Les Julia Claudiennes. Une dynastie c’est un métier(4)

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Claude, né en -10, nous oblige à remonter en arrière, au temps du vieil Auguste et de Livie. Il faut essayer de se mettre dans la peau d’une personne autour de qui tout le monde se fait égorger, empoisonner, étouffer, et qui passe suffisamment inaperçu pour ne pas être invité :

– à une des petites fêtes de Tibère à Capri ou

– sur les ponts du Tibre par les copains de Séjean.
Arriver à passer inaperçu pendant aussi longtemps, il faut plus que des difficultés d’élocution, il faut beaucoup de talent.

  • Pourtant il était très mal parti le gamin.

Sa mère, Antonia Minor, touteà l’admiration qu’elle vouait à son ainé Germanicus, se servait de son cadet comme étalon absolu de la bêtise. Quand  on était plus sot «  que son Claude de fils » on était définitivement perdu. Le vieil Auguste  décida que si l’esprit était aussi infirme que le corps ( il parait qu’en plus il boitait) il valait mieux lui éviter les railleries de la foule. Alors, comme toute la famille était d’accord pour lui refuser l’accès au cursus honorum et  à la moindre responsabilité civile, Claude se réfugia dans l’étude. Il s’y consacra tellement qu’il y brilla et qu’il devient un des derniers à Rome à savoir lire et écrire l’étrusque.
Il ne manquait pas de talent car il en eut comme administrateur de l’Empire, sauf une initiative qui s’avéra malheureuse pour tous ses successeurs pendant des siècles : celle de faire des cadeaux aux prétoriens. donativa
Notre ami épouse d’abord  à 18 ans  en  +9 Plautia Urgulanilla (1) dont il divorce 15 ans plus tard pour adultère avéré et de graves soupçons de meurtre. D’elle il eut un fils qui ne brillait,  lui non plus, ni par le goût ni par l’esprit. Ce n’est  pas le sujet de la série d’articles,  mais on peut s’arrêter un moment sur la mort du jeune Claudius Drusus. Jouant à lancer des olives en l’air et à les avaler, il ne prit pas garde qu’il lançait une poire    « Cuisse de Dame», il réussit son coup et s’étrangla. Lui doit-on l’expression « bonne Poire » ?
On attend 4 ans   et c’est Aelia Paetina(2) sœur adoptive de  Séjean, ( oui c’est ça le Séjean) qui  épouse Claude en 28. Elle  lui donne une fille, Claudia Antonia ,en 30. Cette seconde femme fut répudiée par Claude en 31, l’année de la chute de Séjean. On reparla d’elle à la mort de Messaline quand Claude envisagera de l’épouser à nouveau.
Claude prend, comme on dit, un temps de réflexion en conservant un célibat prudent jusqu’en 38/39. Il  a presque 50 ans quand il choisit ( 3)Messaline , 14 ans , une arrière-petite-fille de Marc Antoine, par Antonia Major. Elle l’accompagne quand il monte sur le trône des Césars. Bénéficiant longtemps de l’aveuglement du Prince, ses débordements sont connus de tout Rome selon Suétone et Tacite.

  • Elle semble avoir souffert d’un « manque d’affection » de la part de son mari.


Vois quels furent les rivaux d’un mortel égal aux dieux : écoute ce que Claude eut à souffrir. Dès que son épouse le croyait endormi, préférant un grabat au lit impérial, cette auguste courtisane sortait du palais, suivie d’une seule confidente, se glissait, à la faveur des ténèbres et d’un déguisement, dans une loge fétide et misérable, qui lui était réservée. C’est là que, sous le nom de Lycisca, Messaline, toute nue, la gorge retenue par un réseau d’or, dévouait à la brutalité publique les flancs qui te portèrent, généreux Britannicus. Cependant elle flatte quiconque se présente, et demande le salaire accoutumé : puis, couchée sur le dos, elle s’abandonne sans mesure à tous les assauts qu’on lui livre.  Juvénal Satire VI

De nos jours les historiens tentent de remettre les pendules à l’heure en tempérant les condamnations morales

« Les débordements des grandes dames, les  orgies  licencieuses organisées par les matrones issues de la noblesse ne sont pas une pure invention de moralistes scandalisés. Si l’histoire a noirci le personnage de Messaline, le comportement qu’on lui attribue n’est pas sans équivalent dans la société impériale. Après la morosité du règne Augustéen, les mœurs se libèrent brutalement pendant les premières années du règne de Tibère  . Certaines matrones se font inscrire ouvertement parmi les prostituées recensées par les autorités de police. Cela leur permettra, pensent-elles, d’aimer librement qui elles veulent sans encourir de sanctions. —    Catherine Salles, Les Bas-fonds de l’Antiquité, p. 222-223

Si elle s’en était tenue à ses débauches, Messaline n’aurait pas connu ce destin funeste, mais sous l’influence de l’affranchi, Narcisse, qui l’encourageait dans cette voie, elle fut de plus en plus encline à se mêler des intrigues de cour, à susciter les proscriptions et les condamnations afin de rafler les biens de ses victimes en satisfaisant son autre vice, l’avidité. Attention pas de confusion des genres. Messaline n’invente rien. Dénoncer son voisin pour accaparer  ses biens est le sport national des grandes familles romaines.( lire les Annales) Approcher Messaline n’est-il pas l’un des meilleurs moyens d’approcher Claude? L’or coule à flot, alors, pourquoi pas elle ? Les femmes de ses amants et leurs familles gonflent le nombre de ses ennemis et  viennent s’ajouter aux envieux déçus qui espéraient , par elle,  approcher l’empereur.

Toute à ses fêtes, à ses excès  et à ses orgies,  elle entraine dans sa chute son dernier caprice puisqu’elle va jusqu’à  l’épouser, sans en prévenir son empereur de mari. L’histoire se répète. Le confident est le traitre . Narcisse l’affranchi  révèle tout à Claude. Les ordres sont donnés pour exécuter l’impératrice et ses amis. Elle lui laisse deux enfants Claudia Octavia  et Britannicus

– En 48, après l’exécution de la troisième femme: Messaline , Claude ne serait pas hostile à un remariage avec Aelia Paetina. Mais Les familles romaines,  la cour et les affranchis ne l’entendent pas ainsi. Chacun a sa candidate. Il s’en trouve même pour défendre les couleurs de la 3ème femme de Caligula :Lollia Paulina Le vainqueur fut celui qui défendait un troisième cheval : la grande sœur de Caligula , la nièce de l’empereur : Agrippine la jeune(4)

Si Messaline est tombée dans le gouffre c’est qu’on l’a aussi un peu aidée  pour mieux l’y faire tomber. La future impératrice n’est pas étrangère à toutes ces magouilles. Rien n’est trop bas , rien n’est trop tordu pour emporter la palme. Comme Agrippine la jeune ne pouvait pas se pointer au palais , le jeune Néron à la main,  en disant à Claude : prends moi toute, elle eut l’habileté de choisir un porte parole l’affranchi Pallas ayant l’oreille du prince.

Séduire le Prince . Le premier pas franchi, malgré les manœuvres de l’affranchi Pallas, il restait un tout petit obstacle. Les Romains considéraient qu’une union entre un oncle et sa nièce était incestueuse. Ce n’est pas ce genre de détails qui pouvait arrêter les ambitions d’un descendante directe d’Auguste par sa mère , fille du grand Germanicus et sœur de l’empereur Caligula. Il se trouve qu’un ancien mignon de Tibère, remarqué pour ses qualités d’amant et de conducteur de char par Caligula et de joueur de dés complaisant par le jeune Néron  a été porté au Consulat pour l’ensemble de ses œuvres. Le Judo et la motocyclette n’existaient pas encore.

Ce consul new âge Vitellius fait voter une motion par le  Sénat , honoratissimi nobilissimi Patres, obligeant  l’empereur à se remarier. Claude se soumet donc aux exigences pressantes du Senat tout en faisant accomplir des sacrifices   propitiatoires par les  pontifes. Selon Tacite : on se fend la gueule sur le Forum . Le mariage est  officialisé en 49 , ce n’est pas qu’on soit pressé mais Claude a 60 ans et Agrippine n’a pas réalisé la moitié de son programme : porter son fils Néron sur le trône.

1 – Faire adopter Néron
2 – Lui faire épouser la fille de Claude : Claudia Octavia (pour le protéger on ne sait jamais)
3 – Rendre populaire Néron dans Rome et faire oublier un peu Britannicus
4 – Liquider Claude

Le programme est réalisé point par point, avec  empoisonnement du mari au final. On peut entendre l’ancêtre Livie crier depuis sa tombe, «Bravo plus  c’est lent, plus c’est efficace »
Claude  mort , octobre 54, on retient au palais le petit  Britannicus par toutes sortes d’artifices et on envoie, sous bonne escorte le jeune Néron se faire acclamer au Sénat. Ça a couté quelques milliers de pièces d’or mais ça en valait la peine.

Pour la première fois depuis la vieillesse d’Auguste, une impératrice se trouve en situation de tenir fermement dans ses seules mains le pouvoir.

Son fils Néron a l’esprit accaparé par des lubies toutes plus étonnantes les unes que les autres. Il va se passer  un bon moment avant qu’il ne se mêle des affaires de l’état. Cela durera 5 ans. La fille de Germanicus a dans l’armée des soutiens que le jeune Prince n’a pas encore.  Pour le moment elle s’atèle aux vengeances contre ceux qui ont tenté de lui faire obstacle.
Où ai-je mis mon grand carnet à vengeances ?
Nous revenons à l’âge d’or des proscriptions confiscations répudiations assassinats. Au passage, elle brise la carrière de Rufus Crispinus le préfet du prétoire qui a le tort de rester fidèle à la mémoire de Messaline. Poppée son épouse y gagne une grande liberté  « d’esprit »
Les meilleures choses ayant une fin Néron ordonne la mort de sa mère et l’obtient non sans mal. Elle est un peu insubmersible la maman. En mars 59 , rien ne retient plus Néron, mais son inconduite ne doit pas être , à l’excès jugée comme responsable de la mauvaise réputation de son règne, sa mère y a largement pourvu.

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(2) Poppée ( + 30 – +65) seconde épouse de Néron est d’une famille elle aussi compromise par des liens trop étroit avec Séjean.

Son deuxième mari Marcus Salvius Otho, grand favori de   Néron , est  le compagnon de débauche et de drague homosexuelle du Prince. D’après Tacite le quartier du pont Milvius est alors  le centre  de ces fornications inverties, on y bénéficiait de la protection offerte par la présence du fils adopté de l’empereur puis empereur lui-même . Othon séduit Poppée par son entregent et son faste alors qu’elle est déjà mère de famille et mariée à Rufus Crispinus préfet du prétoire de Claude. Comme Néron a envie de ce magnifique objet, Poppée, elle , voit une occasion  de franchir un degré de plus dans son ascension. Selon l’histoire officielle elle serait la cause de l’assassinat d’Agrippine et de la répudiation, bannissement et empoisonnement de (1)Claudia Octavie la première femme de Néron. Elle en aurait fait une condition.Douteux…Comme si Néron avait eu besoin d’un prétexte à ses crimes. En avait-il eu besoin pour Britannicus ?

Tout va très vite en + 58  le divorce puis la « mutation promotion » d’Othon en  Lusitanie et enfin le remariage  en + 62. Une petite fille  leur est donnée l’année suivante qui mourra au bout de quelques semaines. Néron est toujours aussi épris. Nouvelle grossesse en 65 et… là ! …

Querelle d’amoureux ou crise de violence sadique ?

Un coup de pied au ventre.

Pourtant Néron  se répand en regrets et funérailles publiques. Il pleure comme un veau de préférence en public. On  inhume Poppée  au Mausolée d’Auguste, et  contre tous les usages on l’embaume à l’orientale .Scandale supplémentaire : l’enfant mort est divinisé.

En 66 Néron épouse sa troisième Statilia Messalina (3) Comme Livie ( femme d’Auguste)   et Agrippine  ( femme de Claude)elle survivra à son mari.

Statilia appartient à la haute aristocratie de Rome. Elle est déjà l’amante de Néron du vivant  de Poppée. Cette dernière n’y voit pas trop ombrage : une simple coquette sans ambition, elle ne la menaçait en rien À sa mort en mai 65. Le Prince veuf va d’abord essayer de se remarier à Claudia Antonia la fille de Claude et de Aelia  . Comme Néron a été adopté par Claude , cette dernière  est sa  demi sœur . Cette union à la mode égyptienne aurait enfin comblé l’orientalisme maladif de Néron

Les demi-sœurs d’adoption sont-elles plus proche que les nièces ? Il se serait bien trouvé un Sénat complaisant et une loi opportune pour valider une telle union

Comme  Claudia Antonia refuse, Néron la fait tuer sous prétexte qu’elle fomentait un complot. Elle était sa dernière proche parente. Et comme chez les Julio-Claudiens on ne couche qu’avec ses sœurs voire ses nièces ou ses cousines, un peu déçu, Néron se tourne alors vers son ancienne maîtresse, Statilia Messalina qu’il épouse en mai 66. Dès le mois de septembre, Néron tout à ses mirages artistiques  quitte sa jeune épouse pour un voyage de plus d’un an en Grèce.

Elle fut une impératrice discrète. Par goût ou par choix elle ne prit jamais part aux intrigues ni aux affaires d’État. Elle ne réclama ni n’obtint le titre d’Augusta qui aurait fait d’elle une impératrice à part entière. Lorsque tout s’effondre, elle quitte discrètement le palais et laisse Claudia Acte une esclave affranchie de Claude  , le premier amour de Néron, veiller sur les derniers jours de l’empereur. Celle-dernière  s’occupa de donner une sépulture à Néron après son suicide le 11 juin 68.Le calme revenu, Statilia , reparaît sans manière dans la vie mondaine. Il parait qu’Othon lui aurait proposé le mariage. Elle refusa, reprit et finit sa vie, dans le calme, à Rome.

Dans leur tombe les Livie , et les Agrippine se retournent de rage.

«  Gâche métier ! »

7 comments to Les Julia Claudiennes. Une dynastie c’est un métier(4)

  • COLRE

    Bel épisode furtif ! mon préféré, j’ai tout suivi toute l’histoire… j’ai fini par m’habituer aux personnages et à leur étrange généalogie… 😉

  • Léon

    C’est à peine croyable… *
    Au fait : je reçois en ce moment un courrier abondant de plaintes de familles catholiques, habituées de Disons.fr, pour certaines illustrations.
    Et une plainte aussi d’un certain Marie Besnard qui dit qu’avec l’amanite tue-mouche son mari, Léon Besnard, voit des éléphants roses mais est toujours en vie.
    Elle envisage de porter plainte contre Disons pour diffusion de fausse information.

    Et je fais quoi, moi ?

  • D. Furtif

    On ne sait jamais, si ça peut intéresser quelqu’un …. 😕
    Cette série d’articles a commencé il y a 3 ans ( février / mars 2009)par une tentative sur Jules César . Il me fallut des semaines pour chercher ce fichu trajet de chez lui au théâtre de Pompée. Mes efforts furent dérisoires puisque je tombais à la fin quelques heures avant la publication sur un roman historique qui avait traité la question…Rhâââââââ.
    Heureusement il était fait.
    L’envie d’y revenir se réveilla l’été dernier avec la lecture de L’histoire des Espagnols _ Bennassar qui me donna le goût et les moyens de vous parler des Wisigoths.
    Heulà ❗ dans quoi je m’étais lancé ❗
    Merci Internet et merci Wikipédia . Parler des barbares sans parler du Bas Empire pas question.
    Alors il faut reprendre tout ce qui peut trainer à la maison sur l’Empire Romain.Alors il faut rassembler le souvenirs de fac, et … il n’y en a pas que des bons.
    Alors retour aux bouquins
    « Histoire de la Rome Antique » Jerphagnon
    Un truc m’arrête du coté de Septime Sévère: une histoire de bonnes femmes déjà et une histoire de colonnes au Louvre.
    Bonne idée Septime et ses femmes mais comment raconter sans expliquer un peu?
    Alors alors?
    Plus que tout l’Histoire réclame de commencer par le début.
    Ousske j’ai mis les Annales de Tacite Internet c’est mieux qu’un livre de poche
    Une rerelecture de Suétone ça ne fera pas de mal, de plus ça coule tout seul
    Relecture de Rome _ 1- Grandeur et déclin de la République . Marcel Le Glay ce n’est pas du tout neuf mais 1990 revu en 2005 ça le fera. Facile , clair , limpide , un vrai plaisir.
    En général c’est toujours un vrai plaisir de replonger dans mes vieux ( ou plus jeunes ) bouquins sans le couperte du partiel au dessus de la tête. Pouvoir se permettre toutes les digressions et tous musardages sans la contrainte des lectures utilitaires. Je vous conseille d’y gouter.
    Un vieux ( et très mauvais souvenir) la lecture totalement par hasard d’un machin sur la construction navale sous l’empire byzantin….qui n’était pas au programme du concours….Passionnant mais très mauvais souvenir.
    Pour compléter
    Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale d’Auguste aux Sévères _ Maurice Sartre qui évidemment ouvre vers l’Orient et offre des lumières sur l’évolution des mentalités qui aboutira au succès du christianisme .
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    Attention pas de poudre aux yeux: que ceux qui ne sont jamais allés sur Wikipédia ramènentt leur fraise ils seront accueillis.

    • COLRE

      j’aime bien les cuisines… merci !

      Dommage que je n’y connaisse pas grand chose à cette époque ! sûr que c’est passionnant. Je me suis toujours intéressée à la Grèce antique et au Vè siècle athénien et assez peu aux Romains que j’ai toujours vus, jeune, comme de gros rustauds… 🙂

    • Causette

      Ce champignon exibé sur cette page est un vrai scândale! le Crgf (conseil représentatif des gnomes de France) demande son retrait immédiat!

      Toutes ces histoires romaines sont passionnantes.
      Furtif, merci pour ces pistes de lectures. Je commençais à me perdre dans wiki avec tous ces personnages de l’histoire romaine. Le livre de Jerphagnon m’intéresse beaucoup.

      • D. Furtif

        Bonne question Causette.
        En effet on se perd dans Wiki , qui est une univers sans fin et très inégal.Il y a trois ans j’avais noté que l’article sur Jules César était plein de fautes d’orthographe et de conjugaison.J’avais eu la surprise d’y rencontrer un des plus troll les plus connus et des plus malfaisants de Maboul . Il avait osé, en échouant heureusement présenter sa candidature, comme modérateur Pourtant je ne saurais me passer de Wikipedia pour classer et vérifier.
        Le mariage le plus heureux est : livre d’abord et mise en place en passant par Wiki.
        Malheureusement je perds souvent des articles pour des raisons très diverses.
        Un sujet qui me paraissait captivant fondamental et indispensable finit par me lasser avant de passer à l’écrit.
        Une autre fois il m’attire dans des abîmes d’érudition sans fin où je me noie.
        Venise m’a déjà fait le coup, le dernier est Septime sévère…je ne donne pas d’autres titres car je compte bien leur régler leur compte.
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        Il faut que j’en reste là , je m’aperçois que je tombe dans l’ornière habituelle de l’homme des bois , parler de soi et encore parler de soi , et annoncer que l’on va parler de soi.