Nicolas Sarkozy vu du Québec

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Vu de l’étranger, Nicolas Sarkozy est un président aux multiples facettes. Il ne laisse guère indifférent l’analyste qui, pour le peu que la cause politique intéresse, suit de près son règne. Car il s’agit bien de règne ici. Le président français règne en maître absolu sur le Conseil des ministres tout en affectionnant le fait de distiller, tant dans l’opinion publique que dans les rangs ministériels, divers scénarios de remaniement. S’il ne le fait pas personnellement, d’autres s’en chargent, avec la bénédiction toute présidentielle. Tout se passe comme si le président se délectait d’énerver ses collaborateurs et de jeter en pâture à l’opinion publique des indices déstabilisateurs. Qui ne connait pas le vieil adage : diviser pour régner.

N’est pas de Gaulle qui veut, et encore moins Nicolas Sarkozy, duquel il s’est réclamé sans autre gêne à l’occasion de l’anniversaire de son décès. « Jamais un homme d’État n’avait compris aussi bien que (…) pour s’ouvrir aux autres il faut d’abord être assuré de ses propres valeurs, de son identité », déclarait Nicolas Sarkozy à Colombey-les-Deux-Églises pour commémorer les 40 ans de la mort du général de Gaulle.

La réalité est tout autre : tous les faisceaux de l’actualité ne sont tournés que pour le président. Au mépris des institutions politiques. Ce que n’aurait pas osé de Gaulle. « L’ambition individuelle est une passion enfantine », écrivait de Gaulle. Nicolas Sarkozy ne s’élève guère plus haut que l’enfant gâté qui exige soumission et obéissance de ses parents. Il suppute. Il propose. Il teste. Il dément. Il esquisse un sourire complice. Il déleste des petites phrases assassines. Il vante le mérite des uns, la couardise des autres. Dans ce dernier cas, le président fait abstraction d’Audiberti qui avertissait que la plus grande couardise consiste à éprouver sa puissance sur la faiblesse d’autrui.

Pour l’analyste étranger, ce qui rend plus difficile la compréhension de cette propension à semer le doute est l’avantage que peut en tirer Nicolas Sarkozy. Il pourrait démontrer par cette manie du doute qu’il doute lui-même de la possibilité que le peuple doute de son omnipuissance. Et pour montrer qu’il est le maître des lieux, Nicolas Sarkozy fait peser sur son entourage une épée de Damoclès qui pourrait s’abattre en tout temps ou en tout lieu sur une tête qui oserait dépasser la hauteur de sa personne. Et ce mardi, le président déclare qu’il ne veut pas agir sous la pression des uns ou des autres. Mais il ne renie pas les supputations qui rendent assourdissants les bruits de certains ministres, autour de lui. À la veille du G20 de Séoul et du sommet de l’OTAN, les 19 et 20 novembre, à Lisbonne, c’est en leader que voudra se présenter un Nicolas Sarkozy, au plus bas échelon dans les sondages de popularité et de confiance. C’est ainsi qu’il se voit. Ne se réclame-t-il pas de de Gaulle? Et c’est au cours de cette tribune qu’il entend refaire son image. Mais auprès de qui? À l’étranger ou dans son propre pays? Nicolas Sarkozy ambitionne de réformer le système monétaire, la gouvernance économique mondiale, et de régler la volatilité des prix des matières premières. En a-t-il la stature?

Est-ce que tout cela est sérieux? Le président ne s’élève pas au-dessus de la mêlée par ses intrigues, il les crée de toutes pièces. L’histoire des écoutes et des enquêtes sur les journalistes est profondément navrante. Le ministre des Relations avec le Parlement ne pouvait choisir meilleur exemple pour parler de son chef, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale : « Le président de la République est le premier depuis Louis XIV à avoir soumis le budget de l’Elysée à l’appréciation de la Cour des comptes ». Henri de Raincourt a provoqué l’hilarité générale.

Le président est un intriguant qui se satisfait des intrigues de Cour. Dans la mesure où ces dernières ne sont pas dirigées contre sa personne ou son pouvoir. Cherche-t-il à se distancer de François Fillon, un premier ministre modeste qui maintient plus élevée sa cote de popularité? Ce qui se dégage de ces effets de Cour présidentielle est la vue d’un Sarkozy ulcéré qui souffre d’un complexe profondément maladif et qui ne peut souffrir davantage de voir un premier ministre briller parmi les meilleurs.

Nicolas Sarkozy trouve remède à son mal par sa délectation douteuse de voir sa Cour plier le genou et par le plaisir qu’il éprouve de passer en revue les prétendants au petit trône de premier ministre. Et le président ne mesure pas le ridicule incommensurable dans lequel il place son gouvernement. Et le président ne mesure pas le ridicule incommensurable dans lequel il se place lui-même. « L’État est en faillite », s’exclamait un jour François Fillon. Et le peuple pourrait lui répondre : « La présidence est en faillite ».

S’il reste à Nicolas Sarkozy un peu de sagesse, il maintiendra en place François Fillon. Ne serait-ce que pour la stabilité d’un gouvernement en temps de crise. Et cela même si la voix du peuple lui importe peu. Un sondage montre que 32% préféreraient que François Fillon soit à la tête d’un gouvernement remanié en profondeur. Nicolas Sarkozy en a déjà plein les bras puisque 62% des Français n’ont pas confiance en lui pour affronter les problèmes du pays.

Un président en déficit de confiance vis-à-vis de son peuple ne peut que prendre de mauvaises décisions, aux yeux de ce dernier. Le peuple rejettera d’emblée, à hauteur de 62 pour cent, toutes déclarations ou décisions de son président. Comment pourrait-il en être autrement puisque Nicolas Sarkozy s’est montré incapable de rétablir la stabilité au sein de la France. « Qu’on ait un Premier ministre, le même ou un autre, peu importe », commentait le député de l’UMP, Lionel Luca. « De toute façon, ce sera un effet d’image qui va durer 48 heures et après tout le monde s’en fichera éperdument ». Cette interminable parodie des feuilletons de bas niveau laisse les Français de marbre car, selon un autre sondage, de BVA celui-là, huit français interrogés sur 10 jugent que le remaniement ne changera rien.
Et la voix du peuple se montrera impitoyable pour les scénarios et fausses stratégies de Nicolas Sarkozy. Un lecteur du blog de Marcel Bouguereau, JPL,  écrivait :

« Le maintien de Fillon renforcera la colère silencieuse du peuple. La nomination de Borloo le fera ricaner. Sarko le sait. Dans les 18 mois qui viennent il va essayer désespérément de retourner la tendance. Il va être dangereux. Son vrai premier ministre : Claude Guéant. Alors prudence pour les journalistes, plus de téléphone, plus de SMS, plus de mails. Parano ? La paranoïa, c’est comme une paire de jumelles : ça grossit un peu trop les choses, mais on voit mieux ! »

82 comments to Nicolas Sarkozy vu du Québec

  • Ph. Renève

    Bonjour Pierre

    Merci de cet article qui analyse très bien la consternante personne de notre navrant chef d’Etat.

    Ces jours-ci, comme parfois depuis trois ans, nous ne sommes guère fiers d’être Français, après que notre président s’est permis de ne pas assister à l’ouverture du G20 et de partir sans en attendre la fin. Cette conférence a pourtant selon lui une grande importance – pour son image, bien sûr, c’est son unique souci. On frémit en pensant à ce qui aurait pu arriver s’il l’avait méprisée: aurait-il pianoté des SMS comme devant le pape, traité quelque quidam de pauv’con, bisouté et papouillé une femme chef d’Etat, demandé le stylo qu’on lui prêtait, bâillé en regardant sa Patek Philippe à 40.000 euros avant de regagner son Air Gosse One à 175 millions ?

    Je suis très loin de défendre un quelconque prestige de notre pays. Mais les manières de gamin mal élevé du personnage me hérissent par l’image lamentable qu’il donne de la France et des Français. Qu’il livre notre pays aux intérêts de la finance et des multinationales devrait pourtant suffire à son bonheur; il est là pour ça.

    J’ignore si le fait est évident depuis l’étranger: il ne se maintient que par une cour de larbins intéressés et une armée d’élus tremblant pour leur siège. Mais les jumelles paranoïaques sont insuffisantes pour scruter les citoyens encore dupes: il y faut un microscope optimiste.

  • Allusion

    Sarkozysme oblige. Le Roi c’est moi, aurait bien pu être prononcé une 2ème fois. Déléguer, il ne connait pas.
    Beaucoup de choses sont différentes par rapport à De Gaulle. D’abord son passé, sa taille, son impossibilité à vouloir discuter et à se remettre en question comme l’a fait De Gaulle.
    Il est plus comparable à Napoléon.
    Changer ou amender les membres du gouvernement ne changerait rien. C’est la tête qui restera et rien ne changera.
    Sarkozy se dit chargé de missions par les français. Missions qui se traduisent par une série de réformes.
    La revue Le Capital avait, récemment, un article qui disait qu’une réforme sur cinq n’était pas suivi d’effets pratiques. Est-ce la quantité qui sauverait la qualité?

    • D. Furtif

      Mais il ne va pas entrer dans toutes les pièces ce Cassecouille.

      On vous a déjà dit qu’on avait pas besoin de vos commentaires ineptes allez ouste…………

  • chantelois2010

    Bonjour Philippe. Il faut dire que pour les observateurs politiques du Québec, Nicolas Sarkozy ne laisse personne indifférent. Depuis le début de sa présidence, il ne cesse de nous étonner. D’abord ce fut les liens particulièrement étroits avec la famille Desmarais. Puis, ce fut, en 2008, la visite de Nicolas Sarkozy au Québec qui a fait table rase de la tradition française à l’égard du Québec. Pour beaucoup de québécois indépendantistes, le discours du président français fut considéré comme un affront. Pour les fédéralistes, le virage de la France en faveur d’un Canada uni a été bien salué. D’une visite prévue de quatre jours, Nicolas Sarkozy a écourté à deux jours sa présence tant au Canada qu’au Québec. Puis, ce fut le débat concernant TV-5. Cette fois, le président français, qui voulait réformer TV-5, a réussi à indisposer les diffuseurs canadiens et belges en ne prenant pas en compte leur avis, malgré le fait que TV-5 est financé par le Canada, le Québec, la Belgique et la Suisse.

    Nicolas Sarkozy n’a pas laissé de bons souvenirs au Québec. D’autre part, la communauté française (ressortissants français) est nombreuse au Québec. Dans l’ensemble, tant au Canada qu’au Québec, les grands médias nationaux francophones ont des correspondants en France et la présence de TV-5 rapproche davantage les québécois francophiles de la communauté francophone dans le monde.

    Nicolas Sarkozy est vu comme un président qui se rapproche davantage de la pensée conservatrice de droite dont est issu notre premier ministre canadien, Stephen Harper. Depuis la déclaration audacieuse du Général de Gaulle à Montréal, beaucoup de québécois ont vu dans la France un soutien extraordinaire pour la défense de sa langue. Mais avec l’élection de Nicolas Sarkozy, il est clair que la France s’est résolument tourné vers Toronto au plan économique. Les relations entre la France et le Québec ont dès lors semblé plus distantes et moins enthousiastes. Les gens d’affaires semblent opter pour Toronto – dont la langue parlée est l’anglais – croyant ainsi se rapprocher du marché américain.

    C’est une vaste question Philippe. J’ai tenté d’apporter quelques éléments fragmentaires pour y répondre succinctement. Il me faudrait faire une analyse en profondeur pour mesurer l’ampleur de la tendance qui veut que la France s’établisse davantage à Toronto pour y transiger qu’au Québec.

    Pierre R.

    • Ph. Renève

      Oui, Pierre. Vous avez bien vu que Sarkozy rompt avec près de cinquante ans d’indépendance de la France vis-à-vis des USA. Il admire tant l’american way of life qu’il ne peut que faire allégeance à la nation où les grosses fortunes sont possibles, bienvenues et rapides: son idéal.

      Il ne faut pas s’y tromper: la fonction de président n’est pas un but en soi pour lui. Elle n’est qu’un moyen de faire enfin partie de la jet-set qui le fascine si évidemment.

      Chacun ses rêves.

      • chantelois2010

        Philippe. La question qui me turlupine quelque peu est d’imaginer à quels résultats parviendra Nicolas Sarkozy dans le cadre de la présidence du G20. Saviez-vous qu’il a quitté précipitamment le G20 de Séoul? Selon le Figaro, il n’avait à l’esprit que son remaniement… À propos du Air Sarko One, nous en avons parlé dans notre presse québécoise 🙄 Faut-il comprendre que l’avion présidentiel a éclipsé les discussions profondes du G20?

        • Ph. Renève

          C’est bien un des problèmes de cet homme, qui prétend avoir des priorités et qui soudain les dédaigne de manière franchement impolie. C’est ce qui fait, avec son goût pour le clinquant, le coûteux, le voyant, que les Français trouvent, à tort ou à raison, qu’il se comporte comme un enfant immature.

        • Ph. Renève

          Et à quels résultats arrivera-t-il comme président du G20? Aucun. Strictement aucun. Mais il clamera si fort l’étendue de ses succès qu’il donnera le change aux naïfs, à son habitude.

        • chantelois2010

          Philippe. Le programme du président français et du G20 est colossal : réforme du système monétaire international, lutte contre la volatilité du prix des matières premières, réforme de la gouvernance mondiale (Fonds monétaire international, Conseil de sécurité élargi aux grands émergents). En janvier, la France prendra la présidence du G8, aussi pour un an. Et pour cela, Nicolas Sarkozy dispose d’un an. Il ne faut pas oublier que Nicolas Sarkozy devra préparer les élections de 2012. Il me semble que le choix de son premier ministre sera capital. Si ce choix ne crée pas une crise interne au sein du gouvernement.

          • Ph. Renève

            Pierre,

            Le premier ministre n’est plus qu’un « collaborateur » du président, comme il l’a dit lui-même. Tout se décide à l’Elysée. Mais certains membres de la majorité présidentielle vont commencer à prendre leurs distances s’ils n’ont pas quelque os à ronger: la maison sent le roussi.

            Je prends les paris que le G20 en 2011 sera aussi inefficace qu’auparavant, mais que Sarkozy se glorifiera de ses réussites. Rendez-vous le 31 décembre 2011 !

  • chantelois2010

    Bonjour Allusion. Si je parcours les topos qu’envoient divers correspondants canadiens ou québécois de France, les commentaires ne sont pas toujours positifs à l’égard de Nicolas Sarkozy. Il y a eu ses histoires matrimoniales qui ont fait les manchettes. Dans l’ensemble, il ne faut pas se raconter des histoires. Pour une grande partie de la population québécoise, les préoccupations domestiques ont préséance sur les décisions de Nicolas Sarkozy en France. Toutefois, il reste des personnalités politiques qui sont des amis inconditionnels de la France, telle Louise Beaudoin qui revient de France après avoir rétabli des ponts avec la gauche socialiste et quelques députés UMP. Il en va de même pour le député indépendantiste et chef du parti Bloc Québécois, à Ottawa, Gilles Duceppe, qui revient également de France après avoir établi des relations avec l’UMP. Le portrait en général qui est fait de Nicolas Sarkozy au Québec, tant les analystes politiques que par les Français eux-mêmes, qu’ils soient artistes, intellectuels ou professionnels, n’est pas toujours positif et à l’avantage du président français. Ces derniers mois, la politique d’immigration était souvent évoquée en termes qui n’étaient pas très élogieux pour Nicolas Sarkozy. Les éditoriaux ne sont toujours positifs, non plus.

    Pierre R.

  • Allusion

    Bonjour Chantelois2010,
    Les histoires matrimoniales, je ne suis pas sûr qu’elles ne l’ont pas servi.
    N’est-ce pas à la mode de changer de conjoint?
    Quelque part, cela fait très « people ». On aime ce qui est « people ». Il suffit de suivre la diffusion des « Ici Paris » et autres magasines du même genre.
    Ce côté endort la politique.
    Je ne suis pas du bon bord pour juger, mais, du côté physique, une fois assis ou monté sur une marche, il ne déplait pas à toutes les femmes.
    Le physique endort bien des choses, aujourd’hui.
    Les paroles s’envolent, les images restent.

  • Buster

    Avec Nicolas Sarkozy nous retrouvons tous un peu de ce sentiment de fierté d’être français, sentiment qui nous avait abandonné depuis longtemps.
    La dernière raison en date de nourrir notre fierté nationale : Le magnifique avion présidentiel qui porte haut les couleurs de notre pays !
    Enfin la France dispose d’un étendard à la hauteur de sa puissance passée.

    Je comprends la jalousie des autres peuples qui envient le choix, juste et sage, que nous avons su faire pour élire notre président.
    Du pur dépit de ne pouvoir aligner de leur côté une personnalité aussi forte que notre président.
    Les peuples ont des présidents à leur image !

    • asinus

      bonjour Buster , il vas d’ailleurs se tourner un remake de ce film americain
      los angeles je sais plus combien’ imaginez air sarko one en difficulté notre grand président introduit ans la capsule de securité et largué sur bobigny ;las une fois au sol il s’aperçoit que la capsule ne contient pas de karcher !
      :mrgreen:

      ps si vous s

    • Ph. Renève

      Ah oui, Buster, géniale la vidéo. Il ne manque plus à Air Gosse One que la queue de tigre, mais ne désespérons pas. 😉

      La chaîne en or au cou, la meuf top, la montre en francs suisses, le véhicule avec douche et bar. La classe, quoi. Le bon goût dans sa pureté modeste.

      A coup sûr, les talonnettes viennent de chez Hermès.

      • chantelois2010

        Air Gosse One et la queue de tigre

        Philippe. Ma journée sera jubilatoire. Quelle puissante évocation! 😆

        • Ph. Renève

          C’est le monde de Not’président: l’ostentation tient lieu de personnalité et l’exhibition de vertu.

        • Ph. Renève

          Pierre, je précise que « gosse » est à prendre au sens français et non québecois.

          Quoique.

          • chantelois2010

            Philippe. J’avais bien saisi… mais avec mon esprit retors, je ne pouvais ignorer le sens québécois de cette phrase délicieusement ambiguë.

  • chantelois2010

    Buster. Géniale cette vidéo. Je peux comprendre votre fierté et je voudrais tant la partager. Vous avez un président en puissance 🙂 , nous nous contentons d’un premier ministre inféodé à Barack Obama 😡 .

  • chantelois2010

    Léon. Non je n’ai pas reçu les mails en question. Je vais vous envoyer mes coordonnées sur César. Pierre R.

  • Monique Peyron

    ça y est. J’ai lu plus bas et j’ai capté, lente non?,(pas pou)

    • asinus

      ma chere n ayez pas d’inquietudes regardez mes commentaires une fois sur deux cette cochonnerie de machine ne me laisse pas finir 😳

      • Monique Peyron

        It’s a joke, vous c’est la cochonnerie de machine, et moi c’est la cochonnerie des mes yeux. A force de lire en diagonale, je zappe à mort 😆

  • chantelois2010

    Asinus. Dur dur le progrès. Je me souviens de ces vieilles machines à écrire Olivetti, Royal ou Underwood sur lesquelles il fallait bosser pour produire une lettre convenable 😉 Maintenant tout va trop vite. C’est l’horreur. Et les fautes aussi. 😆

    • Monique Peyron

      J’ai gardé l’underwood sur laquelle j’ai appriss à « taper » ainsi que la  » singer » responsable de tenues de printemps que nous n’aimions pas.
      Les « poupées de Naphtaline » Cabrel.

  • COLRE

    Merci Pierre, de confirmer que les Québécois ne sont pas dupes non plus… On finirait par se soupçonner d’un antisarkozysme primaire là où il n’y a qu’une analyse effroyablement lucide (malheureusement !) sur la personne.

    « S’il reste à Nicolas Sarkozy un peu de sagesse, il maintiendra en place François Fillon » : non, je ne le crois même pas, c’est trop tard pour lui. Il s’est mis dans la nasse, incapable de trancher dans le vif et de choisir au moment où il le fallait (avant l’été ou après les Régionales).

    Lui qui a construit son image sur le volontarisme apparaît désormais comme véléitaire, indécis…

    Comme tant de politiques, il a joué au très court terme, bouchant les trous au fur et à mesure des crevaisons, incapable de changer la roue et de voir plus loin que l’horizon de l’instant.
    Maintenant, il se retrouve enfermé dans ses contradictions, ses options incompatibles, ses hésitations… Il n’a plus de solutions, que la fuite en avant et l’enfumage (bien aidé en cela par les médias).

    • chantelois2010

      Colre. Si nous supputons, qui serait l’élu pour les deux prochaines années? Nicolas Sarkozy serait-il bien avisé d’évincer Fillon? Machiavel a déjà écrit que le Prince tire sa force de la faiblesse de ses sujets. Parmi les prétendants, s’en trouvera-t-il un seul ou une seule qui pourrait redonner au poste de premier ministre un peu de ce lustre perdu? Je dois avouer, qu’après avoir fréquenté pendant plus de 30 ans les officines politiques de deux gouvernements, fédéral et provincial, je n’avais jamais vu jusqu’à tout récemment un président annoncer un remaniement six mois à l’avance. Dans notre tradition parlementaire, ces remaniements sont annoncés qu’à la toute dernière minute pour éviter les spéculations boursières et pour éviter une déstabilisation au sein du Conseil des ministres. Mais, vous pourriez me dire, le Québec et Ottawa ne sont pas la France. Et vous auriez raison. S’agissant à nouveau de Fillon, quel impact aurait l’annonce d’un nouveau premier ministre au sein du gouvernement sous Sarkozy. Je sais bien que dans les gouvernements précédents, les présidents ont procédé à des remaniements d’importance ou mineurs. Mais avec un président au plus bas dans les sondages, pourquoi se séparerait-il de son premier ministre qui n’a jamais cherché à lui faire ombrage? N’est-ce pas ce qu’il exige de son subalterne? Je n’ose penser à un candidat comme Borloo qui s’est commis dans des indélicatesses inexcusables à l’égard de son premier ministre. Pourrait-il avoir le même comportement à l’égard de son président, une fois élu par ce dernier? Petite plaisanterie en terminant : dire que l’hyper présidence, qui s’est érigée comme mode de gouvernance, veut réformer la gouvernance mondiale.

    • COLRE

      Exactement, Pierre… Il est coincé et toutes les solutions qui s’offrent à lui sont mauvaises. Et il s’y est mis tout seul, dans cette panade.
      Voilà comment je vois, personnellement, le processus (la fuite en avant) qui l’a conduit à l’impasse actuelle :

      • Sarko est au plus bas, il a tout raté, son quinquennat est un échec, les Régionales sont un désastre… PROBLÈME.
      Paré de son statut auto-proclamé de martyr du « bien public », il jette alors son dévolu sur la réforme des retraites, élevée à elle seule au rang de « grand oeuvre » du quinquennat (qu’elle doit donc « sauver » de la faillite) : SOLUTION

      • Du coup, refus de toute écoute, dialogue, consensus, main tendue, bombage de torse… Du coup, raidissement des syndicats et rejet de l’opinion, la réforme devient un noeud de fixation définitivement impopulaire… PROBLÈME.
      Alors, pousser Woerth en avant, glorifier le ministre du travail, avec en écho le tam-tam sur la « nécessité d’une réforme »… SOLUTION.

      • Patatras ! Woerth carbonisé par l’affaire Sarkozy-Bettancourt ! PROBLÈME (gros problème… le plus gros, en fait, danger !).
      Eteindre l’incendie, s’en débarrasser avec la charrette Joyandet, Blanc… remanier… : SOLUTION ?

      • Mais non ! Impossible de s’en défaire sans que cela n’apparaisse comme un aveu de culpabilité. Impossible ni de maintenir ni d’éliminer Woerth… et puis à quoi bon carboniser un autre ministre du travail pour finir la réforme ? tout recommencer ? aïe… : PROBLÈME
      Autant l’user jusqu’au bout, laisser Woerth en place, ne pas remanier (juste l’annoncer) et profiter de la double impopularité du « ministre du Travail », l’instrumentaliser en faisant croire qu’il est attaqué à cause de la réforme et non à cause de ses turpitudes présumées dans l’Affaire (trésorier de la campagne Sarko, etc)… SOLUTION.

      • Donc, obligé d’attendre la fin de la réforme des retraites portée par Woerth, et donc l’automne pour le remaniement. Mais : initiation du feuilleton ridicule que tout le monde voit de plus en plus comme un écran de fumée et une question insignifiante : PROBLÈME…

      Annoncer un changement radical en instrumentalisant la pseudo-image sociale de Borloo (= attendez, vous allez voir ce que vous allez voir…) : SOLUTION ! (excellente solution…)

      • … mais comme cela a trop duré, Borloo, baudruche du changement, a explosé en vol… et Fillon se remet sur les rangs : PROBLÈÈÈÈME
      Alors ? garder Fillon ? soutenu par sa majorité et qui n’aurait pas démérité aux yeux des observateurs ? : SOLUTION ?

      • Oui, mais du coup : « tout ça pour ça » ??? et Sarko aurait bien aimé se débarrasser de Fillon, mais en douceur, sur l’élan des Régionales perdues… mais c’est trop tard : PROBLÈME (insoluble)…

      SOLUTION ? un troisième homme (ou une femme, mieux encore, genre Lagarde, aux zordres, sérieuse, technicienne…)

      etc etc etc etc… 😉 🙂

      • Buster

        Waou !

        A voir tous ces « gras mots » COLRE s’est éclatée !
        échec, PROBLEME, SOLUTION, bombarge de torse, PROBLEME, SOLUTION, PROBLEME (gros problème), SOLUTION ?, aveu, PROBLEME, SOLUTION, à cause, obligé d’attendre, PROBLEME…, etc ……..

        J’ai l’impression que tu n’es pas d’accord avec les PROBLEMES SOLUTIONS.

        • COLRE

          🙂 🙂
          Salut Buster… eh oui, cela m’amuse de voir scandées les solutions au jour le jour, qui s’amoncellent devant les problèmes à chaque fois nés des solutions précédentes…
          C’est ce qui s’appelle en politique : l’art de la prévision !… peut-être qu’il éventre les poulets pour y lire l’avenir ?… 😉 ce ne serait pas pire…

          • Buster

            Sarkozy est un grand sorcier !
            Attendons de voir comment il se sortira de ses impasses.
            Et s’il s’en sort, promets-moi de dire (au moins une fois : Chapeau l’artiste !

            Nous sommes au spectacle, impuissants à agir sur le scénario qui nous est proposé, alors autant se réjouir de la mise en scène et du jeu des acteurs. 😆

            • COLRE

              Désolée, Buster, tu ne m’entendras jamais dire cela 8) car je suis farouchement opposée à la guignolisation de la chose politique et ce « spectacle », comme tu dis, donné comme tel désormais, comme un spectacle donné au bon peuple, m’écoeure.
              Sarko est devenu un metteur en scène de la société au lieu d’être le gouvernant responsable qu’il devait être. Qu’il soit un bon ou un mauvais metteur en scène ne me fait ni chaud ni froid. Mais comme il est mauvais, il ajoute le ridicule à l’inefficacité de son action, c’est tout. 😉

              • Buster

                C’est ton problème,
                Tu es « mauvais public ».

                C’est un peu comme si tu croyais que tout cela a de l’importance.
                Alors que…

                Retrouve ton âme d’enfant au spectacle de Guignol.

                • COLRE

                  C’est bien possible, Buster… mais je ne suis pas encore assez vieille pour retomber en enfance… 🙄 Déjà que je suis talonnée par une belle misanthropie, quand je me mettrai à applaudir les artistes du 20H, je saurai que je suis bonne pour le 3ème âge et Julien Lepers…

              • D. Furtif

                Je t’approuve Colre
                Il a cru possible de réemployer les méthodes d’accession au pouvoir au gouvernement.

                C’est historiquement manifester une des intelligences les plus sommaires depuis…………pfffuuuuhhhh Charles X

                Ce qui est dramatique pour le pays c’est que des hommes de son camp disposant d’un bagage neuronal autrement important l’aient laissé faire ou pire l’aient accompagné dans son ascension

                • COLRE

                  Bonjour Furtif,
                  J’ai assisté en direct (depuis moins de 10 ans) à l’émergence d’une société coercitive, opaque et manipulatrice alors que, auparavant, je ne la connaissais que dans les livres d’histoire ou dans les romans d’anticipation (ou dans les BD…).
                  Ça m’a fait drôle, je t’assure.
                  Je comprends maintenant de l’intérieur comment une société peut être emportée par une telle dynamique et se vendre aux dictateurs les plus stupides.

                  • Ph. Renève

                    Surtout manipulatrice. Pouvoir et médias serviles réussissent de plus en plus à faire croire qu’il n’y pas d’autre possibilité que ce qui est décidé (TINA).

                    Ainsi pour la réforme des retraites le discours bien-pensant a été « la réforme est indispensable et on ne peut y échapper », alors que bien d’autres moyens étaient possibles.

                    Il s’agit ainsi de confondre nécessité et décision, principe et réalisation. « Puisqu’on vous dit qu’on ne peut pas faire autrement… »

          • Ph. Renève

            Des poulets Label Rouge avec un bistouri 24 carats, eh, attention, ce n’est pas n’importe qui ! 😀

            Pour la réforme des retraites, je ne crois pas qu’il ait jamais pensé qu’elle lui servirait; il n’y avait que des coups à prendre. Il s’agissait sans doute d’une des missions confiée par les seigneurs de l’économie: faire passer une première réforme où les entreprises ne mettraient pas un sou de plus, pour vacciner le bon peuple. Mission accomplie.

            • COLRE

              Cela se discute, Philippe, je pense qu’ayant foiré toutes ses autres réformes socio-économiques d’envergure, étant dans l’échec patent, il lui fallait une sorte de coup d’éclat. S’il abandonnait la moindre parcelle de cette réforme, cela aurait été vécu comme une phénoménale déculottée…
              Or, s’il est bien un ressort qui le fait bouger, c’est bien le sens du ridicule : trop complexé.

          • chantelois2010

            Colre. Il ne faut pas oublier un élément important. À son arrivée à la présidence, sa cote était beaucoup plus élevée. Et beaucoup d’électeurs avaient de grands espoirs. La lune de miel n’aura été que de courte durée. Bling bling et petits scandales juteux touchant sa personne ont rapidement … dégénéré. Il existe aussi un phénomène incontournable en politique : la fatigue du peuple à l’égard du pouvoir. Mais il reste deux ans… Et deux ans en politique c’est une éternité.

            • COLRE

              Pierre : « à son arrivée à la présidence, sa cote était beaucoup plus élevée ». Je réponds : 50 % (53%) d’électeurs favorables à la droite, ce qui ne veut même pas dire « favorables à Sarko »…
              Ce que vous évoquez ici, c’est la « lune de miel » chez les journalistes… et là, en effet, il y avait une pensée unique assez abracadabrantesque… 😉
              A part Marianne, et j’imagine l’Huma, la quasi-totalité de la presse écrite, télévisuelle et radiophonique était sarkozyste ou sarko-compatible en ce temps-là.

              Quelle qu’en soit la raison, par idéologie de droite, par séduction ou éblouissement, par copinage, par intérêt de classe ou pour des raisons plus troubles que je ne préfère pas développer, les journalistes se sont jetés dans ses bras avec délice et fascination.

              Il a fallu attendre la fessée reçue en public, lors d’une conférence de presse en 2008, par Joffrin et les rires complices de ses confrères, pour que la corporation regimbe (un tout petit peu).
              Il n’est jamais bon d’humilier ses ennemis et ses courtisans avec trop de morgue, tous les gouvernants sains d’esprit devraient savoir cela.

      • chantelois2010

        Colre. Séquences plausibles auxquelles on ne peut qu’adhérer. Porter son choix sur un tiers ne pourra venir seul. Le président devra également réformer le conseil des ministres au complet. Il lui faudra jouer, comme nous disons au Québec, à la chaise musicale. Quelques uns se voyant donner leur congé, quelques autres se voyant accorder un nouveau mandat. La quadrature du cercle, quoi. Et au bout du compte, le peuple français aura-t-il l’impression d’avoir été bien servi?

  • Allusion

    Salut Buster,
    Géniale votre vidéo.
    Merci.

  • Causette

    Fillon, un premier ministre modeste qui maintient plus élevée sa cote de popularité? ❓ :mrgreen:

    Bonjour Pierre, bonne analyse dans l’ensemble, sauf la question au-dessus (ne pas oublier que ces pseudo-sondages présentent un taux de « non réponses » qui, non seulement est très élevé parmi les enquêtés effectivement interrogés mais qui ne tient pas compte des très nombreux refus de répondre globalement au questionnaire).


    Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot

    • Pour faire vivre un monde où l’entre-soi permet l’affirmation des réseaux, ils rapportent des histoires révélatrices, glanées dans les coulisses du règne de Nicolas Ier. En brossant la chronique des premières mesures prises, ils dévoilent les ressorts d’une politique systématique en faveur des nantis : bouclier fiscal, abattements et exonérations en tout genre, dépénalisation du droit des affaires ne sont que les éléments visibles d’une guerre des classes au service de l’aristocratie de l’argent. Aux discours du Sarkozy qui prétendait vouloir refonder le capitalisme s’oppose la réalité des actes : paradis fiscaux, fonds spéculatifs, bonus des traders, stock-options et cadeaux aux banques se portent bien et ont permis au capital financier de retrouver de sa superbe.
    • Derrière la façade d’un pouvoir démocratique se dessine ainsi le tableau inquiétant d’un tout autre régime : une oligarchie, un gouvernement des riches pour les riches
    • « Les dominants n’ont jamais été aussi cyniques« 

    Enfumages

    • chantelois2010

      Causette

      Je suis d’accord qu’il faut manier les sondages avec beaucoup de circonspection. Pour l’heure, ce sont les principaux outils pour mesurer l’évolution des taux de satisfaction et de l’opinion publique. Lorsque j’indique que Fillon reste un premier ministre modeste, je veux par cela qu’il est loin de certains premiers ministres flamboyants déjà vus. Pour nous, en analysant de l’extérieur ce personnage politique, force est pour nous de reconnaître qu’il maintient élevée sa cote de popularité. Est-elle fondée? Là est une autre question. Comme un long fleuve tranquille, il ne fait pas de vagues 😆

  • Léon

    Pierre, c’est là : « N’est pas de Gaulle qui veut, et encore moins Nicolas Sarkozy, dont il s’est sans autre gêne à l’occasion de l’anniversaire de son décès. » il manque quelque chose dans cette phrase.

    • chantelois2010

      Léon. Les damnées coquilles. J’ai lu et relu. Rien n’y fait. Voici donc la phrase qui aurait dû, n’eut été d’un moment de distraction, être publiée : « N’est pas de Gaulle qui veut, et encore moins Nicolas Sarkozy, duquel il s’est réclamé sans autre gêne à l’occasion de l’anniversaire de son décès ». Désolé. J’aurais pu faire l’effort de traduire cette idée dans un meilleur français 😳

      • D. Furtif

        Pierre tu pratiques l’incise comme le plus distingué latiniste ce qui ne préjuge pas de tes qualités d’éminent helléniste

        • chantelois2010

          Furtif. Mon front est ceint d’une grande candeur et se drape d’un rouge qui élève ma gêne à son sommet 😆

  • Léon

    Sur le fond de l’article, Sarkozy s’est effectivement mis dans la trappe tout seul, sa méthode personnelle de gouvernement ayant totalement court-circuité le gouvernement, le changement de premier ministre et de ministres devient un non-évènement. Il ne sera analysé que du point de vue « people » à savoir les marques d’amitiés, les jalousies et déceptions.Quelque chose me dit que cette fois les déçus vont s’exprimer d’avantage? J’attends cela avec délectation, ce sera le seul intérêt de l’opération.

  • Léon

    Pour illustrer l’article j’avais imagine ce montage

  • Causette

    Démission du gouvernement et de François Fillon
    il y a 59 min Reuters

  • chantelois2010

    Causette. La question est maintenant de savoir si Nicolas Sarkozy reconduira François Fillon avec mandat de former un nouveau gouvernement ou s’il choisira un candidat tiers. L’Express annonce que, selon des sources gouvernementales et proches de la direction de l’UMP, Nicolas Sarkozy entend nommer un gouvernement « resserré » et « féminisé » pour attaquer la dernière partie de son quinquennat avant l’élection présidentielle de 2012.

  • chantelois2010

    Dernières nouvelles. Jean-Pierre Raffarin a exprimé sa désapprobation sur la quasi certitude de la reconduction de Fillon. « Fillon revendique la continuité, c’est légitime, mais cette ligne politique ne correspond plus à celle qu’il nous faut. C’est au président de fixer la nouvelle ligne ». Citant un proche du président Sarkozy, le quotidien Le Monde soutient que François Fillon sera renommé premier ministre dimanche matin. Alain Juppé aurait commis, au micro de France Info, une indiscrétion en annonçcant implicitement son entrée au gouvernement. Daniel Cohn-Bendit, toujours égal à lui-même, a déclaré dans une interview à Sud-Ouest: « Je n’ai rien à cirer du remaniement. L’écologie est sacrifiée depuis des mois par la droite gouvernementale ». L’Express fait des prévisions et des extrapolations sur les nominations à venir. À lire.

    • Buster

      François Fillon est un danger pour NS : Libre de ses mouvements, sa cote continuerait à grimper et il pourrait avoir la fâcheuse idée de se présenter en recours d’une candidature Sarko bis irrémédiablement plombée par le peu d’empathie nationale (et même à droite) à son égard. En reconduisant Fillon, ce risque là n’existe plus.

  • Léon

    L’UMP risque d’être traversée par des turbulences, on voit les gaullistes et chiraquiens commencer à causer et renacler . J’espère être en mesure la semaine prochaine de vous proposer des informations de première main là-dessus. Mais chuuut, c’est encore un secret !

  • chantelois2010

    Buster. Intéressante cette hypothèse que vous exposez. Fillon avec une liberté retrouvée pourrait être tenté par la présidence en 2012. Une question toutefois : dans quel intérêt le ferait-il? Par pure vengeance? Par opportunisme politique en raison de sa cote élevée de popularité? Et sous quelle bannière se présenterait-il? Je cherche.

    • Buster

      Pierre,
      Tout simplement pour sauver la droite d’une défaite assurée au cas où Sarko ne parviendrait pas à remonter la pente. (ce qui me semble très vraisemblable et qui est mon hypothèse depuis plusieurs mois)
      Une partie de L’UMP pourrait dans ce cas là finir par vouloir se libérer de l’emprise Sarko.

  • chantelois2010

    Léon. Je n’ai aucune difficulté à imaginer les tiraillements internes au sein de l’UMP. Le président Sarkozy aura contribué à ces divisions par ses intrigues inopportunes. Il semblerait que, dès demain, dimanche, il annoncera qui devra occuper le poste de premier ministre. Que pensez-vous du retour d’Alain Juppé au gouvernement? Je cherche à saisir la stratégie qu’il y aurait derrière cette nomination ministérielle.

    • Léon

      Un peu de patience, Pierre, j’espère en savoir plus long en début de semaine prochaine… Les raisons peuvent être multiples, la principale étant de donner un os à ronger aux gaullistes, surtout si MAM est virée. Je ne sais pas encore quels dégâts va infliger la candidature de D. de Villepin à Sarkozy, mais selon toute vraisemblance, Sarkozy les considère comme potentiellement importants. Ceci pourrait expliquer cela : calmer le camp chiraquien

      • chantelois2010

        Léon. Alors, patientons. Mais… vivement une information de pointe sur un suspense qui n’aura que trop duré 😉

      • COLRE

        J’ai hâte d’avoir vos news, Léon, car je dois dire que la position des « gaullistes » ne cesse de m’interroger.

        J’avoue être tiraillée par plusieurs sollicitations, entre la haine recuite depuis la trahison de 95 avec Balladur, les intérêts partisans, les intérêts d’ambition personnelle, les « je te tiens par la barbichette » des dossiers explosifs que chacun a sur chacun, l’intérêt personnel de Chirac dans ses affaires de corruption (à la fois le fric et l’étouffement des procès), sans parler de celui de Villepin, Pasqua ou de l’affaire de Karachi (qui a de quoi faire tomber la république)…

  • Causette

    « L’élément qui puisse permettre réflexion et qui bien évidemment maintient le suspense, c’est qu’en règle générale, lorsqu’un Premier ministre sortant est appelé à un nouveau gouvernement, il est reconduit en même temps qu’il est mis fin à ses fonctions », a dit Dominique Paillé sur LCI.

    « Le communiqué de l’Elysée ne le précise pas, il y a donc une possibilité très vaste pour le président de la république dans les heures qui viennent pour la nomination du locataire de Matignon », a-t-il ajouté.

    Le remaniement a été envisagé dès le mois de mars et annoncé officiellement par Nicolas Sarkozy en juillet. Quel suspens!

  • D. Furtif

    Dès ce matin , il faut subir le concert consternant de la presse aux ordres, et il est vaste l’éventail de cette presse.
     » Conserver Fillon c’est le plus raisonnable »
    Autrement dit
    « Chouette, la politique de régression sociale et de désertification économique au profit des trusts financiers apatrides va continuer »

    La droite française s’est elle aussi dissoute dans le libéralisme elle n’est plus qu’un pseudopode de la finance internationale.

    La presse, après le concert « vive Sarkozy le rénovateur » entame « vive Fillon le continuateur »

    Nous allons voir l’opposition syndicale et politique nous jouer la romance « nous allons nous réunir, un calendrier est mis en place… »

    Cassandre Furtif

    • Lorenzo

      Furtif,

      dans l’éventail de la presse un dessin comme une note discordante :mrgreen:

    • Ph. Renève

      Excellent, Lorenzo.

      « 11.00. A peine renommé, François Fillon a publié un communiqué avec une déclaration d’intention fixant le cap de son futur gouvernement :
      « Je m’engage, sous l’autorité du chef de l’Etat, avec détermination, dans une nouvelle étape qui doit permettre à notre pays de renforcer la croissance de son économie au service de l’emploi, de promouvoir les solidarités et d’assurer la sécurité de tous les Français. »
       »

      Ha vingt dieux ça c’est un programme de gouvernement.

      « avec détermination ». Pourquoi, aurait-il pu y mettre de l’hésitation ?
      « une nouvelle étape  » On prend le(s) même(s) et on recommence.
      « renforcer la croissance de son économie  » en laissant les banques spéculer avec le pognon des citoyens plutôt que de prêter aux entreprises et en laissant délocaliser l’industrie, bien.
      « au service de l’emploi » 1800 suppressions de postes à Popol Emploi.
      « promouvoir les solidarités  » en déremboursant les médicaments, en multipliant les franchises pour les malades et en détruisant le système hospitalier.
      « assurer la sécurité de tous les Français » C’est pourtant la base de l’Etat, pourquoi faut-il donc le seriner alors même qu’on diminue les effectifs de police et de gendarmerie ?

      Si c’est le programme, la pièce de théâtre sera un vaudeville.

  • chantelois2010

    À tous. À toutes. Merci de vos commentaires et de ce débat de qualité. Ce dimanche, il ne m’a pas été possible de participer aux discussions sur Disons. Des obligations m’ont retenu à l’extérieur de ma résidence. Je vais parcourir vos interventions et j’ajouterai peut-être un petit grain de sel. Amicalement. Pierre R.