À ceux qui veulent réintroduire Dieu dans la Cité, et à ceux qui parlent pour lui

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Il y a quelques jours, dans un commentaire, j’ai évoqué le sentiment de trahison ressenti par le monde des libres-penseurs, athées et laïques devant les atteintes et agressions des islamistes à la République et aux droits de l’homme .

Depuis deux  siècles mais surtout depuis soixante  ans et la fin de la deuxième  guerre mondiale les militants politiques et syndicaux, les républicains, les chrétiens laïcs ou non ont combattu chacun à leur niveau  la xénophobie, l’ostracisme et la ségrégation dont souffraient les populations étrangères, au premier rang les populations arabes. Ils n’ont pas épargné leur temps ni leur peine pour que soient libérées de ce poids de l’histoire et de ces procès d’un autre siècle, des populations que le malheur et l’espoir avaient conduit chez nous.

Pour ce faire, décennies après décennies, ils ont œuvré pour que les lois et les coutumes évoluent en un sens de meilleur accueil et de meilleure fraternité pour aboutir à un meilleur vivre ensemble.

Or que voyons nous depuis la période ouverte en Iran par la révolution confisquée ?  Non pas un réveil mais un surgissement ex nihilo de revendications nous renvoyant à ce passé dont nous avons eu tant de mal à sortir. Nous voyons s’afficher dans le champ de la coutume des pratiques d’un autre âge qui ne se satisfont pas de la liberté qui leur est offerte d’afficher leur particularisme mais, au contraire, exigent que la loi soit modifiée dans leur sens.

En gros une communauté pourtant native et totalement indigène à notre République revendique une sorte de séparatisme et dans une référence fantasmée à on ne sait quel pays et on ne sait quelle histoire : la modification- dénaturation de notre République.

On ne peut dire ce qui est le plus une trahison, la revendication ou la proclamation de la réintroduction de la religion dans l’espace civil et, ce faisant, la modification dénaturation des lois protégeant les femmes et leurs droits.

Il ne faut pas s’en cacher : la femme et son statut sont les points centraux des tourments de ces individus.

Bénéficiant d’un espace républicain que nous leur avons conquis par le combat antiraciste et démocratique pour l’égalité des hommes et des femmes de tout pays et de toutes nationalités, ils s’en emparent et affichent leur prétention à l’appropriation, mais à leur manière, en des ilots d’archaïsme et de réaction religieuse.

En clair, ils souhaitent et nous imposent tant qu’ils le peuvent la réintroduction dans l’espace que nous leur avons libéré de la religion oppressante (la nôtre historiquement) la leur qui ne manque pas de retours en arrière au plan du mode de vie et des mentalités ainsi qu’une hostilité à la laïcité, à l’athéisme et aux droits du citoyen (ne).

C’est bien ce que j’ai appelé un sentiment de trahison. On ne peut envisage ce retour en arrière sans terreur.

Il n’y a pas si longtemps, voire encore de nos jours, la plus grande force religieuse de tous les temps, le Vatican, se mêlait de dire le droit dans notre vie la plus intime. Comme par hasard et comme toutes les religions monothéistes issues de la même région du monde une sempiternelle obsession pour les histoires de petites culottes.

Faudra-t-il attendre que les discussions aboutissent, (et en quelle assemblée ?), pour que la lapidation, la décapitation en public et autre mariage forcé soient définitivement abolis ? Ou faudra-t-il admettre que, dans ce mouvement de retour « à l’ancienne », nos régions voient revenir ce qu’elles croyaient définitivement rangé au rayon des horreurs passées ?

Car ils sont bien mignons les petits chefaillons enturbannés, ces rêveurs de tribunaux islamiques. En matière de violence et d’oppression mentale, ils arrivent un peu tard et ils n’ont pas les épaules. Ils n’ont pas l’air de trop savoir ce que nous leur avons épargné. Il serait peut-être bon que nous les mettions au courant de toutes les réjouissances que des siècles d’oppression religieuse ont pu inventer pour satisfaire le goût de la souffrance infligée chez les aspirants « au bonheur éternel au ciel »

Une de ces brillantes inventions s’appelait le Tribunal du Saint Office

C’est un tribunal de la doctrine. Tous le connaissent mieux sous le nom d’Inquisition. Il n’est pas inutile de rappeler ou d’apprendre comment il fonctionnait. Elle était peu à peu tombée en désuétude, il faudra la violente crise de l’hérésie Protestante et le concile de Trente pour lui redonner vigueur et efficacité

Ce tribunal, cette cour centrale a été fondée en 1542 par Paul ( un autre) III. Dix cardinaux sont les membres de cette congrégation du saint office , ils se réunissent deux fois par semaine sous la présidence du pape, le mercredi et le jeudi.

Une série d’étapes identiques aux autres tribunaux de l’époque en constituent la procédure

1 – Une phase de collecte des renseignements qui se termine par une réunion qui statue si il y lieu ou non d’ouvrir un procès

2 – L’instruction qui voit un « père commissaire » conduire les interrogatoires. Pendant qu’un « notaire » enregistre les différentes dépositions et documents . L’intervention de ce notaire « habilité » est nécessaire au caractère officiel des décisions et des verdicts.

3 – Le dossier passe ensuite aux mains d’un assesseur qui rassemble les pièces dans ce qui s’appelle le processus causae. Ce secrétaire en rédige un résumé le summarium pour le lire en séance devant les 10+1

4 – Toutes ces questions de foi, de doctrine et d’hérésie sont souvent complexes , la cour fait alors appel à des experts qui siègent en une congragatio qualificationnis qui éclairent les 10+1

5 – Quand le délit est établi, la sentence diffinitiva sententia est prononcée à huis clos puis elle est lue au condamné

L’accusé peut alors abjurer.

  • S’il s’obstine il est « remis au bras séculier » qui le conduira au bûcher.

La gamme des sanctions est large , elle peut aller de l’interdiction d’accéder à des fonctions religieuses à la prison à vie, les galères, et une autre peine généralisée sans défaut : la confiscation des biens.

Heureusement la charité chrétienne est infinie, et comme l’hérésie est chose complexe on peut être hérétique de plusieurs manières et degrés.

De l’adhésion volontaire réfléchie à la formulation par erreur ou par ignorance nous ne nous trouvons pas dans la même situation, d’autant que le chrétien « de base » n’est tenu qu’à la seule connaissance du credo .

  • Une erreur en matière de théologie sera simplement admonestée
  • Le pécheur s’il adhère à une proposition qui ne relève pas de la foi sera déclaré téméraire on lui permettra de se rétracter

Il en sera tout autrement d’une adhésion volontaire portant atteinte à la foi, ce qui est établi à :

–           la phase 1 hors la présence de l’accusé,

–          à la phase 2 par tous les témoignages et dénonciations recueillis et

–          la phase 3 encore une fois sans lui.

Donc dans ce cas de l’adhésion volontaire, les très saints pères ont besoin d’être éclairés sur la sincérité de l’intention de l’accusé.

Il leur aurait été reproché de ne pas s’être donné les moyens de connaître la vérité, aussi leur immense charité ne recula-t-elle pas devant les moyens que le siècle mettait à leur disposition : la torture.

30 comments to À ceux qui veulent réintroduire Dieu dans la Cité, et à ceux qui parlent pour lui

  • ranta

    Car ils sont bien mignons les petits chefaillons enturbannés, ces rêveurs de tribunaux islamiques. En matière de violence et d’oppression mentale, ils arrivent un peu tard et ils n’ont pas les épaules. Ils n’ont pas l’air de trop savoir ce que nous leur avons épargné

    Pas vraiment d’accord, je crois plutôt qu’ils ne veulent pas NOUS l’épargner leur forme d’inquisition.

  • Arunah

    Merci Furtif ! Tout est dit ! Rien à ajouter…

  • Léon

    C’est effectivement le plus irritant, cette sensation d’avoir déjà vécu ça historiquement. Aucune envie d’y revenir…

  • yohan

    Exact, nos tribunaux d’inquisition n’étaient guère différents des tribunaux islamiques. Rien de mieux que de se repasser le plat du passé pour savoir celui qu’on nous prépare.

  • COLRE

    Eh oui, Furtif… bien vu !
    Combien de fois faudra-t-il le répéter : on est déjà passé par là, et on n’en veut plus de ces barbaries archaïques. Ce n’est ni de l’intolérance ni du racisme ni de la xénophobie !

    Je crois que le mot « archaïque » est inaudible et il me paraît jeté à la poubelle de l’historiquement correct en même temps que tous les excès de l’évolutionnisme.
    Si l’on ne dit plus « primitif » (à juste titre, pour des personnes), je crois qu’une idéologie peut l’être car elle s’inscrit dans un processus, avec une naissance et une évolution.

  • Tyner

    Et la gravure à valeur d’exemple « édifiant » (= terrorisant) a été remplacée par les vidéos sur le net, au même rôle.

  • Réduire le Christianisme à l’Inquisition est très réducteur, puisque celle-ci n’a duré qu’environ 200 ans sur 2000 ans d’histoire chrétienne. Le rôle de l’Eglise n’a pas été non plus que négatif. Mais bon, je ne vais pas me lancer là-dedans, ce serait trop long et puis de toutes façon l’essentiel est qu’en Europe, elle ne peut plus nuire aux libertés individuelles qu’à la marge, et que vu que l’âge moyen des curés est de 70-75 ans, on en aura bientôt fini avec cette engeance – même s’il y avait de très braves gens très dévoués parmi eux, j’en ai connu, et je suis encore copain avec un diacre aumônier des Gitans qui est un chouette mec.

    Le vrai problème du point de vue religieux ce ne sont pas les sectes plus ou moins inoffensives, c’est l’Islam et rien d’autre. Va falloir batailler dur et expulser sans pitié les islamistes dans les charmants pays qu’ils ont fuis et qu’ils seront enchantés de retrouver pour donner libre cours à leur barbarie.

  • yohan

    D’accord avec toi Marsu. Sauf que je ne vois pas autour de moi de prise de conscience du danger de l’islam. Les gens sont tout à leurs loisirs, leur consommation, leurs vacances et si leur quartier vire hallal, ils se disent qu’ils pourront toujours déménager avant que leur appartement ne se déprécie. lls n’ont pas envie de savoir…faire l’autruche, c’est tellement plus commode.

  • D. Furtif

    M’enfin Marsu je n’ai jamais eu l’intention de réduire le rôle de l’Eglise à l’inquisition et d’ailleurs je ne l’ai pas fait . J’ai voulu simplement mettre en lumière un de ses pires caractères et établir un parallèle .

    Par ailleurs les limites chronologiques que tu fixes ne me paraissent pas exactes
    je reproduis le Wikipédia

    Dans l’histoire, il y a eu plusieurs juridictions spécialisées de ce type. Il est possible de distinguer trois différentes Inquisitions, qui font l’objet d’articles séparés :

    1. l’Inquisition médiévale,
    2. l’Inquisition espagnole, inféodée à la couronne d’Espagne, fondée en 1478, et l’Inquisition portugaise, fondée en 1531,
    3. l’Inquisition romaine (Congrégation de l’Inquisition romaine et universelle), fondée en 1542, rebaptisée Sacrée Congrégation du Saint-Office en 1909.

    Ce qui nous donne quand même 7 siècles avec je n’en disconviens pas des variantes dans l’application selon les époques et selon les lieux, comme je l’ai dit déjà dans l’article sur Venise.La pratique de la torture physique connait des hauts et des bas des début du 13è au 18è mais celle du tribunal de la pensée, elle, ne connaitra pas de rémission
    Je n’ai voulu ici ne parler que du Saint Office.

    • @ Furtif

      L’Inquisition dure, criminelle, systématique à laquelle tu fais allusion n’a duré à peu près que pendant les XIIe et XIIe siècle. Je ne te fais pas de procès non plus. Je voulais juste rappeler que l’Eglise a aussi souvent joué un rôle positif pour tempérer la violence des systèmes féodaux. Mais comme disait le théologien catholique Alfred Loisy, « Le Christ a annoncé le Royaume, mais c’est l’Église qui est venue », trahissant profondément le message évangélique plutôt libérateur pour l’époque par sa corruption, sa violence, son intolérance, sa recherche rapace de pouvoir temporel et de richesses matérielles.

      Mais bon, c’est de l’histoire révolue. Maintenant faut s’occuper de l’Islam, qui est une forme d’inquisition permanente, et fissa.

      • D. Furtif

        M’enfin Marsu Giordano Bruno , tu le mets où?
        Les 4000 Vaudois de 1560 ?
        Les milliers de protestants des Flandres de 1567 à 1572?
        Les 500 hérétiques massacrés en Croatie sur ordre de l’évêque catholique Juraj Draskovic – 1573….

        Tu me fais remplir un dossier sur l’inquisition alors que ce n’est pas le sujet de mon article.

        Je ne voulais justement pas faire un article à ce sujet parce que trop connu et rebattu , mais de là à accepter de dire que ça n’a pas exister ____ c’est une autre paire de manche___

        • @ Furtif

          Mais je suis d’accord avec toi ! Après la fin de la période systématiquement criminelle de l’Inquisition (c’est elle que j’évoque), on a continué sporadiquement de se massacrer entre croyants d’obédiences diverses pour des déraisons d’hérésies réelles ou supposées, le plus souvent sous les ordres du Saint-O(ri)ffice – comme dans l’Islam entre Sunnites et Chiites depuis des siècles. Mais là ce n’étaient plus, si l’on peut dire, que des massacres inter-religieux banals, comme ça se passe depuis des millénaires dans et à l’intérieur de toutes religions, vu que les dieux des uns sont en concurrence avec les dieux des autres pour accéder au statut de l’Unique, même dans le polythéisme. Quand on en aura fini avec les religions, la vraie aventure spirituelle commencera. C’est pas demain la veille.

          En attendant, il faut ici et maintenant ce battre pour que le cancer islamique ne vienne pas pourrir nos sociétés laïques et sécularisées.

          • D. Furtif

            Puisqu’on y revient. je regrette que mon idée de trahison de ceux qui ont tout fait pour les accueillir, ne soit pas plus illustrée par les témoignages.
            Et pourtant…

            • Léon

              Que veux-tu dire par là Furtif ?

              • D. Furtif

                Euhhhh par là???

                Bin c’est ceux qui se sont démenés pour lutter contre le racisme et les discriminations, qui se trouvent aujourd’hui agressés par les menées anti républicaines de l’islam militant

                En gros la dame qui offre à manger au réfugié afghan et se retrouve chassée de sa propre table au nom du droit à la différence.
                Ou___ une famille qui se voit offrir pour ses enfants l’espoir de promotion et d’intégration d’une école républicaine se met à contester les cours de sciences naturelles d’histoire et de piscine….

                Ou ___ le type qui conduit sa femme à la clinique qui refuse qu’un gynéco homme l’examine …

                Je ne serais pas contre l’application de la loi républicaine façon Vendée ou Bretagne du XIXè siècle où les gendarmes allaient chercher les enfants dans les fermes pour les conduire à l’école.

        • D. Furtif

          Ouachte la syntaxe m’a tuer… ➡ ➡ Un gage

  • hks

    je parle pour ceux qui ont vu le film de Pavel Lounguine
    il s agit de Tsar .

    ( je cite )1565. Tandis que les ennemis polonais avancent en territoire russe, le tsar Ivan IV, dit le Terrible, sombre dans la folie mystique. Sa milice personnelle martyrise le peuple et les nobles, provoquant la démission du métropolite, le chef de l’Eglise russe. Ivan intronise à sa place son ami d’enfance, l’intègre Philippe. Mais les deux hommes se confrontent rapidement. Philippe s’oppose aux agissements sanguinaires du tsar qui se croit dépositaire de la volonté divine. Un duel à mort, politique et spirituel, s’engage.

    • C’est un film formidable, à voir à tout prix pour ceux qui ne le connaissent pas.

      • Léon

        Film formidable ? Bof… Et rebof… De beaux paysages. Historiquement vaseux, voire sans intérêt . Quant au theme, le Becket de Anouilh revu au cinéma avec P. O’Toole et R. Burton, c’est à mon avis autre chose…

      • Waldgänger

        Je suis allé le voir avec des amis, et il ne m’a pas emballé, sans m’avoir déplu pour autant. Je trouve le personnage du tsar construit de manière artificielle, forcée. Petit détail, je trouve la musique innommable. On est loin des collaborations de Prokofiev avec Eisenstein ou d’Edouard Artemiev avec Tarkovski (mais ses BO de Mikhalkov en néo-symphonique sont grotesques et indignes de son talent).

  • Léon

    A propos de film : ils vont repasser mardi, en hommage à Terzieff, Les tricheurs de Carné. Je suis très impatient de le revoir en me demandant s’il a vieilli ou pas…

  • hks

    cher Leon

    je n’ai pas dis moi que c’était un film formidable, il a bien des défauts L’île son film précédent plastiquement moins ambitieux est une réussite .
    Je pense qu’il défend une position quant à la problématique de l’article .Il y a chez Loungine une approche dostoïevskienne du christianisme et après tout de mon point de vue elle mérite d’ être défendue .
    Quant à la fiction rapportée à l’ histoire du Tsar les frères karamazov ne sont pas plus historiques .

    ( à propos d’ histoire il y aurait certaines précisions à apporter sur l’application de la loi républicaine façon Vendée du XIXè siècle )

    hks

    • D. Furtif

      J’ai dit Bretagne et Vendée mais j’aurais tout aussi bien dire Gironde et Languedoc, ou pays de montagnes quand les gendarmes allaient chercher dans les cours de ferme les enfants , que des parents patrons abusifs ou des parents soumis par les abus des autres, empêchaient d’aller à l’école.
      Je l’ai un peu évoqué dans  » Henri » sur Fraiches Nouvelles. Il y aurait beaucoup à dire sur les conditions de travail et de vie des enfants dans le monde agricole de la fin du 19è jusqu’aux années 1960. Ce qui revient à dire les conditions de travail des enfants depuis la nuit des temps…Ce qui pourrait conduire non pas à une objection mais à un ajout aux concluions d’Anne sur la condition féminine

  • @ Tous : je me suis gourré, je voulais parler de L’Ile, du même Lounguine, que j’ai vu récemment et qui est pour moi un très beau film. Tsar, je ne l’ai pas vu alors je n’ai rien à en dire.

  • hks

    je n’ai pas lu d’études assez précises sur la condition de l’enfance dans les campagnes au 19em siècle .
    Je parle donc de mémoire familiale ,pour la Vendée .

    Les femmes nées vers 1920 étaient scolarisées sans contraintes sur les familles et dans des écoles tenues par des religieuses (à tout le moins pour les filles ).
    Je n’ai jamais entendu de plaintes (de la part des mes ascendants) sur un travail aux champs qui eut pu se révéler excessif .

    De la part de mes ascendants j’ai en revanche été témoin de griefs acerbes quant aux éducateurs tant religieux que laïcs .

    A décharge toute ma scolarité primaire s’est déroulée dans une école catholique de Vendée et dans les meilleures conditions qui soient .J’en garde un excellent souvenir .

    hks

    • Emile Red

      Je crois que Furtif voulait parler du choix entre école et travail que les enfants n’avaient pas.

      Chez nous en Gironde, encore dans les années 60, il y avait un absentéisme scolaire énorme de septembre à octobre durant les vendanges, les petits viticulteurs ne pouvaient pas se permettre de se priver de toute la main d’oeuvre disponible et gratuite. Quand il y avait une gendarmerie proche, les instituteurs profondément républicains faisaient donné de la maréchaussée pour réintégrer les enfants à l’école obligatoire.
      Ce qui n’était pas le cas, bien au contraire dans les écoles religieuses, d’où la désaffection de celles-ci depuis les années 70, malheureusement les lois ayant changé et les campagnes se désertifiant, les nouvelles générations de parents ne voient plus ce que les leur ont subit des écoles catholiques, peut-être est-ce là une des explications du renouveau de l’école libre en plus de la dépréciation volontaire due aux politiques de l’école publique.

  • hks

    à Emile Red

    Furtif a renvoyé rapidement au 19em siècle . Je n’ai qu’une vue assez confuse du statut de l’enfance dans les campagnes au 19em siècle .L’image du gendarme venant chercher les enfants n’est certainement pas fausse ni même anecdotique elle demanderait cependant à être mise en contexte .Je pense que par exemple en Gironde en Charente ce ne fut pas comme en Vendée et encore moins comme en Bretagne .
    Le cas de la Bretagne est tout à fait particulier et objet de controverses liées à la différence linguistique .

    En Vendée la situation est originale puisqu’au [b]18em siècle[/b] le travail d ‘éducation de l’enfance( populaire et gratuite ) est à attribuer à des congrégations religieuses donc bien antérieurement à l’effort républicain du 19eme siècle . (cf Louis Marie Grignon de Monfort )

    hks

  • L'enfoiré

    Bonjour,
    Comme je viens de le dire à Léon, je reviens de vacances.
    Je lis beaucoup en vacances.
    Il y a quelques années, j’avais lu le Ken Follet « Les Piliers de la Terre ».
    Nous nous trouvions en plein dans le problème de ce Moyen-Age.
    Cette fois, j’ai lu (pardon je termine la lecture) de « Un monde sans fin » qui en est la suite.
    Près de 1400 pages. Une brique. Même canevas d’histoires.
    Cadre Angleterre, Italie.
    Si on veut se placer dans cette époque, je conseille.
    Facile à lire.