enfin la preuve que la prétérition, même agrémentée de plus ou moins bons sentiments, fait de la bonne littérature.

  • Léon

    prétérition, nom féminin
    Sens : Figure de rhétorique qui consiste à affirmer que l’on ne dira pas quelque chose [Linguistique]. Ex Inutile de vous dire que… 😆

  • Buster

    Salut Sandro,

    La semaine dernière, j’avais lu dans le journal local, le Daubé, ou l’autre, celui qui annonce chaque jour du Progrès :
    Ouverture aujourd’hui de la plus grande librairie de France à … (chez moi)

    Je n’avais lu que le titre car je n’achète pas le journal. C’était juste en allant chercher mes 2 paquets de cloppes quotidiens que mon regard avait survolé le gros titre, en première page.
    Je n’avais fait ni une ni trois, et hier après-midi j’avais pris ma bagnole et j’avais descendu un peu cette N7 que tu connais, en direction de ce nouvel eldorado, si proche de chez moi que c’en était incroyable. J’étais, pour tout dire, un peu surpris et fier qu’une telle librairie puisse ouvrir dans ma citée d’à peine 40.000 habitants.
    L’emplacement qu’ils avaient choisi pour y ouvrir leur librairie était lui aussi surprenant : Après la zone commerciale, dans un de ces endroits nouvellement aménagés et que je ne fréquente guère.

    J’imaginais des allées de livres où je pourrais flâner, repérer les lieus, ouvrir des couvertures, lire un paragraphe ou deux, reposer, changer, recommencer.
    Je sentais déjà cette odeur des livres neufs en pagaille, le seul endroit au l’on sent encore un peu ces effluves d’encres d’imprimerie.
    A l’adresse ou j’arrivais je ne voyais qu’un immense bâtiment gris, cerné de hauts grillages et l’entrée militairement défendue par un gardien dans sa guérite et une barrière qui ne devait pas s’ouvrir pour tout le monde.
    Le nom du commerce inscrit en lettres de 5 mètres de haut résonnait comme un hommage à l’endroit qu’ils s’étaient choisi pour s’installer : à ma zone !
    Ou quelque chose d’approchant.

    En rentrant chez moi j’avais ouvert mon ordinateur, repris mon pseudo, et passé du temps à essayer d’oublier la déconvenue de m’être heurté à la grille de la plus grande librairie de France qui finalement semblait bien n’être que virtuelle.
    J’avais papoté un peu, beaucoup … trop.

    … Il faut bien finir par aller se coucher.
    Hier soir, dans la salle de bains c’est mon image virtuelle qui est apparue sur le miroir en face de moi.
    Un étrange Buster, avec une expression que je lui connaissais pas.
    Un peu largué, un peu ailleurs, l’air encore plus triste qu’il ne l’était dans mes souvenirs du « Mécano de la Générale ».
    J’avais donc moi aussi fini par devenir virtuel !

    J’ai compris qu’il était juste temps pour moi de revenir à mes images, bien concrètes celles-là même si tout autant numériques que mon pictogramme.
    Et tenter à nouveau d’arrêter la cloppe.

    Merci Sandro.

  • Léon

    Au moins, Buster, les frais de port seront peut-être réduits ? :mrgreen:

  • snoopy86

    Superbe, comme d’habitude, mais je suis mis en cause par cet auteur et je n’aime guère que, comme le fait quotidiennement Colre ici, on déforme ma pensée.

    Il ne m’est jamais venu à l’idée de mettre en cause le coût écologique du troupeau de charolais avec lequel j’entretiens les meilleures relations du monde quoique lui préférant les limousines et parthenaises, saignantes mais pas trop …

    La seule catastrophe écologique que j’ai évoqué ici, c’est le pet de sans-papier :mrgreen:

    Et je refuse définitivement de seulement goûter l’entrecôte de malien sauf à ce que Sandro aille chercher dans sa cave sa dernière bouteille de Romanée-Conti

    • COLRE

      C’est quoi encore ce délire ?… moi, je déformerais « TA pensée » ? voyons, tu sais bien qu’elle est définitivement in-dé-for-mable…
      Et « quotidiennement » encore…? pffff… Il te faudrait peut-être en donner qques exemples, non, avant de balancer tes récriminations d’enfant gâté… À ton âge !…
      Tu sais que tu as de la chance d’être dans un lieu que je respecte et je me retiens…

      En plus, tu viens t’abriter sur un article de Sandro en sachant bien qu’on va mettre les patins avant d’entrer…

  • Léon

    Snoopy, vous avez un mail.

    • snoopy86

      ce mail j’y réponds d’autant plus volontiers ici, car sur un fil de Sandro je suis sûr d’être lu

      Nous sommes dans une période de crispation et je reconnais volontiers m’être emporté et je le regrette d’autant que le syndicaliste Furtif est quelqu’un que j’apprécie …Oui j’ai généralisé un peu vite, le syndicaliste peut être respectable quand il agit dans le cadre légal …

      Ceci posé, quand on voit ressurgir les méthodes terroristes des derniers gros bras du PC, la violence et l’intimidation comme c’est le cas depuis quelques jours, j’estime qu’on a le droit et le devoir de s’indigner.

      Non Furtif n’est pas un [ censuré ]

      Mais Foulard et Le Reste en sont deux

      • Léon

        Désolé, Snoopy, mais même avec des points de suspension je n’accepte pas le qualificatif… Mais c’était habile ! 😆 Sacré Snoopy… 🙄

        • snoopy86

          Même sans points de suspension tout le monde avait compris

          Ce qui est important c’est que j’aie pu réitérer l’insulte sur les derniers nommés 😆

          • Lapa

            Bonjour à tous, je n’ai pas trop suivi les échanges, me faisant rare ces derniers temps, mais je suis également totalement contre l’entrave ou le blocage. ceci étant, n’étant pas spécialiste en syndicalisme, si quelqu’un de plus docte pouvait écrire sur disons de manière assez factuelle le pourquoi des blocages en action syndicale (qui va au delà du simple droit inaliénable de grève), bref, des actions a priori illégales mais souvent parfaitement tolérées, je suis sûr qu’on pourrait peut être débattre dans des conditions sereines 🙂

            désolé d’avoir pourri cet excellent article de Sandro. Quelle plume!!

        • Léon

          Ce serait mieux, c’est vrai, si ce débat s’exilait ailleurs que chez Sandro !

  • rocla

    Salut Sandro
    Bonjour à tous ,

    Merci à l’ attachée de presse et à son goùt du ( stupre ) lucre grâce auxquels Sandro vient faire un guili-guili de sa plume .

    La lecture de ce billet qui laisse sans voie , perdu dans des chemins obscurs dont la lumière éteinte laisse passer ni l’ ombre d’ un doute ni lueur de ténèbre , me fait parler avec une langue paralysée d’ effroi et même glaciale .

    Avoir rien à dire , je demande d’ ailleurs une minute de silence en mémoire de ceux qui se taisent se sont tus et se tairont , ceux qui auraient voulu parler mais qui savaient pas comment , ceux qui savaient comment mais pas quoi , ceux coi car se rangeant dans la catégorie des ni-quoi-ni-comment , voilà les soixante secondes sont passées , avoir rien à dire , disais-je , vous me direz que c ‘est un peu comme une pause au milieu d’ une partition , que ce soit dans l’ Ouverture de Carmen ou dans le Balai de Faust une coupure entre les blanches immaculées ( et pas seulement ) les noires d’ ébène et la ronde , la belle ronde qui offre ses quatre temps sur la portée se reproduisant de ligne en ligne .

    Ben non , du tout non .

    Avoir rien à dire est une des langues les plus difficiles à apprendre . Faites en l’ expérience et demandez voir à votre épouse de se taire . C’ est quasi insurmontable . Franchir l’ Himalaya avec une cane à pèche ou à brugnons est mille fois plus zézé .

    Soyons , du verbe soyez tiré de voussoyer une des formes aristocratiques de s’ adresser la parole entre enfants bien élevés et parents de la même famille , soyons donc sérieux deux minutes :

    Rien dire et par conséquent se taire par ces temps de tristes nouvelles Frèche , d’ acrobaties Pujadarachidatiques et de poubelles la vie marseillaises , actualités en forme de barres parallèles finissant toujours par se rejoindre dans le tourbillon des fumerolles des Etna éteints , rien dire veut dire que les paroles non prononcées sont comme une bouteille de Juliénas non bue sauf le goùt de bouchon en moins .

    Vertiges de Namur ou Bleu Pétrole sont des mots qui vont très bien ensemble .

    La terre bouge , les nuages aussi .

    Juste pas compris comment on joue aux golfes au milieu d’ un troupeau de charolais , Snoopy nous le dira .

    Déçu ? non .

    Décoiffé oui .

    Danke schoen Sandro ……

  • Sandro

    @ Tous,
    Merci de vos commentaires agréable, content de revoir Has à travers cette plaine.
    Occuppé, je reviendrai plus longuement ce soir.
    J’interviens juste pour faire appariatre mon pict hideux, et que chacun mesure l’infâmie qui m’est faite ici.
    Ce pict laisse accroire que j’ai les dents qui rayent le parquet, alors que chez moi, y’a pas de parquet.

    PS: Léon, c’est pour rire, changez rien. Vaut mieux paraître plus méchant qu’on est.
    De plus, puisque Marsu nous invite à retomber en enfance et en voiture, ces picts traingulaires distribués aléatoirement me font penser aux Korigan des Oui-Oui de mon enfance.
    Pt’ét que ça sert aussi à ça, Disons.
    Fabricant que madeleines automobiles.
    A ce soir.
    Sandro

    • Léon

      Sandro, si vous voulez un pict moins moche, la procédure est expliquée dans « le bon usage du blog ». Celui-ci vous a été attribué automatiquement et d’une manière aléatoire par la machine…

      • mmarvinbear

        Sauf que le bon fonctionnement du gravatar semble aléatoire…

        • mmarvinbear

          Toujours pas réparé on dirait…

          • mmarvinbear

            Si !
            Problème réglé !

            • D. Furtif

              Tu as même amélioré sensiblement la moyenne de réussite à cet exercice
              Le podium étant occupé par Marsu et Lech et d’autres dont je n’ai pas gardé la mémoire qui sont arrivés directement avec leur pict .

              Léon et moi sommes plutôt en milieu de peloton.

              • Causette

                sur Disons, je n’ai jamais eu de tête carrée ni triangulaire! : j’ai lu « du bon usage de ce blog » 😀

                Saluto Furtif et mmarvinbear

                • D. Furtif

                  Causette pourrais-tu prendre Lorenzo en stage SVP ??? tu serais bien gentille.

                  • Causette

                    Je me demande si Lorenzo ne bloquerait pas au moment d’aller choisir son image dans ses « photos ou images » de son ordi. (il me semble que c’est là où j’ai un peu hésité dans cette opération Gravatar)

                    • Lorenzo

                      Causette,

                      la vérité toute nue: les machins trucs techniques j’y connais que dalle et je n’ai aucune persévérance quand çá ne marche pas,je ne fais pas beaucoup
                      d’éfforts non plus, et pour emprunter au vocabulaire de ma fille çá me GONFLE ! vous n’imaginez même pas 🙄
                      je vais aller voir ma fille en fin d’année, c’est une boss dans les bouzins elle devrait me mettre çá d’équerre,liens,photos,gravatar …
                      J’aime les choses qui fonctionnent simplement et rapidement comme l’association de G-mail et Picasa (pub gratuite)pour envoyer et recevoir des photos.
                      Des images ❓ çá remplit á 95% mon disque dur interne et les deux externes… 😯 et au rythme ou je prends des clichés çá continue de s’empiler 🙁
                      J’ai même des séries de self portrait pour satifaire mon narcissisme 😆
                      Alors Gravatar çá devrait marcher facile ou celui qui l’a conçu á adopté la devise :pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué 👿

                  • D. Furtif

                    Waouhhh Lorenzo Picasa l’angoisse absolue quand je l’ai lancé.
                    Il a entamé un vidage de toutes les photos de mon ordi au grand complet….Rien à faire pour l’arrêter
                    La galère ensuite pour tout vider le Picassa et tout recommencer.

                    Je n’y vais plus , j’ai même oublié l’adresse les mots de passe et tout le toutim

                    • Lorenzo

                      Furtif,
                      je suis pas bien fort dans le domaine,mais simplement Picasa n’a rien vidangé du tout,il est allé cherché dans ton ordi tous les types d’images
                      jpeg, tiff, raw etc..pour te les montrer dans des dossiers, point barre.Tes images restent sur le disque dur de ton ordi, c’est une « vitrine » de tes photos
                      et les outils proposés, reglages plus ou moins élaborés sont simples d’emploi, corrections et modif, couleurs, contrastes etc…
                      Si tu desinstalle Picasa de ton ordi,çá n’affecte absolument pas tes photos,et encore une fois aucune vidange dans l’autre sens 🙄 elles restent
                      une fois de plus sur ton disque dur c’est tout, un autre programme devra les importer pour les voir…comme Picasa
                      Il n’y a jamais eu d’adresse, de mot de passe et de toutim sur Picasa 🙄
                      quelqu’un peut il confirmer ❓ 😉

    • Sandro

      « Agréables » avec « s » et Had, ce vieux Had ( « vertiges de Namur » me va droit au coeur, le reste aussi) et pas Has.
      A force de branler les mots j’

      • Sandro

        J’ai mixé les consonnes, c’est bien ce que je disais.

        @ Léon:
        Non, finalement, il ne me déplait pas ce pict.

  • Fantomette

    Merci Sandro de nous avoir offert cette lecture : pour quelqu’un qui n’avait rien à dire je trouve que vous nous l’avez fort joliment écrit!
    J’ai lu aussi les commentaires de Buster et Rocla : décoiffants!
    @micalementà tous.
    F

    • Sandro

      Merci Fantomette.
      Je croyais avoir perdu votre stétoscope depuis « fraiches nouvelles ».

      • Fantomette

        Je suis comme le Petit Poucet, je sème des cailloux et on ne me perd pas comme ça!
        @micalement, et ravie de vous lire ici (ce qui ne dispense pas de vous relire sur fraîches nouvelles)

  • D. Furtif

    Bonsoir à tous.
    Le sommeil de la raison engendre des monstres.J’ai appris à les apprivoiser et en faire les amis des mauvais jours.N’empêche, pour les ours blancs y a rien qui presse.

    Merci Sandro de ce rappel, faudrait peut-être que je m’y remette, j’ai une énorme lessive de rouge à faire. Du boulot pour mes ours.

    • Sandro

      Le principal dommage co-latéral de l’éviction du Furtif du site clignotant, c’est la disparition de trois citations qui lui tenaient lieu de pict-CV, pour l’éducation des plus jeunes.
      Des moins jeunes aussi, du reste, puisque je me rappelle lui avoir demandé, il y a bien longtemps, que qui était « que le jour recommence, que le jour finisse ».

  • ranta

    Bon, ben je vais faire pas long hein !

    Du Sandro…je suis admiratif et jaloux aussi.

    j’en connais un qui se prend pour un phare de la littérature et qui doit en être bleu de rage.

    Savez bien, le fraîchement immigré Québecois.

  • Sandro

    @ Furtif:
    Rien à ajouter, fidèle au pseudo.
    Un sous-marin furtif en plongée pour une lessive de rouge.
    @ Ranta
    Merci. Juste un truc qui me turlupine parfois. Dans une autre vie, étiez-vous « Dom22 »?Méme style, il me semble.
    C’est pas pour rouvrir le débat sur les affaires mitoyennes – m’interesse peu- , c’est juste un doute à lever.

  • yohan

    Méfiez vous des gens qui disent qu’ils n’ont rien à dire, c’est un peu comme ces mecs qui disent qu’ils vont faire court avant d’empoigner le micro 😉 Sacré Sandro 8)

  • maxim

    salut Sandro …

    juste un petit tour pour te remercier de nous avoir offert ce petit bijou .

  • Causette

    à propos d’écriture

    Tony Blair pourrait bien gagner un prix* cette année, avec une scène torride de ses Mémoires.

    « Cette nuit-là elle me berça dans ses bras et me réconforta ; elle me dit les mots que j’avais besoin d’entendre ; me redonna des forces. En cette nuit du 12 mai 1944, j’ai eu besoin de cet amour que Cherie m’a donné, d’une façon égoïste. Je l’ai dévoré pour reprendre des forces. J’étais un animal qui suivait son instinct. »

    c’est shaw euh show rhhh! chaud 😳

    *(le prix de la plus mauvaise scène de sexe)

    • D. Furtif

      1944? ❓ ❓ ❓

      • Causette

        Je corrige

        «Cette nuit-là elle me berça dans ses bras et me réconforta; elle me dit les mots que j’avais besoin d’entendre; me redonna des forces. Ce 12 mai 1994, j’ai eu besoin de cet amour que Cherie m’a donné, d’une façon égoïste. Je l’ai dévoré pour me donner des forces, j’étais un animal qui suivait son instinct, […] je me sentais en pleine euphorie, j’avais à la fois peur et j’étais déterminé.»

        ——————————————————————————–

        • Asinus

          bonsoir
          il est en compete avec giscards ?

          • Causette

            Giscard La Princesse et le Président I wish that you love me :mrgreen:

            « Je me suis levé et j’ai reculé ma chaise pour permettre à la princesse de Cardiff de s’asseoir. Elle m’en a remercié d’un de ces regards obliques qui me faisaient ressentir tout son charme. (…) Je suis rentré à l’Élysée et j’ai monté les marches du perron, la tête en feu et le cœur étincelant de bonheur. (…) Je n’avais pas ce qu’on appelle l’appétit du pouvoir, mais plutôt un intérêt pour le pouvoir. (…) Je l’entends encore le dire en anglais. Ce n’est pas ma mémoire qui me le rappelle, c’est sa voix : “I wish that you love me”. (…) Je vais vous raconter ce qui m’est arrivé (…) Une dizaine de jours avant mon mariage, mon futur mari est venu me dire qu’il avait une maîtresse et qu’il était décidé à poursuivre ses relations avec elle après notre mariage.»
            http://www.ina.fr/video/CAB94104905/lady-di-versailles.fr.html

  • Sandro

    Outre la pauvreté de la littéraire du texte, où je ne distingue pas l’ombre d’un oxymore, d’une paronomase ou d’une paratxe, je trouve Blaire, sur ce coup(…), peu travailleur pour un travailliste. Il ne semble pas dirriger les débats ni les ébats.

  • Sandro

    Oups, ça a coupé.
    Outre la pauvreté du texte, disais-je, où il n’y a ni oxymore, ni paronomase ni parataxe, Blair me semble peu travailleur pour un travailliste. Il ne semble pas diriger les débats, pas plus que les ébats, et je crois méme deviner l’adoption d’une position dite « à la paresseuse », où c’est la dame qui fait tout et prend le dessus, sans dessus dessous. C’est d’ailleurs meilleur quand on le fait avec la voisine du dessous, sans drap du dessus.

    Bon, qu’est ce que je disais ? A quoi bon parler de l’acmé à des jeunes plein d’acnée…
    Que disais-je?
    Ah oui.
    J’ai rien à dire.
    C’est bien ce que je disais.