Arthes

Textes d’Arthes

Si j’ai bien compris, ce/ces textes ont été présentés sur Maboul en vain. La très exigeante modération citoyenne n’en a pas voulu. On sait ses critères et on connait ses choix. C’est une raison suffisante pour l’accueillir. Ce n’est en rien une acclamation mais une simple parole tenue

O sort funeste !!!!

Quand la nuit tombe comme un désespoir sombre et glacial

Lorsque le ciel sans étoile devient hostile et minéral

Alors l’ennui me prend ,  pour le fuir je cherche une issue

C’est dans les affres de mon âme que je vais  trouver le salut

J’ y rencontre une ombre qui m’est familière

Avec des yeux couleur de lune ; c’est une panthère

Sombre comme la nuit, puissante de vie

Je la respire avec avidité, et elle m’envahit

Elle se coule dans mes veines

Je me sens vivre, je sens sa chaleur

Et  son feu  me brûle, ardent

C’est la faim de la chair et la soif du sang.

Portée par ce puissant élan

Je reviens parmi les hommes,

Je suis  un guerrier mongol, et je chevauche dans la Steppe

L’aube va poindre, mais n’arrive jamais

Je saccage   les bivouacs, je détruis  les foyers

Au fil de ma lame je tue tous les êtres

Et nul ne peut m’arrêter

Et ils le savent tous

Ce n’est plus l’instinct,, c’est la rage  qui me porte

C’est mon orgueil qui me tient debout

Quand après le carnage je me crois apaisé

Je regarde l’horizon, pensant défier quelque Dieu

Mais  je ne  vois qu’un ciel bas, obscur  et embrumé

Au loin des montagnes brunâtres

Et  du sol, mon asile

Je vois monter

Des vapeurs  opaques

Alors je comprends

Que l’aube ne viendra jamais

Et la nuit ne viendra plus

Jadis, j’avais encore l’espoir

Celui d’une âme dont la pitié

Pure comme un cristal

M’aurait touché par sa grâce

M’apportant rédemption

Mais l’espoir s’en est allé

Et mon cœur est minéral comme  mon âme

Je n’ai que mon orgueil et ma  rage

Et lorsque  le désir et la passion

Se seront asséchés  à leur tour dans mes veines

Je n’aurais plus monture pour me porter

Je  ne serai  que mon orgueil

Sans plus aucune volonté

Il n’y a plus de jour, plus de nuit

Je tomberai à terre,

Elle m’absorbera, me dévorera

Et j’aurai gagné l’éternité, celle du damné.

………………………………………………….


Mikhaïl Vroubel

1890
Huile sur toile
114 × 211 cm
Collection
Galerie Tretiakov
Galerie Tretiakov, Moscou

Le diable : Bon, c’est fini les pleurnicheries ?

Moi : Et quoi ? Tu devrais te réjouir : C’est ce que tu voulais non ?

Le diable ; Quelle déchéance tout de même …

Moi : Je suis encore debout.

Le diable : Plus pour longtemps, fais moi confiance ; Je suis ton plus fidèle serviteur ; et ton âme ma fidèle épouse, tu vas la suivre dans mes abysses.

Moi : Ah, mon âme, je te l’ai donnée.., Mais ce n’est pas toi, démon, qui règne sur elle.

Diable : Tiens, tiens, et qui donc ? Serait ce «  L’autre », celui que les petits humains nomment leur « Dieu Amour » ?

Moi : Non, c’est autre chose, d’une tout autre nature, d’une essence qui n’est pas de ton espèce, qui n’est pas de la substance des Dieux.

Le diable ; Quoi ?

Moi : L’orgueil

Le diable : ça ? Pathétique !!!

Moi : Et pourtant…

Le diable : Et pourtant, c’est bien l’orgueil qui te jette dans mes griffes à chaque fois que je te sollicite.

Moi : Mais c’est l’orgueil qui me fait me tenir debout et qui fait que la encore, je te résiste…Tu n’y peux rien, l’orgueil est la noblesse et la liberté de l’humain… « Ni Dieu, ni maitre » et tu ne seras pas le mien.

Le diable ; Comme tu voudras, je te laisse, je suis patient

Moi : Mais je sens déjà sur ma joue la fraîche caresse d’une brise, l’aube va bientôt se lever, elle te chasse, mon cher compagnon, oui, va t en…

Le diable : Je reviendrai hanter tes ténèbres, Je suis celui qui dissipe ton ennui.

Moi : Et moi celle qui distrait le tiens… « Prométhée verus Luciférus »

Le diable : Ah ! ah ! ah ! Mais que tu es drôle.

Et le démon disparait

Dans un rire sardonique.

Un ange passe, un bel ailé

Il pose sur moi un regard affligé

Je lui lance à la tête une bible :

-Va- t’en au diable.

Il esquive le coup

Puis disparait

« Le diable sait où. »

……………………………………………………………………………

The Rolling Stones- Miss You

Maria Callas – Divinités Du Styx

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snoopy86
snoopy86

Bof !

snoopy86
snoopy86

Soyons honnêtes, on a déjà lu bien pire chez Maboul

ranta
ranta

Si on veut rêver avec le Diable il faut lire ou relire Léon

http://leon-fraichesnouvelles.blogspot.com/2009/08/les-violons-du-diable.html

arthes
arthes

Bonjour à tous,

Aucune prétention littéraire de ma part, je n’ai pas le génie des poètes que j’admire, mais au moins, il s’agit d’une production personnelle et je me satisfait largement du « on a vu pire chez maboul », à mon sens même: Bien pire.
Par ailleurs, je ne vois pas d’intérêt à reproduire un texte de Pouchkine ou de Lermontov , ou de Rimbaud ou autre pour exprimer le thème du « démon », cela a un sens actuel à mes yeux si cela vient de soi même, comme si toi, Ranta tu souhaitais écrire quelque chose sur ce sujet , quelque chose d’éminemment personnel que tu souhaiterais extraire de toi même.
Le plus surprenant, pour moi, c’est que la première partie fut écrite il y a un an, quand je voulais la faire publier sur avox, la deuxième qui maturait, dans ma tête, je l’ai finalisée durant que j’ai mis les pieds ici, comme si tout les dialogues s’nchainnaient naturellement, et c’est la seconde partie qui résout, en quelque sorte la première, c’est pourquoi lorsque j’ai vu ce texte ici , j’ai eu comme le sentiment qu’il « prenait vie » et qu’il ne pouvait le faire qu’ici..

Cela étant dit, je vais , tout à l’heure (un imprévu) , et j’y tiens, apporter explications.

arthes
arthes

De quoi parle ce billet? Dans le fond, et d’une manière universelle, et d’autres (les poètes, j’ai pas encore vu sur avox ou alors j’ai manqué l’article , quant à ici, je n’ai pas eu l’occasion de tout voir) l’ont fait autrement que moi et mieux que moi, qu’importe, je n’ai pas de complexes, je dirai qu’il s’agit de la « lutte pour la liberté » et du combat de l’humain prométhéen, toujours révolté qui se trouve « puni par les dieux » et la proie de toutes ses pulsions qui le dévorent , comme l’image symbolique de Prométhée attaché à son rocher, le foi dévoré par les aigles, foi qui repousse toujours, ce qui peut nous laisser imaginer que les anciens savaient déja que le foi repousse, bon, petite digression . Cette lutte se manifeste sous formes d’images qui sont des symboles (chez moi ce fut obsessionnel) , avec la panthère, les pulsions , instincts sauvages qui veulent briser toutes les barrières et du guerrier Mongol qui animé de cette force « magique » désire imposer son empire sur toute la terre et massacre et détruit tout son passé pour assouvir ce désir de jouissance et de pouvoir, sans foi ni loi. est ce que la société que nous vivons ne reflète pas elle même ces symboles? Sans que l’humain réalise que dans le fond, il n’est pas maitre de lui même? Au bout du bout, le néant : ni la vie, ni la mort, après avoir fait l’expérience du bien, du mal, de ses propres pulsions, désirs etc….En y ayant cédé, l’humain devient tragiquement fou et Prométhée ne trouve plus en lui même ni le sens de la vie, ni le sens de la mort et ne désire ni l’un ni l’autre…Il se trouve aux portes de l’enfer (le cinquième cercle de Dante , celui qui jette le coléreux dans le Styx, d’ôù Callas) Styx dans lequel il reste embourbé Tout cela est nébuleux… Mais : C’est son choix. Et cela devient intéressant à partir du moment où c’est son propre choix. C’est la deuxième partie, dialogue avec le diable, symbolique aussi, le diable est une conception amusante de l’esprit, il vient résoudre l’impasse… Bon, la je dois lâcher, mais j’espère que les herses seront ouvertes demain pour évoquer la deuxième partie, et le final, bien plus concret, la résolution donc, qui concerne directement ici et ….ailleurs.

ranta
ranta

Arthes,

Il n’y a rien de Prométhéen dans le fait de vouloir assouvir sa soif de pouvoir. C’est même le contraire.

ranta
ranta

Si on veut rigoler un peu :

Prométhée versus Lucifer, bon l’analogie a été faite il y a bien longtemps par un jésuite, et bof d’un côté celui qui vole le feu -donc la lumière, la vérité- pour le donner aux hommes et qui est puni à postériori, et l’autre -l’être de lumière- qui corromp Eve pour lui donner l’accès à la vérité mais qui lui a été puni à priori pour avoir refusé de vénérer l’Homme.

Bon de là, de Lucifer on arrive à Satan, et de Satan à Drakamine…. Et de Drakamine à….. Steiner. Et hop, un cercle de plus de bouclé.

ranta
ranta

Au passage

« Prométhée attaché à son rocher, le foi dévoré par les aigles, foi qui repousse toujours, ce qui peut nous laisser imaginer que les anciens savaient déja que le foi repousse,  »

Heu….y’a un message subliminal ?

snoopy86
snoopy86

Irrésistiblement me vient à l’esprit le célébre :

 » cause à mon cul, ma tête est malade  »

Snoopy ( bac +7 en management )

ranta
ranta

Je sens poindre l’esprit Zozo là !

arthes
arthes

Bonjour,

Arf, les fautes, j’ai bien vu, mais pas revenue dessus.

J’évoque avec Prométhée l’humain et non le titan qui est un symbole « celui qui apporte la connaissance » , d’ailleurs je me demande si on peut accorder une moralité aux titans demi/dieux et aux Dieux.
L’humain n’est pas un dieu, que je sache, ni même un demi dieu.
L’humain est humain…Eclairé (et parfois aveuglé ) par la connaissance, et confronté à ses instincts et ses passions : Je n’invente rien, c’est l’éternel dualité entre chair et raison
Mon humain/Prométhée est aussi un révolté coléreux qui n’admet pas de « Gouverneur universel » qui veuille orienter ses actions.

Donc je me demandais ; Où mènent l’humain quand il est livré à lui même ( je parle bien de l’humain actuel), la connaissance ( laquelle, avec la pensée matérialiste ne s’occupe plus que des sciences abstraites avec un intellectualisme froid) ainsi que les passions et l’instinct (l’ivresse des hauteurs et de l’idéalisme ) si on va au bout du bout ?
Dans la première partie , monologue, c’est vers un univers parfaitement pétrifié, minéral, désespéré , nihiliste où la sauvagerie est la loi, et qui conduit au bord de l’abîme , c’est à dire l’anéantissement du moi humain.

ranta
ranta

Bon Dieu Arthes ! bien évidemment qu’il faut accorder une moralité aux Dieux/titans, sinon leurs fonctions d’esprits tutélaires n’ont plus lieux d’être, et c’est à l’Humanité toute entière que tu nies une moralité.

Tu mélanges trop de choses arthes pour comprendre de quoi tu veux parler.

arthes
arthes

@ Ranta

Bien vu (à quelque chose prés) et très juste car :
Justement, dans ma première partie, et même la seconde que je vais expliciter, mais qui pour moi résout la première sans pour autant que je me déjuge, je n’accorde aucune fonction tutélaire aux dieux pas plus que je ne crois à un au dela spéculatif qui puisse échapper à l’expérience, mais (et c’est pourquoi je te dis: à quelque chose près) je l’accorde (enfin, je veux l’accorder) à l’humanité, or, je pressens (le sens de mes images) que cette dernière, sans tutélaire (le dogmatisme qu’il soit religieux ou d’ordre social lui même calqué sur des préceptes religieux, genre l’AT ) livrée à elle même , au bout du bout , doit trouver propre son tutélaire en elle même (chacun, individuellement) sinon, c’est l’abîme, une fausse liberté donc….Comment faire? Que reste t il? L’homme, au point où je le laisse , sur sa monture est soi ramené à lui même, soit il cède au néant.(ce que je nomme la damnation éternelle)

@Furtif : Je ne veux pas dire que la science physique est une abstraction stérile en soi, bien au contraire et j’ai souvent exprimé le bien que je pensais à propos de Darwin, ailleurs, et, je ne pense absolument pas que l’athéisme soit dénué de spiritualité et de sensibilité, je considère l’athéisme, comme une volonté de se dégager des dogmes religieux, une aspiration à la liberté .
Mais, autant les travaux de Darwin sont d’une importance capitale absolument nécessaire , autant ce qui en a par la suite dérivé, à savoir le darwinisme social, est, à mon sens, un tutélaire, un nouvel dogmatisme , une idéologie qui trahit l’objectivité et sincérité scientifique du départ, c’est cela contre quoi je me révolte , de la même manière que je ne supporte pas le dogmatisme religieux.

ranta
ranta

Donc il faut encore pointer une de tes contradictions : pourquoi écrire un dialogue avec le diable alors qu’il est un esprit hautement tutélaire ?

Un élément de réponse de la démonologie de Steiner qui affirme que les démons tout en étant un frein à l’évolution de l’humanité en sont aussi le moteur ?

Asinus
Asinus

deux  » grands esprits’ marwaaf camarade Ranta laisse le vieux reître te rappeler que  » pour diner avec le diable il faut une longue une très longue cuillère  »

juste un reste professionnel , l’Afrique éternelle meme a l’heure des drones et des satellites , nous perdons un argent de fou a défendre un pays dont 200000 jeunes hommes sont en France a percevoir la caf

 » Les soldats maliens ne s’attendaient pas à une attaque aussi tôt le matin » » resultat 54 gus au tapis yalaaaaa ! la nonchalance Africaine ,

il faut comme moi avoir vu un colonel français brandir son PA vers son homologue tchadien
qui avait revendu 3 gmc a l’équipe d’en face mais mais m…… je pouvais pas lui dire non c’est le cousin de ma femme !!!!!!

http://www.opex360.com/2019/11/02/au-moins-53-soldats-maliens-ont-ete-tues-lors-de-lattaque-du-camp-din-delimane/

ranta
ranta

Salut Amigo,

Dans mon village il y a communauté Malienne importante, environ 15O à 2OO sur le millier d’habitants.

J’en connais bien une bonne quinzaine. Je suis proche de 5 d’entre eux, ils ont tous la double nationalité, que j’ai eu soit en jeune au foot, ou comme aujourd’hui comme joueurs séniors.

Jamais, en aucune façon, ils n’ont exprimé quoi que soit au sujet de l’intervention de la France dans leur pays.

2 d’entre eux sont pros aujourd’hui, l’un d’eux est international Malien. Un troisième joue en national a été international espoir Malien

arthes
arthes

La deuxième partie: Dialogue avec le diable. Rien d’original pour cette forme de dialogue intérieur… A l’origine , je pensais le diriger autrement , mais, en venant ici, ce dialogue s’est imposé comme la suite du monologue qui précède. Que reste t il à mon « héros Mongol », mon guerrier prométhéen qui s’était élevé du « 4 pattes  » impulsif et instinctif au stade humain (rationnel, intellectuel et scientifique) , puis, s’étant affranchi de tout les dogmes, exalté, révolté, éprit de liberté et de soif de domination , et qui en arrive au bord de l’anéantissement de lui même ? Bin, j’ai cherché longtemps ce que j’allais en faire de ce pauvre hère. Jusqu’à ce que je comprenne que ce qui faisait Sa force et sa faiblesse, mais surtout sa force, c’était : L’orgueil. Et ça, je le dis pour que ce soit clair, tout cela m’est inspiré , première et deuxième partie, par l’expérience immédiate que je mature, autant d’images que d’idées, dans les situations où je me trouve, confrontée aux autres, par la vie elle même donc. Q’est ce qui peut ramener à soi même et qui donne le désir et la volonté de se libérer des jougs , de l’autorité injuste ou inepte et de vouloir déterminer ses propres actes? L’orgueil que j’attribue à la conscience du « soi humain » et à la liberté et du vouloir de rester un homme debout!!!!. C’est pour cela que j’attribue à l’orgueil la noblesse du moi humain…(Prométhée préfère les chaines et son rocher plutôt que de se soumettre à Zeuz) Dans ma deuxième partie, Les pulsions primitives et la froide abstraction se métamorphosent , en soi, en un adversaire nécessaire et respectable , le diable, avec lequel le dialogue est possible et surtout incontournable, pour partir vers la connaissance de soi… »Je suis l’esprit qui nie » , mais cet esprit qui nie ne peut que me ramener sur terre , car si je pars dans les hauteurs et que je pense pouvoir me jeter du haut d’une falaise (c’est une image) , c’est la loi de la gravitation qui me raisonne, c’est aussi la liberté créatrice et l’imagination qui me détachent de la pesanteur quand mon esprit se sclérose par trop d’intellectualisme. Le Démon assis » de Vroubrel est un démon qui me plait car il a la posture du penseur de Rodin, mais comme intégré dans l’humain : Mi homme/mi démon et il illustre… Lire la suite »

ranta
ranta

arthes, je t’ai déjà dit qu’il n’y a rien de Prométhéen chez ton guerrier.

Tant que tu persistes dans cette erreur aucune explication ne tiendra la route.

arthes
arthes

Ranta:
Un élément de réponse de la démonologie de Steiner qui affirme que les démons tout en étant un frein à l’évolution de l’humanité en sont aussi le moteur ?
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

Je pense que dans ma dernière partie, tu ne seras pas déçu.

En quoi cela te pose t il un problème, si cela t’en pose un?

ranta
ranta

Oui, ça men pose un.

Furtif te l’a dit : les mythes sont très précis, à un point tel qu’ils sont fondateurs de la pensée humaine et de son évolution.

les mélanger à sa sauce pour en faire sortir ce qu’on a envie qu’il en sorte me pose un problème : c’est comme si pour construire une maison tu voulais commencer par le toit.

arthes
arthes

Ranta: Mais, et justement, l’esprit humain a changé lui aussi, depuis les mythes fondateurs originels.
Il s’est individualisé.
Cela n’emp^che pas la force et le respect des mythes, et…
Est ce que la destinée de Prométhée était celle de rester enchainné à son rocher?

Et une question; qu’est ce que pour toi l’humain prométhéen?

ranta
ranta

Il n’y a pas d’Humain prométhéen.

Prétendre le contraire n’est qu’une fadaise.

Respecter les mythes ce n’est pas de les tordre et les mélanger entre eux et leurs faire dire ce qu’on veut qu’ils disent.

ranta
ranta

Le mythe de Prométhée ce n’est pas sa punition, sa destiné était bien autre, et elle était multiple.

ranta
ranta

De plus arthes, si je reviens sur ton second texte : faire de l’orgueil une essence inconnue des Dieux et des démons est un non sens.

L’orgueil étant précisément le péché préféré du Diable.

Fais de la fantasy si tu veux mais fais là avec des fondations solides.

ranta
ranta

« C’est pour cela que j’attribue à l’orgueil la noblesse du moi humain…(Prométhée préfère les chaines et son rocher plutôt que de se soumettre à Zeuz) »

Prométhée n’est pas puni pour avoir refusé de se soumettre, ni pour avoir donné le Feu à l’Homme mais pour avoir volé les Dieux.

snoopy86
snoopy86

P…..! il y a des jours où le Ranta nous la fait à la manière de Taverne ou Dugué !

D’ici à ce qu’il se prenne pour Steiner il n’y a qu’un pas :-))

snoopy86
snoopy86

Allez Dom ! bois donc un Fanta !

ranta
ranta

Merci de me ramener à l’essentiel camarade Zozo.

Asinus
Asinus

effectivement Furtif mes excuses aux doctes Arthes et Ranta , mes propos n’étaient destinés a paraître sous une si sérieuse controverse ……asinus hi han

arthes
arthes

@Asinus: Ah, ya pas de mal…

0Furtif
@Ranta

L’orgueil , dans mon texte est assimilé au moi humain, et ce que Prométhée a volé , symboliquement, aux Dieux est « le moi humain », pour le donner aux hommes afin de sortir l’humanité de la béatitude (contemplation béate des esprits) par la connaissance ; voir le monde physique et en comprendre les mécanismes et surtout pouvoir se voir soi même en tant qu’individualité, et voir les autre en tant qu’individualités, mais « condamné » , pour je ne sais quelle raison, à ignorer, en s’en détachant, la nature elle même ainsi que sa propre nature humaine (ce que Goethe nommait lui même Dieu, et qui nous entoure tous les jours; La nature et notre propre nature, sur terre et pas ailleurs ).
Par ailleurs je pense que ce sont nos propres projections que nous attribuons aux Dieux mythologiques,en d’autres termes ils ont été conçus à l’image des hommes de ces temps qui les vivaient et ressentaient ainsi, cela ne leur enlève en rien leur beauté et leur force, bien au contraire.
Bon, ce n’est qu’une vision de la chose.

Mais, dans le fond, tout l’essentiel est dit, ma prose, mon poème, c’est juste une présentation, sincère et complexe, et j’apprécie et entends vos interventions, @Furtif: Oui, j’ai d’autres textes sous le coude, mais je reprendrais volontiers , et de mémoire, une phrase de Goethe qui pourrait assez bien me définir : « Je marche pour savoir où je vais. »
Par l’intuition.

ranta
ranta

« L’orgueil , dans mon texte est assimilé au moi humain, « 

Ce n’est qu’un exemple mais il est là ton problème. Tu imposes des codes que toi seule admet, des codes qui sont un mélange de concepts que tu penses maîtriser. Ta démarche est loin d’être inintéressante mais tu ne peux pas espérer que ceux qui te lisent comprennent grand chose.

Alors je ne doute pas que tu ais voulu te faire plaisir mais cette façon d’aborder le sujet est la voie la plus facile et la plus fainéante aussi.

Un véritable challenge serait que tu réécrives tout ça, avec un vrai plan, des vraies idées ordonnées et développées et beaucoup de sueur.

Fut un temps ici où chaque personne qui proposait un article se le voyait décortiqué, scruté, annoté avec beaucoup de demandes d’explications, de réécritures, etc…

Léon et Furtif étaient terribles mais s’infligeaient à eux-même cette exigence.

Furtif le fait toujours à la demande.

arthes
arthes

@Ranta; Je n’impose rien du tout, je tente de comprendre une idée qui s’impose à moi, une impression si tu préfères, après avoir mis en page, en écriture, des images qui m’ont obsédées et ont tellement maturées que en effet, je n’ai eu qu’à les écrire pour les décrire pratiquement d’un seul trait.
Mais la sueur, la peine et la douleur ont précédées ces jets.
Et je ne vois pas d’utilité à réécrire ce qui reste une émanation de la pensée, la plus libre possible, et dont un des intérêts est de pouvoir me poser face à mes propres contradictions, que toi et Furtif et quiconque peuvent relever..

Si j’allais voir un psy (Dieu m’en préserve, ou plutôt le Diable, lol) , ce dernier sans doute m’offrirait une palette de codes et d’idées toutes faites et voudrait m’imposer sa vision de la chose, comme une sorte de « gouverneur des âmes », un « sachant « .

Un autre challenge, pour moi,serait de pouvoir écrire autre chose, comme je le proposais, sur Mylène Farmer, André Masson ou bien Maxime Gorki, avec une approche personnelle, pas du copié/collé.
Et tu vois, c’est ici que j’aurais envie de le faire, certainement pas sur avox, même si la bas « on » me disait: Ouais, en fin de compte , tu peux écrire un truc, on fera passer ton article.
On en revient à l’orgueil: J’ai toujours en travers la manière dont j’ai été boulée.

arthes
arthes

@Furtif:

L’orgueil serait cette vertu reçue des Dieux qui se l’étaient appropriée grâce au sacrifice de Prométhée…
Une façon de se tenir debout ……désormais…

Etc……

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
C’est pas mal vu, à ceci près que je dirais que si rien n’est révélé, en revanche, tout est manifesté.

Et autre détail, Prométhée se sacrifiant me fait davantage penser à un cousinage avec Lucifer « L’Ange déchu » qu’au Christ, lequel, toujours dans l’histoire des symboles (ou mythe) pourrait être celui dont la naissance (un fils de Zeuz) devrait supplanter le trône du père..Et libérer les humains du joug des Dieux .
Mouais, Zeus aurait été reconnaissant envers Prométhée que ce dernier l’ait averti qu’il ne devait pas s’unir avec une certaine déesse, car l’enfant conçu serait le boss qui lui prendrait sa place.
Bon, tkt, ce n’est pas une impression « qui vit en moi », même pas de la spéculation, ça ne m’intéresse pas beaucoup, enfin, ce n’est pas important.

Sinon, bien vu, et perso je ne l’avais pas imaginé ainsi, d’avoir interféré le Démon assis de Vroubrel entre la première partie monologue et la seconde dialogue, dans le fond, cela fait cesser la plainte d’orgueil et dérisoire (quoique somptueuse) d’Alceste qui aurait pu conclure quant à elle le premier acte .

Manière d’en finir avec le passé antique, sans pour autant le rejeter puisqu’il fait partie de notre héritage et de s’inscrire dans le présent, notre époque, et « Miss you » , cet amusant monologue musical de Jagger (pour moi il est dans la lignée de « Sympathie for devil » inspiré selon la légende par « Le Maître et Marguerite de Boulgakov , étrange et sidérant, la rencontre entre Jésus et Ponce Pilate reste à mes yeux la plus jubilatoire, imaginative et fracassante que je n’ai jamais lue ) est bien plus moderne et actuel.

PS: Lorsque je dis « Prométhée verus Luciferus » dans mon texte, je me tourne moi même en dérision et c’est pour cela que je fais rire mon Diable, en fait je veux aussi bien dire que l’humain ne connais pas grand chose de sa propre nature et qu’il a du chemin à faire (et je te cites): « Rien n’est prédestiné….;Rien n’est révélé. »

arthes
arthes

@Furtif:

« Je crois que tu as contourné l’obstacle de la vérification vérifiable….. »

J’y peux rien (lol)
Mais j’ai du mal à comprendre ce qu’est la vérification vérifiable, surtout concernant un texte plutôt onirique.
Faut bien une base de départ, et les impressions que je donne ne sont pas du tout figées, faut les prendre comme des propositions.

Bon, sinon, je réponds à chacun puisque vous avez une approche différente.
Et ça prends du temps.
Avec Ranta, je peux difficilement faire autrement que de dire que je ne peux que maintenir mon texte en l’état, c’est dit, c’est écrit, je peux écrire autre chose, mais ce texte est une photo à l’instant T.
Avec mes propres contradictions, certes, j’ai l’habitude, j’essaye de les résoudre, mais pas d’imposer.

arthes
arthes

@Ranta:

Je te cite:

« Il n’y a pas d’Humain prométhéen.

Prétendre le contraire n’est qu’une fadaise.

Respecter les mythes ce n’est pas de les tordre et les mélanger entre eux et leurs faire dire ce qu’on veut qu’ils disent. »

D’accord, mais z’alors, si Prométhée (dans l’optique mythe ou symbole) apporta aux humains la connaissance, pourquoi serait ce une hérésie que de considérer que l’humain, doté de cette capacité de connaissance est un prométhéen? Non pas Prométhée le titan.

arthes
arthes

Ah mon pseudo….Ce doit être parce que j’ai toujours du mal avec les procédures .

Sinon, à votre éclairage, mettons que je laisse l’habillage Prométhéen de coté et que ce dernier ne fut qu’un subterfuge, destiné à apporter une certaine humanité au personnage, et avec lequel je peux broder sans fins, pour tenter de cacher autre chose de moins glorieux .

Il ne reste dans mon monologue que le dégoût et la haine de l’humanité, le désir irrépressible de la détruire qui conduit forcément à l’anéantissement de soi même.
Heureusement, le diable, fort civilisé, veille à ce que cela ne se produise pas. (hop, pirouette et pas de cacahuète)