Revue du WE: viols au dessus d’un nid de cocues

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En météo, il existe la notion de ciel de traine. C’est le temps qu’il fait juste après le passage d’un front froid, avec des cumulus éparses et quelques averses de ci-de là, parfois des belles éclaircies et des orages. Un ciel post-chaotique dont on ne sait pas trop quoi en tirer en somme.

C’était un peu l’impression que j’avais concernant les media après le cataclysme DSK et le gros front chaud qui a jeté un froid et a su occuper nos brillants analystes et discoureurs pendant une bonne dizaine de jours. On avait une « actualité de traine ». Rien de bien folichon à se mettre sous sous la dent comme dirait Eve. Bien sûr il y a Messi qui arrive à nous faire aimer le football, alors qu’il est l’antithèse même du foot business, il participe à sauver ce mode de spectacle à pognon par sa seule prestation. Ah il est fort le bougre pour nous faire oublier les à côtés affligeants! Au moins pour une fois, le grandissime favori dont on nous bassine les oreilles depuis des mois a gagné.  Certains devraient prendre exemple! Y’a bien un volcan qui commence à cracher avec peut-être l’espoir de paralyser le trafic aérien européen, mais c’est du déjà vu. Et il n’y aura même pas de morts. Pas intéressant donc.

Une semaine de traine.

Il faut dire qu’il a fallu du temps pour digérer les déclarations qu’on a ingurgitées à propos de la tentative de viol supposée sur la victime présumée par le soupçonné innocent présumé DSK.  Un florilège d’idées préconçues sur les relations hommes-femmes. Déminons donc quelques idées reçues qu’on a vu traîner partout:

Non tous les viols ne sont pas commis par des détraqués sexuels qui utilisent la violence et une arme. Cette vision purement pornographique mâtinée de série américaine du violeur qui va user d’un énorme potentiel de violence physique sur sa victime ou d’une arme , de cordes, d’enlèvement  ou tout ce qu’on voudra oublie tout simplement qu’un viol commence la plupart du temps de manière très banale par la mise en confiance de la proie, et sa séduction: une approche classique afin de pouvoir dire qu’il y avait consentement (c’est rare une fille qui va vous jeter dans les 30 premières secondes).

Qu’à la contrainte physique violente il existe aussi la contrainte psychologique de la position d’autorité, qu’il convient , une fois que la proie est approchée, de reculer au maximum le moment où elle va dire « non » et que ce non se doit d’être inaudible, non crédible. « tu ne sais pas ce que tu veux »  « tu ne sais pas qui je suis? »  « assume maintenant »  « trop tard tu m’as allumé » « si tu refuses tu es une salope » « fais pas ta mijaurée » « qu’est ce qu’on va dire de toi? » « tu sais, elles l’ont toutes fait »…etc…

Que les violeurs ne sont pas forcément des violeurs en série. Ce n’est pas parce que la personne n’a jamais violé qu’elle n’est pas à l’abri d’abuser sexuellement d’une autre personne dans un moment fort. Que c’est d’autant plus facile quand on n’est pas habitué à avoir de limites dans ses actions.

Bref que l‘abus est caractérisé à partir du moment où la personne a la certitude d’y perdre si elle n’accepte pas (son poste, sa vie, sa réputation…etc…); et que cette considération lui fait effectuer un acte au seul bénéfice d’autrui, sous la contrainte.

Il est également bon de signaler que les fellations contraintes n’imposent pas l’utilisation d’une arme et que, du fait de l’abus expliqué juste avant et de certaines réaction de défense du cerveau, la personne soumise ne va pas user de ses dents et arracher le membre (que ne l’a-t-on pas entendue celle-là…). Le fait qu’elle ne saigne pas à mort son agresseur ne signifie pas pour autant consentement. De même qu’il pourrait être très simple à une fille d’écraser les testicules de son violeur ce qui provoquerait l’évanouissement de celui-ci (voir la mort si elle fait ça bien). Doit-on convenir que toutes les femmes violées étaient donc consentantes car elle n’ont pas mis KO leur agresseur?

Enfin qu’une femme qui dit non ne va pas, sauf au cinéma spécialisé, tout à coup soupirer de contentement sous les coups de boutoirs, convertie par la seule magie du saint phallus que son agresseur est un véritable amant fantasmé. La rupture du consentement détermine l’abus.


Voilà, loin de l’image d’Épinal du violeur en série à la barre de fer qui va enlever sa victime et abuser d’elle après l’avoir attachée, la plupart des viols sont malheureusement plus banals. Les abus sexuels commencent généralement par de la drague un peu lourde par des types pouvant être très sympa et compétents au demeurant et qui retourneront au boulot ou à l’école le lundi matin après leur samedi soir grivois pendant qu’une fille essuiera quelques larmes et guettera avec angoisse la prochaine ménorrhée.

Pour en revenir à nos frasques sexuelles des politiques, je suis assez surpris de la relative facilité avec laquelle tout ce beau petit monde trompe allègrement partenaire ou épouse. Cela semble tellement rentré dans les mœurs que je vais bientôt me demander si je suis le seul mec sur terre à ne pas tromper ma femme. Plus que cela: il paraîtrait que c’est un honneur de se faire choper par untel ou untel, on se croirait revenu (mais en sommes-nous seulement sortis?) à l’Ancien Régime où la couche du roi était un lieu fort prisé des courtisans(es). Ce n’est pas pour une question de liberté sexuelle que cela me choque, c’est juste que je suis étonné que ces personnes-là soient incapables de respecter un engagement et continuent de jouer l’hypocrisie du couple, et que souvent, leur femme aient à considérer l’humiliation du butinage sexuel de leur époux comme normal (Il suppose que les femmes sont à la disposition des hommes pour satisfaire des besoins sexuels soi-disant supérieurs ou naturels) alors qu’elle passeraient pour des salopes à faire pareil.

Ouais c’est vraiment des histoires de viols au dessus d’un nid de cocues…

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Léon
Léon

Je partage votre étonnement Lapa.Autant je peux comprendre lorsqu’un couple est en crise, ne s’entend plus, autant je trouve totalement irresponsable ce butinage sexuel assumé. On ne dira jamais assez à quel point c’est un poison dans un couple et que les ennuis que cela crée sont incommensurablement plus importants que le plaisir que l’on peut en retirer. Mais je suppose que, comme vous, je dois être dépassé.
Comment, par exemple, Anne Sinclair peut-elle supporter cela ? En quoi mérite-t-elle cette humiliation ?

Castor

Tous les goûts (et tous les dégoûts) sont dans la nature…
A ce titre, la possessivité, la jalousie, sont un poison tout aussi fort dans le couple qu’une sexualité débridée assumée par l’un mais imposée à l’autre.
Reste ceux pour qui ce genre est un mode de vie. Les juger ? Bof. J’ai peine à comprendre mais il y a tellement de choses qui m’échappent…

Buster

Il y a une explication que je ne me hasarderais sûrement pas à énoncer chez Maboul par connaissance des réactions en chaîne que cela pourrait y favoriser. Et ils n’ont vraiment pas besoin de moi pour cela. Au milieu de toute la littérature sur cette affaire j’ai lu (mais où ?) une possible explication, basée sur la « foi » religieuse à la surprenante attitude d’Anne Sinclair : Ils seraient tous les deux « religieux » de façon assez différente : Lui d’une façon plutôt culturelle, elle plus « pratiquante et croyante » et se sentant investie d’une sorte de mission. Elle aurait manifesté à plusieurs reprises son désir de prouver que la France pouvait maintenant élire un président de la république de confession juive / ou qu’un président juif pouvait être élu en France. Une sorte de preuve à apporter aux yeux du monde de la « réconciliation » de la France avec sa minorité juive. Cela aurait fini par relever d’une sorte d’objectif personnel pour elle, à la fois politique et religieux. Un regret de Mendes-France qui aurait déjà pu incarner cela et une vraie fascination pour ces politiques et intellectuels brillants. Le but à atteindre pourrait alors avoir dépassé les sentiments amoureux et être devenu le vrai et le seul objectif du couple. Une association solide soudée par intérêt commun mais pour des raisons assez différentes pour l’un et l’autre. Dans ce cas elle lui offrait ses moyens financiers et ses conseils et passait par pertes et profits les couleuvres à avaler en terme de fidélité, qui ne faisaient pas, ou plus, partie de ses priorités. Il convenait même dans ce… Lire la suite »

Léon
Léon

Mmmouais… Elle seule pourrait confirmer, mais de hauts responsables juifs il y en a eu en France, de Léon Blum à Laurent Fabius en passant par Mendès-France. En plus, la possibilité pour DSK de devenir Président est assez récente là où ses infidélités à sa femme semblent remonter à très loin… J’y crois très peu.

Léon
Léon

En France, en tous cas, on a nettement plus d’adultère masculins que féminins. Qu’il soit masculin ou féminin ne change rien aux problèmes posés au couple, et cela m’étonnerait beaucoup « qu’ils s’y retrouvent ».

COLRE
COLRE

Bonjour Lapa,

Très bien ton nartik (j’aime la « semaine de traîne », c’est exactement ça l’info depuis une semaine, elle se cherche, elle s’ennuie, elle voudrait passer à autre chose d’aussi brûlant, mais le coeur n’y est pas…).

Juste une remarque sur le fameux retour de l’ « ordre moral » à l’anglo-saxonne. Sur l’un des plateaux télés (je ne sais plus lequel !) une journaliste américaine disait qu’outre-Atlantique on respectait aussi la vie privée, À CONDITION que les politiques n’use pas de la vie privée pour dorer leur image.

C’est (je crois) le mensonge et l’hypocrisie en la matière qui sont traqués.
Si un homme politique joue par devant la fidélité et la famille unie et que par ailleurs il s’envoie tou(te)s ses secrétaires, alors la presse s’en occupe…

On a eu les mêmes réactions chez nous où des hommes politiques se sont manifestés comme de terribles homophobes et pères-la-pudeur, et ont finit par être « outés », car en réalité homos…
(quoique, c’est vrai, les outings d’Act up n’ont pas forcément été bien vus par la presse déférente et bien-pensante…)

Causette

En lisant Anne Sinclair (voir lien de Buster) j’ai le sentiment qu’elle a plus de convictions morale et politique que son très cher mari. Par ailleurs, il ne fait aucun doute pour moi qu’en France dans la grande bourgeoisie, la plupart des femmes mariées à des hommes qui ont pouvoir et argent ferment les yeux sur leur infidélité, c’est une question d’éducation dans ce milieu ; un reste des us&coutumes du 19e siècle, où les hommes allaient dans les maisons closes mais leurs femmes et leurs filles avaient une éducation stricte et devaient rester discrètes… et s’habiller ras-du-col.

La femme qui embarrasse le Ps!

COLRE
COLRE

Bonjour Causette,

« la plupart des femmes mariées à des hommes qui ont pouvoir et argent ferment les yeux sur leur infidélité »

Oui… sauf qu’en l’occurrence, c’est elle qui a l’argent… lui, le DSK, c’est un gros gigolo…

Asinus

yep pauvre Anne sinclair qui ne sera jamais premiere dame , et qu’elle bien belle histoire :reconciler la france avec sa minorité .Surement pas ! rédibitoire chez cette communautariste avérée  » je n’aurais jamais pu epouser un NON JUIF »et aucun des serviles confreres n’a osé relever !!!!

Buster

Bof,
J’ai moi-même entendu ça dans la bouche d’un ami juif, qui pourtant n’avait aucune tendance au communautarisme.
Mais plutôt une crainte, comme une évidence ou une obligation pour les enfants juifs de l’après guerre.

COLRE
COLRE

D’accord avec toi, Buster, cette déclaration a le mérite de la franchise (si elle l’a vraiment dit), mais la plupart d’entre nous pourraient la prononcer à l’égard d’une catégorie particulière de la population.
Moi, par exemple, je suis athée, et je n’aurais jamais pu épouser un catho ou un musulman pratiquant.
Ce n’est ni du « racisme » ni du sectarisme, mais une attirance pour des catégories de personnes avec qui on est en phase (et un rejet pour d’autres). Faire sa vie et fonder une famille, ce n’est quand même pas rien, comme décision.

Quand j’étais petite, les cathos et les protestants ne se mêlaient pas si facilement.

Et la communauté juive qui est unie par tant de malheurs historiques, soudée par tant de désastres, menacée d’anéantissements de siècles en siècles, que l’on peut comprendre leur tendance à partager leur mémoire et à rester entre eux.

Asinus

bonjour Colre désolé peu convaincant d’autant qu un/une goy prononçant la phrase inverse se verrait immediatement taxé d’antisemitisme .Pour faire clair et court l’ane a été longtemps un ardent défenseur d’israel  » plusieurs séjours » dont deux en kiboutz
mais je suis de plus en plus « indisposé » par un communautarisme lobyste  » crif »
exarcerbé si prompt dénonciateur de celui des autres  » surtout arabe . Je suis
irrité d’entendre des élites françaises avec mandat se déclarant préocupé journellement du devenir d’israel , je suis absolument interloqué de la mansuetude dont jouisse
des milices type Bétar en France .Enfin je suis écoeuré de l’attitude d’israel et de la veulerie des gouvernement occidentaux.Et je persiste il m’insupporte d’entendre une femme journaliste éduquée et cultivée aspirant un temps a etre la premiere dame de France dire benoitement et sans etre reprise  » je ‘aurais pas pu epouser un non juif! »

COLRE
COLRE

waaaah… quelle détestation, asinus ! et surtout quel mélange des genres : je parlais d’un esprit communautaire tout à fait légitime, même si ce n’est pas le mien. Je ne pensais absolument pas au confetti du Moyen Orient qui est la cause unique et absolue du malheur des hommes…
Vivement que les Palestiniens constituent leur deuxième confetti à côté de celui d’Israël, et enfin, le monde sera en paix, on pourra changer de sujet.

Asinus

yep detestation comme un amoureux déçu c’est vous dire ma hargne , quand au confetti ça n’est pas moi qui sempiternellement rappelle lors des diners du crif mon attachement à son maintien .Ca n’est pas moi
qui postulant aux plus hautes destinées du pays evoque mon eternel et matutinal interet.Et je trouve un peu facile le renvoi au pauvre état confeti chargés de tous les maux de la terre quand le sus nommé se conduit tel un gangster en crachant y comprit à la gueule de ses alliés.

COLRE
COLRE

Que vous soyez – selon vos mots – « irrité », « de plus en plus indisposé », « interloqué », « hargneux » et que bien des choses vous « insupportent », je le comprends mieux, maintenant, si vous dites être un « amoureux déçu »… 😐

Mais ce n’est pas du tout mon cas, désolée, et moi je regarde assez peu ce « confetti » (oui, je confirme), et en revanche bien davantage les immensités du monde où l’on tue, massacre, viole, génocide, torture à qui mieux mieux.

C’est comme ça. Je ne dis pas autre chose depuis des années, et notamment sur AV.
C’est vrai que j’ai tendance à regarder du côté de la République du Congo, par ex., avec ses millions de morts, ou au Soudan, ou en Birmanie, ou actuellement en Syrie où l’on massacre son propre peuple, ou en Lybie, avec déjà près de 10 000 morts (pour faire simple, on ne compte pas les blessés ni les jetés dans les culs de basse fosse).
Donc, des états-gangsters, il y en a sur toute la planète, et de bien sanguinaires…

Le péripate
Le péripate

Je crois savoir, mais ça reste à vérifier, que Anne Sinclair est la fille d’un grand industriel, et qu’elle a mis sa fortune au service de DSK. Si c’est vrai (et ça ne me ferait pas tomber de mon fauteuil) DSK est en quelque sorte son produit, le résultat de son ambition et de ses efforts. Amha, les engueulades doivent être sévères, mais sans effet, les intérêts étant trop liés.

Vous ne trouvez pas qu’il y a beaucoup de couples en politique qui associent une communicante et un politique ? C’est une bonne recette qui permet d’avoir d’excellents réseaux.

SANDRO
SANDRO

Evidement qu’on écrit « autant pour moi ». Cela veut dire « mea culpa », mettez ça sur mon compte ( donc à charge, en débit.) « Mettez cette erreur sur mon ardoise ».

PS: je reviens plus loin sur l’article de Lapa, quant au fond.

Asinus

@Sandro
finallement encore une des nombreuses subtilités et incertitudes de la langue française ou chacun
met son background .Léon Colre et vous entre autre en tenez mordicus pour votre version je gage
que le trivial de la mienne doit heurter de savantes oreilles .C’est la pour moi une des nombreuses
preuves qu’il y a un langage ou mieux une compréhension des « éduqués » et un langage ou une compréhension du peuple.J’entend déja les dénégation des tauliers mais sauf à etre débile je suis
sur de ne pas toujours percevoir vos mots et phrases pour exactement ce que vous voulez exprimer.Cette expression anodine m’est comme révélatrice d’imcompréhension plus importante .

ps « eduqués » appliqué à mes interlocuteurs de ce blog n’a aucune connotation péjorative dans mon esprit.

SANDRO
SANDRO

@ Lapa L’article est juste sur le fond et en statistiques absolues. Oui, majorité de viols commis dans la cellule intra-familiale, ou du moins dont la victime connaissait l’auteur, certains sans violence physique attestable et constatable à court terme. Oui, contrainte, chantage moral, abus d’autorité, abus de faiblesse ( cas de personnes agées -oui, il y en a- ou handicapées), assorti de l’obligation de remplir une condition, tout cela est légalement constitutif du viol, depuis 1980 et surtout 1999 . Mais je dois tout de méme à la vérité -et aux victimes- de dire, qu’il reste et demeure -hélas- environ 25 % de viols d’autant plus incontestables que soit la victime en est morte (homicide dans la foulée pour éviter la plainte) soit a été massacrée pour cause de résistance, ou d’emblée, sans raison, pour ‘impressioner ». Il faut avoir vu -comme les professionnels de santé ou de police- des dents et des nez cassés, des lévres ouvertes pour réaliser ce qu’est « aussi » un viol. Ceux-là sont incontestables, horribles. Pour les autres, cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas existé, mais malheureusement ils peuvent étre sujets à caution.Surtout quand les mois ou les années ont passé, et qu’aucun examen médico-légal ne peut accréditer une thèse, ni dans un sens , ni dans un autre. Comme tout excès, il y a à présent un mouvement de balancier redouté des professionnels. Jadis tue et « écrasée », la parole des atteintes sexuelles s’est libérée, tant et si bien que certains ( nes) ont bien compris tout l’intéret qu’ils (elles) pouvaient en retirer. D’affaires étouffées, elles sont passé à l’état d’affaires… Lire la suite »

Léon
Léon

De l’avis d’une femme qui s’est exprimée chez Yves Calvi dont j’ai oublié la qualité ( je vais essayer de retrouver ) et qui a suivi un très grand nombre d’affaires de viols, elle estime à une dizaine de cas (sur plusieurs milliers)le nombre de viols inventés pour nuire à quelqu’un. Alors, Sandro, vous êtes gentil, mais c’est vous qui êtes en train de faire une généralité sur l’affabulation et non le contraire.

Léon
Léon

Il s’agit de Marie-Ange Le Boulaire, je crois dans l’émission d’hier, 30 mai. A revoir ici.

SANDRO
SANDRO

@ Léon
Je suis bien content d’étre gentil.
Salut, mon « pote ».
( ca va comme ça…)

Léon
Léon

Ca va comme quoi Sandro ? Non, mais je ne vais pas laisser passer sans réagir un commentaire dont la teneur consiste à, une fois de plus, décrédibiliser la parole des femmes sur ce terrain-là et que pour cette raison j’estime odieux. Oui, odieux parce que, au moment où l’on découvre que depuis toujours des femmes sont des victimes de ces pratiques, je trouve odieux que l’on fasse un post pour expliquer que ce n’est pas si simple et que ce n’est peut-être pas vrai parce qu’on n’a pas de preuve quand la plainte intervient plusieurs années après les faits et que certaines plaintes sont bidon et destinées à nuire. Alors vous réagissez comme vous voulez, on vous a laissé parler, on n’a pas censuré votre commentaire, alors je ne vois pas au nom de quoi je devrais m’interdire une liberté que je laisserais aux autres.

SANDRO
SANDRO

Bon, écoutez Léon, puisque vous jouez la carte de la provoc. permanente et que vous n’avez pas le début d’une idée de qui je suis, je vais être clair, en public, et non sur César, (comme à chaque fois que j’avais quelque chose à dire qui ne méritait pas la place publique). Ecoutez moi bien Léon, une dernière fois. J’ai 52 ans dans un 3 mois, et on ne me parle pas , sans me connaitre (et surtout en me connaissant) sur le ton de « vous étes gentil ». Cette condescendance de la part d’un retraité Montpellièrain m’est insupportable, je n’en ai jamais usé avec vous. Moi , je ne suis pas à la retraite, j’ai les mains dans le cambouis, donc les rares fois où je sors du domaine de la culture ou des lettres pour exprimer un avis sur un sujet précis, c’est que je sais de quoi je parle, vu?je n’ai pas à exciper de mes diplomes ni d’une carte tricolore, vu? Quand vous aurez fréquenté autant les morgues que moi, vous reviendrez me dire « vous étes gentil » sur votre blog que 30 personnes lisent.Pas hic et nunc. Il y a chez vous un coté « je sais tout du fond de ma retraite » qui est insupportable, et si on ne vous la pas déjà dit, je le fais. Vous étes devenu d’une intolérance et d’une suffisance qui devrait vous interroger, vous et les vôtres. Mais comme naturellement vous étes chez vous, c’est moi qui m’en vais, et je pense que c’est pas de ça que je vais mourir. C’est dommage, j’appréciais le Furtif et… Lire la suite »

Léon
Léon

Nous aurons été très honorés de votre illustre présence, Sandro. Si, si. On vous baise les pieds…

Asinus

yep ! Sandro a vous croiser de nouveau ici ou la!

Vale!
asinus : ne varietur

yohan

Pas si sûr Léon. Malheureusement, nombreux sont les cas d’hommes accusés par leurs ex des pires saloperies contre toute vérité. Certaines femmes sont prêtes à tout pour garder leur progéniture jusqu’à tuer le père, l’accuser de tous les maux pour lui ôter tout droit, ou tout simplement le faire dijoncter pour le mettre à la faute. Certaines seraient mêmes prêtes à payer pour un contrat sur votre tête. Face à cela, un homme censé préférera baisser pavillon, face à la puissance dévastatrice de leur volonté. J’ai connu ça et certains de mes amis l’ont vécu également plus ou moins violemment. De cela, on ne parle pas, car c’est une blessure que les hommes préfèrent garder secrète et, tout comme pour les femmes réellement abusées, le silence s’installe car on n’a pas envie d’étaler ses faiblesses. Ce n’est pas oter la parole des femmes que de rappeler que certaines de leurs consoeurs leur font une bien mauvaise publicité.

Causette

Le mot préféré des amis du violeur est affabulatrice, ça sonne comme une insulte, ça rabaisse, ça tue à petits feux les femmes qui ont été violées. Faut-il que les victimes de viols baignent dans une marre de sang… les dents cassées, l’arcade ouverte, dégoulinant de sperme aux urgence, l’anus déchiré... pour que leur plainte soit recevable?

snoopy86

@ Sandro

J’ai eu moi aussi des mouvements d’humeur et … je ne les regrette pas, mais ce blog et ses auteurs, par les efforts qu’ils ont déployé, méritent que nous oubliions nos petites susceptibilités .

Personne n’a mis tes compétences en doute et être retraité n’est pas une tare. Tu ne vas pas nous chier une pendule pour un « vous êtes gentil » :mrgreen:

D’ailleurs Tony qui partage  » l’esprit fantassin  » avec Asinus n’accepterait pas 😆