Mon Île.

Le naufrage inconscient d’un navire dont je n’étais que le passager involontaire me jeta sur cette île. Plus sauvage et arriéré que le dernier Patagon j’y fus enveloppé jusqu’à l’étouffement par la générosité des locaux. Tant de chaleur mit le feu à tous mes errements, toutes mes certitudes . Ils se donnaient la main pour offrir sans rien demander et pour offrir encore . Le centre de toutes les démolitions et de toutes les reconstructions est toujours en rouge dans mon souvenir. Pas un jour de ce court intermède ne resta sans apprentissage et sans conséquence à jamais inscrite . Les caresses laisseraient-elles des cicatrices ?

Le Lycée H. de Balzac était si proche de la Rue de la Révolte …L’avoir quitté m’aura épargné le spectacle de l’édification de la nouvelle Préfecture de police.

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arthes
Membre
arthes
21 mai 2024 15 h 30 min

Bonjour Furtif

…Et moi qui ai pour le moment (et POUR longtemps, vu le pavé) comme livre de chevet « Illusions perdues »….La « Sainte foldingue Mélusionnée » dirait: Quelle synchronicité !!!!
Balzac donc..
J’en suis au moment où le jeune, innocent , doué et ambitieux angoumois Lucien « monté à la capitale » commence à perdre son âme en étant « couronné » journaliste, lors d’une soirée entre pairs et pervers, bien arrosée…