De l’histoire avec des plumes

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De l’histoire avec des plumes

C’est l’histoire curieuse d’un peuple que nos leçons d’Histoire ignoraient superbement.Si nous cherchons bien dans nos souvenirs, ce n’est pas à l’école, au collège ou au lycée que nous avons appris ce que nous savons d’eux mais au rayon jouets pour enfants puis à celui des loisirs adolescents ou adultes. Si nous avons appris quelque chose à leur sujet il a fallu que nous le désirions fortement, que nous en ayons le goût . Pas la contrainte d’un programme scolaire imposé.

Bien sûr le chapitre Renaissance /Grandes découvertes nous amena en Amérique, nous y découvrîmes en suivant Cortez : les Aztèques et Moctezuma , Pizarro : Atahualpa , les Incas et les tonnes d’or, Jacques Cartier …

Si nous en étions restés aux programmes et aux manuels on ne serait pas allés bien loin.

Heureusement il y avait le jeu . Qui n’a pas joué aux indiens ? Qui n’a jamais lu d’illustrés, les journaux interdits ? Qui n’a jamais vu de Western ? Un vrai savoir était distribué là, mais les indiens, longtemps n’y furent conviés que comme les comparses d’une aventure qui n’était pas la leur mais celle de l’épopée des blancs conquérants. Je me rappelle avoir appris les Indiens

Navajos

Chef Creek

On ne s’attardait pas sur les massacres ou bien, le plus souvent on en faisait un happy end avec en fond sonore les trompettes de la cavalerie. En douce à la couverture infectée à la Gattling , les hécatombes ne manquaient pas , du Nord au Sud ils furent la règle. Mais ça on ne l’apprit que bien plus tard.

.

Pourtant, force est de constater, que le savoir au sujet des indiens d’Amérique est massivement partagé. Il nous est donc venu par d’autres canaux que ceux de la formation tarifée, scolaire ou universitaire ; mais, et c’est là le paradoxe, essentiellement du rayon jouets et illustrés pour enfant puis de l’érudition pour le simple plaisir.

Un vrai scandale ce « Pour le plaisir »

À des degrés divers nous savons tous faire la distinction entre des Iroquois et des Apaches, des Sioux et des Mayas, des Pueblos et des Amazoniens ou des Araucans de

Amazonien

Patagonie.Et les Mound Builders les fabuleux et mal connus Mound Builders…

D’une certaine manière comme pour les peintres on pourrait se féliciter qu’il existe des historiens du Dimanche.

Mais ces Indiens , peuple de nos jeux et nos rêves d’où viennent-ils ? Ont-ils toujours été là ou sont-ils venus après d’autres ? C’est bien joli mais tout ce que nous savons des Amérindiens n’est que l’histoire de leur fin, leurs débuts nous sont pratiquement inconnus pour beaucoup d’entre nous.

Je fus longtemps de ces ignorants et j’en suis encore pour beaucoup.

Poussons la porte et penchons nous sur une zone très mystérieuse de l’histoire du Monde : La Préhistoire des Américains.

Tout occupés à les anéantir ou à justifier leur destruction, les érudits américains ne se penchèrent qu’assez tardivement sur les origines de ces peuples si disparates. Je reviendrai peut-être un jour sur ces indiens là que nous partageons, mais ce n’est pas mon sujet du jour.( vous remarquerez ma tentative de retrouver les accents moriciens et mon échec)

J’aimerais vous compter l’histoire des Indiens d’avant l’histoire, d’avant l’antiquité.

Avec des questions

  • Qui sont-ils ?
  • D’où viennent -ils ?
  • Par où sont-ils passés ?
  • Quand sont-ils venus ?

Faire un état des lieux sommaire mais précis .

Faire le compte des réponses qu’apporte l’archéologie classique et pour finir poser les interrogations que les sciences et les techniques nouvelles suscitent et dont l’archéologie contemporaine ne saurait  se passer.

A) La solution CLOVIS

Une explication tellement simple et globalisante qu’elle est devenue durant quelques années un outil totalitaire

La Béringie

Pour fixer les idées, nous dirons que , grosso modo, à l’époque où l’ancêtre de Michel Ange barbouillait les plafonds de Lascaux, des groupes humains profitant d’un isthme: la Béringie, dégagé par la baisse des océans, à la suite de leur gibier de grands mammifères, foulèrent pour la première fois, le sol du continent américain. Pour les pinailleurs leur arrivée se situerait vers 14 000 / 13 500 BP. Cette explication du peuplement par Homo sapiens de l’Amérique est heureusement confortée par l’étude comparée des génomes des habitants de Sibérie et de vingt-neuf populations indigènes d’Amérique . Ne révèle-t- elle pas une grande similitude et, notamment, une variante commune exclusive des Sibériens et présente chez tous les Américains ?

Au Paléolithique supérieur, les hommes modernes sont déjà implantés dans les régions arctiques de l’Europe et chassent le gros gibier en Sibérie, à Mal’ta ( voir page des liens sur tout) et à Bouriet, au nord-ouest du lac Baïkal, deux sites de la culture de l’Angara. À Mal’ta, ont été retrouvés des vestiges, datés à 24000 ans BP, de campements : huttes légères de branchage, cabanes aux parois de dalles de pierre et de défenses de mammouths et à couverture en ramures de cervidés. À Salkhit, au nord-est de la Mongolie, des chercheurs d’or ont découvert, en 2006, la partie supérieure d’un crâne. Ce fossile a été daté à 20000 ans BP. Il offre un aspect moderne avec quelques traits plus archaïques comme les renflements sus-orbitaires qui restent dans les limites de la variabilité morphologique d’Homo sapiens. L’écrasement perceptible de la base du nez se retrouve chez les populations asiatiques actuelles et, aussi, chez les populations amérindiennes.

Depuis, en 2009, du site de Havtsgayd, à 20 km au sud-est de Salkhit, ont été exhumés de nombreux outils datés à 40000-37 000 ans BP, et des nucleus de pierre attestant la production de microlamelles issues d’un laminage par pression, marqueurs d’une industrie caractéristique de la région du centre de la Sibérie, au Paléolithique supérieur.

Clovis partout

Ainsi, au moment du dernier maximum glaciaire, des hommes de Sibérie ont pu partir vers le nord-est, franchir l’isthme de Béringie, gagner les plaines d’Amérique du Nord par un passage laissé libre entre l’inlandsis de la Cordillière côtière et l’inlandsis massif Laurentidien. De là ils sont passés dans les grandes plaines d’Amérique du Nord et ont poursuivi    par l’Amérique centrale jusqu’à la Terre de feu. Outils et pointes de flèche bifaciales, de 13 000 ans BP, ont été découverts à Clovis, Nouveau-Mexique, en 1936. D’autres pointes de flèche en silex, attribuées par la suite à cette même culture de Clovis, avaient été trouvées fortuitement sur le site de Big Bone Lick, dans le Kentucky, en 1807, lors de fouilles ordonnées par le président Thomas Jefferson (1743-1826) et menées par William Clark (1770-1838). L’objectif de la mission était alors de rechercher de nouveaux fossiles de Mammut americanum, espèce à laquelle s’intéressait le troisième président des États-Unis d’Amérique (1801-1809). On trouva une masse de sites à l’industrie tellement semblable qu’on la vit et on voulut la voir identique.

Cette explication était tellement assurée que les mouvements indiens en vinrent ( pour une partie) à réclamer un droit de propriété sur les sites préhistoriques un peu à la manière dont les Juifs intégristes multiplient les obstacles à toute idée de fouilles à Jérusalem. Une sorte de respect quantique absolu et imposé pour les religions faisant obstacle aux recherches et aux découvertes de la science. Rappelons nous les manigances du Vatican contre Champollion.

Kennewick une affaire d’état

Un intrus dans les étagères bien rangées. La découverte des restes de ‘l’homme de Kennewick en 1996.

Wikipedia

D’autre part, une polémique est apparue lorsque les tribus indiennes (dont les Umatillas, les Colvilles, les Walla-wallas, les Yakimas et les Nez Percés) ont souhaité récupérer les ossements de l’homme de Kennewick, qu’ils nomment « le grand ancêtre », pour le rendre à la terre.

Ils eurent gain de cause, comme l’autorise depuis 1990 une loi fédérale, le Native American Graves Protection and Repatriation Act. Début avril 1998, des militaires ensevelirent l’emplacement où avait été découvert le squelette.

Industrie Clovis

Les Indiens satisfaits présidaient la cérémonie, tandis qu’un hélicoptère de l’armée déversait des tonnes de terre et de pierre sur le site, interdisant toute recherche future. Les ossements eux-mêmes ont été mis sous séquestre au Burke Museum, à Seattle, dans l’État de Washington.

Privés de leur objet d’étude, les scientifiques intentèrent un procès au gouvernement dans l’espoir d’obtenir le droit d’analyser ce squelette à la morphologie inattendue. Ils protestèrent, arguant que les 450 générations qui séparent l’homme de Kennewick des Amérindiens d’aujourd’hui interdisent d’établir une filiation sérieuse, a fortiori parmi des populations nomades. Les vestiges de l’homme de Kennewick ont finalement été rendus aux scientifiques après plusieurs procès en appel.

L’obstacle de la bigoterie religieuse contre la recherche scientifique amplifié par une espèce particulière de mouvement identitaire les Natives Américan   auraient dû de toute manière céder confrontés à de très nombreuses découvertes mettant en cause le monopole CLOVIS

      • b) Hillerman et le Repatriation Act

Mille neuf cent quatre vingt dix huit ,trop accaparé par les futilités indispensables de la vie quotidienne, je ne possédais pas encore d’ordinateur . À l’époque je lisais Hillerman. Cet auteur me fit connaître la controverse de Kennewick par son roman Les voleurs de temps.

Achh… Hillerman et les Four Corners. !

Je vous invite vivement à lire l’article donné en lien car il montre combien le Repatriation Act partait de bonnes intentions


B) Une accumulation de découvertes vient alimenter trois autres hypothèses principales

Nous venons de le voir , pour expliquer la colonisation de l’Amérique par l’homme, la théorie univoque CLOVIS devenait aussi gênante que certaines prétention historicistes issue des soit disant écritures révélées. On ne pouvait masquer que certains artefacts classés jusque là : Clovis, présentaient un caractère solutréen, c.a.d. plus ancien .

Découlant de cet embarras une hypothèse nouvelle fut proposée décrivant l’arrivée de populations européennes par l’océan Atlantique, en partie gelé il y a 21000 ans, au pic de froid du Würm récent, période coïncidant avec le début du Solutréen (22 000-18 000 ans BP).

Querelles , rivalités, disputes, procès, les universitaires américains ont les mêmes mandarins que nous.

1- La Révolution Kennewick

Très fâcheusement pour l’establishment Clovissien cette hypothèse nouvelle se voit confortée par la découverte de fossiles humains à Pehon, ( pas moyen de trouver) près de Mexico, datés à 13 000 ans BP, et surtout ceux de Kennewick, dans l’État de Washington, datés à 9 500 ans BP qui ne présentent pas, au niveau des crânes, le faciès mongoloïde des hommes d’origine asiatique . Les fossiles découverts ont bel et bien un type caucasoïde .

Comme un malheur n’arrive jamais seul, sur les rives du Buttermilk au Texas on retrouve des artefacts en silex dans des couches à la datation incontestable. L’affaire est d’importance, on se retrouve à des niveaux bien plus anciens que le niveau Clovissien . En dessous, donc avant en quelque sorte. Aïe Aïe Aïe L’industrie de Clovis résulterait donc de la seule évolution d’un savoir-faire local, elle n’aurait pas été importée.

Pour réclamer le pouvoir d’interdire les fouilles le Mouvement Indien est mal barré.

2- Venus d’Australie ???

Une autre hypothèse estime que des hommes venus d’Australie ou d’Asie du Sud-Est qui auraient pu faire du cabotage pour atteindre, sur des embarcations, les côtes de l’ouest sud-américain. Vous connaissez cette route. Vous prenez le voyage du Kon Tiki et vous le refaites à l’envers. Disons plutôt que vous continuez sa boucle en suivant les courants du Sud Pacifique.

La découverte récente, près de Puebla au sud de Mexico, de centaines d’empreintes de pieds humains vieilles de 38 000 ans BP laissées là dans de la cendre volcanique solidifiée relance le débat sur le peuplement du Nouveau Monde, sur la période au cours de laquelle il s’est produit, sur la voie suivie par ces premiers immigrants et, partant, sur la région d’origine de ces derniers.

Wikipedia

[Des] peuples de l’Océanie ou d’Asie du Sud , …[par l’Australie et la Tasmanie]…auraient traversé l’océan Pacifique et seraient arrivés en Amérique du Sud bien avant les chasseurs-cueilleurs de la Sibérie. Ces hypothétiques aborigènes pré-sibériens auraient peuplé une grande partie de l’Amérique du Sud avant d’être presque totalement exterminés et/ou absorbés par les migrants en provenance de Sibérie par le nord du continent américain[……..]

[……..] Les partisans de ce modèle ont mis en évidence des similitudes culturelles et phénotypiques entre les Aborigènes d’Australie et les tribus Selknam et Yagan du sud de la Patagonie. La théorie de la migration australoïde vers les Amériques n’a cependant gagné que peu de soutien au sein de la communauté scientifique car il n’existe aucune preuve génétique( attention voir plus bas) à ce jour établissant une correspondance solide entre les Australiens indigènes et les populations d’Amérique du Sud. Ce modèle est cependant enseigné dans les écoles chiliennes en même temps que celui du pont terrestre (via la Sibérie).

La théorie reprend l’hypothèse du cabotage le long de la Banquise sud Pacifique de la même manière qu’on l’a supposée au Solutréens le long de la banquise Nord Atlantique

3-Le cataclysme Brésilien

La troisième , la plus catastrophique pour les tenants de la voie unique Sibérie => Béringie , est celle de l’archéologue brésilienne Maria Beltrâo. Selon elle, Homo sapiens ne serait pas le premier représentant du genre Homo arrivé en Amérique. Des artefacts lithiques, de quartz et de quartzite,  un outil en os, probablement un perçoir, mais aussi des fragments d’os rompus pour en extraire la moelle et des cercles de pierres mis au jour dans la couche IV de la grotte de la Toca da Esperanza, État de Bahia, Brésil, datée de 300 000 ans, semblent suggérer la présence d’Homo Erectus sur le continent américain à cette époque.Vous avez bien lu 300 000 ans avant Pyralène.

Et là !!! Le sac de nœuds des sacs de nœuds. On entre dans la zone de toutes les incertitudes voire de toutes les ignorances .

Si par Heidelbergensis et Neandertal la lignée d’Erectus est documentée sur le vieux Monde , en Asie orientale c’est une autre histoire . L’homme de Denisova est bien identifié comme Homo mais il recouvre une si vaste période !!! De 1 Million à 40 000 ans BP.

Autant dire qu’on est dans la purée la plus noire.

Denisova est sans aucun doute un variant d’Erectus mais rien n’autorise à le conduire jusqu’à la grotte de l’Espéranza au Brésil .

En revanche, on le retrouve mêlé au niveau de son ADN au Neandertal d’Espagne voire aux Cromagnons : Papous , Tibétains et  Chinois Han.

Mais c’est encore loin l’Amérique !

Vous observerez en passant que je ne vous parle pas de l’Homme de Flores

Alors ?

Sauf à conférer , du haut de ma seule autorité, la capacité de naviguer à ce brave Erectus, je ne lui vois qu’un seul chemin d’accès au continent américain, le passage qu’empruntera à nouveau Cromagnon 250 000 années plus tard : une proto Béringie émergée pour la même raison lors de la glaciation de Riss.

On peut tenter de finir cet article par une mauvaise farce.

Une farce historique du genre le plus authentique

Tout ce qu’on pouvait savoir ou aurait pu savoir sur l’Erectus chinois , tout le maériel a été emballé , rangé et embarqué dans deux caisses à la veille de la deuxième guerre mondiale, en raison de l’avancée des armées Japonaises.

Leur destination ?

Les États Unis d’Amérique ! Elles n’y arrivèrent jamais. Perdues, disparues . La réponse à toutes les questions sur l’origine des peuples américain est peut-être dans ces caisses.

Mais d’où qu’ils viennent-ils ces AmérIndiens ?

Et quand ? Et par où ? Et sans laisser de traces ?

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Achhh , l’archéologie américaine , un endroit si tranquille et si reposant, …bin maintenant c’est la panique.

13 comments to De l’histoire avec des plumes

  • Léon

    Moi je dis, les indiens ils viennent d’Inde. C’est pour ça qu’on les appelle les Indiens. Et puis d’abord pourquoi c’est eux qui viendraient de quelque part ? Pourquoi ce serait pas eux qui auraient peuplé la Sibérie et la Chine, hein ?

  • Xavier

    Salut Furtif,

    Jusqu’à présent la sentence d’Ali Farka Touré tient bon :

    « Il y a des noirs américains mais il n’y a pas d’américains noirs ! » 😉

    • D. Furtif

      Bonjour Xavier.
      Si les généticiens voient Cromagnon l’africain, descendant probable de Rudolphensis variant ou descendant d’Erectus, Homo Sapiens Sapiens , uniformément noirs au début vers 200 000 / 180 000 BP ,…en revanche ils placent les variations Européennes et Asiatiques vers 50/60 000 ans BP.
      C’est un apparent paradoxe que la peau foncée des Cromagnons les rendait beaucoup moins aptes à résister au grand froid que la pâleur de Néandertal lui permettant de synthétiser une vitamine ( ??? La vitamine D???) de résistance au froid…

    • D. Furtif

      Je n’en connaissais rien , bien sûr, comme d’hab.
      .

  • Xavier

    Si les généticiens ont bien mis en évidence l’apport de néanderthal chez l’européen moderne, il y aurait également eu, surtout dans le nord et dans une moindre mesure, un apport d’une autre branche venant de quelque part en sibérie ou quelque chose comme ça.

    A prendre avec des pincettes, je ne sais plus où j’ai lu ou entendu ça.

  • dora

    Le terme Indien est impropre, on devrait employer le terme Amérindien. En fait,lorsqu’il cherchait la route des Indes Orientales, pays décrit dans les écrits de Marco Polo qu’il avait lui-même annoté dans la marge, Christophe Colomb accosta aux Iles Caraïbes en croyant qu’il s’agissait du pays convoité. D’où le nom d’Indiens pour les premiers autochtones rencontrés sur ces terres inconnues des navigateurs européens.
    Le nom d’ « Amérique » vient du prénom de l’Italien ayant été le véritable découvreur du Nouveau Monde : Amerigo Vespucchi.

  • D. Furtif

    Un élément supplémentaire ajouté ce soir à l’hypothèse de l’haplotype B ( origine australo océanienne)
    La légende de Naymlap