Page spéciale Karachi

Lectures :11542
L’affaire de Karachi est particulièrement passionnante en ce qu’elle révèle des enjeux extraordinaires de pouvoirs. Comme il s’agit, à l’évidence d’un feuilleton, nous proposons qu’un page spéciale soit ouverte à son sujet et alimentée en fonction de ses rebondissements.

Résumons d’abord ce que l’on sait de l’enquête du juge d’instruction et des journalistes de Mediapart.

A cela il convient d’ajouter d’une part les déclarations de Charles Millon, ministre de la défense du premier ministre Alain Juppé sous la présidence de Jacques Chirac, qui donne sa conviction sur l’existence de rétrocommissions illégales.

Ajoutons, d’autre part  les déclarations de Dominique de Villepin.

Voici une hypothèse sur son rétropédalage sur TV5 dimanche soir.

D’abord, il est probablement la personne qui en sait le plus sur cette affaire en raison de ses multiples casquettes successives et surtout de sa position de secrétaire général de l’Elysée auprès de Jacques Chirac .
Il n’est pas possible de faire abstraction de la lutte en préparation pour l’élection présidentielle de 2012 entre N. Sarkozy et D. de Villepin. J’ai émis l’hypothèse, dans mon entretien avec JP Grand,  que la composition très « RPR » du remaniement avait pour but de couper D. de Villepin d’éventuels soutiens auprès des gaullistes. Or qu’on apprend-t-on ? Qu’ A. Juppé a ordonné, à propos de cette question, les écoutes téléphoniques autour de collaborateurs de François Léotard, ministre de la défense sous le gouvernement Balladur au moment où ont été imposés les nouveaux bénéficiaires de commissions, celles-là même qui sont soupçonnées d’avoir donné lieu à des rétrocommissions.

Ses dénégations ne tiennent pas debout, même Nicolas Daumenach se souvient  que François Léotard lui a raconté, à l’époque, son engueulade avec Alain Juppé à ce sujet.  Et A. Juppé ne se souvient pas avoir ordonné de telles écoutes ni de l’engueulade en question?… Il aura du mal à faire croire une telle fable.

En d’autres termes, Alain Juppé, poids lourd du gaullisme, en sait probablement long sur la question, mais il est dans l’impossibilité actuellement de mouiller la Sarkozie dans l’histoire de la campagne de Balladur. Lorsque Dominique de Villepin énonce sa quasi-certitude de l’existence de rétrocommissions, il embarrasse tous les gaullistes qui savent quelque chose mais qui sont liés, au moins pour l’instant, à Nicolas Sarkozy par leur présence au gouvernement. Si D. de Villepin veut conserver une chance  qu’ils lui apportent leur soutien le moment venu, il doit faire machine arrière.

Cette page sera complétée au fur et à mesure des révélations. Sur la base des éléments dont on dispose, ma conviction est que ces rétrocommissions ont bien existé et ont financé la campagne de Balladur. En revanche la preuve du rapport entre leur interruption et l’attentat me semble, pour l’instant, peu établie. Mais, par rapport aux familles des victimes, les chiraquiens ont intérêt à nier ce lien.

A suivre donc

Ici un lien sur Bakchich qui explique ce que ces contrats de vente concernant les sous-marins avaient d’anormal.

Voici un autre lien qui rappelle que les rapporteurs du Conseil Constitutionnel avaient été défavorables à la validation des comptes de campagne  d’E. Balladur, en raison de 13 millions de francs en espèces et coupures de 100 et 500 F dont l’origine n’avait pu être déterminée.

_________________________________________________________________________

23 /10/2010:

Voici le verbatim du pétage de plombs de Sarkozy hier à Lisbonne en rapport avec cette affaire.

__________________________________________________________________

24/11/2010

Voici un document rare, le verbatim de la note de la Direction des constructions navales  (DCN) qui attribue à  la branche « afghane » des services secrets pakistanais  l’attentat de Karachi commis le le 8 mai 2002.

( Trouvé sur « Jeune Afrique » )


[ A signaler que nous avons reçu une mise en demeure pour supprimer cet article de notre blog, mais à notre connaissance il est toujours en place sur le site de jeune Afrique dont nous donnons le lien]

_________________________________________________________________________________________________

Lundi 3 janvier 2011.

Une nouvelle hypothèse avancée par Libération :

Libération. Citant deux sources dont« un officier pakistanais toujours en poste qui a autrefois collaboré avec les personnels de la Direction des constructions navales (DCN) envoyés à Karachi , le quotidien affirme que l’attentat du 8 mai 2002, dans lequel 11 salariés de la DCN sont morts, serait le résultat de représailles d’éléments des services secrets pakistanais contre Paris après la vente de sous-marins à l’Inde.

Donc, on serait dans un autre film, une vengeance des services  secrets pakistanais contre la vente à l’ennemi indien de sous-marins, en contradiction avec des assurances qui auraient été données.

Décidément, cette affaire est pleine de surprises. Pour autant, cette explication n’est en rien incompatible avec les rétrocomissions et le financement de la campagne de Balladur…

________________________________________________________________________

31 janvier 2011 : François Léotard s’exprime .

« Je ne sais pas si toute vérité est bonne à dire. C’est peu probable. Mais en voici quelques-unes dont il va être difficile de se passer. L’attentat de Karachi a été directement provoqué par deux éléments qui se sont conjugués. […] »

C’est par ces mots que commence la lettre que François Léotard a adressée à Rue89, à la veille de son audition par le juge antiterroriste Marc Trévidic, prévue demain lundi. Le juge enquête sur l’attentat de Karachi qui, en mai 2002, a coûté la vie à quinze personnes, dont onze salariés de la Direction des constructions navales.

Parmi les possibles raisons expliquant cet attentat, on évoque l’arrêt, dès l’arrivée de Jacques Chirac à l’Elysée en 1995, du versement de commissions promises par la France en marge du contrat de vente Agosta de sous-marins au Pakistan, signé quelques mois plus tôt, le 21 septembre 1994, par François Léotard.

Il y a un an, l’ancien ministre de la Défense avait, devant la mission parlementaire sur l’attentat de Karachi, expliqué que selon son « sentiment personnel », il y avait bien un lien entre l’arrêt de ces commissions et l’attentat.

Il va plus loin dans cette lettre, assénant ses « vérités ». Selon lui, l’attentat a été provoqué à la fois par l’arrêt des commissions et par la vente à l’Inde de sous-marins plus modernes que ceux qui avaient été livrés au Pakistan.

En stoppant le versement de ces commissions, Jacques Chirac, Dominique de Villepin (alors secrétaire général de l’Elysée) et Charles Millon (alors ministre de la Défense) ont fait preuve, dit-il, de « grande légèreté »

Intégralité de l’article ici.

__________________________________________________________________________________________

Lundi 7 Mars 2011

Une étrange connexion entre les évènements de Libye et l’affaire Karachi

=============================================================

26 avril 2013

Affaire Karachi les premiers aveux

=======================================================

Le 4 août 2013

karachi/affaire-karachi-le-chainon-manquant-entre-les-contrats-d-armement-et-balladur_


Il pourrait faire le lien entre les contrats d’armement pakistanais et la campagne d’Edouard Balladur. Libération révèle samedi 3 août que les juges de l’affaire Karachi ont recueilli un témoignage crucial, celui d’un consultant politique américain qui a travaillé pour l’ancien premier ministre candidat à la présidentielle de 1995.

Francetv info vous explique pourquoi son témoignage fait avancer l’enquête.

42 comments to Page spéciale Karachi

  • Causette

    Assez « étonnant » ce retour de Juppé dans le gouvernement
    Et pourtant
    : le 30 janvier 2004, il est condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 18 mois de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris et à une peine de 10 ans d’inéligibilité.
    Le tribunal juge notamment que :
    « Alain Juppé dans la quête de moyens humains lui apparaissant nécessaires pour l’action du RPR a délibérément fait le choix d’une certaine efficacité en recourant à des arrangements illégaux […] Que la nature des faits commis est insupportable au corps social comme contraire à la volonté générale exprimée par la loi ; qu’agissant ainsi, Alain Juppé a, alors qu’il était investi d’un mandat électif public, trompé la confiance du peuple souverain. […] »

    L’appel interjeté par Alain Juppé, immédiatement après sa condamnation, a pour effet de suspendre l’application de cette décision jusqu’à l’arrêt de la cour d’appel. Le 1er décembre 2004, celle-ci réduit la condamnation à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité.

    Pas gênés par l’argent sale de leur parti, ces députés du RPR/UMP prêts à faire un triomphe à Fillon…

    Indice de Perception de la Corruption 2010 : la France recule encore !

    Mais les politiques auraient tort de ne pas continuer leurs tripatouillages et magouilles, puisque les zélecteurs n’ont aucune mémoire des affaires politico-financières françaises, pourtant nombreuses (cette liste de wikipedia n’est pas pas complète, c’est vous dire si on a du mal à suivre tellement il y en a!)

  • Ph. Renève

    Notre président – qui n’a rien à voir avec cette affaire – est un peu nerveux ces temps-ci.

    Un gros coup de colère…

  • Léon

    Effectivement, on perd son sang-froid semble-t-il…

  • Léon

    D’ailleurs, Sarkozy n’était effectivement ni directeur de campagne, ni trésorier de Balladur. Mais il oublie un peu vite, on dirait, qu’il était Ministre du budget et que en tant que tel, c’était de son ressort de donner son accord au montage financier qui a été inventé pour le règlement de ces commissions, montage parfaitement mis à jour par la police luxembourgeoise et dont on a toutes les preuves. Mediapart prétend également qu’il apparaîtrait sous les initiales NS comme commanditaire des mesures d’intimidation contre Jean-Marie Boivin, celui qui était chargé à la DCN (Direction des chantiers navals) de gérer la société offshore créée pour cela et qui, à la suite d’un différend sur des indemnités de départ, avait menacé de tout révéler à la presse.
    Même si Sarkozy n’est pas le plus impliqué dans cette histoire, il est très loin d’être clean.

  • Ph. Renève

    Ça chauffe, ça chauffe…

    « Un pavé dans la mare [aux grenouilles]. Le juge Renaud Van Ruymbeke a perquisitionné récemment au ministère du Budget à Bercy où il aurait saisi des notes sur les «montages financiers opaques» mis en place autour du contrat de vente de sous-marins Agosta au Pakistan, affirme mardi Le Parisien/Aujourd’hui en France. »

  • Léon

    Tiens, ils m’ont copié ! Mais ils ont mis un personnage de plus, Donnadieu de Vabres.
    Mais ça chauffe, effectivement….

  • Léon

    A signaler, l’article d’Imhotep sur le site simoyen consacré à cette affaire est pour le moins étrange : Il considère que le plus scandaleux de cette histoire est que l’Etat ait partiellement cédé au chantage de Jean-Marie Boivin.
    Ce qui est scandaleux c’est que Jean-Marie Boivin ait eu de quoi faire ce chantage !

  • Lorenzo

    Sarkozy est il fou? 😯 😆

    • Ph. Renève

      Ce serait une explication et une excuse. Non, il n’est qu’impoli. Ce n’est pas nouveau mais le problème est qu’il représente la France, dont l’image en prend un bon coup par son arrogance et sa grossièreté.

      • Lorenzo

        Philippe,

        c’est en tous cas ce que le geste de Berlusconi semble signifier 😉

        • Ph. Renève

          Ce doit être une façon de consoler le pauvre Roumain: Berlusconi lui dit « t’en fais pas mon gars, il est dingue ce type » !

          • Causette

            mais non Berlu dit: « il a quelques soucis et ça lui donne des maux de tête » 😯

            Reuters
            Deux réseaux d’intermédiaires avaient été recrutés pour payer les commissions au Pakistan, dont un à la demande du ministre de la Défense d’Edouard Balladur, François Léotard, a écrit une mission d’information parlementaire en mai.
            JUPPÉ PROMET LES DOCUMENTS AUX JUGES
            Le second réseau d’intermédiaires devait recevoir 33 millions d’euros, ce qui portait le total des commissions à 84 millions, soit plus de 10% du contrat.

            L’argent destiné à ce second réseau était dirigé vers le Luxembourg, où deux sociétés avaient été créées pour recevoir l’argent, avec l’aval d’Edouard Balladur et de son ministre du Budget Nicolas Sarkozy, dit un rapport de police luxembourgeois versé au dossier judiciaire.

            C’est ce canal financier que Jacques Chirac a fait « assécher » après son élection à l’Elysée en 1995, alors que neuf millions d’euros restaient dus, selon des éléments versés au dossier judiciaire, auxquels Reuters a eu accès.

        • yohan

          Vous n’avez rien compris au film. De source autorisée, voilà les faits, les vrais ! en fait le président roumain demande à Berlusconi de lui organiser une bunga buga pour la soirée. Berlu lui répond « t’es fou, j’ai pas le temps, demande plutôt à Sarko s’il peut s’en occuper. Et le président roumain dit  » ben non, je viens tout juste de lui demander, il m’a fait comprendre qu’il avait Carla dans les pattes et il m’a dit demande à Berlu, c’est son domaine 8)

          • Ph. Renève

            Non, non, non. Selon le Vatican, Berlu aurait répondu : « ma il est fou [avec le geste] Sarko, Carla elle adore le bunga bunga ». 😀

  • Causette

    Libération.fr 13/05/2010
    Balladur évasif sur ses millions
    Le 28 avril, la mission parlementaire auditionnait l’ancien Premier ministre.
    (…)

    Bernard Cazeneuve (PS, rapporteur de la mission) : «Quel a été le rôle de votre cabinet, ou votre propre rôle, dans les arbitrages qui ont été rendus ?»

    Edouard Balladur : «[…] Il est évident qu’on ne peut signer un tel contrat dans le dos du Premier ministre. J’en avais connaissance, je l’ai approuvé, car c’était un acte politique dont j’avais mesuré tous les aspects. Mais je n’ai pas arbitré de dossier sur de quelconques commissions financières.[…]»

  • Causette

    Là nous avons un beau dossier, avec très belles photos, surtout celle de Balladur/Sarko

    Sous le gouvernement d’Edouard Balladur (1993-1995), Abdul Rahman Salaheddine El-Assir, né en 1950 à Beyrouth, fait partie de la caste très fermée des vendeurs d’armes. Il est choisi par les autorités françaises pour être l’intermédiaire dans les deux plus gros marchés d’armement du moment. 1) le contrat des sous-marins Agosta destinés au Pakistan, signé le 21 septembre 1994. 2) contrat dit « Sawari II », porte sur les frégates Lafayette vendues à l’Arabie saoudite, et signé le 19 novembre 1994. La DCN, constructeur des sous-marins et des frégates, est en première ligne sur les deux opérations, qui dépassent au total les 3,7 milliards d’euros.

    Que ce soit pour le Pakistan ou pour l’Arabie saoudite, Abdul Rahman El-Assir est associé à un autre intermédiaire libanais, un ami né la même année que lui : Ziad Takieddine. […] Interrogé par le juge Trévidic sur les dessous d’Agosta, M. Menayas, ancien directeur financier et administratif de DCNI, a assuré que « Ziad Takieddine a été imposé en 1994 à la DCNI par le pouvoir politique ainsi qu’Abdul Rahman El-Assir ».

    Le couple El-Assir/Takieddine se trouve à la même période, au coeur d’un autre contrat d’armement signé par le gouvernement Balladur : le client est l’Arabie saoudite. Baptisé Sawari II, le marché porte sur des sommes bien plus importantes que celles en jeu dans le contrat Agosta : 2,9 milliards d’euros pour deux bâtiments de guerre, des frégates en l’occurrence – plus une troisième en option. […] Décidément omniprésent, Ziad Takieddine se voit promettre 87 millions d’euros pour sa participation aux négociations de Sawari II.

    En 1994, il y en a qui voient d’un très mauvais oeil cette frénésie à signer des contrats militaires qui semble s’être emparée du gouvernement Balladur. […] Ministre de l’Intérieur entre 1993 et 1995, Charles Pasqua. Il raconte une drôle d’anecdote au sujet des périples saoudiens de certains membres du gouvernement Balladur, dans lequel il occupait le poste de ministre de l’Intérieur. « Je me souviens que lorsque Balladur s’est rendu en Arabie saoudite en 1994, il était accompagné de tout un aréopage de ministres, notamment Léotard et Longuet, et d’industriels. Il y avait aussi son « factotum », Nicolas Bazire. Balladur était persuadé de signer de gros contrats. Moi, je n’ai pas pu m’y rendre pour une raison protocolaire : mon homologue saoudien de l’Intérieur n’était pas là, il était allé chasser dans le Sahara… Mais Léotard [alors ministre de la Défense] est venu me voir juste avant de partir pour Riyad, et il m’a dit : « Ne t’inquiète pas, on défendra tes intérêts. » J’avoue que je n’ai pas compris, c’était ambigu comme phrase. » […]

    Un procédé, parfaitement illégal: la rétrocommission. « Le secret de Polichinelle de la classe politique française », tranche Charles Pasqua. […] « Ce que je sais seulement, c’est qu’un certain nombre de gens ont subventionné la campagne électorale d’Edouard Balladur. C’est le cas notamment de responsables africains et arabes. »

    • Monique Peyron

      J’étais sûre que votre question sur Charles était le prélude. Le voilà qui déboule. Quelle est l’affaire pourrie qu’il ne connait pas?

      Les kleenex me manquent pour pleurer de rire ou pleurer tout simplement.

  • Monique Peyron

    Môssieur, comme disait Raimu, je dis du mal de qui je veux. Je suis libre, je ne suis pas journaliste 😆

  • Lorenzo

    Libération du off au on

    • Ph. Renève

      Bonjour Lorenzo, bonjour à tous

      Jusqu’à présent, Sarko s’efforçait d’imiter Berlusconi.
      Maintenant, l’élève dépasse le maître…

  • Lorenzo

    Selon VGE il y a bien des retrocommissions.

  • Léon

    Lorenzo, on serait effectivement très intéressé de connaître les destinataires de ces rétrocommissions. Ca pue, tout ça… Gaffe à la réaction extrémiste.
    Le compte rendu le plus complet de ce qu’il a dit : http://www.liberation.fr/politiques/01012304159-karachi-pour-giscard-il-existe-une-liste-des-retrocommissions

  • Buster

    Il y en a un qui est étrangement silencieux, c’est Balladur.
    Doit pas être concerné, faut croire.

  • Léon

    Voualà, Buster, c’est exactement ça…

  • Lorenzo

    une mise au point du Monde.

  • Causette

    bon rappel en 5 épisodes cette semaine dans le canard enchaîné

    21 octobre 2009
    Bernard Cazeneuve, maire de Cherbourg, député PS, interroge François Fillon sur l’existence de commissions et retrocommissions
    C’est Alliot-Marie qui lui répond, elle est formelle : « Le ministre de la Défense a déclassifié l’ensemble des documents qui lui avaient été demandés pr les magistrats au mois de juin dernier« .

    12 mai 2010
    Bernard Cazeneuve remet à l’assemblée les conclusions de son rapport d’information « sur les circonstances entourant l’attentat du 8 mai 2002 à Karachi ». Il assure : « Nous n’avons pu disposer de tous les documents que nous avions souhaités (…). Ces documents n’ayant pas été demandés pr la justice, la Commission consultative du secret de défense nationale (CCSDN) ne s’est pas prononcée sur leur déclassification. Le résultat est qu’ils n’ont été remis ni à la justice ni au Parlement! ».
    Affaire Karachi: Bernard Cazeneuve invité de l’émission « ça vous regarde » sur LCP

    Le même jour,
    lors des questions d’actualité, Bernard Cazeneuve interpelle à nouveau le gouvernement. Cette fois, c’est Hervé Morin, ministre de la Défense, qui s’y colle : « J’ai déclassifié tous les documents dont la CCSDN a souhaité la déclassification ».

    22 novembre 2010
    le compte n’y est toujours pas puisque le juge Trevidic formule, auprès du ministre de la Défense, Alain Juppé, une nouvelle enquête de déclassification de documents. Trois jours plus tôt, son collègue, Van Ruymbeke avait perquitionner la DGSE. le juge souhaitait récupérer, entre autres, les verbatim d’écoutes effectuées sur des proches de Léotard.

    23 novembre
    sur Rtl, Juppé jure que « les documents qui pourraient intéresser » les magistrats seront déclassifiés après avis de la CCSDN.

  • Causette

    23 novembre 2010
    Bernard Accoyer, le président de l’Assemblée nationale, a annoncé aujourd’hui qu’il refusait une nouvelle mission parlementaire sur l’attentat de Karachi. Se pose une nouvelle fois la question de la déclassification des documents classés secret défense. C’est le débat du « 19h » avec les députés Yves Fromion et Bernard Cazeneuve. Michael Darmon, journaliste à France 2 est également l’invité de Michel Grossiord. Il revient sur les propos tenus par Nicolas Sarkozy lors d’un entretien off avec les journalistes en marge du sommet de l’Otan.
    Blog de Bernard Cazeneuve

  • Lorenzo

    Tiens voila du nouveau

  • Léon

    Il y a effectivement du neuf aujourd’hui selon Libération dans l’affaire de Karachi. J’ai mis à jour.

    • Buster

      Merci Léon, Je ne l’avais pas vu.
      Cette raison, ou une autre du même ordre, me semblerait plus réaliste que de pures représailles sur les rétrocomissions.

  • ranta

    J’en viens à regretter la guillotine

  • Causette

    Collectif de familles de victimes décédées dans l’attentat du 8 mai 2002 à Kararchi
    Le fil de l’actualité et pétition

    ______

    Rien à voir avec l’affaire mais bon à savoir
    Karachi (Reuters) 9 janvier 2011

  • D. Furtif

    Il suffisait d’attendre un peu
    Affaire Karachi les premiers aveux