Clochers, campaniles, tours, minarets et gratte ciels: une histoire de pouvoir.

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Est-il seulement possible d’être exhaustif en un article sur le sujet de ces verticalités érigées par l’Homme? Sans doute pas, mais ne voulant pas lancer une nouvelle série tout en partageant quelques analyses et moments d’histoires, je vais essayer d’être assez complet tout en me limitant à des exemples impactants.

Un symbole de pouvoir

 

A l’heure où se construit le plus haut minaret du monde, où les buildings prévus pour aller de plus en plus haut poussent comme des champignons, où il est même prévu de remonter la tour de la cathédrale de St Denis, il peut être intéressant de se poser la question sur le rapport entre tour et la société qui l’érige à l’aulne des projets en cours et des héritages légués. Une chose est sûre: construire ces édifices-là  n’est pas neutre, quels qu’ils soient.

Faire le lien entre le ciel et la terre est évidemment une symbolique utilisée depuis la nuit des temps. Les civilisations amérindiennes, les égyptiens aussi, nous ont légué des exemples frappants.

Plus proche de nous, si au bas moyen âge  la hauteur est un moyen pratique de voir venir l’ennemi de loin, et donc de s’intégrer dans un moyen de défense,  les donjons devinrent aussi le symbole de la puissance féodale (nombreux furent ceux rasés à la Révolution). Cette puissance du possédant nous ramène de cette verticalité à l’horizontalité « terrestre » au combien symbolique aussi.

Le tour, verticalité phallique, n’est autre que l’expression de la mainmise sur le territoire qu’elle surplombe. Pas de donjon sans fief, pas de fief sans terre ni serfs. A ce jeu-là, le clergé n’est pas en reste puisqu’il s’agit d’un gros propriétaire terrien et que l’on devient évêque comme on devient comte, de père en fils ou presque. Les clochers, qui marquent le territoire français, ne le font que parce qu’ils sont chacun associés à un territoire parfaitement horizontal qui comprend le bourg, le village, les champs, les moyens de production, les richesses et  la société en générale au pieds de la flèche. Actuellement encore, combien de territoires, ou regroupements urbains ont toujours sur leur logo un clocher? Ils sont nombreux.

 

Les tours de San Gimignano

Promenons-nous dans cette magnifique région qu’est la Toscane. Au détour des chemins, vous tomberez sur un charmant village couronnant une colline pisane typique:  tournesols  et blé dans la vallée fleurissent ses pieds tandis que les vignes s’accrochent à la pente, sur un côté, de nombreux oliviers vont jusqu’au sommet où, encerclés par les pins et les cyprès d’un vert profond, les habitations s’étirent dans l’ombre bleue. Ce qui vous marquera sera le nombre de tours au sommet de ce bourg qui embrassent le paysage. Vous pourrez en compter treize. On est loin des soixante-dix du XIVème siècle, mais cela reste unique car ces tours ne font pas partie de fortifications, ce sont des maisons.

San Gimignano et ses tours

San Gimignano et ses tours

San Gimignano est célèbre pour son vin blanc. La Vernaccia, qui, d’après Dante, valu le Purgatoire au Pape et dont il me reste quelques bouteilles en cave.

La ville connut jusqu’au XIVème siècle, une période florissante du point de vue de l’économie et de l’art, grâce aussi aux marchands et aux pèlerins qui parcourraient la Via FrancigenaLa voie traversait ce magnifique bourg en le divisant (encore aujourd’hui) en deux parties.
Il s’agit d’une période historique durant laquelle les plus importantes Familles de la ville, se défiaient en construisant des tours dont la hauteur démontrait symboliquement leur pouvoir.
De cette « compétition » était exclue la Torre Comunale (Tour de la Mairie) dite « La Rognosa » qui, par un décret de la mairie, devait rester la tour la plus haute. Autour du XIVème siècle les tours étaient plus de 70, c’est-à dire l’ équivalant du nombre des familles aisées du territoire (ce qui n’est pas rien).

Nous avons là, avec quelques 50 mètres pour les plus hautes, un concours de qui a la plus grosse daté de la fin du moyen âge. Vous noterez qu’à l’époque, les tours « privées » ne dépassaient pas la tour « publique »; l’ultra libéralisme n’était pas encore passé par là.

Revenons maintenant en France.

 

 

 

Batailles religieuses de paroisses

Si à l’histoire de San Gimignano peut répondre en France celle de Martel dans le Quercy (7 tours), nous allons nous attarder maintenant sur des monuments religieux.

L’histoire de la cathédrale de Châlons-en-Champagne, comme exemple, est sous-tendue par une rivalité entre les chanoines de la cathédrale Saint-Étienne et ceux de la collégiale Notre-Dame-en-Vaux. Ces derniers, placés sous la juridiction du chapitre de la cathédrale, cherchèrent toujours à s’en affranchir.

 

Notre Dame, vue depuis la cathédrale

Notre Dame, vue depuis la cathédrale de Châlons

 

Les registres regorgent d’histoires croustillantes. Comme cette fois où les religieux de Notre Dame  avaient rendu justice  sur un serf qui en fait dépendait de l’évêque. Les chanoines furent punis et leur paroisse aussi puisqu’il leur fut interdit, entre autre, de faire jouer de l’orgue durant quelques semaines sur ordre du monseigneur.

Le désir d’avoir une église plus belle et des tours plus hautes que leurs rivaux fut l’un des moteurs de leurs campagnes de construction.

Notre-Dame avait été édifiée vers 1100 avec deux tours de transept. La cathédrale fut rebâtie à partir de 1115 sur un plan identique. Notre-Dame fut reconstruite, à partir de 1150 environ, toujours sur le même plan mais avec deux tours de façade supplémentaires et une importante décoration sculptée de la façade du bras sud, du portail latéral et des galeries du cloître. Ce dernier était d’ailleurs purement ostentatoire, puisque le chapitre répugnait à vivre en communauté (il n’y avait pas de dortoir ou de réfectoire mais des maisons).

 

 

Les nouvelles tours de Notre-Dame s’élevant alors plus haut, les chanoines de la cathédrale ajoutèrent vers 1165 un étage à leur tour et réalisèrent vers 1175-1185 une nouvelle nef en style gothique, avec deux tours en façade occidentale.

En réaction, Notre-Dame fut modernisée et dotée vers 1215 d’un déambulatoire. Dès 1230, la cathédrale fut reconstruite, encore plus haute et plus abondamment éclairée, mais les travaux traînèrent en longueur.

Faute d’argent, les chanoines de Notre-Dame-en-Vaux se contentèrent d’élever sur les tours de Notre-Dame quatre flèches culminant à 60 mètres.

4 flèches de ND

4 flèches de ND en Vaux

 

Les chanoines de la cathédrale ne trouvèrent qu’en 1520 les moyens d’ériger une flèche culminant à plus 80 mètres (certains récits mentionnent +100 mètres mais sont sujets à caution) et plus richement décorée.

 

La grande flèche de la cathédrale

La grande flèche de la cathédrale

Les chanoines de Notre-Dame-en-Vaux déclarèrent forfait ; cette flèche donna la victoire à la cathédrale mais sera la cause d’une catastrophe en 1668. En effet, frappée par la foudre, la flèche s’écroula sur le transept occasionnant de nombreux dégâts.

 

 

 

 

 

Pouvoir spirituel et temporel

Il est des lieux et des époques où le pouvoir spirituel est fortement imbriqué au pouvoir temporel. Ce qui, entre parenthèses, rend pratique le musèlement de toute opposition via le délit de blasphème que certains aimeraient tant voir revenir dans nos contrées.

Mais la conquête vers le ciel va permettre également de distinguer des pouvoir séparés. Ainsi va-t-on voir des campaniles s’élever pour les villes qui s’émancipent à partir du XIIème et XIIIème siècle. On l’a vu dans l’exemple de San Gimignano, la tour communale devait être la plus haute.

A Florence il est de coutume de dire que les deux cœurs de la cité sont le dôme de la cathédrale et la tour de guet du Palazzo Vecchio.

L’un et l’autre sont le double cœur de Florence tel qu’il a battu au Moyen Age, l’un pour le politique, l’autre pour le religieux.  – Hyppolyte Taine –

La consécration du Duomo a été l’affaire de la vie de Filipo Brunelleschi. Ç’avait été un chantier titanesque qu’il avait gagné par concours mais le jury avait tenu à lui adjoindre son éternel rival Ghiberti dont il se débarrassera d’un manière qui mérite d’être racontée.

Alors que Ghiberti (qui est loin d’être un nul, en témoigne sa fabuleuse maîtrise de la perspective), se contentait de toucher son salaire en étant dépassé par la maitrise d’œuvre, Brunelleschi obtient sa révocation en simulant une maladie et engageant les artisans à prendre provisoirement leurs ordres de son rival. Or ce dernier, ignorant les procédés et techniques à l’œuvre et sans doute plus orfèvre qu’ingénieur en chef, dû avouer son impuissance et fut écarté de ses fonctions.

Seul Brunelleschi, aidé du mathématicien Toscanelli, a pu réaliser cette œuvre, sans révéler de plan, en convainquant par son seul discours que « la coupole se soutiendra sans appui, par son propre poids et par la seule force d’adhésion de toutes ses parties ». 4 millions de briques et 16 années  plus tard, telle une couronne majestueuse cintrant les toits de la cité, la coupole semblait, dynamique et légère, flotter comme en lévitation dans le ciel.

Florence

Florence, Duomo et Palazzo Vecchio

 

 

 

 

 

 

 

La tour de la Seigneurie, elle, probablement dessinée par Arnolfo di Cambio et édifiée en 8 ans à partir de 1302 servait  de tour de garde au Palazzo Vecchio. Mais elle abritait également deux petites cellules. C’est dans l’une d’elle que le fameux Savonarole aurait passé ses 50 derniers jours, le fameux instigateur de la république chrétienne de Florence et des bûchers des vanités.

La tour sert donc bien son rôle de maîtrise du territoire. Non seulement elle le domine, mais en plus, on y enferme ceux qui pourraient contester l’autorité civile ou religieuse. Une protection contre les ennemis extérieur (le guet) et contre les ennemis intérieurs (prison) en somme.

 

Nous avons également en France ce cœur spirituel et temporel qu’on peut retrouver à Paris avec La Madeleine et le Palais Bourbon. L’un et l’autre se font face avec leur façade néoclassique imitant l’Olympiéion: façade septentrionale édifiée en 1810 par Poyet pour le palais Bourbon et façade sud projetée par Guillaume Martin Couture à la fin du XVIIIème pour La Madeleine.

Vue satellite du Palais Bourbon et de La Madeleine (on voit la façade de Poyet en bas à gauche, décalée par rapport à la symétrie du palais pour être parallèle et face à celle de La Madeleine).

 

Ces deux façades aux nombreuses similitudes s’observent, séparées par la Seine et, presque équidistante, l’obélisque de la Concorde. A chaque rive son pouvoir, les deux hémisphères de la France, le pouvoir politique au Palais Bourbon, le pouvoir spirituel du côté de la Madeleine.

 

A savoir que cette église avait été prévue par Napoléon pour être initialement un temple de gloire, mais, après la retraite de Russie, il préféra redonner ce lieu aux prêtres.

Même s’il n’y pas d’élévation unique (on peut penser que l’aspect périptère avec ses nombreuses colonnes en élévation sert de marqueur aussi bien qu’un clocher), l’aspect colossal et imposant de la Madeleine (c’était à son époque le plus gros chantier d’édifice religieux) est bien là pour rappeler l’emprise du bâtiment -et donc de sa destination- sur le quartier.

 

Façade sud de l’église de la Madeleine (Wikimedia)

Le palais Bourbon vers 1860 (Édouard Baldus – photographe).

Projet de flèches de ND de Paris par Viollet-le-Duc

 

 

 

 

 

 

Il n’est pas anodin que le XIXème siècle, qui fut en France celui d’un retour à la religiosité bourgeoise, bondieuseries et autres pudibonderie mêlées de romantisme soit le marqueur de projets en rapport. Viollet-le-Duc a réussi à imposer une flèche à la cathédrale de Paris, (heureusement pas les autres), et le Sacré Cœur a bien été construit pour être visible de tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’ingénierie et la finance

Mais le XIXème siècle fut aussi celui de l’essor industriel. C’est bien beau de s’occuper de l’esprit des pauvres gens mais encore faut-il les employer et parait-il les payer également. Je ne m’appesantirai pas trop sur l’histoire de la Tour Eiffel qui marque cette fin de siècle, comme un aboutissement: les documentaires de qualité abondent. La encore nous avons un marqueur très représentatif:

  • le passage de la pierre au fer matériau innovant lié à la révolution industrielle
  • le procédé de fabrication et de montage industrialisé
  • la vocation première ostentatoire puis technique en rapport avec l’époque
  • enfin l’appropriation de la tour comme symbole de la ville à ses pieds (voire du pays entier).

 

Encore une fois la verticalité fait lien avec le territoire horizontal.

Bannière tristement célèbre étendant la tour à la ville puis au pays entier.

 

Avec la tour Eiffel, la France faisait le pari de l’innovation (structure en fer), du record (bâtiment le plus haut du monde) et de la science (vocation technique et scientifique du laboratoire installé au troisième). Comme toujours les constructions nous renseignent sur la mentalité de l’époque et de ses prescripteurs.

 

 

Au XXème siècle, la conséquence de la constitution d’une forte industrie fait exploser la finance comme nouvel eldorado où faire prospérer des fortunes acquises précédemment. Ainsi les tours construites auront leur utilité dans l’organisation des bureaux et la rationalisation des activités, sans oublier évidemment leur côté ostentatoire. Ce sont tous les fameux gratte-ciels et tours qui poussent à travers le monde dans un concours de qui aura la plus haute. Là encore, en phase avec toutes les époques, si la destination des lieux ne change guère, l’évolution des matériaux permet de montrer au monde entier sa maîtrise (fin des parois porteuses, structure en verre et allégées, défi technique de la hauteur….). Rien de nouveau sous le Soleil, la tour reste symbole de puissance.

 

Trump Tower, Manathan

 

 

On pourra noter qu’en s’attaquant aux Twin Towers, Ben Laden (ou l’inside job avec hologrammes et nanotermite), s’est en réalité attaqué à l’ensemble du territoire et du symbole  associé. De fait, un attentat dans le métro eut été beaucoup moins marquant, quelque soit le nombre de victimes. En transposant en France, l’opinion publique ne se souvient presque plus des attentats du Châtelet mais si à cette époque et pour autant de victimes; la Tour Eiffel avait été détruite, les séquelles seraient encore bien présentes dans la population.

Pour l’anecdote je vous ai mis en illustration deux tours fictives faisant partie de la littérature: celle de Largo Winch le multimilliardaire et celle de Stark (aka ironman) le … multimilliardaire super héro.

 

Stark building

Tour du groupe W dans la BD

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvent le jeu de construction s’est effectué entre les USA et l’extrême Orient à qui court après la première place du building le plus haut. La vieille Europe, lassée de ces turpitudes, se contenant du simple fonctionnel et suffisant 300 mètres maximum (un peu plus si on tient compte de la Russie), ou couchant la tour (le ministère de Bercy est une tour « horizontale » de 360m de long). Depuis peu, le Moyen Orient s’est piqué au jeu du m’as-tu-vu et s’est lancé dans des constructions gigantesques en plein désert; ce qui permet aux architectes et ingénieurs du monde entier d’avoir de quoi occuper leur week end avec des défis allah hauteur.

Finalement la localisation de ces construction importe peu, elle traduit juste un certain dynamisme ou volonté de structurer un territoire en pleine évolution. Ce qui est intéressant c’est l’évolution de la destination.

Il n’est pas dit que les bureaux (à l’heure d’internet et du home office), aient le dernier mot sur les destinations de ces constructions. Nous allons plutôt vers des complexes d’habitation, mêlant loisirs et commerces.

Bien sûr, tout cela pour les plus privilégiés. Un moyen de dominer le territoire sans s’y mêler et d’assurer un entre soi profitable, pourvu qu’il y ait un penthouse. Encore une fois, nos constructions en disent long sur ce qui anime la société qui les érige.

 

«Les riches et les élites, nommés alphas, étaient au sommet. Les gammas, deltas et epsilons – les prolos – étaient tout en bas. Dans cette grande tour, il n’y aura pas de logement abordable. Tout sera pour les alphas.» – Kenneth Baker à propos de The Tower de Londres

 

Conclusion

Moyen de défense, symbole ostentatoire, affirmation de puissance, utilité technique ou organisationnelle, volonté d’échapper au monde des sans-dents : la destination principale de ces monuments a évoluée tout au long des siècles. Il n’est donc pas anodin de se poser la question quand il s’agit d’élever de nouvelles tours et de leur justification: dans quel but?

 

La votation Suisse contre les minarets n’est pas anodine et le refus de nombreux concitoyens de ces tours non plus. C’est l’illustration d’un côté, d’une volonté de marquer son territoire idéologique, sa conquête (en réalité d’ailleurs le musulman n’ a pas besoin de mosquée mais ceci est un autre débat qu’il sera intéressant d’ouvrir en comparaison par exemple avec le culte chrétien qui nécessite de base un lieu de rassemblement) et de l’autre, de refuser cette emprise horizontale en escamotant la visualisation verticale.

 

Qu’en est-il des clochers alors et de cette tour de St Denis? La dernière cathédrale construite en France n’a pas été chercher la verticalité mais le rassemblement, c’est assez emblématique, comme si l’Église savait qu’elle n’avait plus d’emprise sur le territoire mais avait besoin d’une assemblée façon « table ronde » dans un bâtiment administratif. La tour de St Denis a une histoire différente, elle avait été démontée préventivement. Tout existe pour pouvoir de nouveau l’élever ce qui pourrait permettre à ce bâtiment de l’histoire nationale de retrouver une certaine unité.

 

Projet de restitution de la tour de la Basilique St Denis

Cathédrale d’Evry

 

 

 

 

d’autres projets fous de construction, reconstruction ou d’élévation sont dans les cartons. Au cas par cas il faut se demander: dans quel but?

 

 

 

— pour aller plus loin:

http://www.cathedrale-reims.culture.fr/gravures/MM51000017.html

http://www.tourisme93.com/basilique/l-affaire-de-la-tour-nord.html

 

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14 comments to Clochers, campaniles, tours, minarets et gratte ciels: une histoire de pouvoir.

  • Dora

    Bonjour Lapa,
    Merci pour ce « tour » d’horizon des structures qui depuis les temps anciens se permettent d’aller taquiner les nuages.
    L’histoire de la basilique de Saint Denis nous rappelle la fragilité et l’interdépendance entre les pouvoirs politiques et religieux mais aussi leur besoin de s’affirmer en « dominant », en contrôlant l’espace urbain. Dans de nombreuses régions, grâce aux photographies et aux éléments d’information mis à la disposition du public, on peut se remémorer la souffrance des populations du fait des guerres, de l’emprise des différents pouvoirs politiques, religieux ou des évènements climatiques ayant laissé des traces sur les différents édifices mais aussi les grands moments de liesse lors des couronnements ou visites de rois ou de personnalités.
    Il y a 5 ou 6 ans, je me suis promenée dans ce quartier qui n’est pas à première vue très attractif et m’interroge sur la motivation des promoteurs de ce projet.
    La ville avait été l’objet de fouilles importantes dans les années 1975, fouilles urbaines médiévales d’une part et fouilles autour de la cathédrale révélant des sépultures mérovingiennes importantes. A cette époque du premier décret donnant la priorité aux fouilles sur tout chantier d’une construction nouvelle, la municipalité s’était donné les moyens de créer un poste d’archéologue, d’accueillir les fouilleurs bénévoles puis de créer un musée d’archéologie.
    Le maire actuel cherche-t-il à redorer son image suite aux différents scandales ayant mis en évidence un laxisme certain envers le communautarisme musulman? Ce projet permettra-t-il d' »attirer » des gens ou des touristes à Saint Denis? Ce n’est pas une ville où j’ai pris plaisir à me promener entre la bouche de métro, le quartier de la cathédrale et le musée.

  • D. Furtif

    Bonsoir Lapa
    Je n’attends pas la fin de la lecture pour te signaler que la Video de la Via Francigena. reste obstinément bleue….
    Bon…
    J’aime bien le bleu mais à la mer ….
    je reprends la lecture…

  • D. Furtif

    Y aurait-y pas confuse là?

          1. ??? Seul Ghiberti???? , aidé du mathématicien Toscanelli, a pu réaliser cette œuvre, sans révéler de plan, en convainquant par son seul discours que « la coupole se soutiendra sans appui, par son propre poids et par la seule force d’adhésion de toutes ses parties ». 4 millions de briques et 16 années plus tard, telle une couronne majestueuse cintrant les toits de la cité, la coupole semblait, dynamique et légère, flotter comme en lévitation dans le ciel.
  • D. Furtif

    Si les marches du Palais BOurbon sont peu accessibles au public …; tout le monde peut se rejouer la fin de Bel Ami et comme lui rêver de gloire parlementaire en sortant de la Madeleine au bras d’une Suzanne d’occasion. La rue Godot de Mauroy est tout près

  • D. Furtif

    Encore une approximation des tenants de la VO
    .
    Ils entretiennent un confusion entre nanotermite ( rongeur minuscule) et nanothermite explosif hyper puissant.

  • Dora

    Dans la catégorie face à face architectural historique, lors de l’exposition universelle de 1937, on reconnaît sur la première photo à droite le pavillon de l’Allemagne nazie surmonté de l’aigle, dominant tous les autres, avec pour vis à vis celui de la Russie.

  • D. Furtif

    On retient aussi son nom, les chinois l’appellent le décapsuleur….
    On le voit mieux de loin et on peut avoir la surprise d’apercevoir dans l’optique de la lunette les équipes de nettoyage le long des immenses parois vitrées .
    Chaque grande ville a le (les) siens…. Canton tenait le podium mais …dans la brume ça ne donnait rien.

  • D. Furtif

    Une page avec de nombreuses video de la Via francegina

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