A propos des taux d’imposition «confiscatoires»…

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La proposition de François Hollande de taxer les revenus des riches à 75 % n’a rien de scandaleux, elle est même une nécessité morale, économique et politique.

D’abord, il faudrait arrêter de faire croire que la proposition vise à taxer tout le revenu à 75 %. Il s’agit seulement d’une tranche supérieure, donc seule la partie au-dessus de 1 million d’euros serait assujettie à ce pourcentage. Si  le revenu est de 1 200 000 euros, seuls 200 000 euros sont  concernés par ce taux. Avec la proposition de F. Hollande le contribuable paierait, au total sur ce revenu au titre de l’IRPP, 478 360 euros en impôts ce qui correspond à un taux effectif global de 40 % et lui laisserait 721 640 euros, soit plus de 60 000 euros par mois ( calcul effectué à l’aide du simulateur qu’avait publié Le Monde au moment de cette proposition).  Attendez que je sorte mon mouchoir…

Bon, c’est vrai qu’il n’y pas que de l’IRPP qui pèse sur le revenu, mais essayer de nous faire gober que le fisc confisquerait tout le revenu des riches est une manipulation : même quand JL Melenchon dit qu’il « prend tout » c’est « tout » au dessus d’un revenu déjà colossal de 360 000 euros par an, soit 30 000 euros mensuels. Et pour revenir à la proposition de F. Hollande, nettement moins « confiscatoire », on voudra bien se rappeler qu’on parle du revenu imposable, c’est-à-dire de celui qui aura bénéficié d’abord de toutes les « optimisations fiscales » (j’adore ce terme…) pour lesquelles les riches entretiennent des armées de conseillers fiscaux, avocats d’affaires etc.

Première conclusion donc, même avec de tels taux on n’arriverait pas à en faire des pauvres, il faut arrêter d’essayer faire pleurer dans les chaumières.

Là on ne parle que des revenus, pas encore des patrimoines : c’est un autres sujet, la fiscalité y pose des problèmes spécifiques. Ce n’est qu’un point de vue personnel, mais une fiscalité sur la simple détention d’un patrimoine me paraît inopportune : l’imposition ne devant intervenir que sur les revenus qu’il génère et lors de ses mutations ( cessions et successions).

Bref, il leur en reste donc bien assez pour vivre plus que décemment. Mais c’est vrai aussi et  incontestable qu’on leur en prend beaucoup. Est-ce moralement légitime ?

Surprime et cumulocratie

Evidemment, on nous sert, à droite, le couplet du talent, du travail et du mérite qu’il faudrait récompenser…

Admettons un instant.
Je prétends que la « récompense », telle que la produit le système (en supposant même qu’elle soit méritée dans son principe), est disproportionnée, anormale, indécente, inacceptable… C’est ce que je propose d’appeler le problème de la surprime et de la cumulocratie.
Prenez le salaire d’une star du foot, Ronaldinho, par exemple au sommet de sa gloire : 24 millions d’euros par an et celui de Tartempion, le jouer professionnel français lambda genre 5000 euros mensuels. Ronaldinho vaudrait donc professionnellement parlant, 400 fois Tartempion ? Eh, bien alignons donc Ronaldinho tout seul contre 400 Tartempions sur un terrain de foot et on verra s’il arrive à quoi que ce soit.
Il apparaît donc que le système exagère la « récompense » qui est accordée à son talent et cela légitime le fait de raboter ce qui apparaît comme une surprime totalement injustifiée. Quelle que soit la valeur d’un traider, elle ne peut pas être 2000 fois supérieure à celle d’un agriculteur qui nous nourrit ou de l’infirmière qui prodigue des soins à un malade, cela n’a pas de sens.

L’expérience montre qu’il y a un effet démultiplicateur de la réussite sur l’acquisition de richesses ; un effet surprime.

Prenez le cas de quelqu’un de connu grâce à la télévision. Qu’il ponde n’importe quelle médiocrité  sous forme de livre, celui-ci bénéficiera d’une promotion que d’excellents romanciers ne parviennent pas à obtenir au cours de toute leur vie. Il y a un aspect cumulard, qui s’autogénère et qui, par une réaction en chaîne, rend le système absurde en ce qu’il facilite  l’empilement des honneurs, des revenus, de la notoriété. Pour reprendre l’exemple de Ronaldihno, il pourrait même « écrire un livre » il serait assuré d’un minimum de ventes… Il peut aussi faire une pub pour quoi que ce soit, même qui n’a rien à voir avec son métier de footballeur, il se fera payer des fortunes.  Au fond, l’argument de la récompense «légitime» du travail et de l’effort se heurte à une contradiction : il n’envisage aucune limite à cette « récompense » alors que l’évidence plaide pour des limites au talent, au travail et à la prise de risque (on y reviendra).

La « concurrence libre et non faussée » ?

Autre incohérence, cette idée de la « récompense » se heurte exactement à la même aporie que l’apologie des vertus de la concurrence : celle-ci, en effet, n’a pas d’autre but que de l’éliminer. C’est pourquoi les législations libérales ont des dispositions qui visent à interdire les situations monopolistiques comme les lois anti-trusts aux USA ou la réglementation contre les ententes en Europe.

Or le rabotage par la fiscalité des inégalités de richesses entre les individus en est un équivalent. Pourtant les mêmes libéraux le refusent, alors que les situations de concurrence entre les individus(qui constituent leur modèle social ) obéissent à des logiques du même ordre : lorsque les inégalités se creusent et se figent, elles bloquent l’ascenseur social en réservant tous les privilèges aux mêmes, que ce soit au niveau du confort matériel, du réseau relationnel, des filières d’enseignement, d’accès à la culture etc… Il est curieux et, à mon sens incohérent d’accepter d’un côté des lois qui rétablissent, de force, la concurrence lorsque celle-ci est éteinte par la victoire du plus fort, et d’un autre, de refuser qu’une fiscalité fasse de même en ce qui concerne les situations individuelles.

L’argument que la « réussite » des uns n’empêche pas la réussite des autres est une escroquerie intellectuelle car, sauf dans des cas très spécifiques, on n’imagine pas une « réussite » qui ne se traduirait pas par une consommation en rapport.. Il suffit de se promener sur la Côte d’Azur pour vérifier que l’accaparement du littoral par les riches empêche tous les autres d’accéder à des bords de mer magnifiques. L’histoire du gagnant-gagnant, de l’intérêt pour tous le monde qu’il y ait des riches se heurte toujours au même problème, celui de l’existence des limites aux ressources, aux biens, aux services. Au bout du compte l’enrichissement des uns ne peut se faire qu’au détriment d’autres, vérité niée farouchement par les libéraux qui aimeraient que l’on souscrive à la fable de la création de richesses supplémentaires par l’avidité des riches. Pourtant en supposant même que ce soit vrai, la question de la répartition reste entière, en ce qu’elle crée des modèles de consommation extravagants, sources de frustrations pour des gens qui en resteront, quoi qu’ils fassent, à des années-lumière. S’il suffisait, en effet de travailler beaucoup pour devenir milliardaire, cela se saurait…

My tailor is rich

Les très riches, en effet, ne le sont que de deux manières principales : la première consiste à hériter et là il faudra m’expliquer en quoi consiste le « talent » d’Arnaud Lagardère ou Martin Bouygues. Tout le monde sait que s’il n’est pas facile de devenir riche, il est très facile de rester rentier, seuls quelques abrutis élevés dans le luxe et la facilité arrivent à dilapider en une génération le travail de leurs ancêtres. Quant à leur « travail »,  qui consiste en général  à siéger dans des conseils d’administration…. Certes leurs décisions sont lourdes de conséquences, parfois pour des milliers de travailleurs. Ce sont de très importantes « responsabilités », d’accord. Mais appeler ça un « travail » est presque un abus de langage. La fonction de François Pineau n’est pas de « travailler » mais de faire travailler les autres, lui se contente de magouiller pour acheter, fusionner, vérifier la réorganisation de sociétés déjà existantes. Le travail en ce qu’il a de contraignant, pénible, ils ne savent même pas ce que c’est. D’ailleurs, eux-mêmes le considèrent à peine comme un travail : ils adorent ça, ça les excite…

Quant à ceux qui ont construit ces empires économiques en partant de rien ou presque, l’expérience apprend qu’en creusant un peu la manière dont ils ont réussi, c’est bien rarement vertueux. Certes, c’est généralement un investissement personnel  énorme, mais on est très loin du « doux commerce » chanté par les libéraux et de leur idée saugrenue que la richesse rendrait vertueux et honnête. Le monde des affaires est un univers d’une violence que les gens qui ne l’ont pas approché ne peuvent pas imaginer : un monde de coups tordus, de trahisons, de fraudes, de mensonges, de brutalité, d’inhumanité, d’avidité, de rapacité quasiment sans borne, d’absence totale de scrupule… Dans 99% des cas, quand vous avez affaire à un type de ce genre vous pouvez être sûr d’être en présence d’un individu peu recommandable. Ce sont des prédateurs aux ego surdimensionnés, limite des malades mentaux, bouffis d’orgueil et de vanité, incidemment obsédés par leur quéquette. Des types qui pour des raisons hormonales ou psychanalytiques ont absolument besoin de démontrer qu’ils sont des mâles dominants (plus rarement des femelles).

Rappelons les propos de Paul Jorion rapportés par JC Michéa dans « Le complexe d’Orphée » : «  « Les décideurs aiment caractériser le critère d’appartenance a leur club en termes de compétence ; mon expérience de dix-huit ans m’a convaincu que ce critère était en réalité d’un autre ordre: la tolérance personnelle a la fraude » »(Paul Jorion)

Je voudrais également  rapporter les propos de quelqu’un d’autre qui a, par obligation professionnelle, bien connu la plupart de ces grands patrons du CAC 40. Ils mes disait que l’inflation extravagante des salaires, bonus, stock-options et autres parachutes multicolores qui a commencé réellement dans les années 90, avait pour cause principale la vanité de ces individus, pour qui ces rémunérations n’avaient aucune fonction ni logique, ni économique, mais pour rôle unique de satisfaire leur ego : c’était un étalon de leur valeur sur le marché et croyaient-ils sans doute de leur valeur en tant qu’individu.
De pauvres types, en réalité, coincés entre l’obligation de ne se fréquenter qu’entre eux par peur qu’on n’en veuille qu’à leur argent, mais insatisfaits de ne côtoyer que des requins de leur genre dont ils sont obligés de se méfier en permanence. Les amitiés dans ces milieux-là sont rares…
Et c’est cela qu’on veut nous présenter comme modèle de vie ?

L’utilité des riches

Quant à l’argument de l’utilité des riches, lui aussi, il se discute évidemment. Sans entrer dans le détail, on peut au moins lui opposer l’utilité des pauvres : il m’étonnerait que Lakshmi Mittal soit capable de couler lui-même l’acier des haut-fourneaux qu’il possède…

L’autre argument de l’utilité des riches, celui de leur capacité de bienfaisance est tout aussi bizarre. On peut toujours nous expliquer que Bill Gates peut, grâce à sa fondation, «faire du Bien», que n’en n’a-t-il pas fait à ses salariés en les payant mieux, ou aux consommateurs en vendant ses produits moins cher ? Dans la réalité on voit bien qu’il s’agit encore d’un jeu de pouvoir et d’ostentation, voire de rachat au sens chrétien: « Je fais le Bien grâce à l’argent que j’ai gagné en faisant le Mal ». Manière de faire oublier que la fortune de Microsoft repose sur un certain nombre de pillages, d’abus commerciaux manifestes et un système d’exploitation médiocre dont on a les pires difficultés à se débarrasser.

La récompense du risque

L’autre gros argument, que les apôtres du capitalisme n’arrêtent pas de seriner, est celui de la prise de risques : c’est parce qu’il risque ses biens, sa situation, sa position sociale que l’entrepreneur courageux et méritant doit être rémunéré lorsqu’il réussit. Parce qu’il ne réussit pas toujours et peut tout perdre.

Cet argument aussi est très discutable.
D’abord, qu’il soit bien clair que le capitalisme passe son temps à inventer des outils pour minimiser, voir supprimer les risques financiers des entreprises commerciales. Cela a commencé avec l’invention des sociétés à la responsabilité financièrement limitée aux biens de l’entreprise, dans lesquelles seuls ceux qui ont donné leur caution personnelle risquent vraiment quelque chose. Mieux, même, le fonctionnement des grandes sociétés anonymes par actions permet à un petit noyau d’actionnaires d’utiliser celle de milliers de petits porteurs qui n’ont aucun pouvoir décisionnaire sur l’usage qui sera fait de leurs modestes mises.

Ajoutons à cela que les fameux patrons du CAC 40 aux rémunérations extravagantes, sont désormais, le plus souvent de simples cadres supérieurs, qui ne détiennent des sociétés qu’ils administrent rien d’autre que leurs stock-options. Ajoutons encore que même si cela est spécifique à la France, le système des « noyaux durs » inventé au moment des grandes privatisations Balladuriennes continue de faire des ravages au sein du capitalisme français. Il contribue à l’irresponsabilité totale de ces gens-là qui arrivent à se faire attribuer des primes de départ invraisemblables même lorsqu’ils ont été à l’évidence mauvais et peu performants. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a aucune proportionnalité, pour les plus riches d’entre eux, entre leur responsabilité financière et les revenus qu’ils perçoivent; que l’on arrête de nous raconter des histoires.

Ensuite, on a créé l’énorme système des assurances en tous genres dont il faut rappeler qu’elles ont pour but de transférer les risques à l’assureur. Question : avez-vous déjà vu un assureur faire faillite ?

Il faut garder à l’esprit que ce rôle d’assurance ( ici, contre des pertes de valeur) constitue la fonction première des produits financiers dits « dérivés », leur côté spéculatif et totalement abstrait en est une conséquence. On n’y vend plus aucune production mais seulement les risques qui sont associés aux fluctuations de leur valeur. Songez qu’à l’origine, les CDS étaient des assurances souscrites par des prêteurs pour se garantir contre un défaut de paiement du débiteur et que l’on s’est mis à vendre ces contrats eux-mêmes, le détenteur du contrat encaissant les primes mais prenant le risque de devoir indemniser le créancier ; la valeur du contrat varie donc suivant l’offre et la demande, et l’estimation par le marché de ce risque. On connaît la suite, il suffit que la créance à laquelle cette assurance est adossée ne soit pas honorée pour que tout le système s’effondre. A vouloir à ce point se garantir contre le risque, on crée une bulle financière tellement énorme que, lorsqu’elle crève, c’est l’ensemble de l’économie qui peut se trouver menacé. Et qui va alors assumer ce risque ? Le contribuable, évidemment… On a parlé de « privatiser les profits et de socialiser les pertes », j’ajouterai qu’il s’agit ici de socialiser les risques et de privatiser les revenus que l’on tire des risques…

La « récompense du risque » est un autre de ces contes à dormir debout que nous sert l’idéologie libérale. Il n’y a aucune corrélation entre la richesse des plus riches et les «risques» qu’ils ont pris. Qu’un milliardaire mette des dizaines de millions d’euros dans une entreprise est un risque assez insignifiant dans la mesure où cela n’affectera en rien son statut, sa consommation, son standing s’il les perd ; il faut garder cela en permanence à l’esprit…
Ceux qui courent de vrais risques financiers sont les patrons de PME, ceux qui ont été obligés de donner leur caution personnelle. Et encore, j’en ai connu qui avaient parfaitement organisé leur insolvabilité. Mais le discours  libéral organise une savante confusion entre ces patrons de PME parfois admirables, écrasés de stress, qu’ils érigent en modèles, et ces super-riches aux revenus délirants, alors que les uns et les autres sont dans des conditions juridiques et économiques objectives totalement différentes.

Le darwinisme social

Aux USA, l’argument du darwinisme social est largement assumé et utilisé par les tenants de l’idéologie libérale pour s’opposer à toute forme de redistribution et de correction, par l’impôt, des inégalités de revenus primaires. En France, pays des droits de l’homme et de l’égalitarisme républicain, on n’ose pas vraiment, mais on n’en pense pas moins. Il est sous-jacent, en particulier lorsque les arguments du travail, du mérite ou de la prise de risques sont à inopérants. Il reste l’idée que les plus forts sont les plus utiles du point de vue de l’espèce humaine.

On ne va pas perdre son temps avec cet argument, citons Bernard Maris et Philippe Labarde dans « Malheur aux vaincus »

« La nature se contente d’éliminer les moins aptes, les faibles, les boiteux. La nature n’est pas non plus cruelle, la cruauté et le sadisme sont uniquement des concepts humains – comme le libéralisme-. Dans la concurrence un individu généreux, désintéressé, noble de cœur et de sentiments, altruiste, franc du collier, sera totalement éliminé dans les affaires. Il ne fera pas 10 mètres. Le Darwinisme social favorise la prolifération des salauds, des menteurs, des rapaces, des êtres vils et abjects. Plus tu es moralement bas, plus tu montes dans les affaires. Plus tu es simpliste, plus tu réussis. Un individu un peu intelligent ne peut pas imaginer que le culte de l’argent pour l’argent soit d’un quelconque intérêt ; il lira de la poésie, regardera les couchers de soleil et perdra du temps à ne pas faire d’argent. Un individu un peu compliqué verra dans une forêt une source de couleurs et d’émerveillement ; l’idiot capitaliste, lui qui réussira, y verra une matière à exploiter. Dans un lac un individu normal voit un lac, un libéral, y voit une base de loisirs et évidemment c’est lui qui réussit. Le Darwinisme social favorise l’émergence et le triomphe du primaire. »

Conclusion

Bref, prendre 75 % des revenus au-dessus de 1 000 000 d’euros par an n’est ni confiscatoire, ni immoral mais une mesure de bon sens qu’il faudrait évidemment évaluer à l’aune de l’ensemble de la fiscalité directe. Quant à la proposition de JL Mélenchon de prendre tout ce qui est au-dessus de 360 000 euros par part donc d’interdire un revenu annuel qui soit supérieur à cette somme, elle est tout aussi morale. Il y a juste qu’un peu de « pédagogie » préalable est sans doute nécessaire…

Ah, ils vont partir à l’étranger ?
Mais qu’ils partent et bon débarras, n’en déplaise aux aliénés du capitalisme. Peut-être cela remettra un peu de fluidité dans cet ascenseur social bloqué.

Pour terminer, un magnifique moment de sagesse :

71 comments to A propos des taux d’imposition «confiscatoires»…

  • ranta

    Bah, ben je suis d’accord avec l’article. J’ajouterai à propos de l’argument de la prise de risque qu’il est largement hypocrite en sus. Tout le monde n’a pas les capcaités d’entreprendre, et si c’était le cas bonjour le bordel ! je dirai aussi qu’il y a des gens qui n’ont pas ENVIE d’entreprendre et qui sont bien plus efficaces dans un autre rôle.

  • snoopy86

    Et si la justice c’était le taux unique ?

    Quant à la redistribution par l’impôt ce n’est qu’une lubie de curé socialo, qui ne fait pas partie des principes républicains …

    Ras le bol de se faire tondre pour payer des fonctionnaires parasites ou verser le RSA à des Mohamed Merah 😆

    Et j’emmerde Michel Serres autant que Stéphane Hessel ou le gnôme Jacquard

    • Léon

      Que voilà une réaction bien violente Snoopy…
      J’ai relu l’article, je ne vois pas où j’ai donné comme argument de quelconques « principes républicains ». D’autre part, à aucun moment je n’ai parlé de l’usage fait des impôts ( le RSA de Merah…) qui est un tout autre sujet. Pour le reste vous emmerdez qui vous voulez, cela ne vous donnera rien de plus, ni la culture de Michel Serres, ni l’intelligence et la compétence scientifique de Jacquard, ni la générosité de Stéphane Hessel.

      • snoopy86

        Ouais ….

        Si Michel Serres le cultivé, le gnôme scientifique autoproclamé, ou le généreux spécialiste des petits fours de l’ambassade font le choix de s’exiler à Cuba ou en Corée du Nord ça ne dérangera pas grand monde ….

        Si mon boulanger ( qui paie de l’ISF et essaie de tricher), ou mon cardio, s’exile et va exercer ailleurs ça m’emm… beaucoup plus

        Je vous l’ai déjà dit, votre argument moral n’est qu’une resucée de la morale des curés, un avatar modernisé ..

        Sous peu viendra l’heure du rapport de forces, ces mesures démagogiques ne seront pas appliquées ou alors vous partagerez équitablement la misère ..

        Moi j’aurai foutu le camp ( mais je reviendrai 5 mois et demie par an avec un beau passeport US )

        • Léon

          Ne m’obligez pas à devenir tout à fait désagréable, Snoopy. Je vais l’être juste un peu : le jour où vous pourrez présenter un cv comme le sien vous pourrez peut-être vous permettre de donner à Jacquard des épithètes de ce genre. ( « Gnôme scientifique autoproclamé », je rêve, là…)

          • snoopy86

            Effectivement dans ses fonctions de sous-chef de service à l’INED il a révolutionné le monde 😆

            • Léon

              Et vous, vous avez révolutionné quoi, si ce n’est pas indiscret ?

              • snoopy86

                Soyons sérieux Léon, des CV comme celui du nain vous en trouverez 200 à l’université de Montpellier qui d’ailleurs n’impressionnent qu’eux-mêmes

                Moi je n’ai révolutionné, j’ai pris le monde tel qu’il est , à pleines dents 😆 il me plait bien ainsi …

                Et comme je laisse les leçons de morale aux curés de tous acabits je n’ai rien à justifier 😆

                • Léon

                  Mmmouais… Polytechnicien, Diplômé de l’IS, Doctorat d’Etat en biologie humaine, doctorat d’université en génétique,plus quelques bricoles par ailleurs, non je ne trouverai certainement pas 200 universitaires de son niveau à l’université de Montpellier, je ne suis pas sûr d’en trouver un. ( Et là je ne parle que des diplômes, pas des fonctions. Je ne crois pas, par exemple, que vous ayez la compétence ni l’information pour pouvoir apprécier la portée de son travail à l’INED. Moi non plus d’ailleurs, sauf que je ne me permets pas de le mettre en cause.)
                  Vous n’avez rien à justifier, très bien; mais vous, vous demandez bien des comptes à Bernard Maris par exemple.
                  Ne confondez pas morale et leçon de morale svp.

                  • snoopy86

                    Il n’y a pas de morale universelle, j’ai la mienne qui à l’évidence n’est pas la vôtre 😆

                    Mais je m’estime parfaitement en droit de pointer les impostures des donneurs de leçons, à plus forte raison lorsqu’il s’agit de rats de bibliothèque 😆

  • snoopy86

    Je suppose que le Bernard Marris que vous citez est en fait le pseudo-économiste Maris, actionnaire de Charlie Hebdo

    Vous apprécierez ici le comportement exemplaire de ce magnifique donneur de leçons 😆

    Lui et ses copains ( notamment Philippe Val ) ont tellement pompé sur la boîte ( Les Editions Rotative ) qu’elle est aujourd’hui quasiment en cessation de paiement ce qui les oblige à toutes les provocations pour essayer de relancer les ventes :mrgreen:

  • Léon

    Effectivement une fois de plus j’ai fait une faute d’orthographe à un nom propre, il s’agit bien de Bernard Maris.

    Le « pseudo-économiste » est juste diplomé de Sc Po, docteur en économie, prof d’université par réussite à l’agrégation, a enseigné dans une université américaine etc. Pouvons-nous connaître vos titres, Snoopy, ceux qui vous permettent de le traiter de « pseudo-économiste » ?
    Quant au comportement « exemplaire de ce donneur de leçons », je ne vois pas de quoi vous parlez: Charlie-Hebdo est prospère? Faut croire que Bernard Maris n’est pas si mauvais que ça, donc.
    Pour les éditions rotatives, je ne vois pas dans le lien que vous donnez où elles seraient au bord de la cessation de paiement: le résultat brut d’exploitation est juste en augmentation, sur un an, de la bagatelle de 63 %, la valeur ajoutée de 15 % etc…

    • snoopy86

      Grande école de commerce, MBA de l’université de Chicago ça vous va ?

      Sur Rotative, fonds propres négatifs ( because dividendes ? ), EBE négatif, résultat net calamiteux en amélioration sur 2009 mais toujours négatif de plus de 500.000 euros. A l’évidence si vous êtes économiste vous n’êtes ni comptable ni financier 😆

      • snoopy86

        Comparez par exemple au Canard Enchaîné 😆

      • Léon

        Pour les diplômes, c’est bien, mais pas au niveau de ceux que vous critiquez, désolé. Pour les résultats des Editions rotatives, oui elles sont déficitaires sur 2010 mais certainement pas en cessation de paiement compte tenu de l’amélioration énorme de leurs résultats. Et puis faut savoir: vous reprochez quoi à ces éditions d’être trop bien ou trop mal gérées ?
        Enfin et surtout c’est bassement une attaque ad hominem sur la personne de Bernard Maris et non sa production intellectuelle, c’est à dire ce contre quoi nous nous élevons depuis toujours sur Disons.

        • snoopy86

          Mon attaque porte sur son comportement : lui et ses copains ont pillé une boîte qui marchait bien en se servant des dividendes disproportionnés à la structure de l’entreprise : pour Maris qui détient 15 % 110.000 euros en 2006, pas loin du double en 2007. Aujourd’hui l’entreprise est dans la merde…

          Alors il est mal placé pour critiquer  » le culte de l’argent « 

          • snoopy86

            Quant au bilan de Rotative, il est de bien moins bonne qualité que celui de Nouvelles Images dont Buster nous annoncait il y a peu le dépôt de bilan

            Si ce n’était Charlie Hebdo, ils auraient mis la clé sous la porte depuis deux ans …

            • Buster

              Concernant NI que je connais assez bien, de tête, ils sont passés d’un CA de + de 40 M€ en 2008 à 23 M€ en 2010.
              Forcément ça secoue.
              Tout le secteur (Edition/Impression) est en crise depuis longtemps et ils résistaient plutôt bien avec quelques produits intéressants, mais c’était un simple effet de mode et tout le monde leur a taillé des croupières en 2 ans.

              • Léon

                Snoopy, sur le bilan de Rotative, c’est vous qui avez raison et moi qui déconne. C’est vrai que ce n’est pas ma spécialité mais j’ai aussi regardé trop vite. Cela ne change rien à la nullité de l’attaque ad hominem. Maris n’est pas le seul actionnaire et à moins que vous n’ayez des infos inédites qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que c’est lui le responsable de cette situation ?

                • snoopy86

                  Le principal responsable s’appelle Philippe Val puiqu’il était actionnaire majoritaire ….

                  Mais Maris était administrateur, avec 2/3 autres dont je n’ai pas souvenir qu’il se soient indignés non plus …

                  J’invite donc Bernard Maris, pour qui le culte de l’argent est si détestable à nous confirmer qu’il a refusé ces dividendes ou à nous indiquer à quelle oeuvre caritative il en a fait don …

                  J’aimerais aussi qu’il nous précise, puisqu’il bénéficie déjà de ses revenus d’enseignant, s’il va refuser les émoluments liés à ses nouvelles fonctions à la Banque de France

  • Buster

    Ah, On entre dans le dur ! 😆

    Une réponse critique à cet article devrait s’intituler : Mon Dieu, mais quelle horreur de n’être pas socialiste !
    Et demanderait de longs développements que je n’ai pas le temps de formuler.
    Pour l’instant je me suis limité à faire 2 colonnes « Avantages / Inconvénients ». ( Si je maitrisais la science des tableaux de Furtif je vous l’aurais présenté en tableau )
    .
    Dans ma colonne Avantages trône le simple mot :
    – Morale. Mais je triche car je pourrai rajouter en dessous : Décence et Absolue nécessité de freiner un mouvement qui tourne à la folie. (et encore bien d’autres arguments)
    .
    Ce qui contraste avec la longueur (et la justesse) de ma colonne Inconvénients, dans laquelle j’ai posé :
    – Morale gesticulatoire, typically socialiste.
    – Effets Pervers …
    Efficacité et résultats à moyen terme.
    – Pragmatisme.
    – Nivellement par le bas.
    – Comment attirer l’ensemble des pays à sensibilité libérale à changer de cap ? Par l’exemple d’une société qui réduit ses injustice ET qui s’enrichit / ou / Par l’exemple d’une société qui réduit ses injustice ET qui va se noyer.
    – Jusqu’où s’arrêteront-ils ? Le patrimoine, l’immobilier, les transmissions et les successions, 500 000 au lieu d’1 M, 80 % au lieu de 75 %. S’il faut une logique, au bout du bout c’est : Egalité Totale pour Tous et Paradis Socialiste pour Chacun. « Ein Revenu, Ein Impôt und Eine Misère. » (prononcer Miséreeuuuh)
    – Fermons vite les frontières et reprenons langue avec la Corée du Nord. ( Ca, c’est surtout pour donner des arguments à ceux qui diront que je caricature 😉 )
    .
    Bref l’idée est louable. L’annonce et la méthode sont discutables et se heurteront à certaines réalités que nos amis socialistes découvriront tout seuls (mais peut-être trop tard)

    • snoopy86

      Tout à fait d’accord avec toi Buster …

      On en reparlera dans deux mois 😆

      Le clown Mélenchon restera lui-même, mais fort heureusement Hollande est plutôt bien entouré . Cela n’excuse pas ses dérapages de campagne, pas davantage que ceux de Sarkozy qui a lui aussi donné dans la surenchère fiscale …

      De toutes façons les 75% seront retoqués par le conseil constitutionnel

    • Léon

      Sans m’étendre, Buster , le « socialisme » ne se résume pas à la fiscalité.

      Morale gesticulatoire, pourquoi gesticulatoire ? Je ne comprends pas… La sécu, c’est de la « morale gesticulatoire » ?

      Effets pervers, certes. Mais c’est bizarre dans ta colonne « avantages » tu n’envisage aucun « effet pervers » de l’explosion des inégalités. Crois-tu qu’il n’y en ait aucun ?

      « pragmatisme », je ne comprends pas ce que tu veux dire. C’est-à-dire renonciation à toute utopie? Comme les congés payés ? ( faut lire ce que l’on disait en 36 dans le milieu patronal…).

      Nivellement par le bas, non. La société suédoise, même si elle en est un peu revenue, ne s’est certainement pas « nivelée par le bas » lorsqu’elle avait des taux d’imposition encore plus élevés que ça.

      Les socialistes découvriront des « réalités ». Mmouais, à mon avis ils les connaissent déjà. L’avidité des riches n’est pas une nouveauté.
      Et si on parle de « réalité » il y a une autre semble-t-il : on sera probablement tous obligés de subir la rigueur, dette oblige. Et on ne fera pas passer des sacrifices au plus grand nombre sans cette mesure sans doute symbolique en termes de rendement fiscal, mais indispensable en termes « d’acceptabilité » du reste.

      • Léon

        J’ai oublié dans ma réponse à Buster la question des limites. Soit on n’en met aucune, soit on est obligé d’en choisir une symbolique. Genre le smic multiplié par 100, 1000, 10 000… de toutes façons ce sera arbitraire.

  • Léon

    Snoopy , les 75 % retoqués par le C.C., d’où tenez-vous ça ?

  • Léon

    Ah, oui, mais minute. Ce n’est pas la seule imposition à 75 % de cette tranche de l’IRPP qui est concernée, là. J’ai bien dit qu’il « faudrait évidemment évaluer[ cette mesure] à l’aune de l’ensemble de la fiscalité directe ». On entre là dans un débat technique et non de principe. Mon article porte sur le principe d’une telle mesure. Et c’est bien sur le principe que vous êtes en désaccord.

  • asinus

    yep , perso je me contenterais bien du retour ante bouclier fiscal et suppression des niches fiscales « toutes »
    et s’agissant du socialisme gesticulatoire une loi interdisant les cumuls de mandats l’alignement de leurs avantages fiscaux et retraites sur celle des fonctionnaires types prefets et la suppression du scandaleux avantage fiscal des journalistes me semblerait un minimum .

    ps MBA /de l’université de Chicago marwaff un chicago boy’s 😯 si le professeur Morice decouvre un cachet du Chili sur votre passeport
    disons est bon pour un feuilleton en 8 épisode . :mrgreen:

  • Lapa

    c’est un article intéressant qui pose de vraies problématiques. Néanmoins leon n’évite pas les explications simplistes et le débat va s’embourber dans une dichotomie infertile.
    Sur le principe, et je parle bien sûr de principe, il n’y a pas grand chose à redire surtout vu comment s’est présenté: les riches sont ultrariches, ils sont malhonnêtes, ont acquis leur richesse par l’exploitation des autres ou par simple captation d’héritage, n’ont aucun mérite, aucune légitimité et ne servent à rien. Qui pourrait être contre une captation à 75% , voire même une confiscation au delà de 360 000 euros? Il semble évident que devant la crise, rogner sur les hauts revenus est une nécessité, morale au moins.

    Après il faut se méfier des raisonnements simplistes. Les footballeurs par exemple. d’abord parce que Leon ne voit de la valeur en eux que par leur efficacité sur un terrain. Ce qui est en grande partie faux. Un très grand joueur (un joueur de grande notoriété) est un excellent investissement pour un club car il rapporte en terme de notoriété et d’image, il rapporte en terme d’abonnements et il rapporte en terme de vente de produits dérivés (oui y’a pas que Balladur qui vend des T Shirts). Et l’efficacité, parfois c’est juste mettre un but essentiel en 1/4 de final de ligue des champions (ce qui rapporte au club 5 millions d’euors supplémentaire sur ce seul geste). Malgré tout ce qu’on peut penser, si un type est payé 400 fois plus qu’un autre au foot, c’est que ce type stratégiquement vaut 400 fois plus. Il est évidemment pas question de le faire jouer contre 400 gus; c’est idiot. Alors certes ce n’est pas toujours le cas (on peut se poser la question des 300 000 euros mensuels de Gignac pour une heure de match tous les 2 mois), mais dans ce cas, c’est le club qui s’est fait avoir et la remise au propre des compteurs se fera lors de chaque mercato. De plus, il ne faut pas oublier que les footballeurs gagnent ces montants pendant 10 années, et donc qu’ils ont une carrière à gérer dans le temps (souvent avec un agent qui n’est pas gratuit 😉 ). Et puis de toute façon, les impôts des joueurs sont payés par les clubs, donc le coup du 75% ne les touchera pas. Leur net restera identique. Après de toute façon je n’ai rien contre le fait que les joueurs paient plus d’impôts bien au contraire si ça pouvait réduire leur budget coiffures de gros nazes, boucles d’oreilles m’as-tu vu, tatouages laids et écouteurs de DJ. 😆

    Parce que au fond, dans tout ce que nous a dit Leon, on a oublié de parler d’efficacité et de redistribution. Sait-on seulement combien cela va rapporter à l’état? A savoir également que pour les hauts cadres, le passage à cette tranche devra être la plus transparente possible pour le net et ce sera négocié avec la boîte, ce sera autant d’argent non redistribué aux actionnaires aux autres salariés et venant de leur production. 😉 mais finalement, on se retrouve comme pour l’ISF: une mesure à l’efficacité discutable mais qui n’a qu’un sens moral, ou démagogique certains diront.

    Je termine un troisième point parce que Leon a quand même pointé un élément assez caractéristique de la France qu’on ne retrouve pas dans d’autres capitalismes et que Snoopy n’évoque pas. A savoir que la plupart de nos très riches capitaines d’industries ne doivent leur argent qu’à leur héritage et leur nom et en aucun cas à leur travail ou innovation. C’est une caractéristique des milliardaires français, qu’on peut comparer aux américains par exemple ou de nombreux milliardaires sont issus de mecs ayant apporté de l’innovation et pas seulement hérité de la boiboîte ou fortune de papa. ça plus la consanguinité autour des conseils d’administrations de nos « fleurons » effectivement y’aurait je pense à revoir. Qui avait promis de moraliser le capitalisme déjà? 🙄

    • Buster

      Juste, Lapa.

      … Une dichotomie infertile.
      C’est malheureusement le lot de toute notre réflexion politique hexagonale.
      Nous ne parvenons pas à y échapper. Le « juste milieu » nous a échappé et nous nous gargarisons de paroles excessives que nous transformons au mieux en molles réalisations.
      Dès lors la question se pose : Pourquoi aller chercher des excès déclamatoires, des postures de genre destinées à faire joli dans le paysage plutôt que d’annoncer des politiques claires avec : une direction donnée, un timing pour avancer et des objectifs à atteindre avec des contrôles chiffrés en cours de réalisation ?
      Une politique de petits pas certes, mais de petits pas dans une direction avec validation de chaque étape avant d’engager la suivante.

  • Léon

    @ Lapa. Sur la question de l’efficacité en termes de recettes j’ai répondu à Buster: cela rapportera peu mais c’est symboliquement et moralement nécessaire dans une période de crise où tout le monde devra probablement subir la rigueur. Cela ne sera accepté qu’à la condition qu’elle n’épargne pas les plus riches.

    Pour le footballeur, d’accord, l’image est simpliste. Je préfère que l’on compare les revenus d’une infirmière avec ceux d’un traider ou d’un présentateur de la télévision. Si le salaire annoncé d’Anne Massenet est exact, cela laisse pour le moins perplexe.

    • Buster

      Je hais la symbolique !
      Tant religieuse que politique ou même artistique.
      C’est du leurre en boite, de l’attrape couillons, de la pensée magique.
      Esotérisme et politique !

      • Léon

        Appelle ça comme tu veux. Symbolique, moral, équitable, comme tu veux. Cela ne change rien sur le fond. Pas question que les pauvres soient les seuls à triquer. On a coupé des têtes pour moins que ça…

    • Lapa

      Ariane Massenet 😉
      Effectivement ça pose autant de question que les 9000 euros par tranche de 5 minutes d’apparition pour Guillon à Canal+. Ce qui est amusant c’est de s’imaginer ces présentateurs-journalistes s’indigner du salaire de Sarkozy alors qu’ils gagnent vraisemblablement plus que lui pour sourire devant la télé ou faire des jeux de mots.
      Il est bien évident que les salaires ne sont absolument pas indexé au mérite, auquel cas l’urgentiste qui vient de sauver 3 vies en faisant son boulot serait bien au dessus du chargé de communication d’un candidat quelconque. Alors il y a un tas de raisons (entre le fait qu’il est plus facile de devenir urgentiste qu’attaché de com à un candidat mais pas que) mais il a deux façons de réduire le problème:
      1- annihiler l’effet surprime dénoncé dans l’article. Ce qui veut dire par exemple diminution drastique des gains engendrés par les droits télé, les droits à l’image et la pub (qui servent à payer les présentateurs et les sportifs). Donc aux prolos qui regardent le foot ou Canal+ d’arrêter de le faire et de ne pas acheter l’eau de Volvic recommandée par Zidane. Cela serait possible étatiquement en taxant à un taux très élevé tout contrat publicitaire audiovisuel par exemple. (parce que le monde de la com’ dans la série argent facile et inutile y’a ce qu’il faut)
      2- empêcher les cooptations où, à partir d’un certain revenu, ou environnement, ce n’est plus le marché qui décide de votre revenu (comme pour le prolo du coin) mais.. vous même ou vos copains. Là je vois pas comment faire, mais il est certain que y’a (même de la part de l’état) une grande indulgence à laisser les potes se décider entre eux de leur émoluments au sein de cercles très privés.

      mais il est sûr que si on commence à se poser la question de « mon salaire est-il justifié par rapport au nombre de smic? »; on va commencer à avoir des migraines, dès le technicien assimilé cadre qui gagnera deux smics. Après viendra la deuxième question: « mon boulot est-il essentiel? » et là, on va rire!

      • Léon

        Exact, Lapa. Mais pour ma retraite, ça va, pas de migraine! 😆 😆 😆
        Pour les cooptations il faut sans doute chercher vers des instances démocratiques de contrôle. Pas facile de faire une règle générale.

  • Léon

    Tiens, je viens de tomber là-dessus, Snoopy. Faites gaffe ce n’est pas gagné ! 😆

    • snoopy86

      Léon

      Ce que les socialos n’ont pas compris c’est qu’on peut aujourd’hui délocaliser son patrimoine financier en toute légalité et sans qu’il s’agisse d’évasion fiscale si on le déclare. J’ai des comptes hors de France parfaitement légaux et dont je déclare les revenus aussi longtemps que je suis « fiscalement » français …

      Il va s’écouler des années, voire des dizaines d’années avant que les conventions fiscales françaises les autres pays puissent être abrogées d’autant que certaines se référent au droit européen qui aujourd’hui prime sur le droit français

      L’effet de cette surenchère fiscale est un risque de délocalisation rapide des patrimoines mais surtout des sièges sociaux, notamment ceux des holdings.

      L’impôt à 75 %, il y aura de multiples façons de l’éviter. Nul doute que ceux qui seront concernés ont déjà consulté

      Les seuls bénéficiaires seront les fiscalistes 😆

  • Léon

    Et si c’était 74% ? 😆

  • ranta

    Bon sang, faudrait obligatoirement être socialiste ou même pire pour penser qu’il y a des écarts de salaires indécents ?

    Quant aux footeux pris en exemple par Lapa, ce qu’il dit est juste sauf qu’il n’y a nul besoin de verser des salaires de plusieurs centaine de millions d’euros par mois pour parvenir à un même résultat. Quantà l’argument ils font ça pendant 10 ans et il faut bien qu’ils assurent leurs arrières est du blabla : à 30 ou 35 balais on n’est plus capable de gagner sa vie ?

    • Lapa

      Qu’on le veuille ou non, le football est un milieu où les salaires ne sont pas magouillés par des copains et où il découle généralement de ce que le salarié peut apporter au club avec un vrai marché. Concurrentiel. De plus, les salaires sont indexés aux performances sportives, à quelques rares exceptions près qui ne durent jamais très longtemps. On est loin de l’exemple de ces grands capitaines d’industrie qui se paient bien plus, sur une carrière bien plus longue et dont les salaires ne sont jamais mis en relation avec leurs performances pour le coup.
      Je persiste à penser que même si le fric a bien pourri le milieu, le football n’est pas forcément le pire exemple à montrer pour les problèmes salariaux. Ceci dit on voit bien que les écarts salariaux deviennent problématiques pour les sportifs de haut niveau cf la news sur le tennis.

      • snoopy86

        pire que socialiste ? je ne vois pas 😆

      • ranta

        « e football est un milieu où les salaires ne sont pas magouillés par des copains « 

        😆 😆 😆 Il y a à peu près une dizaine d’agents de joueurs en france, et une autre poignée dans le monde, qui se partagent 80% des joueurs et qui perçoivent des revenus de plusieurs millions par an. C’est l’histoire du tonneau rempli de harengs qui se passe de mains chaque un peu plus cher jusqu’au jour où il y a type qui dit : mais j’en veux pas de tes harengs, ils sont pourris. Et l’autre qui lui répond : mais on s’en fout des harengs, le truc c’est de vendre le tonneau. sauf que dans le foot les harengs touchent aussi. Alors dire que c’est pas du copinage me fait marrer. A ton avis Courbis, il est allé en taule pour quoi ?

        • Lapa

          si tu veux. Il n’empêche que si Messi vaut plus cher que briand, c’est une totale logique de performance. C’est très loin d’être le cas dans beaucoup d’autres métiers… notamment dans le milieu où l’on sait si bien s’arroger moultes primes…

          • Léon

            C’est vrai que pour les sportifs, au moins, leurs performances peuvent être évaluées et que, en gros, les rémunérations en dépendent même si comme le fait remarquer Ranta ce n’est pas si simple. L’effet surprime reste, toutefois. Messi est vraiment génial… comme footballeur. Mais quand je compare avec un de mes amis urgentiste, un voisin, qui se tape des gardes de 24 h et plus et que j’aperçois parfois rentrer chez lui tel un zombie après avoir réussi à dormir une demi-heure sur toute la durée de sa garde et traité des cas très lourds, je me dis que quelque chose ne tourne pas rond dans notre société.

  • snoopy86

    Le salaire du gogol black qui tape dans un ballon, il y a un crétin de président qui lui a offert ( même si c’est un mafieux russe ou un chamelier abruti qui baigne le cul dans un pétrole que lui et sa tribu d’obscurantistes enturbannés seraient bien incapables d’extraire )

    Ca me semble moins indécent qu’un salaire de PDG qui a monté un conseil d’administration composé de copains énarques ou x-mines qui le choient avec la promesse du retour :mrgreen:

    Arnault, Pinault et Bolloré, les Michelin ou les Peugeot jouent avec leur fric, ils ont le droit d’en faire ce qu’ils veulent et de se payer comme ils l’entendent du moment que la bôite crache. Mais les dirigeants salariés cooptés avec les politiques auront du mal à en dire autant. Au passage les PDG dits de gôche genre Lauvergeon n’ont pas vraiment été des modèles 😆

    • Léon

      Leur fric. Peut-être aussi un peu de leurs salariés, fournisseurs etc… Et un peu beaucoup le fric de papa.
      Mais ce que vous dénoncez, cela fait au moins 20 ans que François Morin le dénonce. Mais comme personne ne comprend rien à ces histoires de « noyaux durs » le message est difficile à faire passer.

      • Léon

        Quant au « gogol black qui tape dans un ballon »… Cela s’appelle un joueur professionnel de foot, noir.

        • Asinus

          « gogol black »
          c’est le fiston qui est supporter ,les hasard de la géographie des villes font que je croise depuis 4/5
          ans Mandanda etM’bia dans des commerces ou à la Poste voir dans la traverse de la Commanderie .Outre que je les trouvent fort patient quand on connait l’exubérance des tifos marseillais les quelques fois ou je leur ai adréssé la parole j’ai trouvé des interlocuteur gentils courtois et polis Mandada n’est pas dénué d’humour voir de « distance » par rapport à son job et m’bia est du genre à s’arreter baisser sa vitre pour saluer un gamin ayant fait le déplacement pour le voir ça vous semblera peut etre un minimum mais moi perso je trouve ces deux  » footeux blacks » sympas ! yep

    • Lapa

      on se croirait au bar du coin, sauf que les propos sont généralement tenus par des prolos bac -5 imbibés d’alcool ce qui leur laisse au moins des circonstances atténuantes.
      débattre sans caricaturer est-ce possible ?

  • snoopy86

    Je vous recommande les dernières nouvelles de Mohamed Ben Méluche à Marseille

    Asinus, je t’envoie des munitions

  • Léon

    Un point de vue sur la question. Bien dans le déni.

    • COLRE

      Salut Léon, bel article… dommage qu’il faille subir les assauts du mépris et du racisme à la place d’un argumentaire sérieux…

    • COLRE

      Léon, mon commentaire est dans les indésirables… tu peux corriger le bouzin, stp?

      • snoopy86

        Oui Léon, notre soeur Colre de la sainte Vitupération veut mettre un cierge à Saint Stéphane, ouvrez l’église 😈

      • Léon

        Sorry , j’étais ailleurs. Si les commentaires de Colre sont partis en indésirables, ce n’est pas volontaire. Un caprice du bouzin qu’on essaie d’élucider…

        • Léon

          Tout le monde connaît ici mon athéisme et mon anticléricalisme, mais à vous lire vous allez finir par me faire aimer les curés et leurs églises Snoopy.
          Il est assez malvenu pour vous de parler de « vitupération » chez Colre, comment devons-nous alors qualifier vos propos : « éructations » ?
          J’en ai marre, je n’accepterai plus une seul propos désobligeant de votre part envers quiconque, surtout un de vos interlocuteurs sur ce site.

  • COLRE

    C’est assez obscène de découvrir le premier individu venu diplômé de chez papa se permettre d’injurier ici qqu’un comme Stephane Hessel, réduit avec vulgarité à un « spécialiste des petits fours à l’ambassade » 😯 ❗ 👿 , alors qu’il s’est couvert de gloire par son courage pendant la guerre (engagé dans les Forces Libres, résistant, torturé, déporté, évadé…), ses réussites universitaires (diplômé d’économie, de philosophie, Ecole normale supérieure…), sa carrière diplomatique et ses inlassables combats internationaux pour la défense de la démocratie et des Droits de l’homme… et qu’à 95 ans il continue à donner de sa personne pour la dignité de l’humanité quand d’autres se préoccupent de leur petit matelas d’argent et comment le sauvergarder au mieux par de misérables manoeuvres d’exilé fiscal… ❗

  • COLRE

    Bon, je recommence pour ceux qui semblent ne connaître du parcours exceptionnel de Hessel sur un siècle que ses passages chez Ruquier :

    Stephane Hessel a eu une vie extraordinairement remplie, celle d’un homme de courage, de talent, d’action et de conviction. Il s’est couvert de gloire par sa bravoure pendant la guerre (engagé dans les Forces Libres, résistant, torturé, déporté, évadé…), par ses réussites universitaires (diplômé d’économie, de philosophie, Ecole normale supérieure…), sa carrière diplomatique et ses inlassables combats internationaux pour la défense de la démocratie et des Droits de l’homme… et à 95 ans il continue à donner de sa personne pour la dignité de l’humanité.
    Bon… là, ça va encore ?

  • COLRE

    Bon, ciao, je vous laisse.

  • Jeanne

    Les petits revenus du patrimoine insuffisants pour être imposables soumis aux prélèvements sociaux toujours en hausse, sont véritablement une fiscalité confiscatoire ! A souligner le plus souvent lorsqu’il faut emprunter pour payer des impôts pour en payer sur des revenus non imposables. Espérons que Monsieur Hollande aura une plus fine compréhension de ses décisions que le président sortant…

    • Lapa

      Bonjour jeanne, je ne comprends pas très bien la phrase: il faut emprunter pour payer des impôts pour en payer sur des revenus non imposables. c’est à dire?

    • D. Furtif

      Oui , bonjour Jeanne
      Donne nous des exemples de ces éléments de patrimoine au revenu non imposable….soit.
      Soumis aux prélèvements sociaux
      .
      Il pourrait effectivement y avoir ,là, des choses à connaitre et à comprendre.