Les pauvres ? Tous des salauds.

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L’assistanat est le cancer de notre société, nous dit Laurent Wauquiez. Heureusement, les cons ne volent pas en escadrille, pas plus  qu’ils ne sont en orbite, sinon l’ami Wauquiez serait en bonne place.   Je ne sais plus où j’ai lu que « la politique est la forme de vie la plus primitive sur la planète », mais je je suis entièrement d’accord.

Qui va croire que ce minuscule ministre a dérapé  tout seul de son plein gré ?  Depuis toujours j’ai noté qu’une bonne part de la politique consistait à monter les uns contre les autres. Jadis c’était les riches contre tout le reste de la société. Puis, valeur sûre, les fonctionnaires contre le privé, ou le privé contre les fonctionnaires. Autres valeurs sûres les classes moyennes contre les plus aisés, les classes moyennes contre les smicards, les smicards contre les chômeurs, les chômeurs contre les RMistes, les blancs contre les noirs, les noirs contre les Arabes…… La liste est longue. Selon le besoin électoral du moment, il suffit de piocher dans une des catégorie pour bien montrer que « assez c’est assez « et que les problèmes seraient bientôt résolus…. si « on » est élu. Alors, il y en a qui trichent, qui fraudent ? Oui, sans doute. Tout système connait son lot de tricheurs mais ils sont bien loin d’être la majorité.

A un an des présidentielles, il devient opportun de lancer les premiers ballons d’essai pour ramener les brebis de droite égarées chez Marine. Bien sûr, François Fillon, quelques ministres et élus UMP influents se sont empressés de tacler sévèrement ses propos. A les écouter, j’ai immédiatement pensé à ces séries télé Américaine où l’action se déroule au tribunal: « Objection votre honneur, spéculation, sans rapport avec  les faits. » «  Objection retenue, les membres du jury ne tiendront pas compte de cette remarque » et là, l’avocat ou le procureur fautif d’avoir provoqué l’objection retourne s’asseoir ou reformule avec un petit sourire : il sait  bien que, au moment d’entamer leur réflexion, les jurés en tiendront compte. C’est exactement la même chose dans le cas Wauquiez, on remplace juste les jurés par les classes moyennes et les smicards. Les chômeurs et autres bénéficiaires du RMI ou RSA peuvent être sacrifiés sur l’autel des élections, les partis politiques savent qu’ils votent peu. Les smicards aussi votent peu, et pour ceux qui votent, une partie non négligeable va au Front National. Opposer celui qui dispose d’un revenu en travaillant, compris entre 1000 et 1500 euros, à celui au RSA, bénéficiaire d’autres aides sociale comme l’électricité, le téléphone, la CMU, etc…, est vendeur, très vendeur. Des fois, je me dis que si toutes ces catégories sociales allaient demander des comptes à nos élus à l’assemblée nationale… Ben quoi ? Les Wauquiez  et consorts vivent de quoi ?  Des avantages, n’en auraient-ils pas, ne sont- t’ils pas assistés par un chauffeur, des secrétaires, et plein d’autres choses ?

En revanche, des bons assistés, cela existe. Un môssieu Dassault par exemple. Un môssieu qui n’hésite pas à clamer qu’il faut supprimer les aides sociales car elles coûtent horriblement cher aux entreprises et qui oublie  qu’il vit grâce aux contribuables Français, notamment sa filière aviation de combat. Mais c’est un bon assisté car il emploie environ 28 0000 personnes, dont à peu près 12 000 chez Dassault-Aviation. Un Dassault-Aviation dont les coûts d’assistanat sont évalués à environ 40 milliards d’euros par la cour des comptes. Sauf qu’il à fait une oeuvre d’art d’avion… quant à l’artiste au RMI qui a, lui aussi, créé une oeuvre d’art qui ne se vend pas plus, ce n’est pas pareil : c’est un fainéant d’assisté.

Sur l’autre rive, ce n’est pas mieux. Les forces progressistes et débordant de justice sociale en sont réduites, pour les groupies de Martine Aubry, à espérer que la crise s’amplifiera en Grèce. Dans leur esprit cela contraindrait DSK à ne pas lâcher le FMI, et ainsi redonnerait toute ses chances en vue de la primaire à la première secrétaire du PS… Edifiant !  En être réduit à souhaiter le malheur d’une nation pour son profit…. à fortiori lorsque l' »on » est de gauche….

Décidément, la politique est bien la forme de vie la plus primitive sur notre planète.

56 comments to Les pauvres ? Tous des salauds.

  • maxim

    la politique : c’est l’art de prendre le pognon des riches et les voix de la populace pour faire croire aux deux camps qu’on les protège les uns des autres !

  • snoopy86

    Je ne comprends pas trés bien ce que vient faire la photo de Cabanel en fin d’article 😆

  • Lapa

    ET oui, diviser pour mieux régner!
    Mais rassurez-vous, celui qui a assuré « ne pas aimer les riches » est sans doute bien parti pour gouverner notre destinée…

  • Léon

    Ce Wauqiez, il ne mérite rien d’autre qu’une bonne pare de baffes. Il y a décidément beaucoup d’ignorance sur les allocataires du RSA. Ces types ignorent visiblement ce que signifie « solidarité » : c’est sans contrepartie. Tout cela n’est qu’un ennième avatar du libéralisme qui fait des pauvres les seuls responsables de leur pauvreté.

  • maxim

    ceci dit,bien entendu qu’il ne faut pas mélanger ceux qui n’ont pas eu de bol,ou qui subissent une mauvaise passe et qui n’ont que le RSA pour vivoter….il est évident qu’on ne va pas leur demander en plus de bosser à l’oeil !

    mais il y a les autres,ceux qui vivent bien des aides sociales,ils ont certainement la bonne combine pour les percevoir,j’en connais personnellement certains qui se font tout payer par nos impôts,roulant bagnole et glandant aux terrasses des cafés ..

    je vois des Audi,des Béhêmes,des Mercos récentes ……

    alors ceux là qui passent à travers les contrôles ..et bien oui,qu’ils participent tout de même un peu à la vie active et qu’ils donnent d’eux mêmes un peu de leur temps ….

    • Fantomette

      Maxim;
      On ne vit pas « bien » des aides sociales, on survit, c’est tout. Je vous accorde que certains se débrouillent mais ils ne vivent pas sur un grand pied
      Ceux qui roulent en BM et se prélassent aux terrasses des cafés avec leur IPhone ont d’autres sources de revenus… ou se privent d’autre chose.

      • maxim

        bonsoir Fantomette ..

        lorsque je dis vivre » bien » d’aides sociales,je sous entend qu’il a forcément des revenus illicites par dessous ..
        ceux que je connais ne se privent apparemment de rien,et perçoivent des allocations diverses …

        maintenant,on peut dire pas vu pas pris et on se voile la face,mais tout de même je pense que dans ces cas précis ces petits malins n’ont rien à redire si on leur demande de donner un peu de leur « précieux temps » à la communauté .

  • yohan

    Comme professionnel de la chose, je me sens autorisé de dire qu’on prend le problème par le mauvais bout. Il y aurait bcp à dire sur le professionnalisme des agents de Pôle emploi, qui passent trop souvent à côté de l’essence de leur métier, allant jusqu’à conforter certaines personne de rester au RSA, ou dans des solutions d’attente contre productives, quand les allocations Assedic restent confortables.
    Je rencontre personnellement des D.E qui sont réticents à toute forme de remise en question et qui campent fermement sur leur position du tout ou rien (je ne veux pas me déclasser, etc…). Or, il y existe des solutions pour rebondir, quand l’emploi « rêvé » n’est plus à portée de main.
    En l’occurrence, je propose à certains de mes clients d’opter pour une reprise d’emploi dans un secteur qui leur est très favorable, même si le métier n’est pas forcément celui désiré. En effet, il suffit d’un CDD de 6 mois et même parfois de 4 mois pour réouvrir des droits au CIF, permettant d’amorcer le virage désiré. C’est une construction élaborée, patiente, stratégique, qui peut permettre, marche après marche, de revenir sur le marché du travail, avec les atouts nécessaires pour redevenir employable dans le secteur de son choix. Or, je vois trop souvent des gens qui rechignent à cet effort, préférant attendre de retrouver le job idéal, d’autant plus hypothétique, que n’ayant pas travaillé depuis longtemps, ces demandeurs d’emploi ne se rendent même pas compte qu’ils sont devenus des seconds choix, avec une étiquette rouge sur le front : « personne à problème ou glandeur potentiel ».
    Hier, au journal télévisé, j’ai vu trois femmes au RSA s’expliquer. Trois femmes, bien mises, bien éduquées, qui à première vue, n’ont rien de commun avec certains déclassés du marché du travail que je vois. Je suis persuadé qu’avec un coaching bien mené, ces femmes, pourraient se réinsérer avec une stratégie telle je viens de décrire. Pour moi, ça ne fait aucun doute, elles n’ont rien à faire au RSA.
    Autant, on ne peut discuter de l’utilité d’appuyer financièrement certaines personnes parce qu’elles n’ont guère d’espooir de revenir dans la course, autant il ne me parait pas scandaleux de questionner ces aides pour certaines personnes qui n’ont, selon moi, rien à faire au RSA.

    • ranta

      Salut Yohan,

      Ne connaissant ton milieu pro, je te fais donc crédit et j’imagine sans peine que tu es dans le vrai mais les propos de wauquiez visaient à faire un tarif de groupe. Avec réussite si j’en juge un sondage RTL ce matin :
      86% des sympathisants UMP approuvent totalement, 84 au FN et 54 ou 56 % (je ne sais plus) au PS…. Le but est atteint, diviser et mettre dans le mec sac sans nuances.

  • yohan

    C’est tout le problème de l’UMP, légiférer en réaction à un problème en concotant un arsenal répressif, en oubliant systématiquement la prévention. Quoi faire pour prévenir le chômage de très longue durée ? C’est plus une question de préventif, qui selon moi, commence par une vraie réforme des systèmes d’orientation à l’école. Envoyer Mohamed en BEP comptable parce qu’il n’a pas le niveau pour viser le Bac, et parce qu’on ne sait pas quoi en faire, c’est aussi improductif que dispendieux.

  • snoopy86

    Il ne faut surtout pas parler des dérives de notre systéme social ….

    Il ne faut surtout pas parler non plus de celles de ces dérives qui sont liées à l’immigration d’assistanat 😈

    Il ne faut pas parler de ce que cela coûte ni dire qu’on le finance par l’emprunt 👿

    • ranta

      Non Snoop, il ne s’agit pas d’éviter de parler des dérives. Il y en a.

      Pour l’immigration :</a

    • Léon

      Le texte que vous citez, Snoopy n’est pas honnête car il commence par mélanger ce qui est solidarité (accordé sous conditions de ressources,( le RSA par exemple), et ce qui est assurance (les allocations de chômage par ex). Seuls les déficits de ces systèmes assuranciels et les allocations de solidarité devraient être considérées comme un coût. D’ailleurs l’auteur de l’article l’admet implicitement puisqu’ensuite il n’envisage que les prestations non contributives et sous condition de ressources qu’il arrive à évaluer à 90 milliards, chiffre qui, comme ça, à vue de nez me semble très excessif. Si j’ai le temps je chercherai une évaluation plus sérieuse. Quant à affirmer que ce sont ces prestations-là qui sont « financées par l’emprunt », c’est comptablement faux puisque tout ce qui est au budget de l’Etat ( pas de la sécu) est non affecté. Donc on pourrait tout aussi bien dire que ce sont les salaires des policiers qui sont financés par l’emprunt.
      En plus, c’est un classique de prétendre que son chien a la rage pour le tuer. En général quand on parle des dérives du système on ne cherche pas à les corriger mais à le supprimer.

  • D. Furtif

    Ce qu’il y a de plus consternant c’est le succès que ces propos rencontrent chez les plus démunis.Pire, on peut rencontrer certains manants enthousiasmés par ces mots qui se réjouissent à l’avance d’être encore plus maltraités demain.
    Pire du pire j’ai même rencontré des pauvres qui appellent à la révolte pour donner aux riches plus de pouvoir encore.

    Pour ma part la dictature des maitres s’inscrit dans la logique de l’histoire , elle ne survit que parce que les valets sont fidèles et soumis. Attention nulle part il n’est écrit que l’histoire est close.

  • Le péripate

    Hum…

    Sur ce sujet, j’écrivais un peu acide : C’est certain : s’il est d’usage de demander un salaire pour un travail, le contraire, demander un travail pour un salaire est parfaitement grossier et ne se fait pas entre gens comme il faut. Faut quand même comprendre que si l’on travaille, c’est pour un salaire, et que si on a déjà le salaire, faudrait être con… enfin je n’insiste pas.

    J’imagine que on va donc mettre en place un corps de fonctionnaires chargé de vérifier l’usage socialement utile de la contribution joyeuse et volontaire de nos nouveaux fonctionnaires. Car faire un travail d’intérêt général pour un salaire, c’est bien ça être fonctionnaire ? Non ?

    Ne nous arrêtons pas en si bon chemin : chaque allocation devra avoir sa contrepartie en travail pour l’État, et le rêve de tous fonctionnaires sera très proche.

    Mais, il me vient un soupçon… Comme certains observateurs sur ce fil l’ont remarqué, tout ceci est furieusement turbo-libéral…

    Non ?

    Bon naturellement, il y a toujours ce que l’on voit, l’allocation, et ce que l’on ne voit pas, l’impôt, l’emprunt ou l’inflation. Personne ne pourra jamais dire si ces sommes n’auraient pas été mieux employé ailleurs, d’une certaine manière elles n’existent pas, comme Leon le fait remarquer en disant que dans le Grand Trou aucune somme n’est affectée (comprendre que l’état ne se soumet pas à la plus élémentaire comptabilité, c’est plus pratique).

    Bon, je n’ai pas écouté ce Monsieur par moi-même et je ne sais pas si il a réellement parlé de salaud de pauvres. Ce que je sais c’est que la « solution » proposée est absolument anti-libérale. Mais je ne suis pas étonné : car si la culture de l’assistanat a bien envahi cette société, ce n’est absolument pas limité au RSA, ni même au monopole des taxis, mais s’étend jusqu’à nos industries, nos institutions, nos écoliers.

    Atlas est fatigué de porter tout cela.

  • Fantomette

    Ranta je suis entièrement d’accord avec vous.
    Diviser pour régner et taper sur ceux qui n’ont pas de pouvoir de nuisance…

  • finael

    Bonjour,

    Depuis juillet dernier je ne touche plus que l’ASS (équivalent financièrement au RSA). Jusqu’en mars mon père (10 000 Euros mensuels de retraite) me versait 500 Euros par mois ce qui me permettait d’atteindre tout juste le « seuil de pauvreté ». Mais il est décédé et je me retrouve en plein dans « l’assistanat ».

    Je n’ai pas l’impression que les différents intervenants aient jamais eu « l’honneur » de vivre avec ces 460 euros par mois. Quant à des personnes à ce stade roulant « en béhème », ma condition faisant que je me retrouve environné de cette catégorie de personnes, je n’en ai jamais vu !

    Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’existent pas, mais la « chasse aux fraudeurs » organisée il y a deux ans n’a donné qu’un chiffre de 6% dont la moitié n’étaient simplement pas à jour de leurs déclarations

    Pour remettre quelques idées en place
    cet article récent du Monde

    Et notre ministricule a oublié que les plus assistées dans l’économie française étaient bel et bien les entreprises : il suffit de voir la floraison de « contrats aidés » sur lesquels celles-ci se sont jetées (l’hebdomadaire Marianne avait, il y a déjà bien des années, calculé que l’ensemble de ces aides représentaient 20% du budget de l’état). Et je ne m’étendrai pas sur les dizaines de milliards d’Euros « débloqués » pour faire que les banques et autres institutions financières puissent continuer leur petit jeu destructeur.

    Et il est utile de rappeler que la vie est plus chère pour les pauvres

    Mais comme cet idée de l’assistanat a été profondément ancrée dans les esprits par des dizaines d’années de bourrage de crâne par les médias, elle ne peut que recevoir l’appui des classes dites « moyennes ». Ou comment faire croire qu’il y a 3 millions d’emplois qui tendent les bras à des « fainéants » !

    Tout se passe comme si seule l’aide aux plus démunis empêchait le plein-emploi, que cette aide favoriserait la paresse, etc, …

    Ce ne sont en rien des idées nouvelles : En 1848 la IIème république (celle des « gens de biens ») avait lancé les « ateliers nationaux » qui se soldèrent par un désastre et l’arrivée au pouvoir d’un nouvel empereur.

    Ne dites pas « travailleur » ce qui suggère quelqu’un qui produit quelque chose, mais dites « salarié » qui suggère plutôt un individu recevant un salaire.

    Ne dites pas « chômeur », qui suggère quelqu’un qui a perdu son emploi, mais dites « assisté » qui suggère un fainéant touchant une « assistance » tout en se reposant.

    • yohan

      Bonsoir Finael
      Loin de moi l’idée de m’immiscer dans ce qui ne me regarde pas. Mais je m’interroge. Il me semble que ton papa, qui gagnait très très bien sa vie, faisait un poil dans la charité. J’espère qu’il ne vous a pas, en plus, deshérité.

  • Fantomette

    Chez causeur, un article qui rejoint votre propos :
    http://www.causeur.fr/salaud-de-tres-pauvres,9885

    • snoopy86

      Tant que vous êtes sur Causeur lisez donc aussi ceci

      Laurence, 40 ans, divorcée, deux enfants vient de partir . C’est ma femme de ménage …
      Et elle approuve Wauquiez même si ni lui ni elle n’ont pas tout compris comme le souligne l’article que je viens de mettre en lien …

      Le problème de Laurence, c’est que dans son HLM elle voit tous ses voisins et surtout voisines, d’origine africaine pour la plupart qui sont parfaitement heureux avec leurs RSA, leurs allocs, leur complément familial etc… , qui s’en contentent trés bien et n’ont aucune envie d’aller bosser pour gagner au final 2 à 300 euros de plus …

      Laurence qui bosse 15 demi-journées par semaine se dit qu’elle est bien conne …

      J’oubliais, Laurence m’a dit aussi qu’elle, fille et petite-fille de cocos, allait voter Marine. Allez lui expliquer qu’il vaut mieux voter Strauss-Kahn 😆

      • ranta

        Bon sang snoop. Bien sûr que c’est vrai mais d’où ça vient ? On aurait déjà pas un problème du côté du plein emploi des fois ? Le regroupement familiale ? Humainement compréhensible, économiquement une catastrophe.

        Tu sais bien que si demain toutes ces aides sont coupées c’est la révolution.

        Quant à l’auteur de l’article que tu mets en lien, lui il y a une chose qu’il feint d’ignorer : La question pour beaucoup est seulement de conserver leur boulot, car il y a une chose que tout le monde sait : les aides sont dégressives et ne sont pas éternelles.

      • Asinus

        @snoopy je sais je sais mohamed qui conduit le fenwick ici aussi , mais j’ai passé l apres midi à lui expliquer que pour un ou deux  » salopard » qui truandaient et vivotaient le rsa il y avait une foultitude de prevaricateurs plus invisibles du genre l éminence wauquiez qui n’a jamais bossé lui mon bon qui sort d’une grande école avec salaire « ena » payée par vos deniers snoopy les miens et ceux de mohamed le cariste parce que le vrai parasite il est la !

    • ranta

      Bonjour fantomette et Finael.

  • snoopy86

    Toujours sur Causeur , et toujours du même auteur , comment l’Etat-providence casse l’assimilation

    A lire jusqu’au bout ….

    • finael

      Bonjour Snoopy.

      Comme le premier lien que j’ai introduit dans mon intervention le remarque au titre des « idées fausses », cette notion « d’état-providence » au profit des immigrés ne tient pas compte du fait que ceux-ci doivent, dans leur grande majorité, avoir travaillé pendant au moins 5 ans pour pouvoir prétendre à une aide quelconque

    • yohan

      Bonsoir Snoopy
      Très bon article effectivement qui explique sans trop de chiffres une réalité palpable par toute personne dotée d’un sens de l’observation et non parasitée par ses émotions ou ses dogmes.
      De par ma position, j’ai pu assister à cette lente évolution qui nous a fait passer d’une immigration de travail à une immigration d’assistanat. Croyez vous que ces nouveaux bénéficiaires de l’Etat providence aillent jusqu’à remercier leur bienfaiteur ?. Non, c’est même plutôt le contraire. J’entends souvent ce refrain qui m’est de plus en plus insupportable « La France est riche, elle a pillé l’afrique, alors si mes enfants font des conneries, ce n’est pas ma faute, mais celle de la France qui n’a qu’à les éduquer mieux et leur trouver du boulot ». L’Etat providence étant un tonneau perçé, je redoute le jour où l’on va annoncer que le tonneau est définitivement à sec. Ce jour là, la France connaîtra une flambée de violence sans précédent.

  • finael

    Je viens de trouver une info récente sur les réactions à ce « cancer de la société »

  • Léon

    C’est un fil de discussion intéressant.
    Ce qui m’ennuie le plus ce sont les sources de ces comportements d’assistés et de fraudeurs dénoncés par certains. Ce que rapporte Snoopy, par exemple. Mais le problème c’est que l’on ne peut pas se baser sur quelques expériences ou témoignages individuels. Personne ne nie qu’il y en ait de la fraude, mais sur la base des évaluations qui ont été faites après contrôles, elle semble très faible. Par exemple, ridicule par rapport à la fraude fiscale. Il est possible peut-être qu’elle se concentre sur des populations issues de l’immigration, mais ce n’est même pas sûr, on n’a pas de stats là-dessus.

    • snoopy86

      Mais dans la plupart des cas il ne s’agit même pas de fraude s’agissant du RSA, des allocs, du complément familial …. Tout simplement l’utilisation du systéme par des gens qui ont une culture différente de la nôtre …

      Par contre pour les fraudes on a des idées plus précises sur les mafias notamment africaines ( particulièrement Congo-Zaïre )

      • snoopy86

        S’agissant bien sûr des fraudes assedic ou aides sociales …

        Yohan devrait aussi pouvoir vous parler des sous-traitants turcs dans le bâtiment …

        Sur les dealers de banlieue, on n’a pas de stats ethniques non plus, mais on a bien, surtout si on est flic, une petite idée..

    • D. Furtif

      Bonjour mon Léon

      Ce qui heurte les plus démunis et qui les fait se ranger ( hélas) dans le camp de ceux qui exploitent cette rage impuissante, c’est la certitude que tous ces réseaux et ces mafias ponctionnent indûment : non pas dans la gamelle des nantis mais dans les caisses de secours et organismes de solidarité instituées, alimentées et prévues pour les pauvres.

      .
      Pour cette fois ( à mon avis comme toujours) les plus pauvres sont les brebis tondues par ces truands. Il n’y a jamais eu de Robin des bois

  • snoopy86

    Pour ceux qui ont le courage un rapport parlementaire sur les escroqueries aux assedic qui fait état notamment de mafia turque.

    Pour les escroqueries aux aides sociales, selon un proche cadre à la CAF, la délinquance organisée ne représenterait que 20 %, le reste étant constituée d’escroqueries individuelles. On y évoque néanmoins un taux de prestations « irrégulières » de plus de 10 % …

  • Le péripate

    Oui, la fraude. Vous connaissez un fraudeur vous ? Silence gêné dans l’assistance.

    C’est une réalité, et c’est la réalité de tous les systèmes inutilement complexes. Je ne fais pas dans l’ingénierie sociale mais un peu de simplification et surtout plus de lisibilité (une comptabilité !!!)

    Une rapide recherche m’a montré que le différentiel minimum entre un revenu tiré de l’assistance et un salaire était entre 350 à 500 euros, selon les sources (encore une fois la lisibilité!). Le cas est celui d’un couple avec trois enfants, APL et tout le toutim.

    Ce qui veux dire que dans ce couple l’opportunité de prendre un emploi sera jugé à l’aune de ces quelques 500 euros supplémentaires. Donc pour quelques 170 heures mensuelles d’un travail éventuellement dur et pénible, cela fait de l’heure, hum… 3 euros.

    Vous prenez le travail ? Peut-être oui, peut-être non. Si vous avez votre terrasse à faire, non. Si vous préférez faire quelques coups au black, non. Etc…

    C’est toute la question des incitations.

    Je ne veux pas faire croire que la question de l’emploi serait réglé uniquement par la disparition ou l’aménagement de ce type d’incitation négative. Inflation monétaire, réglementations virales, salaire minimum, protectionnisme sont des maux bien plus grave.

  • Léon

    A ce niveau de revenu Peripate, une différence de 350 à 500 euros, c’est énorme ! Et vous ne pouvez pas calculer comme ça pour les 3 euros de l’heure. Plus que les trois euros en question il y a une resocialisation, le sentiment de ne plus être un assisté. Je suis toujours étonné de ces jugements sur les chômeurs de longue durée. je n’en ai connu aucun qui se soit satisfait de sa situation. Si je connais un fraudeur ? Ben j’en connais plein, mais ces fraudeurs-là fraudent à la TVA, aux cotisations sociales. Je ne connais aucun fraudeur au RSA. Pour moi, le bénéficiaire type du RSA est une femme seule avec des enfants qu’un connard de mec a quittée pour une plus jeune, et qui se débat dans des difficultés énormes.
    D’autre part, dès qu’il y a une loi, un règlement, il y fraude possible…

    • Le peripate

      Non, vous croyez sans doute que je ne le sais pas que cette différence est énorme. Comme est énorme aussi l’effort dans sa chair d’un travail dur, comme est énorme le sentiment de déclassement d’accepter un travail que vous croyez ne pas mériter.

      Ce n’est pas parce que je ne fais étalage de ma vie que je ne la connais pas, la vie.

  • Léon

    Je n’ai aucune raison de penser le contraire, Peripate. Mais du coup je ne comprends plus ce que vous vouliez dire…

  • snoopy86

    350 à 500 euros voilà donc le vrai smic :mrgreen:
    Voire moins pour un parent isolé avec 2/3 enfants
    dont il faut déduire les frais liés à l’emploi : transport, repas hors foyer, etc..

    décidément il y a quelque chose qui ne tourne pas rond …

  • yohan

    L’état providence, c’est la somme de tous ces petits rien, qui au total, plombe très lourdement les comptes publics et surtout le travail, lequel qui finance ce bazar pour l’essentiel. Il y a ceux qui n’ont effectivement que le montant du RSA, complété éventuellement de l’APL pour vivre, survivre même, des gens réellement dans le besoin et tombés dans la mouise à la suite d’aléas de carrière, familiaux, ou de santé. Ceux là, Wauquiez doit leur foutre la paix.

    Mais songez que la CMU, les allocations familiales (150€ par enfant en moyenne), l’accès au logement à un prix défiant toute concurrence, l’éducation, la prime de rentrée scolaire, les livres gratuits, la cantine gratuite, les bons de la CAF pour les vacances, la facture EDF payée par la ville, et j’en passe…sont offerts en cadeau, en dû, à des familles débarquées récemment sur notre sol avec la bénédiction des bisounours et d’une certaine élite qui troque des visas en échange de petites marchés juteux passés avec des dictateurs sur le dos du peuple africain.
    De fait, comme le souligne Snoopy, au fil des années, il est devenu possible en France de vivre sans travailler, surtout quand on est déjà habitué à vivre de pas grand chose et que la solidarité coutumière joue. Je dis bien vivre, et non survivre, comme certains veulent bien le dire. Certes, rien de comparable au mode de vie d’une Rachida Dati, mais au fond, si vous arrivez à voir une différence entre l’ouvrier du bâtiment qui se lève le matin à 5h et sa femme qui fait des ménages pour payer les études de ses quatres enfants, et une famille (très nombreuse) d’assistés normalisés, vous êtes fortiche. Il y a des familles africaines de huit enfants intégralement pris en charge par le système. Leurs gamins trainent toute la journée dans la rues et sont totalement livrés à eux mêmes. Déjà, nous savons qu’en plus, il nous faudra financer plus de police et plus d’éducateurs pour les empêcher de faire des conneries plus tard. Ce que je crains le plus, c’est que c’est ce modèle de vie d’assisté normalisé soit vendu aux africains désireux de troquer leur misère contre un coin de paradis parisien , loin de l’image d’Epinal du dernier film de Woody Alen.

  • Léon

    Il y a … Mais tant qu’on ne sait pas ce que cela représente en volume, ce n’est pas une raison pour remettre en cause ce système. Il faut des contrôles.

    • Le péripate

      Bon voila, je me suis mal exprimé : c’est justement ça, la fraude en soi n’est pas une raison de remise en cause (on peut toujours plaider un renforcement du contrôle policier de nos vies, malgré les évidents inconvénients, mais passons).

      Non, si j’ai fait un raisonnement sur les incitations, c’est parce que je vise au cœur du système. Même avec 0 fraude, les incitations demeurent, et c’est à cela qu’il faudrait me répondre. Et répondre non pas en faisant appel à des « classes » statistiques comme « les pauvres » ou tout le fourbi holiste ou macro-économique.
      L’individu agit parce qu’il a des buts et des intentions. Comment ne pas voir qu’en « payant les pauvres » on fait émerger par là même le phénomène contre lequel on prétend lutter ?

      Ce n’est pas comme si c’était nouveau. En Angleterre il y a eu 3 siècles de lois sur les pauvres. http://www.libres.org/francais/dossiers/pauvrete/taxe.htm .

  • Léon

    L’expérience de pays assez libéraux dans leur fonctionnement montre que la disparition de ces aides ne résout en rien la question de la pauvreté. Simplement elle transfère la solidarité d’un système public à la charité individuelle- laquelle, à mon avis, pose beaucoup plus de problèmes que la charité publique. Quelles que soient les contorsions philosophiques auxquelles on peut se livrer, vous ne pourrez jamais faire avaler aux gens que la pauvreté est, pour l’essentiel, de la responsabilité des pauvres eux-m^mes. On voit trop d’exemples qui prouvent le contraire, qu’elle est accidentelle, contingente. Et la charité met celui qui la pratique dans la situation, à mon avis inacceptable de devoir porter un jugement sur les causes de la pauvreté de celui qui la sollicite. De quel droit ?

    • Le peripate

      On pourrait tout aussi bien dire que ces aides ne solutionnent rien si il n’y a pas de différences. Soyez logique. La seule différence étant le cout vous vous poignardez. J’ai écrit ailleurs que des maux comme l’inflation monétaire était bien pire.
      Par ailleurs je n’ai absolument pas parlé de responsabilité, mais d’incitations. Niez-vous l’existence des incitations ?

  • Léon

    Vous devenez obscur, Peripate : de différences entre quoi et quoi ? Les aides publiques inciteraient les gens à rester pauvres? Je ne comprends pas votre post…

    • Le péripate

      J’aurais du vous citer…L’expérience de pays assez libéraux dans leur fonctionnement montre que la disparition de ces aides ne résout en rien la question de la pauvreté. Si ça ne résout rien, ça ne fait pas de différence.

      Les aides publiques sont des incitations. D’accord ou pas d’accord ? Si oui, ce que j’ai écrit s’éclairera… enfin j’espère 😉

      • Léon

        Elles ne résolvent pas la permanence de la pauvreté, mais au moins dans le cas d’aides publiques, les pauvres arrivent à consommer autrement qu’en braquant des banques ou des particuliers. Une aide publique n’est pas nécessairement un incitation, c’est vous mêmes qui dites qu’elles n’incitent pas à retrouver du travail. Faudrait savoir… Donc, non, pas d’accord. Cela dépend de l’aide.

        • Le péripate

          Bon, je laisse… pour cette fois. Je ne peux pas discuter le sens de chaque mot, ici incitation.

  • finael

    Pour donner une idée des sommes dont nous discutons voici

    Un premier article sur les aides « sociales ». Il est important de noter que dans ce total (67,6 Milliards d’Euros) sont inclus les « contrats aidés » accordés aux entreprises.

    Le RSA, quant à lui revient à 460€ x 12(mois) = 5520€ par an x 1,7 millions de bénéficiaires = 9,384 milliards d’euros.

    Ce deuxième article quantifie les aides aux entreprises soit 65 milliards d’euros.

    Alors qui donc bénéficie le plus de « l’assistanat ».

    Peut-on défendre l’assistance aux entreprises et refuser celle accordée à ceux que ces mêmes entreprises laissent sur le carreau ?

    Un détail important souvent oublié dans ce genre de débat : la totalité des aides accordées aux plus démunis est consommée et participe donc directement à l’économie, au PNB, etc … supprimer ces aides revient à ruiner nombre de commerçants et mettre en difficulté un nombre encore plus grand d’entreprises.

    • Le péripate

      Donc vous justifiez les aides aux entreprises. C’est un choix que je ne partage pas. Mais au moins c’est cohérent.

      Bon, l’argument selon lequel cet argent va dans l’économie est un sophisme économique : à ce que je sache il ne vient pas de Mars et était déjà dans l’économie. Enfin bon. C’est sans importance.

      • Le péripate

        Je viens de comprendre que parce que libéral je suis supposé défendre les aides à l’entreprise. C’est une profonde méprise. D’ailleurs ces aides agissent aussi comme des mauvais signaux qui soutiennent les canards boiteux alors que dans le même temps la lourde fiscalité décourage la création d’entreprises nouvelles. Ceci est effectivement lourdement créateur de chômage. Mais ce n’était pas la question.

        Plus largement une entreprise n’est pas une personne : c’est un faisceau de contrats, ou un buisson si vous voulez. Ainsi que l’on taxe une entreprise ou que l’on la subventionne, ce sont des gens réels qui sont subventionnés ou taxés : les propriétaires, les salariés, les consommateurs, selon les cas. Mais aider ou taxer une entreprise est bien une idée magique : il y a des vrais personnes derrière.

      • Léon

        Si, si cela a de l’importance. Evidemment Finael a raison.L’argent ne préexiste pas à une production et donc à une distribution de revenus qui sont, dans nos sociétés, monétaires. La monnaie qui permet d’acheter ne préexiste pas à la production qu’elle achète: sans consommation, pas de production en valeur monétaire, donc pas de revenus, donc pas de monnaie

        • Le péripate

          Qu’est-ce que c’est que ce charabia… C’est ça l’économie officielle enseignée ? Bonjour les dégâts. La monnaie est une roue, une roue qui abaisse le cout de l’échange. Mais qu’est-ce que vous leurs appreniez aux gosses !

          Je suis abasourdi.

          • Léon

            Cela s’appelle les « contreparties de la masse monétaire »,à savoir les créances sur le Trésor, les créances sur l’étranger et les créances sur l’économie c’est dans tous les bilans de la banque de France. Votre vision de la monnaie a, en gros, trois siècles de retard, celle du gold specie standard, et encore, avant l’invention de la monnaie fiduciaire ! M^me les libéraux avaient compris ça, c’est la « loi des débouchés » de JB Say. Je répondais là à votre « à ce que je sache il ( l’argent) ne vient pas de Mars et était déjà dans l’économie.. C’est absolument faux. L’argent se crée au fur et à mesure des besoins des échanges.

            • Le peripate

              Oui. Je crois surtout que vous planez dans les hautes sphères keynésiennes et monétaristes. J’ai, effectivement, quelques siècles de retard. Les siècles de l’histoire du vol de la monnaie.
              Moi, je suis assez basique. Pour partager une production il faut d’abord assurer le maintien de cette production.et toute vos techniques financières ne sont pour moi pas mieux que le gars qui pour récolter le fruit abat l’arbre.