Les 7 boulets capitaux des PME françaises

La crise a accentué l’abîme d’incompréhension qui existe entre les Français et les PME.

Si ces dernières représentent 80 % de l’emploi salarié en France, elles se vivent comme des éternels souffre-douleur, les dindons de la farce financière.

1 – le patron, ce requin…

Bien souvent, les salariés ne retiennent que les licenciements parfois brutaux dont ils font l’objet, sans toujours comprendre que pour beaucoup de petits patrons, licencier est tout aussi douloureux. Le peuple, lui, ne veut retenir que les brebis galeuses sans âme qui se servent et pressent le citron avant de le jeter.

Faire la part des choses est difficile, et il est tellement commode de mettre tout le monde dans le même sac et de ne voir dans le patron qu’un marchand de sueur patenté.

Un autre facteur concourt à cela. Les bruissements de la rue sont devenus le théâtre d’une guerre de cent ans opposant les grandes entreprises, les fonctionnaires et les pouvoirs publics entre eux, occultant tout débat lucide sur le sort des PME, ce pan essentiel de notre économie, et ses aspirations à être traité et perçu différemment.

2 – le mauvais élève de la classe….

Contrairement à ses voisins allemands, nos PME ont la réputation de ne pas avoir la fibre exportatrice. En réalité, tout est fait pour les décourager de la tisser.

Manquant le plus souvent de capacités financières, de bagage linguistique et même de confiance, elles hésitent à sortir des frontières quand bien même leurs produits seraient de grande qualité.

Symboliquement, on pourrait reprocher à Nicolas Sarkozy de préférer ses fleurons industriels à ses PME, quand il part en voyage d’affaire dans son bel l’avion présidentiel.

3 – le veau d’or….

Là où OSEO offre ses services à certaines PME, OSEO ne peut mais… pour la grande majorité d’entre-elles, qui se reposent trop souvent sur les conseils creux de leur cabinet comptable.

Obtenir un prêt d’investissement d’une banque est devenu un exploit.

Les banques françaises ont beau jeu d’invoquer la crise quand elles ne font au final que ce qu’elles ont toujours fait : donner aux riches, prendre aux petits.

Et sans trésorerie digne de ce nom, difficile en effet d’obtenir un prêt pour permettre d’investir ou d’exporter.

En attendant, les banques prélèvent leur dîme, sans qu’on sache trop pourquoi et comment. Leurs fameuses commissions d’intervention sont aussi fantaisistes que leurs publicités mensongères…

4 – la victime expiatoire…..

Pour corser l’addition, le dialogue avec l’URSSAF s’est durci avec la crise. Les caisses sociales n’hésitent plus à envoyer leurs huissiers, faisant pleuvoir leurs pénalités comminatoires, au risque que de pousser le gros des cotisants vers une faillite inexorable.

Les ponctionnaires deviennent cyniques, oubliant qu’une PME qui meurt, c’est aussi moins d’argent pour leurs caisses, pour la consommation, etc…

5 – les marchés de dupe… et la p…..de  paperasse

Autre point noir fréquemment soulevé par les petits patrons, celui des effets pervers des marchés publics. En effet, pour 70% des PME, accéder aux marchés publics relève du défi. Bien souvent, elles ne disposent d’aucun personnel qualifié pour s’atteler aux lourds dossiers permettant de candidater dans les meilleures conditions.

Outre la lourdeur administrative, c’est l’opacité des commandes qui rebute les petits patrons. Ils n’ont pas le temps d’éplucher les avis d’achat et encore moins de temps de monter les dossiers.

Une aubaine pour certains grands groupes étrangers qui n’hésitent plus à chasser sur nos terres, à l’instar de ce groupe australien qui avait décroché ce marché juteux de l’accompagnement des demandeurs d’emploi avec l’ex assedic.

Si le code des marchés publics actuel doit beaucoup aux turpitudes du passé, avec les affaires de corruption au plus haut niveau qui marquèrent les années 80, beaucoup d’améliorations restent à apporter pour faciliter leur accès aux PME.

Chacun sait que bon nombre de ces marchés publics sont plus ou moins « pré-attribués ».

Pour qui sait décoder un appel à projets, il suffit de détecter, derrière un cahier des charges excessivement pointu, le marché taillé sur mesure pour le candidat masqué qui sera bien sûr l’heureux gagnant, faisant de ses concurrents de parfaits idiots utiles.

L’heureux élu lui-même n’est d’ailleurs qu’un sursitaire en puissance, puisqu’au petit jeu du dumping planétaire, il finira par trouver un adversaire plus malin et plus coriace.

Ces marchés publics contribuent d’ailleurs à une paupérisation croissante de nos PME avec un retour en force de pratiques illégales, qui voient des salariés sommés de basculer en statut d’auto-entrepreneur pour éviter un licenciement. Les entreprises qui survivent sont celles qui n’hésitent pas à recourir à ce stratagème. Et avant qu’on ne leur tape sur les doigts, elles auront rincé la concurrence.

Quant à la paperasse, on sait qu’elle est la même, que l’on soit grande, moyenne, ou très petite entreprise. Et,  plus vous êtes petit, plus elle vous entraîne vers l’abîme…

6 – les délais

Si tout le monde, l’Etat y compris, s’est engagé à réduire les délais de paiement, ceux-ci restent toujours trop longs pour la PME en mal de trésorerie. Il est de notoriété publique que certaines administrations préfèrent acquitter quelques piécettes d’intérêts moratoires, plutôt que de payer dans les délais réglementaires.

De plus, bon nombre de marchés publics exigent des candidats qu’ils se présentent en groupement. Un système qui créé des désordres et des pesanteurs, sauf pour l’administration qui, elle, ne voit qu’une tête.

Il n’est pas rare que le prestataire porteur du marché en profite pour se faire de la trésorerie à bon compte, sinon de la cavalerie, avec l’argent gagné par ses membres, quitte à faire passer le donneur d’ordre pour le mauvais payeur. Tout est prétexte à payer le client le plus tard possible.

7 – les défauts de paiement

Beaucoup de PME ont leur sort lié à une grande entreprise et certaines ne sont qu’un maillon d’une longue chaîne de sous-traitants. Quand l’une d’entre elle dévisse, elle peut faire chuter celles qui sont derrière dans la file.

On sait que les équipementiers ont été les premiers à souffrir de la baisse du carnet de commande dans l’automobile. Trop de PME dépendent d’un seul donneur d’ordre.

« Ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier », ils connaissent tous cette devise et pourtant, beaucoup n’ont guère de possibilités de s’y prendre autrement…

Au final, une fragilité croissante des PME et une précarité galopante qui touche  les salariés, devenus jetables.

Des salariés qui nourrissent du ressentiment vis-à-vis des patrons, en oubliant que les défaillances d’entreprises (63.000 en 12 mois) ont atteint en France des niveaux records depuis le début de la crise.

Ces  7  boulets capitaux qu’on s’ingénie à leur faire porter y sont pour beaucoup…  L’oublier serait une faute autant qu’ une injustice.

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Buster
Buster

Parfaitement exact Yohan.

Mais, je rajouterais néanmoins volontiers un huitième boulet :

Même si le phénomène s’est heureusement atténué ces dernières années, l’image de la France à l’exportation à longtemps été fortement dégradée par les grèves continuelles et paralysantes des grandes entreprises de transport.
SNCF – RATP – Air France – Aiguilleurs du ciel ou autres Dockers ont une capacité de nuisance qui, sous prétexte de sauvegarde d’avantages catégoriels, contribuent chaque fois à bloquer une bonne partie des moyens d’acheminement des hommes ou des produits avec des conséquences incalculables sur l’économie de tout le pays et tout particulièrement des PME.
Lorsque vos principaux clients étrangers se sont fait bloquer une fois dans un tel chaos, inutile de dire qu’ils n’ont plus guère envie de revenir faire du business en France.
Il n’est qu’à voir la déroute de presque tous les salons professionnels français, qui se sont pratiquement tous fait ratatiner par leurs concurrents italiens, anglais ou allemands, emmenant ailleurs une grosse part de l’activité et obligeant du même coup ces PME à être obligées d’aller exposer ailleurs qu’en France pour espérer rencontrer des clients étrangers.

Avec l’impression pour le patron de PME de se faire continuellement savonner la planche par son propre pays, que ce soit de la part de l’administration ou de celle des syndicats jusqu’auboutistes.
Alors, ne nous plaignons pas de la réussite de l’Allemagne qui pratique depuis longtemps des formes de dialogue social qui lui permettent la plupart du temps, et depuis longtemps, d’éviter ce genre de conflits suicidaires.

Léon
Léon

Hum, l’essentiel du transport se fait par la route, Buster et là les grèves sont assez rares…
Sinon, l’article est intéressant.
Quelques remarques toutefois : l’URSSAF n’est pas plus exigeante que les salariés qui réclament d’être payés chaque mois. Est-elle plus exigeante que le fisc ? Je ne crois pas…
La paperasse : un vrai problème. Il y aurait pourtant des solutions simples…
Les marchés publics : je suis resté un peu sur ma faim, c’est un secteur dont je connais trsè mal le fonctionnment. Pouvez-vous nous en dire un peu plus Yohan ?

Buster
Buster

Bonjour Léon,

Hum, moi aussi.

Tu connais le lent déclin des ports français, et la place ridicule qu’ils occupent.
Et à Marseille ces temps-ci c’est reparti pour un tour.
Avant de, ou après avoir voyagé par la route, les marchandises circulent le plus souvent en containers.
Et là, lorsqu’un blocage se produit c’est toute la chaîne du transport qui est touchée, même la route. Les camions peuvent circuler certes, mais sans les marchandises qu’ils devraient transporter.
N’importe quel industriel, français ou étranger qui se fait bloquer une cargaison une fois, essayera de privilégier Anvers, ou un autre port ailleurs, la fois suivante.
Et adieu toute l’économie générée ou dépendante du port de Marseille.

Asinus
Asinus

bonjour , Buster effectivement ici à marseille ce blocage commence a poser soucis dans ma boite d autant que le dogme » flux tendu » n arrange rien .Vu de ma positon j aurais tendance a me monter  » solidaire ou compréhensif » avec ceux qui luttent reste que plus particulierement à marseille le port coule lentement
sous l effet de deux archaisme pour ne pas dire anachronisme a chaque bout de la chaine , si le cerveau de certains cegetiste c est bloqué en 68 assister a une reunion  » par hasard » des patrons caciques qui comptent du coin vaux son pesant de cacahouetes des « notables et potentat patronnaux » liés a lumps locale
vous ramene parfois a l epoque des  » maitres des forges ».

PSavec un peu de bol le chomage technique faute de matiere premiere sera peut etre concommitent de la greve des bus qui se profile
marseillesement votre asinus

Léon
Léon

Les ports oui, c’est un vrai problème. Juste, se demander si les raisons des blocages des ports existent ou pas. Ou si c’est vraiment abusif. Pas le temps ce matin d’aller loin dans le débat…

Léon
Léon

Pour compléter : les dockers français ont juste réussi pour l’instant à ce que leur statut se dégrade beaucoup moins que celui de leurs collègues européens et, évidemment la concurrence aidant cela se traduit par une perte d’activité. Poussons donc le raisonnement à son terme : pourquoi les ouvriers français devraient-ils être payés plus cher qu’au Philippines ? Je suis sûr qu’une partie des fermetures d’usines en France provient de ce problème…

Asinus
Asinus

@ Yohan bonjour , globalement d accord avec votre description des maux moins sur l integralité de leurs origine.
Pour en avoir été victime colatérale une fois puis je vous soumettre le probleme de la transmission d un outil de travail sain et viable à un rejeton incompetent et coulant le bouzin en 8 mois.

Castor
Castor

Bonjour à tous,
reportage intéressant sur TF1 hier je crois, sur l’échec d’une SCOP après rachat par ses employés.

J’imagine qu’il a été enrichissant pour ces employés d’avoir à gérer les difficultés (banques, fournisseurs, clients) dont ils n’avaient jusque là qu’une vision lointaine.

Je pense aussi que chacun pourrait avancer s’il pouvait se faire que :

– le « patron » se mette de temps en temps aux différents postes occupés par ses salariés ;
– les « ouvriers » se mettent de temps en temps dans le siège du « patron » pour gérer ses crises multi-quotidiennes.

Yohan a parfaitement raison dans son constat.
L’incompréhension se creuse malheureusement…

snoopy86
snoopy86

Bon article Yohan mais que je tempérerai et compléterai ….

Cet ode permanent aux PME m’agace un peu, où commence et où finit la PME ? Une grande entreprise c’est presque toujours une PME qui a réussi et nombre d’entreprises su Cac 40 sont encore des affaires familiales. Tout le monde fait face aux mêmes problèmes mais avec plus ou moins de moyens et d’efficacité.

 » le patron ce requin  » c’est de moins en moins vrai sauf pour les archéosyndicalistes qui sont presque tous de la fonction publique. Dans le privé et chez les jeunes c’est de moins en moins ressenti comme tel …

Les entreprises françaises sont peu exportatrices. C’est vrai, mais c’est aussi parce qu’on n’a pas grand-chose à exporter en comparaison des allemands ou des japonais, et une des raisons majeures en est la faillite de notre systéme éducatif qui veut qu’on envoie à priori que les moins doués vers des filières techniques mal foutues …

La frilosité des banques françaises est une légende. Elles prennent plutôt moins de garanties que les banques américaines et pas plus que les banques allemandes, mais comme toutes elles sont sensibles aux ratios d’endettement. Le problème de nos PME c’est la faiblesse de leurs fonds propres, et, soyons honnêtes cette faiblesse tient souvent au train de vie de leurs dirigeants ….

Pourquoi l’URSSAF, qui est un fournisseur comme les autres devrait-elle faire preuve de plus de mansuétude ? Paie tes primes d’assurance trop tard et tu n’es plus couvert…

Le plus gros problème, et ce qui plombe l’activité des entrepreneurs c’est de plus en plus la lourdeur administrative qui va s’aggravant. L’empilement des lois et réglements est effrayant. Il y a 20 ans un patron correctement formé comme je l’étais pouvait diriger une grosse PME avec sur son bureau 3 bouquins des Editions Lefévre et une à deux heures d’entretien par trimestre avec son expert-comptable.

snoopy86
snoopy86

Commentaire non terminé….

Aujourd’hui le même patron, pour s’en sortir face au dédale réglementaire paie 15 à 20.000 euros d’abonnement annuel à des cabinets juridiques, de certification ou de sécurité…

Marsupilami
Marsupilami

Article intéressant, Yohan.

Je ne peux qu’approuver l’ensemble des propos du camarade de drouâte Snoopy, merde alors… Et en particulier lorsqu’il dit honnêtement que « Le problème de nos PME c’est la faiblesse de leurs fonds propres, et, soyons honnêtes cette faiblesse tient souvent au train de vie de leurs dirigeants ». Il y en a trop qui se payent à toute vitesse et comme des goinfres sur la bête sans se préoccuper de la pérennité de leur entreprise. Et je ne dis pas ça parce que je suis anti-patrons : un de mes amis dirige une petite entreprise dans le secteur automobile, c’est un mec bien qui a toujours eu d’excellents rapports avec ses salariés et n’a jamais aspiré les fonds propres de sa boîte pour assurer son train de vie, lequel est néanmoins très très confortable. Mais il m’a fait connaître des collègues (et pas du tout des amis) à lui dans le même secteur qui étaient de véritables requins prévaricateurs pratiquement sans foi ni loi.

Pour le reste faut pas oublier que les PME, patrons comme salariés, sont dans la seringue de la mondialisation ultralibérale et ses concurrences déloyales. Il faudra plus que de la modération syndicale et de la simplification paperassière pour se sortir de ça à l’heure où la Chine s’achète la Grèce comme tête de pont pour son industrie et son commerce en Europe…

Léon
Léon

Bien d’accord avec votre commentaire, Snoopy. Il est, à ce que je sais, tout à fait juste.

D. Furtif
D. Furtif

Bin ça alors

Je suis plutôt d’accord avec Snoopy ,que cela vienne tempérer ma mauvais humeur du commentaire en bas , …

Alain
Alain

Bonjour,

félicitations à Yohan qui traite un sujet non seulement difficile en France et de plus pratiquement inexistant dans les médias traditionnels.
Bouffer du patron quelque soit sa taille est en effet une mode, les mêmes affamés ne faisant pas la différence entre un PDG de multinationale et un patron qui n’est en fait qu’un capitaine de petit navire.

En ce qui concerne les exportations, le plus gros des problèmes est en France institutionnel. Depuis des décennies, seules les très grosses entreprises sont aidées et mises en avant alors que l’innovation indispensable vient souvent des bien plus petites structures. Un de nos problèmes par exemple en Chine est d’une part l’inadaptation de nos produits au marché local. Les cosmétiques, les parfums, le vin, toute cela concerne la classe aisée, et donc encore une minorité. Le deuxième handicap est lié au premier puisqu’il s’agit de l’image véhiculée. Pour les Chinois, la France n’est pas une terre d’innovation, mais de tradition.

Il existe toutefois des secteurs où l’hexagone a su prendre sa place comme par exemple pour le lin textile que les producteurs Normands exportent dans le silence des médias à 70 % vers la Chine. Un autre domaine découle de l’affaire du lait à la mélamine où plusieurs entreprises françaises ont réussi à imposer leurs produits par leur qualité.

Un des soucis de la France, et de ses entreprises se situe, je pense, au niveau du moral. Beaucoup entrepreneurs se sentent en effet seuls et mal-aimés alors qu’ils sont ce qui fait vivre le pays.

Comme je le disais au début : tant que certains entretiendront que « manger du patron, c’est bon », la solution restera toujours aussi lointaine.

Alain
Alain

Oups : « ce qui fait vivre le pays. » « ceux qui font vivre le pays.

D. Furtif
D. Furtif

Fils d’un milieu extrêmement modeste j’ai dû travailler avant pendant et après mon bac pour avoir les moyens de faire des études, marié j’ai fait la nounou et la femme de ménage puis accepté les petits boulots qui se présentaient dans les conditions où on voulait bien me les « offrir » comme dirait l’autre( la bonne blague)

Ce qui fait qu’au bout du compte il me manque pas mal d’années de cotis. . Touchant une retraite assez misérable que je n’ai pas à répéter , l’ayant déjà fait assez souvent, on voudrait en plus me culpabiliser avec des histoires de blocage ❗ ❗ et d’intérêt national ❗

Faudrait pas trop abuser et si blocage il y a ,il est du fait de ceux qui peuvent se l’autoriser sans frais.de leur avidité jamais assouvie.
Je ne voudrais pas faire de misérabilisme à la Foufouille mais nous connaissons tous des familles où la question est :le chauffage ou des pantalons neufs pour les gosses.

Quand j’entends des gens qui roulent à 3000 5 000 10 000 euros faire leur propagande et parler de dette de l’Etat et de gaspillage, mon naturel bon enfant perd de son éclat et de sombres pensées me viennent à l’esprit. Alors pour des gens dans cette situation, pour des gens dans ma situation, cette question de savoir si ce sont les salariés qui font couler l’économie nationale devient un tantinet obscène.

« Merde j’ai encore perdu mon île. Gontran mon brave veuillez quérir nos notaires qu’ils me retrouvent cette fichue île, notre amant nous a si bien foutue qu’il mérite bien une île morbleu! »

Ph. Renève
Ph. Renève

Furtif,

Tu es d’un mauvais esprit indéfectible.

Tu devrais pourtant savoir que, comme le disent les gens bien, tout le mal de nos économies vient des 35 heures, des revendications catégorielles, donc égoïstes, des salariés pourtant plus aisés que jamais, et de leurs prétention inouïe à avoir un travail, et qui plus est un travail décemment payé.

Dieu (et Nicolas) merci, le bouclier fiscal adoucit un peu le sort des plus défavorisés qui ont le malheur d’avoir hérité de pesants patrimoines donnant prétexte à l’hydre étatique pour les pressurer d’impôts injustes et confiscatoires.

La Justice est sauve.

Lorenzo
Lorenzo

Furtif,

excellent commentaire merci, je pense la même chose venant également d’un milieu modeste sans être pauvre,j’ajouterai que je n’ai que ma seule pension pour vivre, alors
quand je vois les agissements de toute cette bande de charlots plein aux as, j’ai des envies de meurtre 👿 comme dirait Léon 😉

D. Furtif
D. Furtif

Quels égoïstes ces grévistes bloqueurs alors que des pauvres chefs d’entreprises souffrent à jouer aux boules …Et les Kangourous qui va s’inquiéter des kangourous…

« Et oui ma p »tite dame c’est soit du chauffage dans la chambre de vos gamins soit des cerceaux pour les Kangourous ».

D. Furtif
D. Furtif

je voudrais exprimer mes regrets à Yohan et Buster
Entrainé par le feu sympathique de la discussion
Par deux fois au cours de mes dernières interventions je me suis laissé aller à des attitudes que je connais trop bien car elles sont celles du militantisme dans son expression combattante.
J’ai usé de l’ironie à dose au dessus de la normale et j’ai couru le risque de vous avoir blessé;

Dans cette attitude c’est avec moi que je ne suis pas d’accord
car les propos mordants que j’ai tenus mettent en cause votre sincérité voire votre honnêteté.
Je ne partage pas du tout vos commentaires auxquels je répondais mais je me dois de trouver une autre manière d’y répondre

Alors tous deux sachez que je juge indispensables vos contributions à la révolution que représente ce Blog et que j’exprime ici publiquement avec la solennité qui convient mes regrets si je vous ai offensés.

COLRE
COLRE

Bravo, furtif, 😉 et puis moi aussi car je m’échauffe sur certains sujets, ça part tout seul et je ne me relis pas…

Cela me fait penser à une chose que j’avais dû dire, un jour, à ranta : dans une société de qualité, il faut une alternance régulière. C’est indispensable pour l’apaisement social, le sentiment d’être représenté, pour offrir à tous, à tour de rôle, de la satisfaction, de la reconnaissance…

Là, c’est trop long.
8 ans au moins qu’on se fait la droite et Sarko…
15 ans qu’on subit un président de droite…

C’est malsain, moi je craque de plus en plus 👿 . Je parlais plus haut de « rage au ventre » : c’est vrai, un très grand ressentiment qui parfois me mine et m’entraîne peut-être, moi aussi, à être plus désagréable que je ne le devrais… 😳 😉

Buster
Buster

Merci Furtif,
Effectivement je m’apprêtais à te dire que si tu n’étais pas prêt à entendre la contradiction sans remettre en cause l’honnêteté, cela risquait de nous poser un problème.
Mais, car il y a toujours un mais
Je suis bien conscient d’avoir sciemment poussé la controverse dans des registres qui ont pu te paraître excessifs.

Différentes vies font différentes approches, pour autant je ne crois pas que ni les uns ni les autres ne puissions être remis en cause dans notre sincérité.

Causette
Causette

ben moi mon dernier vrai patron – car l’interim c’est de la survie – m’a foutue dehors après huit années de bons et loyaux services à assister et défendre les salariés grrrr! je ne le nommerai pas, ce bouffon, pour ne pas entraver l’action des associations qui ont pour objet, normalement, de défendre les intérêts communs de tous les travailleurs :mrgreen:

D. Furtif
D. Furtif

Buster

Buster
7 octobre 2010 at 23 h 17 min · Modifier

Alors tu vois, avant de dire cela je suis allé regarder sur le site officiel, où il est indiqué :

« Pour répondre aux enjeux démographiques, l’âge légal de départ à la retraite, fixé aujourd’hui à 60 ans sera progressivement porté à 62 ans en 2018. »

Donc C KI KA REZON ?

Il est curieux que tu ne fasses pas le distinguo entre le droit de partir et l’ouverture de droit à la pension complète dont le nombre de trimestre cotisés est porté à 47 annuités …c’est ainsi que je comprends les chiffres , c’est aussi pourquoi je suis parti à l’anniversaire de mes 60 ans (janvier) car attendre deux trimestre pour finir l’année m’aurait mis dans l’obligation d’en effectuer 4.

Buster
Buster

Ben …ffectivement pour moi c’est un peu du chinois.
Parce que 47,5 annuités il me semble que l’on m’a déjà parlé de cela il y a 10 ans, ou presque.

Faut dire que je n’y suis pas encore, et que comme je m’éclate dans mon job je ne suis pas pressé d’y prétendre…… si je peux continuer un peu plus en bonne santé.

Léon
Léon

jé espliké ici

Causette
Causette

Rendement imbattable, possibilité de cotiser double, pension de réversion sans condition de ressources… le système de retraite de certains Français est pour le moins intéressant. Revue de détail de leurs avantages avec Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale de Sauvegarde Retraites. http://www.capital.fr/retraite/interviews/deputes-et-senateurs-beneficient-de-regimes-speciaux-de-retraite-particulierement-avantageux-475211

Les «sans-gêne de la République» http://www.marianne2.fr/Retraite-en-or-la-cagnotte-des-senateurs_a194145.html

Comment devenir députés ou sénateurs ? 💡
– être candidat (pour vérifier l’éligibilité) ;
– respecter les textes sur le financement des campagnes (pour l’Assemblée).
Depuis 2000, les partis doivent, sous peine de sanctions financières, présenter à parité des hommes et des femmes aux élections législatives et sénatoriales. Les listes pour les sénateurs élus à la proportionnelle doivent respecter l’alternance homme / femme.