Histoire de l’orgue 9: vibrons un peu!


Faisons une petite pause historique pour nous consacrer aujourd’hui à faire connaissance avec la partie sonore de l’orgue : ses tuyaux.

Il existe 2 grandes familles de tuyaux, elles-mêmes divisées en catégories spécifiques.

La première différenciation qu’on peut effectuer sur un tuyau et sa manière de produire le son. Soit via un biseau faisant vibrer la colonne d’air supérieure soit via une lamelle métallique battant contre un résonateur. Dans le premier cas on parlera de jeux à bouche et de l’autre cas de jeux d’anches.

Principe des jeux à bouche.

L’air est insufflé par le pied et vient s’écouler dans une lumière et heurter le biseau entrainant la création d’une onde vibratoire dans la colonne d’air du dessus. Le tuyau émet ainsi le son  par sa bouche (et non par son extrémité haute). Un schéma ici.

Suivant des principes physiques relativement simples et parfaitement modélisés, les caractéristiques de l’onde vibratoire vont dépendre d’un certain nombre de paramètres concernant le corps du tuyau. Est-il ouvert à l’extrémité, percé en son milieu, large, étroit, long, court ?…

Dans le cas le plus répandu le tuyau sera ouvert à son extrémité, de sa longueur dépendra la hauteur de la note. Plus la longueur sera importante, plus la colonne d’air mise en mouvement sera imposante, plus l’ondulation sera lente, plus le son sera grave. C’est exactement le même principe que pour une corde pincée, si vous raccourcissez la partie vibrante, vous obtenez un son plus aigu. Et par principe physique similaire, en multipliant la longueur par deux, vous obtenez la note de l’octave du dessous.

Je ne voyais plus en pied

La hauteur donnant l’octave normale (on dira celle du piano pour simplifier, bien que l’orgue lui so