Un regard plein de sollicitude sur les révolutions africaines

Lectures :4518

L’histoire n’est pas une science exacte mais elle offre à qui veut bien l’entendre des moments d’ironie mordante voire de franche rigolade. Pour ce faire, pas besoin de se mettre en frais, il suffit de s’asseoir au bord du fleuve pour voir passer les imposteurs.

C’est un plaisir subtil d’avoir un minimum de mémoire et d’en laisser se dérouler le fil.

Dans la série «  Je me les sers moi-même… » Notre ami DSK défend aujourd’hui son action au FMI et à travers lui l’institution qu’il dirige. Curieusement tout autour de la Méditerranée, des peuples obstinés remettent en cause les lumières de ce philanthrope. Faut-il que les pauvres soient sournois à remettre en cause ainsi les lumières du plus brillant des financiers. De la Tunisie à la Grèce un grave déficit de compréhension des mérites du libéralisme se fait ressentir.

Heureusement nous avons chez nous de ces pédagogues de la finance à la sauce réaliste.  Les cantonales du mois prochain et les présidentielles de 2012 vont nous les offrir en spectacle.

Il y a un mois à BFM-TV, le 13 janvier un athlète du parler vrai. Claude Bartolone, adjoint de Martine Aubry à la tête du parti socialiste, déclarait. Je vous conseille de vous asseoir.

«  C’est au président Ben Ali de trouver les conditions permettant de trouver les conditions permettant de renouer les fils du dialogue »

Comme il avait un peu de temps devant lui, il en profitait pour en remettre une couche, en saluant Ben Ali , l’homme qui avait permis

« une marche plus lente (…) vers la liberté(…) et l’association du peuple tunisien à un développement économique »

Qui dira le manque d’éducation du peuple Tunisien ? Ne faut-il pas être le plus mal appris des peuples pour se moquer ainsi d’un parti qui se dit socialiste. Ne faut-il pas avoir le plus noir esprit pour juste le lendemain , chasser le dictateur.

Au passage je ne suis pas mécontent que le peuple Tunisien ait chassé son tyran le jour de mon anniversaire

On aurait pu penser que le PS allait inviter ses meilleurs hérauts à s’autoriser à la mettre un peu en veilleuse.

On pourrait le croire quand, un mois plus tard, un autre dirigeant Benoit Hamon acclame en Egypte

«  Une révolution qui s’est fondée sur l’aspiration à la justice sociale et à l’égalité des droits »

Nen voilà un langage que l’on comprend !  C’est donc un pur hasard si depuis des années cohabitent dans une Internationale appelée ( on ne sait ni comment ni pourquoi) socialiste , des gens du PS et ceux des partis des dictateurs déchus. Avouez que c’est pas de bol.

La justice sociale et l’égalité des droits

Quels sont donc les dirigeants qui ont supprimé en Seine Saint Denis la subvention aux cartes de transport( Améthyste et Imagine’R).

Qui sont-ils ceux qui ont décidé que les 53 000 handicapés et les retraités allaient payer de leur poche 3 fois plus en 2011 qu’en 2010 ? Ceux qui ont décidé que les 58  224 jeunes allaient payer 180 euros de plus.*1

Ce sont les mêmes qui ont été  aveugles ou complices en Tunisie, les mêmes qui applaudissent de loin pour l’Egypte en faisant suffisamment de bruit pour faire oublier qu’ici ils obéissent aux mêmes impératifs du Union européenne et du FMI

*1 Mesure adoptée par la majorité départementale du PS avec abstention du PCF sauf une voix contre

Quelques bolducs

En juillet 2008 le STIF, autorité organisatrice des transports en Ile de France  avait déjà voté une hausse de 3%.

Puis pour l’année 2009/2010 elle a encore augmenté de 3,9% ( On ne sait jamais si on venait à manquer) En pleine crise il importait de faire payer aux banlieusards les nécessaires aides consenties aux banques après l’effondrement consécutif à l’éclatement de la bulle des subprimes.Les coupables sont tout désignés . Les scolaires!

Jean Pierre Viale nous l’apprend dans son article du Parisien en date du 5 janvier 2011

Tout le monde connait ce brulot bolchevik qui revient à la charge le 25 janvier, sous la plume de ce même Jean Pierre Viale,  démontrant que le projet de tarif unique Navigo pour 2012 pénalisera la majorité des usagers. Ce qui n’est pas pour 2012 mais pour le très prochain 1er juillet 2011 c’est une nouvelle hausse de 2,7%

En pleine période électorales les banlieusards ne devraient pas cultiver ces angoisses pernicieuses. Inquiétudes d’autant plus infondées que  leurs élus dans leur combat quotidien pensent à eux . Ces augmentations en cascades ces aggravations en avalanches c’est ce que M. Huchon appelle au cours du « Talk »  du Figaro( vain dieu j’adore cette expression)  » Un accord excellent et inespéré » avec l’État

Faut-il que les gens soient méchants et malveillants!

En pleine période des cantonales un bolchévik au couteau entre les dents vient inscrire à son programme : le retour aux anciens  tarifs . On ne trouve cette mesure qu’au 20è rang de son programme , mais la ruse est éventée , l’observateur attentif saura y voir la volonté de renversement de l’ordre social et de destruction des valeurs . C’est les piliers de la République qui sont visés par cet extrémiste. Nous espérons que de la majorité départementale des voix s’élèveront pour défendre nos valeurs , nos principes et ces hausses indispensables à….la modernisation des structures de notre économie dans le cadre protecteur de nos institutions et de la défense des valeurs de la république….etc etc ….vous verrez …ils vont trouver.

Je ne sais pas si j’ai mal entendu mais il y aurait comme une rumeur sur le prix du gaz



117 comments to Un regard plein de sollicitude sur les révolutions africaines

  • Lapa

    Le gaz devrait prendre 5% au printemps, ce qui amènera une hausse de 20% en un an. Que voulez-vous, la révolte pubienne fait hausser le cours du pétrole. Je propose que les salirais soient indexés sur le prix du gaz. Voilà une vrai mesure pour le président du pouvoir d’achat. Ah mais non, Trichet a affirmé qu’augmenter les salaires serait la dernière imbécilité à faire.
    Les gueux ne sont bons qu’à payer et les autres à se goinfrer, bon pas de changement, sauf que là ils nous prennent vraiment pour des cons. Ça va finir par se voir.

  • snoopy86

    2-3 choses à contre-courant des idées reçues :

    – Il faudra prendre un peu de recul pour juger le bilan de Ben Ali dont on s’apercevra probablement un jour qu’il est loin d’être catastrophique sur bien des plans : économie, éducation, droits des femmes etc ..
    Sans compter qu’on a vu nombre de dictatures beaucoup plus sanguinaires que la sienne
    S’il est tombé c’est beaucoup plus à cause de son entourage avide et corrompu que de son bilan.

    – J’ai regardé DSK dimanche soir. Beaucoup plus candidat que président du FMI. Rappelons quand même que le FMI, c’est la commission de surendettement des états et qu’il n’est pas là pour alimenter sans fin le tonneau des danaïdes des finances publiques des états irresponsables devenus insolvablesmais pour les aider à se redresser. Les grecs et les autres qui y ont recours ont trés largement mérité ce qui leur arrive. DSK, comme je vous l’annonce depuis quelquetemps a clairement laissé entrevoir la rigueur à venir, légérement assaisonnée d’un chouia de lutte contre les inégalités. C’est quand même plus sérieux que les conneries de Mélenchon ou de la mère Le Pen.

    – Quand Trichet dit qu’il ne faut pas augmenter les salaires il a parfaitement raison et il est dans son rôle et dans le cadre qui lui a été défini. Augmenter les salaires dans une période comme celle-ci ce serait strictement déclencher une spirale d’inflation, de hausse des taux et d’accroissement des déficits. Absurde…

    • Lapa

      Mais je comprend bien que les mecs gagnant 500fois le smic expliquent au bon peuple qu’il devra faire ceinture pour son bien.

      On devrait travailler gratuitement, et pour payer nos factures et nos taxes, un peu de corvées pour l’administration locale.

      • snoopy86

        C’est vrai, j’ai oublié les droits inaliénables du citoyen

        – le droit inaliénable à l’écran plat et aux DvD
        – le droit inaliénable à la Logan, au revolving Sofinco et au pavillon « Phénix »
        – le droit inaliénable au cinéma-resto du samedi soir
        – le droit inaliénable aux vacances annuelles en …Tunisie

        Et le directeur du FMI et les PDG du Cac doivent être payés au SMIC et choisis par tirage au sort parmi les inscrits à Popol-Emploi 😆

        • D. Furtif

          Je m’associe aux remontrances de Snoopy qui sait si bien relever le détail qui tue.
          Il est vrai que tous ces gens que je voyais dormir sous des cartons au pied de mon hôtel du quartier de Gizeh avaient des aspirations honteuses manger se soigner , vivre .
          Des aspirations qui ne peuvent que provoquer l’hilarité inextinguible de Notre Snoopy.

          Rassurez vous , il n’est pas sans coeur , il a aussi ses affections , mais il les réserve pour les gens malheureux qui en ont besoin. Trichet , DSK les gens de Lehman Brothers…..Ce sont ses pauvres à lui.

        • Léon

          Vous avez oublié, Snoopy, son droit inaliénable de jouer au golf.

      • Castor

        Il ne s’agit pas de travailler gratuitement mais de pouvoir disposer de plus avec des salaires qui ne peuvent manifestement pas être augmentés pour une grande partie de nos entreprises.
        Toutes ne sont pas au CAC 40.
        L’entreprise va devoir augmenter ses prix si on l’oblige à payer plus en salaires (et charges). Résultat ? Nul. Nos salaires seront plus élevés mais on fera toujours aussi peu avec…
        Avec un peu de bonne volonté, on pourrait faire en sorte de ne pas financer la totalité de notre politique sociale sur les seuls salaires, non ? Parce que l’assiette s’amenuise…

    • Castor

      Salut Snoop,
      augmentation des salaires = augmentation des prix, résultat nul sur le pouvoir d’achat et blocage de nos exportations.
      En revanche, libérer les salaires des contraintes de charges sociales permettrait d’augmenter le pouvoir d’achat, d’inciter les entreprises à ne pas augmenter leurs prix, voire à les baisser, et conséquences intéressantes en termes de consommation et de balance commerciale.
      Reste à savoir comment financer autrement les charges sociales…
      Même si la TVA est un impôt assez injuste dans son principe, elle reste une option intéressante en raison notamment du fait que l’assiette en est bcp plus large que celle des salaires actuels.

      • snoopy86

        Salut Castor

        Assez d’accord 😆

        • Lapa

          Le chômage massif est un bon moyen de juguler l’inflation qui vous fait si peur.

          L’inflation ne pénalise que les rentiers, beaucoup moins les salariés.

          • Castor

            Lapa,
            un peu simpliste, non ?
            Il n’est pas question de ça car effectivement le problème de la participation du capital au financement de la vie sociale est pour moi une évidence.
            Mais quand le travail est une denrée aussi fragile et en voie de raréfaction, est-il cohérent de le rendre aussi cher pour les entreprises (je parle des vraies, pas de celles du CAC 40), au point qu’elles n’auront d’autre choix que d’augmenter leurs prix, de réduire encore le recours au salarié pour être rentable ?
            Dans ce débat, ce qui m’intéresse n’est pas de savoir si je gagnerai plus mais de savoir ce que je pourrais faire avec mon disponible.
            Or il est une évidence, c’est le coût social du salaire.
            En faisant peser ce coût social sur au choix la consommation, le capital (les idées sont les bienvenues), je permets au salarié de disposer de plus pour consommer sans obliger l’entreprise à augmenter ses prix.

        • Castor

          Je suis loin d’être un économiste, mais il me semble assez intéressant de financer notre politique sociale par autre chose que les seuls salaires.
          A quoi sert de gagner plus si c’est pour payer tout plus cher ?
          On ne règlera pas le problème de notre balance commerciale déficitaire ou de la consommation en berne avec des méthodes aussi mécaniquement prévisibles.
          En revanche, répartir la politique sociale autrement permettrait d’augmenter le disponible pour le salarié, de relancer la consommation tout en ne faisant pas perdre à nos entreprises des marchés internationaux en les obligeant à se retrouver avec des produits étrangers à des coûts qu’elles sont incapable de reproduire sans tirer encore plus sur les salaires.

          • Lapa

            Bien Castor. Nous attendons donc un parti ayant pour programme de taxer les revenus non issus du travail. Malheureusement vous croyez vraiment que la poignée de ceux qui font monter le prix du blé de 70% sur une simple dépèche vont être pris tout à coup de l’envie de financer la sécurité sociale? Allons.
            Vous savez pertinemment que sans la contrainte il n’y a pas d’impôt possible. S’il n’avait pas la force armée, l’état toucherait keudalle d’impôt…
            Maintenant on peut attendre une solution de contrainte sur des entités transnationales et volatiles?

            En fait je crois que le plus simple reste donc de taxer le citoyen, le salarié et tous ceux qui ne peuvent échapper au système. Et de lui dire bien gentiment qu’il faudrait pas trop qu’il en demande, sinon c’est la catastrophe.

            Une question comme cela: croyez-vous vraiment que le PDG lambda a besoin de l’avis de Trichet pour ne pas augmenter les salaires? Pensez vous vraiment que le mec s’était dit « oulah j’allais augmenter les salariés de 5% heureusement qu’il me l’a dit avant! » avez vous déjà vu une entreprise avoir besoin des déclaration de la BCE pour ses NAO? Avez vous déjà vu une entreprise augmenter les salaires de ses employés sans contrainte, sans pleurer, voire MEME, révons un peu, pareillement qu’elle augmente ses dividendes?
            Qu’en conclure? Demandons nous a qui s’adressait ce message de Trichet. Vraisemblablement pas aux entreprises. Aux états, sans doute. Les salaires ici sont donc, ceux des fonctionnaires et les prestations sociales. Il est vrai que c’est moins classe de dire’  » pas d’augmentation des minimas sociaux ».
            Mais ne s’adressait-il pas indirectement à l’employé? Qu’il comprenne bien que vouloir une augmentation c’est vouloir la ruine de son pays. Juste en période de NAO, bizarre non?

            Ah le salaire! Seul revenu digne de tous nos maux! Coupable limite de foutre l’économie en l’air à lui seul!

            Enfin pour le coup es lecteurs DVD de Snoopy, je pense que Grace a la merveilleuse délocalisation chinoise, un lecteur bleu Ray est plus facile d’accès que de nourrir sa famille une semaine. Mais quand on palpe plus de deux millions d’euros par an comme Trichet (avantages inclus), il n’est pas sûr qu’on fasse les courses.

            • Castor

              Juste comme ça et parce que je n’ai plus le temps de développer, il existe un grand nombre d’entreprises sans PDG mais avec un patron au plus proche de ses salariés.

              Je dois aussi avouer que je suis las de lire que les patrons sont tous des salauds individualistes et guidés par le seul appât du gain.
              Pour beaucoup de ceux que je connais, la politique sociale est d’un intérêt aussi grand que les relations avec le banquier : de leur qualité dépend le travail fourni et la bonne marche de l’entreprise.

              Et puis sans prétendre que c’est la réponse à tout, la TVA sociale est entrée dans le débat et donc je crois pouvoir prédire que la question va tôt ou tard se poser pour nos dirigeants de savoir s’il vaut mieux ou non taxer le seul revenu du travail pour financer une politique sociale qui demande sans cesse plus (pour Furtif : ce qui ne signifie pas que je pense que c’est trop).

              Comme je le disais en réponse à Furtif, je préférerais donner à un salarié un salaire identique à celui dont il dispose aujourd’hui mais augmenté par exemple des charges salariales qui le grèvent actuellement que de l’augmenter un poil, voir les charges suivre l’augmentation et finalement ne lui apporter aucun confort de vie supplémentaire.

              Car ce qui compte, au final, c’est ce que je peux réellement faire avec mon salaire, non pas seulement de le voir augmenter artificiellement sans que je ne puisse profiter de l’augmentation.
              Si avec un salaire net de 1 200 € je peux me loger et faire vivre ma famille dignement et bénéficier d’une couverture sociale, maladie identique, je me fous d’être augmenté.
              En revanche, si avec 2 000 € je ne peux pas vivre décemment…il y a problème.

              L’augmentation du salaire n’est pas la seule réponse, d’autres voies sont à explorer notamment celles qui :

              – apporteront une vraie augmentation du pouvoir d’achat (ce que je peux faire avec mon salaire et non simplement gagner plus pour finalement pouvoir dépenser autant) ;
              – ne grèveront pas nos entreprises face à la concurrence interne et externe ;
              – permettront de répartir la charge de notre idéal social sur une assiette plus large que le seul emploi dont on sait qu’il peine à grossir.

              La réponse mécanique à l’augmentation du coût du travail est une augmentation des coûts des produits et services et, plus grave, un accroissement de nos lacunes de compétitivité face aux autres.
              Je prends le risque de rendre mes produits peu attractifs par rapport aux autres sur mon marché intérieur comme à l’export.
              En réponse, j’aurai des produits qui ne trouveront pas preneurs et je faciliterai l’importation de produits à bas coût qui concurrenceront les miens. Puis je ferme ou je délocalise.

              Si à l’inverse et sans augmenter les salaires, je permets à mon salarié de profiter de son salaire en ce compris les charges sociales qui le grèvent aujourd’hui, son disponible est augmenté.

              La seule question à se poser est de répartir autrement ce que j’ai accepté de ne plus prélever sur les salaires.

              Sinon, on peut aussi attendre que les pays émergents aient terminé leur révolution sociale et aient rattrapé nos salaires et notre système social. Mais sans mentir, je crois que ça va prendre du temps.

              • Lapa

                Et moi je suis très las de constater qu’a chaque fois qu’il est question de faire des efforts, c’est sur le salariés ça que ca tombe. Que les salaires et leur hausse, soit montrês, non comme un ajustement des capacités a vivre de nos concitoyens, non comme unn progrès permettant a chacun de vivre dignement et de profiter des richesses qu’il crée, mais comme l’abomination qui va faire s’écrouler l’économie. Alors que ce qui tue l’économie réelle c’est la finance, la spéculation et la couche intouchable de ceux qui jouent avec.
                Nos salaires pas compétitifs? Quelles exportations.? On est déjà payé 10 fois plus que dans les pays émergents. Ce n’est pas 2% en plus qui vont changer grand chose. Ce qui devait être délocalisé l’a déjà été ou le sera de toute façon.

                Moi ce que je vois c’est qu’il y a toujours plus de travailleurs pauvres, de précaires et que la classe moyenne fond comme peau de chagrin.que les écarts sont de plus en plus importants et que l’état a toujours besoin de plus en plus de fric au point de taxer 50% des richesses produites en France sans pour autant être capable de donner un toit a tout monde. Les salaires de maintenant ne permettent plus de vivre pour beaucoup, il serait temps que certains s’en rende compte. Et il est pas question de lecteur DVD la.

                Une bonne solutions serait une véritable taxe éthique sociale et écologique, reprenant le principe de la TVA et permettant de compenser la concurrence faussée que nous subissons des pays dont les conditions de travail sont absolument pas comparables aux nôtres, voire n’ont rien d’humain. Ou alors leur envoyer la CGT.

                Mais ce n’est certes pas l’Europe et la BCE qui seront pour le rétablissement des frontières douanières…

                Et de toute façon les dogmes économistes font que le chômage de masse est indispensable pour le bon fonctionnement du système.

                • Castor

                  Oui, Lapa, sauf que…

                  Je ne dis pas que les salaires ne doivent pas augmenter point barre.
                  Je dis que le disponible doit augmenter pour le salarié parce que c’est ce qui compte effectivement.

                  Vous saisissez la nuance ou vous préférez me lire à l’aune de vos certitudes sur ma philosophie ?

            • COLRE

              Bonjour Lapa, bien vu, complètement d’accord.

              Comme s’il suffisait de matraquer son idéologie et ses mêmes rengaines pour qu’elles en deviennent vraies…
              Dites-moi, l’Expansion, ce n’est pas un journal gauchiste ? 😉

              Voilà le titre d’un de ses articles récents :
              « Trop de profits, pas assez de salaires. Le partage des richesses déséquilibré entre les entreprises et les ménages complique sérieusement la sortie de crise.
              « Si les profits sont aussi abondants, c’est parce que les entreprises arbitrent plus que jamais le partage de leurs revenus au détriment des salariés ».

              Attention, voici des chiffres consternants :

              « – la productivité d’un employé (la richesse qu’il crée) a augmenté de 20 % depuis 2002 aux Etats-Unis, mais son salaire réel, de 5 % seulement.

              – En Allemagne, un salarié est aussi efficace qu’en 2003, mais le montant de sa feuille de paie a diminué de 5 %.

              – Au Japon, le salaire est constant depuis 2001, alors que la productivité a gagné 12 %.

              – Mieux : dans tous les grands pays industrialisés, sauf au Japon, la part des profits dans le PIB n’a pas diminué depuis le début de la crise, en 2007, alors que la masse salariale a été sévèrement rabotée. »

              Mais à part ça, ce privilégié de salarié doit se serrer la ceinture sous peine de vider les caisses… (les caisses de qui, déjà ?)

              • Lapa

                Merci COLRE nous sommes tout a fait en phase sur ce point.

                Castor: diminuer les charges sociales, notamment sur les bas salaires, c’est un credo récurrent de la droite. Pourquoi, alors quelle est au pouvoir depuis tant d’années c’est toujours pas fait? Ou si cela a été fait, pourquoi aucun résultat n’est visible? Et pour vous prouver que je ne suis pas un horrible gauchiste marxisant, on peut se poser la meme question sur l’inefficacité de la baisse du temps de travail (credo de la gauche) sur le chômage.

                Moi je vous comprend bien sur l’intérêt de baisser les charges salariales sauf que:
                1- ça ne compense toujours pas la dérive expliquée par COLRE et reconnu de tous entre progression salariale et bénéfices
                2- ça favorise le démentellement des prestations sociales et donc fragilise les plus faibles
                3- ces mêmes prestations devront se payer au privé, pour ceux qui le pourront, c’est pas visible sur la feuille de paye mais ça reviendra au même en terme de dépense. (on a une bulle santé a financer, faut pas oublier: ils sauront nous faire cracher)
                4- encore une fois ça laisse entendre que la masse salariale est un réel souci pour notre économie et que c’est une variable d’ajustement, ce qui est bien sur, faux.

                Un exemple: les entreprises sont prêtes a payer 1,4 fois plus le coût de leur main d’oeuvre avec l’assurance d’être moins emmerdé. Comment? En utilisant l’interim. Donc l’argent pour payer des gens, ils l’ont. Et je o eux dire qu’un intérimaire coute 40% de plus qu’un salarié employé. Et apparemment ça ne pose pas de souci dans le bilan comptable de nos entreprises vu la progression des postes a intérim et en CDD…’

                • Castor

                  Non, pas diminuer les charges : transférer leur poids sur la TVA et l’imposition sur le capital.

                  La nuance est importante et démontre que vous ne me lisez qu’au travers du prisme.

                  Pour critiquer un raisonnement, il faut le lire et pas seulement à l’aune de ce que l’on croit être la position de « l’autre ».

                  • Lapa

                    La TVA est déjà a près de 20%… Vous voulez l’augmenter?

                    Quant a la taxation du capital je ne vois pas de quoi vous parlez. le revenu du capital éventuellement, mais dans ce cas on revient bien a ce que j’enoncais, seuls les citoyens sont impactés par cette rigueur alors que des milliards leur passe par dessus la tête…sans aucun prélèvement.

                    Vous vous doutez bien que les très gros revenus des capitaux ne sont pas déclarés en France…

                    Mais je retiens les autres sources de financement pour nos comptes sociaux. Reste a savoir lesquels et comment les obliger a verser leur dû.

                    • Castor

                      Lapa,

                      il me semble pourtant que la taxation du capital, de l’épargne, de l’argent qui dort est une idée socialement acceptable quand on considère que ceux qui réussissent à épargner ne sont pas ceux qui souffrent de ne pas pouvoir boucler les fins de mois…

                      Il me semble aussi que l’effort social serait plus justement réparti s’il n’était pas assis exclusivement (ou quasiment) sur le revenu du travail.

                      Il me semble enfin que la CSG/CRDS existe et qu’elle touche déjà un certain nombre de revenus autres que le salaire.

                      De plus, et encore une fois, si j’ai besoin de 15 milliards pour financer l’effort social et que je décide que ces 15 milliards seront financés sur la TVA, je ferai peser sur les produits beaucoup moins que je ne fais peser aujourd’hui sur les seuls salaires : au 1er janvier 2009, il existait 3 107 000 salariés en France contre 60 millions de consommateurs (héhé), soit 20 fois plus de personnes sur lesquels répartir le financement.
                      Et je ne parle pas du capital, de l’épargne et des revenus de l’épargne (lesquels sont déjà taxés, pour mémoire).

      • D. Furtif

        Bien sûr Castor ton idéal social serait donc d’installer partout une absence de taxation du capital et des richesses pour ne poas faire obstacle à l’accumulation de la richesse et dans ce cas là éventuellement on verra à augmenter les salaires

        Vive la condition sociale de l’Asie du Sud Est…n’est-ce pas

        Il est assez significatif que pas un de vous n’évoque la taxation des revenus financiers…

        Je sais qu’il est des péchés mortel qui méritent l’enfer .
        Je n’ai aucun sens du sacré ❗ :!:toucher aux bénéfices.

        En fait si on vous lit ce matin on en arrive à dire vive le FMI Vive Ben A li et Vive Moubarak

        Ils sont gentils ….

        Alors là Castor va me dire qu’il n’a pas voulu dire ça et que si on y regarde bien ….PFFFFF….

        • Castor

          Ben non, justement, j’étais en train de préciser ma pensée, plus haut.
          Je crois que tu me lis mal.

          • Castor

            Et pour préciser encore les choses puisque ça paraît nécessaire, il n’est pas question pour moi de maintenir les salaires à un niveau bas pour concurrencer l’asie.
            Il est question au contraire de libérer le salaire des contraintes sociales en les finançant autrement (et si tu me lis, tu verras que le capital n’est pas épargné dans mon esprit). De ce fait, en permettant non pas d’augmenter le salaire pour l’entreprise mais de donner plus au salarié puisque les charges ne pèseront plus autant (coût du salaire moins élevé = plus dans la poche du salarié), je lui permets de consommer et de ne plus tirer le diable par la queue.
            En gros, j’apprécierais beaucoup de pouvoir donner à un salarié son salaire, augmenté des charges salariales qui sont aujourd’hui déduites de son brut.

            • Causette

              A quoi sert de gagner plus si c’est pour payer tout plus cher ? nous dit Castor

              Sauf que c’est déjà tout cher!
              Prenons un salarié gagnant 1500 euros (c’est la moyenne des salaires, je crois).
              Pour louer un appartement en région parisienne, on vous demande de gagner 3 fois (voire 4 fois) le prix du loyer. Un studio de 25m2 à Paris se loue 800 euros minimum. Si vous faites le calcul, 800×3, la grande majorité des salariés n’ont aucune chance de trouver à louer le moindre logement.

              • Castor

                Causette, précisément.

                Je me souviens d’un époque où un salaire de 10 000 francs ouvrait beaucoup de portes.
                Que fait-on aujourd’hui avec 1 500 € ?
                Rien !

                La course à l’augmentation du salaire est une course perdue d’avance, ce qui importe est de savoir ce que l’on peut faire avec ce que l’on a dans sa poche.
                Nous avons besoin de renforcer nos dépenses sociales pour que les retraités chômeurs, malades puissent vivre décemment. Mais il est impensable de ne faire peser cette dépense que sur les seuls revenus du travail.

                C’est précisément pourquoi je dis qu’il ne faut pas augmenter les salaires mais :

                1. augmenter le disponible en ne faisant plus supporter au salarié les charges sociales (il a donc dans sa poche son salaire plus les charges correspondantes) ;
                2. répartir sur le capital et/ou la TVA les dépenses sociales économisées.

                j’ai donc permis au salarié de vivre mieux sans faire peser sur l’entreprise une nécessité de reprendre de la main droite ce qu’elle a distribué de la gauche.

                Je prends au hasard une fiche de paye :

                salaire brut 3 235 €
                salaire net 2 516 €

                Mon salarié serait vraisemblablement plus heureux avec son salaire brut, et ce même s’il devait payer un point de TVA en plus et/ou une CSG/CRDS accrue sur ses économies, non ?
                Pourquoi ?
                Parce que le nombre de consommateurs est indubitablement plus élevé que le nombre de salariés et qu’il vaut mieux aussi taxer l’argent qui dort que celui qui sert à vivre.

                • Causette

                  Je prends au hasard une fiche de paye 😆

                  Moi aussi je prends au hasard
                  salaires proposés par des patrons, annonces pole emploi :
                  – secrétaire à Paris: salaire 1260 euros bruts pour 140h/mois
                  – vendeur boulangerie: travail samedi et dimanche: 1260 euros bruts
                  etc… etc…

                  • Castor

                    Causette,

                    voudriez vous avoir l’amabilité de lire ce que j’écris ?

                    Je crois que le seul à l’avoir fait, c’est Léon…

    • Léon

      Snoopy nous dira certainement sur quoi il se fonde pour écrire ceci : « Augmenter les salaires dans une période comme celle-ci ce serait strictement déclencher une spirale d’inflation, de hausse des taux et d’accroissement des déficits. Absurde… ».

      • Léon

        A Castor : je suis aussi un partisan de la TVA sociale. Quoi qu’on en dise,. C’est l’une des moins mauvaises solutions. Mais il faut arrêter de pleurer sur les charges sociales : elles financent la retraite, la maladie, le chômage et les prestations familiales. Si elles n’étaient pas financées ainsi elles seraient à la charge directe des salariés et ils les paieraient beaucoup plus cher. Il faut bien comprendre que l’alternative là, c’est l’impossibilité de se soigner, de vivre décemment quand on est vieux, d’être pénalisé financièrement si on a des enfants etc..

        • Castor

          Léon,
          n’est-ce pas un dogme mortel que celui qui veut absolument que les retraites, maladie, chômage et prestations familiales ne pèsent que sur les salaires ?
          N’est-ce pas à terme (un terme bien proche) la mort ou du système social ou de l’économie que de refuser à tout prix un transfert sur un autre poste ?

          Nous sommes d’accord sur le fait qu’il faille impérativement conserver (et améliorer) notre système social parce qu’il est en crise.
          Mais ne vaudrait-il pas mieux qu’il soit réparti sur une assiette plus large que le seul revenu du travail ?
          Pour moi, c’est un crime aujourd’hui plus qu’hier parce que le travail est la chose la moins bien répartie en ce monde.

          Je ne crois pas me tromper en disant que cette charge (je ne parle que de la part salariale) serait moins douloureuse sous forme de prélèvement TVA (et taxation du capital) que sous sa forme actuelle, non ?

      • Lapa

        Leon: il n’y a jamais de bonne période pour augmenter les salaires. Cette phrase de Snoopy est une mystification. Quand tout va bien: on augmente pas les salaires car on sait jamais ce qui peut arriver. Quand tout va mal: on augmente pas les salaires ça va de soit.

        A croire tout ce beau monde, les salais ont un poids terrifiant dans l’économie. Loin, très loin devant les milliards perdus en spéculations douteuses…

    • yohan

      Certes
      Mais pourquoi faut-il que ceux qui prennent le pouvoir à sa manière finissent par en abuser, au point de ne plus vouloir quitter leur poste. J’imagine que ceux qui l’ont mal exercé n’ont qu’un but : s’y maintenir jusqu’à la mort pour éviter d’avoir à se justifier de leurs fautes. Combien d’hommes présumés sincères au départ ont fini par trahir leur peuple ?

  • D. Furtif

    Heu , juste un petit mot en passant

    Il est venu ici tout à l’heure un certain Robert qui s’est distingué par son attitude particulièrement déplaisante en plusieurs occasions.
    Si ce Robert tient à commenter ou déposer des articles sur notre blog ,il a l’obligation de se faire connaitre par Mail au préalable .Pendant que j’y suis AGNNP ferait bien de se remuer aussi…

    Je répète , : par le mail, sinon leurs commentaires seront effacés systématiquement

  • D. Furtif

    Castor

    « des salaires qui ne peuvent manifestement pas être augmentés pour une grande partie de nos entreprises. »

    Bien voyons , si j’avais le temps je pleurerais…….

  • Causette

    Bonjour Furtif, bonjour à tous
    On veut absolument nous le vendre le Dsk du Fmi. Les medias et les sondeurs ne se lassent pas de nous en parler avec complaisance comme le candidat face à la droite pour 2012. Quelle tarfuferie!

    A propos des transports, la devise socialiser les pertes et privatiser les profits s’applique parfaitement.

    En novembre 2010, la Ratp a reconduit pour neuf ans le contrat confié à Métrobus, filiale de Publicis, pour l’exploitation des espaces publicitaires, à partir du 1er janvier 2011. Metrobus poursuivra sa « politique de développement en privilégiant la qualité du service tout en tenant compte de la réduction des espaces publicitaires » avait déclaré Gérard Unger, Pdg de la boîte de pub.
    Metrobus
    , qui gère ces espaces publicitaires depuis 1949 a réalisé un CA de 130 millions en 2009, appartient pour 67% à Publicis et 33% à JCDecaux.

    – En 2011, le groupe Publicis rachète Healthcare Consulting, l’agence de conseil spécialisée dans la santé de François Sarkozy, frère benjamin de Nicolas Sarkozy. Il devient à l’occasion président de cette nouvelle filiale, Publicis Healthcare Consulting. Liste des filiales.

    :mrgreen:
    Ah! au fait, Patrick nous rassure, en France « il n’y a pas de misère et les pauvres vivent bien« 

  • Causette

    Monsieur Bertrand Delanoe a déclaré le 24 mars 2010 que « la Tunisie est sur la bonne voie et réussit mieux que les pays comparables et parfois mieux que des pays dit développés en terme de croissance » … « Le président Ben Ali en 1987 a permis qu’il y ait une évolution, une transition sans rupture et sans qu’il n’y ait de heurts entre les Tunisiens eux-mêmes. »

    Que ce soit à droite avec Sarkozy, Chirac ou à gauche Mitterand, Jospin, Delanoe, nos hommes politiques ont été bien complaisants avec le dictateur Ben Ali. Ils sont combien à avoir une petite propriété en Tunisie? ou au Maroc?

    Archives

    Assis à une terrasse du vieux port, au traditionnel Marabout, tenu par une femme (ce qui est « très rare en Tunisie »), Bertrand Delanoë sirote un thé à la menthe. Il est 19 heures, « le meilleur moment de la journée » en cette canicule ordinaire. « L’âme tunisienne, elle est là », s’émeut le voyageur. Un scooter des mers pétarade. « Un jet-ski dans le vieux port, mais c’est un scandale ! », s’énerve B.D. Un Bizertin l’accoste : « Vous revenez à vos sources ? » « J’aime revenir à la maison. Je suis au milieu de vous et avec vous, un fils de la Tunisie. »

    • Lapa

      Revenons effectivement au fil. Je pense que nombreux de notre classe politique sont grillés tout simplement parce que c’est la génération qui a connu la décolonisation, ils sont nés ou ont vécu la bas, ou leur famille ont des attaches. il y a une relation assez forte entre notre classe politique et ces pays la, chose qu’on devrait beaucoup moins retrouver dans le futur. Il était également de bon ton de ne pas critiquer trop un pays qui venait juste de se passer de notre tutelle politique. Mais comme ce sont les mêmes partis au pouvoir depuis l’indépendance ou pas loin…. Tout le monde a tourné la tête ailleurs. Difficile tout a coup de se retourner!

  • Buster

    J’hésite à entrer dans cette discussion qui part un peu dans tous les sens. 😕

    La généralisation sur les salaires est un non-sens :
    – Il y a des entreprises qui versent des salaires tout à fait corrects, avec beaucoup d’avantages liés en particulier à la taille de l’entreprise, à sa situation dominante, à des exclusivités, des brevets, une image…
    – Il y a des entreprises qui pourraient facilement augmenter les salaires sans risquer de plomber leurs comptes, en servant par exemple une rémunération plus faible à leurs actionnaires.
    PB : Se sont souvent les mêmes que ci-dessus.
    Et, second PB, l’actionnariat est volatile, donc l’équilibre de la boite est aussi à considérer dans tous ses paramètres. Malheureusement peut-être, mais s’il n’y a plus personne pour investir dans une société, sa situation risque de se dégrader rapidement.
    – Il y a d’autres entreprises qui ont des marges de manoeuvres inférieures : Secteur concurrentiel ou situation plus tendue, l’heure est plus aux économies dans tous les postes, y compris les salaires, qu’aux dépenses supplémentaires.
    – Il y a enfin des entreprises qui ne pourront pas augmenter : Elles sont déjà en deçà de l’équilibre précaire, en difficulté, ou ne prévoient rien de bon dans leur activité pour les années à venir.
    Qui d’entre nous, sait quel pourcentage de salariés sont concernés par chacun des 3 (ou 4) cas de figure ?

    Autre chose : Différentes études ont clairement montré que le SMIC est un aspirateur à bas salaires. Son existence renforce le pourcentage de salariés payés au SMIC ou très proche. La France est sur ce point un des champions (le champion ?) des bas salaires. (Effet pervers)

    Wikipedia, SMIC : … Des fortes revalorisations du SMIC entre 1994 et 2005 ont conduit à ce que le SMIC augmente plus vite que le salaire moyen, et ont abouti à un « écrasement de la hiérarchie des salaires ». La proportion de salariés payés au SMIC dans l’ensemble des salariés est passée d’environ 10 % sur la décennie 1987-1996 à plus de 16 % en 2005. Le pouvoir d’achat des travailleurs payés au salaire minimum a cru plus vite en moyenne que celui des autres salariés ; en particulier, les bas salaires sont progressivement rattrapés par la croissance du SMIC car ils augmentent moins vite que le SMIC.
    Au cours des années 1990 et des années 2000, les gouvernements ont également baissé les charges sur les bas revenus afin de limiter la croissance du coût du travail des bas salaires, en particulier au niveau du SMIC, pour favoriser l’emploi. Ces actions ont eu comme effet pervers d’augmenter la proportion d’employés payés au SMIC par un effet dit de « trappe à bas salaire ».
    La réduction de la durée du travail de 39 à 35 heures entre 1997 et 2002 a donné lieu à la création de cinq SMIC différents. Les niveaux des SMIC ont été réunifiés de 2003 à 2005 par la loi Fillon sur la RTT, avec un mode de convergence qui a abouti à une forte revalorisation du SMIC, qui a augmenté d’un peu plus de 5,5 % en moyenne sur chacune des trois années 2003-2005

    « Voici une étude qui, n’émanant pas de cercles libéraux, a le grand mérite de présenter objectivement le problème qui se pose à la France quant à sa politique des bas salaires. Les effets pervers d’un Smic élevé sont depuis longtemps relevés par nombre de chercheurs comme l’iFRAP l’a relevé (voir PDF ci-contre) et il est bon que le Gouvernement se soit récemment refusé à donner le fameux « coup de pouce » au Smic. Mais il faut aller plus loin et revenir sur le mécanisme automatique d’indexation qui est actuellement la loi, à défaut de pouvoir supprimer le Smic. On devrait aussi pouvoir s’inspirer des modèles étrangers, surtout en favorisant la négociation par branche entre les partenaires sociaux pour aboutir à des solutions souples que la détermination centralisée et uniforme par la loi ne permet pas. »

    Il faudrait donc admettre que certains, dans certaines boites, pourraient avoir un « SMIC » 2 ou 3 fois plus élevé qu’ailleurs : C’est pas juste.
    Il faudrait aussi pouvoir envisager que, fonction des résultats, les salaires pourraient évoluer dans un sens ou dans l’autre : L’Intéressement existe déjà mais devrait être plus développé.
    Plus la TVA sociale à creuser…

  • asinus

    bon ben; je vas faire l’ane pensez vous que mr Trichet tiendrait :mrgreen: le meme discour ?
    avec mon salaire
    pasque moi avec le sien je tiendrait son discour à lui sans probleme 😆

    ce que le monde est mal fait tout de meme 👿

  • ranta

    Salut castor,

    je suis en complet désaccord en ce qui concerne les charges sociales.Faut pas rêver, il est impossible de trouver un autre financement, ce qui revient à dire que les salariés devront souscrire des assurances privées pour la maladie et la retraite, et ça, ça ne peux marcher que si ton revenu est élevé. Pour moi pas question de libéraliser la protection sociale. Quant à toucher la TVA, mille fois non, cette taxe est la plus injuste qui soit.

    • Castor

      Salut Ranta,

      Bon, une fois pour toutes, serait-il possible à ceux qui ne sont pas d’accord de me lire ?

      Je n’ai pas dit qu’il fallait supprimer les charges sociales et laisser les salariés se démerder avec l’assurance privée !!!!

      J’ai dit, et je pense plus d’une fois, que je pensais qu’il fallait transférer le coût des charges salariales à la TVA (sociale) et à l’imposition du capital (CSG/CRDS) pour pouvoir donner au salarié le montant de son salaire augmenté du montant des dites charges.

      Ce n’est pas à proprement parler une augmentation de salaire mais, pour un coût pour l’entreprise qui serait identique, une augmentation de son disponible.

      Dans l’exemple que j’ai pris tout à l’heure (celui d’un cadre, désolé), sur 3 300 € de salaire brut, le salarié se voit amputer 770 € de charges sociales et contributions en tout genre. Son salaire net est de quelques 2530 €.

      Je pense que s’il avait dans sa poche 3300 € nets parce que l’on aurait fait peser les 770 € de charges sur un autre poste que son salaire (TVA, CSG/CRDS sur le capital), il n’aurait plus à revendiquer une augmentation de salaire sur laquelle pèserait à nouveau des charges.

      Avoue que l’on est loin d’une augmentation de salaire de 1, 2 ou 3% et qu’au moins, avec 770 € de plus dans la poche, on peut faire des trucs, non ?
      Parce que le problème d’une augmentation de salaire classique (1,2 ou 3%), c’est que parallèlement, le coût pour l’entreprise est beaucoup plus élevé (les charges) et qu’elle est (ton augmentation) automatiquement répercutée du double sur les prix !
      Résultat, avec tes 10 € de plus dans la poche, tu peux te payer moins qu’avant ton augmentation de salaire !!!

      Le montant de ces charges sociales serait payé sur l’ensemble de la consommation et sur la détention du capital, ce qui me paraît être une répartition de l’effort social plus facile à digérer que si elle ne pèse que sur le travail.

      Alors oui, la conséquence sera une augmentation de la TVA, mais à effort égal, le coût sera plus digeste puisqu’il sera réparti sur tous plutôt que sur quelques uns.
      Par ailleurs, quoi de plus normal que de taxer la détention du capital quand tous ne sont pas en capacité d’épargner ?

      Bon, là, je ne sais plus comment expliquer, faut faire un effort de lecture, merci.

      • ranta

        Oh mais j’ai bien compris castor, c’est d’ailleurs pas dénué de sens sauf que tu oublies une composantes : la nécessité de revenir au blocage des prix, parce que tu vois, moi, j’y crois pas du tout aux prix qui stagneraient.

  • snoopy86

    Les grands économistes de ce fil vont m’expliquer comment :

    1)

    – on peut augmenter les salaires dans le secteur privé sans, à taux de charges constant, augmenter les coûts donc les prix, donc créer de l’inflation.
    – comment on peut augmenter les salaires et retraites du public sans augmenter les déficits …
    – comment on peut juguler l’inflation sans augmenter les taux d’intérêt donc ralentir la croissance et l’investissement
    – l’effet de l’augmentation des taux sur la dette publique ( c’est bien le moment )

    L’augmentation des salaires crée automatiquement l’inflation en spirale

    2) la non-taxation des revenus financiers est une légende. Ils subissent successivement IS, IRPP avec des abattements de plus en plus réduits ( l’avoir fiscal a été supprimé ), CSG RDS

    3) Ces revenus n’ouvrent aucun droit en matière de retraite ou de protection sociale. C’est d’ailleurs la grande escroquerie intellectuelle d’un zozo comme Piketty de comparer d’un côté les impôts et de l’autre des prélévements qui comportent des cotisations d’assurance et des salaires différés.

    Il me semblait que la gôche était attachée aux principes de mutualisation sociale et de répartition et maintenant vous voulez que ce soit financé par l’impôt, de préférence, comme d’habitude pris dans la poche du voisin 😆

    Heureusement que DSK est, sur ce que j’ai entendu plus sérieux que vous 😆

    Quant à la légende qui veut que l’inflation bénéficie aux salariés laissez-moi rire : les salaires et pire encore les retraites courent toujours aprés l’inflation, d’autant que l’indexation des dits salaires a été supprimée un peu partout dans le monde.

    Par contre tous mes placements de « rentier » en France( et ailleurs car il est trés légalement possible aujourd’hui de placer son argent dans le pays de son choix ) sont effectués à des taux trés supérieurs par définition à ceux de l’inflation et dans l’univers financier d’aujourd’hui on les déplace en un clic. Quant à mon patrimoine immobilier, il s’accomoderait fort bien d’une nouvelle flambée des prix et des loyers …

    Alors essayons d’être un peu sérieux

    • D. Furtif

      Très sérieuse réflexion qui soulève à mon sens une des principales limites du réformisme

      « Il me semblait que la gôche était attachée aux principes de mutualisation sociale et de répartition et maintenant vous voulez que ce soit financé par l’impôt, de préférence, comme d’habitude pris dans la poche du voisin 😆 « 

  • snoopy86

    Un dernier point sur les salaires :

    Le seul moyen d’action du pouvoir politique sur les salaires du privé c’est le SMIC. Tout le reste est du domaine de l’offre et de la demande, l’offre de travail étant pour trés longtemps encore supérieure à la demande … D’où risque accru de nivellement par le bas donc de démotivation totale ….

    Pour le public, marge de manoeuvre actuellement: quasi-nulle . On va plutôt vers des solutions à la grecque ou au mieux à l’espagnole. THERE IS NO ALTERNATIVE…Que nos fonctionnaires se réjouissent plutôt que ce ne soit pas encore arrivé chez nous…Mais DSK vous l’espliquera beaucoup mieux que moi. Je lui reconnais même un certain talent pour cela, et c’est mieux que de psalmodier « fraternité » en costume hippie sur de la musique new-wave ( ou l’inverse 😆 )

  • Léon

    Snoopy, sans être un très grand économiste les réponses à vos questions sont assez faciles :
    Il est tout à fait possible d’augmenter les salaires sans augmenter les prix de vente : il suffit que les actionnaires s’assoient sur une partie de leurs dividendes. Depuis 30 ans c’est bizarre, on a trouvé de quoi augmenter les revenus du capital mais pas ceux du travail. Cherchez l’erreur. Rien à foutre moi qu’un retraité californien touche un peu moins de retraite, je ne suis pas favorable aux retraites par capitalisation. Rien à foutre que les actionnaires exigent de tels retours sur investissements : ils peuvent attendre un peu, sinon, qu’ils crèvent.

    Il est tout à fait possible d’augmenter les salaires des fonctionnaires sans creuser les déficits publics. Il suffit pour cela que les recettes fiscales augmentent. Elles peuvent augmenter mécaniquement sous l’effet de la croissance ( l’inflation peut être dans certains cas un moteur de la croissance), ou volontairement en trouvant des ressources fiscales nouvelles. (On peut taxer les I-Phones, les sites pornos, les terrains de golf…)
    Il n’est pas obligatoire de devoir se débarrasser de l’inflation, tout dépend de son taux. Et donc l’augmentation des taux d’intérêt n’est pas obligatoire.
    Si l’inflation augmente les taux d’intérêts sur les emprunts a venir, elle diminue, de fait et les intérêts et le capital a rembourser des emprunts déjà effectués.
    Si l’indexation été abandonnée cela veut dire qu’elle a existé. L’inflation a nourri nos parents, salariés , leur a permis de devenir propriétaires, a permis aux entreprises de s’équiper à très peu de frais.
    Les revenus du capital ne sont pas tous des revenus financiers et il ne faut pas nous raconter qu’ils sont soumis aux mêmes prélèvements que les salaires.
    « Ces revenus n’ouvrent aucun droit en matière de retraite ou de protection sociale. » quelle bonne blague ! Un droit, peut-être pas, mais un pouvoir certain pour les assurances-vie par exemple ou les dépenses de santé non remboursées, les bonnes mutuelles etc
    « La gôche était attachée aux principes de mutualisation sociale ». La gauche est surtout attachée au maintien de la protection sociale et son mode de financement est bien moins important que ce qui est financé.
    On sera « sérieux », Snoopy lorsqu’on aura enfin mis un coup de pied dans des inégalités que strictement rien ne justifie. Vous n’en mesurez, à l’évidence, pas le coût humain, social et économique.

    Ah, il y aura quelques dégâts, c’est sûr. Mais les riches ne servent à rien. Ou presque . Planquez votre oseille.
    Evidemment que les pouvoirs publics ont des moyens d’action sur les salaires du privé autres que le smic. Ils sont indirects mais ils existent. L’extension de la participation par exemple. Rendez la syndicalisation obligatoire etc…

  • Léon

    Concernant l’aspirateur à bas salaires, je n’ai pas le temps d’y revenir, mais là aussi c’est un raisonnement spécieux. Le problème est mal posé. Sans le smic les salaires seraient encore plus bas et sans emplois en plus.
    De toute manière il y a une alternative : rétablir l’esclavage.

    • ranta

      Entièrement d’accord, dans une situation où la demande d’emploi est supérieure à l’offre le smic est un garde-fou.

    • snoopy86

      Quelques réponses cyniques et sans honte aucune :

      Avant toutes chose, et par principe, les inégalités, les entreprises n’en ont rien à foutre. Leur vocation est de faire des profits pour investir et rémunérer leurs actionnaires. Leur politique salariale, lorsqu’elles sont bien gérées c’est de trouver un équilibre entre le marché de l’emploi, la paix sociale interne et la rentabilité, ce dernier facteur étant de loin le plus important.

      Que le profit « reversé aux retraités américains » vous désole cela ne regarde que vous, de mon côté et du côté des « retraités américains » nous sommes parfaitement indifférents à la « misère » ( au passage toute relative ) des retraités de l’enseignement privé ou de la fonction publique. En attendant, nous contrôlons, directement ou indirectement ces entreprises et en conséquence « nous » décidons de leur politique. Il n’est donc pas question de réduire, sauf absolue nécéssité, les bénéfices au détriment des investissements ou des dividendes. Et vous n’avez aucun moyen de nous faire « crever » selon votre élégante expression 😆

      Augmenter les recettes fiscales pour augmenter nos fonctionnaires 😆 Alors que la dépense publique est déjà à 56% du PIB
      C’est du SUD ou du Mélenchon ? On sent la formidable influence de ces modéles de réussite économique que furent l’URSS ou que restent la Corée du Nord et Cuba. Je pense que nous allons plus vers la réduction de leurs salaires et de leurs retraites et que c’est une mesure de salubrité publique .

      Votre argumentation sur l’inflation et la hausse des taux et pitoyable. Je résume : si les taux augmentent, nos dettes passées vont devenir de bonnes affaires. Ce pourrait être vrai, avec un excédent budgétaire et sous réserve de ne pas être obligé d’emprunter à nouveau. Nous en sommes loin ..
      Je vous rappelle quand même que la lutte de l’inflation est inscrite dans les traités européens, et que l’Allemagne qui seule tient l’euro n’est pas prête à y renoncer.

      On pourrait me direz vous, comme la mère Le Pen et quelques autres abrutis, sortir de l’Euro, dévaluer 3/4 fois come sous Mauroy, et tout irait bien … Vous m’en reparlerez quand il faudra payer votre fuel 😆

      Sur la protection sociale vous affirmez finalement être prêt à renoncer à vos principes du moment qu’on ne touche pas à votre retraite 😆 Un égoïsme digne des pires golfeurs-capitalistes 😆

      Sur les profits distribués par les entreprises sous forme de dividendes, je vois que vous ignorez tout de leur taxation. Je vous rappelle quand même qu’avant même d’être distribués les bénéfices sont déjà taxés au titre de l’IS à 34 % et ce n’est qu’un début 😆

      Quant au discours sur le coût économique ( je vois pas trop ), social et humain des inégalités on reste dans l’envie et le ressentiment et à vrai dire l’actionnaire s’en branle. Tout ce qu’il en sait c’est que ces théories n’ont jamais abouti qu’à un partage égal de la misère.

      « Socialism is a philosophy of failure, the creed of ignorance, and the gospel or envy, its inherent virtue is the equal sharing of misery. » Winston Churchill

      • snoopy86

        J’oubliais votre proposition d’obliger les gens à se syndiquer  » à l’insu de leur plein gré « . Pourquoi, tant qu’on y est ne pas rendre la cotisation au Front de Gauche obligatoire ? 😆

      • Causette

        Et vous n’avez aucun moyen de nous faire « crever »…

        C’est pas Ben Ali qui aurait dit ça le 13 janvier peut-être, ou le 12.

  • snoopy86

    Un dernier point : « Planquez votre oseille  »

    C’est déjà partiellement fait depuis 2002 et si les choses devaient tourner mal, tout est déjà prévu ( moins de 10 clics ) 😆

    • Léon

      Mais les réponses cyniques, je sais faire aussi, Snoopy.

      Les entreprises « n’ont rien à foutre des inégalités », certes, mais moi j’en ai rien à foutre de ce que pensent les entreprises. Comme dirait le général de Gaulle pour lequel vous êtes supposés avoir de l’admiration : « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Si ce n’est pas le rôle des entreprises de s’occuper des inégalités ( encore que ça se discute…) c’est en tous cas celui du politique.
      « Vous » décidez de la politique des entreprises certes, mais uniquement parce que le rapport de forces « vous » est favorable. Mais cela peut changer. Il y a eu des périodes de l’Histoire où « vous » faisiez moins les malins et où « nous « avons été capables de vous rendre un peu plus raisonnables . Nul ne peut prévoir l’Histoire.

      Vous êtes insensible à la misère (relative dites-vous) des retraités de l’éducation nationale. Soit. Dites-nous plutôt à quelle misère vous êtes sensible, on ira plus vite. Rassurez-vous je ne compte pas sur votre sensibilité à la question. D’autant que, si c’est à moi que cela s’adresse, je vous signale que je ne suis pas un retraité de l’éducation nationale et que je n’ai jamais été fonctionnaire de ma vie .

      L’argument que l’on ne peut pas augmenter la dépense publique parce qu’elle fait déjà 56 % du PNB n’impressionne personne, il y a des pays du Nord de l’Europe où elle est supérieure et ce sont des démocraties exemplaires qui réussissent très bien sur le plan économique et nullement la Corée du Nord ou l’URSS. Par ailleurs je n’ai dit nulle part qu’il fallait augmenter les fonctionnaires. Faut voir. Faut juste éviter de raconter que c’est impossible.

      Mon argumentation en faveur d’une inflation modérée est tout à fait recevable. Si les traités européens on inscrit la lutte contre c’est d’une part sous la pression de L’Allemagne, d’autre part sous la pression du dogme monétariste libéral, des rentiers et du patronat qui préfère encore éviter une source de désordres sociaux que de bénéficier de taux réels négatifs.

      Concernant la question du déficit budgétaire et de la dette je vous rappelle comment ils ont fonctionné durant les Trente glorieuses : on créait un déficit budgétaire qui de fait maintenait ou relançait la croissance qui générait à son tour plus de recettes fiscales qui venaient mécaniquement combler le déficit. C’est facile maintenant qu’on a choisi une politique de déflation, qu’on a accumulé un endettement colossal de dire que c’est devenu impossible et qu’il faut réduire la dépense. On se donnera rendez-vous dans deux ans pour examiner la situation de la Grande-Bretagne et la Grèce et on en reparlera si vous le voulez bien. Economiquement parlant la réponse à ce problème se situe ailleurs, dans la capacité de l’appareil productif à répondre à un accroissement de la demande dans une économie mondialisée, mais cela demanderait de longs développements.

      « Sur la protection sociale vous affirmez finalement être prêt à renoncer à vos principes du moment qu’on ne touche pas à votre retraite Un égoïsme digne des pires golfeurs-capitalistes ». Raté, ce n’est pas à la mienne que je pensais. Oui, je sais ne pas être totalement con et faire passer l’efficacité avant des principes. Mais ce sera toujours mieux que de n’en avoir aucun (principe…).
      J’ai parlé de la taxation de l’ensemble des revenus du capital : soutiendriez-vous donc qu’ils sont autant taxés que les revenus du travail ? J’attends votre démonstration. Qu’est-ce qui vous autorise par exemple à décider que l’IS est un impôt sur le capital ? Pourquoi ce ne serait pas sur des salaires ou de la participation non distribués ?

      Le discours sur le coût économique et social des inégalités, « l’actionnaire s’en branle ? » Vous voulez dire l’actionnaire Snoopy ? mais il a tort. Ce serait trop long à développer ici. L’envie et le ressentiment ? Intéressant. Mais qui propose des modèles de consommation inaccessibles et qui créent de la frustration ? Ne confondez pas ressentiment et exigence de justice. Je sais, c’est commode de faire la confusion. Plus confortable intellectuellement.

      Tout est prêt à être planqué Snoopy ? Tiens donc, auriez-vous des doutes sur la légitimité de ce qu’il y a à être planqué ? Au point d’imaginer qu’on puisse vous le prendre ?
      Une dernière chose, la syndicalisation obligatoire, je vais vérifier, mais il mes semble que cela existe dans des pays tout à fait démocratiques.

      Quant à vos citations sur le socialisme, voulez-vous que j’aille chercher quelques petites choses chez Marx ou Proudhon ?

      De toute manière, il n’a jamais été question, pour moi en tous cas d’instaurer en France un système communiste. Il y a juste qu’entre des, inégalités de 1 à 100 ou de 1 à10 000, il y a deux modèles sociaux différents. Et, personnellement il me plaît davantage de vivre dans le premier. C’était d’ailleurs l’un des piliers du Gaullisme, faut-il le rappeler ? ( L’unité nationale…) Les gens y sont plus heureux, solidaires, moins agressifs, moins aliénés. C’est dans les pays de misère au contraire que les inégalités sont les plus criantes, contrairement à la propagande que vous nous servez, et la réduction des inégalités a toujours au contraire été plutôt la marque de sociétés évoluées.

      • Buster

        Snoopy accepte, avec un talent certain, de jouer le rôle du méchant.
        C’est un rôle beaucoup plus difficile que celui du Z.E.N. (Zorro de l’Education Nationale) 😉

  • Buster

    Bonjour,

    Je voudrais expliciter un peu plus mon propos :
    Je ne remets aucunement en question le SMIC, pas plus que je ne souhaiterais qu’il baisse. Je me contente d’attirer l’attention sur les effets pervers liés aux augmentations du SMIC et sur l’effet mécanique d’écrasement des salaires qu’il a tendance à provoquer. Défendre le système SMIC n’interdit pas de se poser des questions sur les particularismes français en matière de bas salaires et sur la corrélation qu’il peut y avoir entre l’un et l’autre. Nous avons créé un équilibre qui a un avantage : 1 Salaire minimum (même si trop bas) et des inconvénients en terme de souplesse et d’évolution (liés pour une part aux exonérations de charges sur les bas salaires). Remettre en question cet équilibre peut se faire de plusieurs façons : En cassant la barrière minimum, en supprimant petit à petit les exonérations ou en augmentant plus fortement le salaire minimum. Chaque solution comporte des avantages et des risques comme à chaque fois que l’on touche à un équilibre.
    L’essentiel est d’avoir bien pris la mesure de tous les risques et autres effets induits, et ce pour chaque solution.

    Quant aux retraités américains de Léon – Fonds de pensions – actionnaires, dont il suffirait de rogner les dividendes pour retrouver des marges de manoeuvres… Là encore c’est vrai dans l’absolu, mais cela fait un peu trop formule magique !
    Combien de temps les capitaux investis, à la recherche de rentabilité, resteront scotchés bêtement sur les entreprises françaises si d’autres pays proposent des conditions plus avantageuses ?
    Là aussi vouloir toucher aux équilibres implique de bien prendre la mesure des conséquences aisément prévisibles et d’essayer d’imaginer les autres conséquences, moins évidentes au premier abord, mais qui peuvent avoir des effets inverses à la volonté de départ. (appauvrissement général, faillites, pertes de compétitivité, absence d’investissements…)

    La prudence des réformistes (du type DSK) tient je pense compte de cette difficulté à toucher à un équilibre et non pas d’une volonté de maintenir, par je ne sais quel sadisme pervers, les gens dans une pauvreté ou un inconfort matériel.
    C’est toute la difficulté de la macro-économie et des implications/imbrications étroites entre les différentes économies nationales versus l’économie mondialisée.
    Le pays qui fait cavalier seul doit accepter d’en payer le prix s’il s’avère qu’il s’est planté dans ses analyses, et les risques sont visiblement souvent beaucoup plus importants que les avantages à en attendre.
    D’où cette prudence qui préfère ne pas promettre des lendemains qui chantent alors que tout montre que ces lendemains seraient, rapidement, des impasses dramatiques.

    D’où aussi cette volonté de réformer les systèmes d’une façon généralisée et concertée (à l’échelle européenne ou mondiale) et ce sentiment décourageant d’immobilisme devant les difficultés pour parvenir à s’accorder sur des modifications des règles.

  • snoopy86

    En vrac et j’endosse une nouvelle fois avec volupté la tunique du méchant 😆

    Commencant à avoir le privilège de l’âge et pouvant juger de l’évolution du sort des français depuis 50 ans je ne vois pas tellement de misère autour de moi, mais j’entends beaucoup de pleurnichards …
    Quand j’entends parler de ces « français vivant sous le seuil de pauvreté » je constate que nombre d’entre eux n’ont pas vraiment été invité et avoue être parfaitement insensible à leur sort.

    L’argument sur les trente glorieuses et fallacieux. Le développement de la France s’est réellement opéré une fois que le général et Pinay ont rétabli les finances publiques. Je vous concéde néanmoins que la spirale de la dette a débuté sous Giscard. Le problème est qu’elle s’est accélérée au point de devenir insupportable aujourd’hui avec des gouvernements de gauche augmentant les dépenses sans augmenter les recettes et des gouvernements de droite qui diminuent les recettes sans diminuer les dépenses …

    Sur la taxation des revenus du capital renseignez vous de plus prés sans faire la confusion entre cotisations et impôt ..

    Sur « planquer l’oseille » où voyez vous que j’ai un doute sur la légitimité de mes avoirs ? Ce qui m’inquiète c’est la gôche-racaille, ceux qui trouvent légitime de piquer ce qu’ils n’ont pas été capables d’obtenir par leur travail 😆

    Enfin lorsque vous parlez de  » modèles de consommation inaccessibles qui créent de la frustration » vous donnez parfaitement à Sir Winston : envie et ressentiment

    Quant aux citations de Marx et Proudhon sur les inégalités je suis preneur mais vous devriez en trouver tout autant, et des meilleures, dans l’évangile et le coran car ce combat procéde bien de l’incantation religieuse 😆

  • Lapa

    Bon quelques réponses en vrac

    Castor: taxer l’épargne: mais c’est déjà le cas. Csg rds qui au départ représentaient 1% sont maintenant à 10% . La seule épargne non taxée c’est le livret A. Vous pensez compenser les charges sociales avec ça?
    Pour la TVA, soyez sérieux, avec vos chiffres, les enfants de 2 ans de la paient pas… Ce sont leur parents. A comparer avec l’impôt ou les revenus, il aurait fallu au moins prendre le nombre de foyers…et cette fameuse TVA, vous croyez que vous pourrezl’augmenter sans:
    Favoriser les systèmes au noir
    L’accord de l’UE?
    Éviter l’exil massif des consommateurs transfrontaliers?
    Plomber notre consommation intérieure?

    Bref je reprend ce que COLRE ou Leon on dit, nous arrivons a un système de tiers monétisation de notre société avec , et les chiffres l’attestent, un glissement très net de la répartitions des profits vers les actionnaires au dépend des salariées dont la productivité est en hausse constante. Notre classe moyenne, indispensable outil de stabilisation politique est en train de s’assécher et les déficits n’arrivent pas a se combler malgré un président qui a inventé plus de taxes en 4 ans que les socialistes en 14. Et surtout, les contributions reposent toujours sur les mêmes, cette classe moyenne qui s’appauvri.

    Je rajoute que le chômage de masse fait partie intégrante de l’équation et comme il permet de juguler l’inflation et de mettre la pression sur le salariat, le taux acceptable de chômage par nos économistes est loin d’êtres dépassé.

    Apres je suis d’accord que les entreprises n’en n’ont rien a foutre, mais l’état et les politiques non, normalement. Le rapport des positions de force évoluent bien trop largement pour les entreprises, et comme elles ne sont pas philanthropes, beaucoup de nos concitoyens, voire nous mêmes, en pâtissons ou seront amenés a en pâtir. Trop de déséquilibre fausse toutes les relations sociales d’une société.

    Ne pas s’en rendre compte car on ne se sent pas toucher est une myopie dommageable, d’autant quenl’inverse n’implique pas de voter Besancnot.

    Je fais partie des français a priori très privilégiés sur les revenus, de ceux que M!Hollande n’aime pas ( qu’il aille au diable), je ne me vautre pas dans le luxe et assume parfaitement la propriété privée et la libre entreprise mais cet appauvrissement généralisé de notre société et la croissance considérée comme sans retour possible des inégalités avec cette enterrement de première classe pour une partie de la population, moi ça me va pas.

    Bon apres la syndication obligatoire, peut être, mais dans ce cas, il faudra autre chose en France que ces syndicats non représentatifs que l’on se traine . Mais la on touche aux accord tacites entre syndicats et gouvernements…et les fromages.

    • Lapa

      Tiers mondialisation, pas tiers monétisation or course.

    • Castor

      Pas évident de s’y retrouver…
      Vite fait, en passant…

      Je ne suis pas con au point d’ignorer que les parents payent pour leurs enfants, merci.
      Et lorsque je dis qu’il y a 60 millions de consommateurs, je parle des consommateurs, pas de ceux qui payent, je ne vois pas en quoi ça change le débat (sauf pour les mouches).

      Sur la TVA, croyez-vous vraiment que l’UE va refuser une augmentation qui viserait à équilibrer uand elle a finalement autorisé une baisse à 5.5 pour la restauration ?

      Un exil massif des transfrontaliers pour 1 point de TVA ? Merde, vous êtes certain du truc ou c’est juste une figure de style ?

      Plomber notre consommation quand par ailleurs les salaires auront de fait augmenté (et pas de 1%, comme précisé ci-dessus) ? Vache, si le cadre dont je parle doit payer sa baguette 1,01 € au lieu d’1 € quand il disposera de 770 € de plus dans sa poche à la fin du mois, je crois qu’à sa place, je prends le deal…

      Favoriser le système au noir ? Vous craignez quoi, précisément, que la baguette se vende sous le manteau ? D’accord pour les cigarettes mais c’est quand même une singularité, non ?

      Sur le reste, je comprends même pas où vous voulez en venir, ça me paraît un peu hors débat surtout lorsque je compare une augmentation brutale des salaires dont les entreprises répercuteront évidemment le coût sur les produits et une augmentation du disponible pour le salarié qui n’entraînera aucune obligation de la sorte à ces mêmes entreprises.

      Une question, enfin, qu’avez-vous contre le fait de donner aux salariés l’équivalent de ce qui leur est ponctionné chaque mois en charges sociales ?
      Ne serait-ce pas une amélioration plus sympathique que les 1% d’augmentation qui reste en deçà de l’augmentation des prix ?

      Et puis j’ajoute que l’avantage de la TVA est qu’elle fait augmenter aussi les prix des concurrents low-costs et que nos entreprises ne subiront pas seules ce que leur ferait subir une augmentation des salaires en France.
      Je ne vois donc qu’avantages à déplacer le coût salarial vers la consommation au lieu d’en faire un poids sur le seul travail.

  • snoopy86

    Sur les idées reçues quant à l’horrible transfert des salaires vers les dividendes je vous invite à lire le rapport Cotis publié en 2009 et qui corrigera beaucoup d’opinions toutes faites…

    Vous pourrez y observer que la part des salaires dans la valeur ajoutée est grosso-modo stable à 65% depuis environ 25 ans

    On peut donc considérer que ce partage est inéquitable l’équité étant dans le partage 50-50 , il faut donc baisser les salaires 😆

  • Léon

    La « pauvreté » Snoopy est un concept relatif. Vous aimeriez bien qu’un pauvre ce soit quelqu’un qui n’ai pas sa ration calorique minimale par jour, mais désolé ce n’est pas ainsi qu’on la définit. Moi, je vois pas mal de pleurnichards, y compris parmi les commerçants et les patrons qui se plaignent en permanence. Et je vois aussi de pleurnichards qui ont peur que les gauchos viennent leur piquer le pognon qu’ils ont soi-disant « gagné par leur travail ». D’abord, c’est une affirmation sans preuve ou qui désigne souvent le travail de Papa et ensuite, qu’est-ce que vous vous imaginez, que vous êtes le seul à travailler ou avoir travaillé ?
    Ne vous plaignez pas de la dette Snoopy, je suis sûr qu’une bonne partie de vos avoirs est placée en bons du Trésor directement ou indirectement par des FCP ou des assurances-vie alors bénissez la dette publique qui vous assure une rente sans risque et sans rien foutre. Ce qui relativisera certainement vos discours sur les fainéants et autres pleurnichards.
    L’argument des Trente glorieuses n’est pas « fallacieux ». Il ne suffit pas de le prétendre pour que ce soit vrai. Cela s’est exactement passé comme je l’ai décrit jusqu’aux premiers chocs pétroliers…
    Concernent la « taxation » des revenus du capital, c’est volontairement que je confond impôts et cotisations sociales, puisqu’il s’agit de prélévements obligatoires, ceux que la gauche, le couteau entre les dents, vous ponctionne avec brutalité jusqu’à vous laisser à ce point sur la paille que vous n’avez plus de quoi acheter vos balles de golf.
    Concernent le rapport Cotis, j’en ai lu le résumé. Curieux mais je n’y lis pas exactement la même chose que vous. D’une part cette répartition de la valeur ajoutée ne prend pas en compte les creusement des inégalités salariales et, deuxième problème, merci de jeter un coup d’œil au graphique 6 de la page 17. La rémunération des propriétaires du capital n’a pas cessé d’augmenter depuis 1975. On joue sur le terme technique d’excedent brut d’exploitation dont la proportion elle est restée assez stable.

  • snoopy86

     » La pauvreté est un concept relatif  » On en revient au droit inaliènable à l’écran plat !

    Sur les déficits ce graphique : budgets presque toujours excédentaires jusqu’au choc pétrolier. Votre affirmation est plus que fallacieuse, elle est fausse !

    Le rendement des bons du trésor est beaucoup trop faible pour me satisfaire. Quand bien même, il serait pour le moins malvenu de reprocher quoi que ce soit à des prêteurs qui ont la bonté de financer les gabegies de l’Etat-providence 👿

    Sur le rapport Cotis, la part des salaires dans la valeur ajoutée ( donc la richesse produite ) est-elle oui ou non stable autour de 65 % ?

    Et si la rémunération des capitaux a augmenté, c’est au détriment des banques ( diminution des intérêts suite à la baisse des taux et au desendettement des entreprises ) et de l’Etat ( baisse de l’IS de 50 à 34 % dans le cadre de l’harmonisation européenne )

    Pour le reste si vous avez travaillé pour des prunes, c’est votre problème, pas le mien, et je n’ai nullement honte de mes héritages que j’entends bien faire fructifier ici ou ailleurs si la nécéssité s’impose

  • snoopy86

    Mais je ne revendique aucun droit à jouer au golf. Il m’est arrivé de devoir m’en passer et je n’ai pas pour autant été piquer ma cotisation dans la poche du voisin en pleurnichant sur l’injustice de ce monde …

    Les budgets votés ou réalisés sont-ils oui ou non majoritairement excédentaires de 1960 à 1973 ?

  • Léon

    Bah, le droit à l’écran plat vaut bien le droit à la résidence secondaire ou à l’inscription dans un club de golf..
    Ce que l’on a sur les graphiques sont toujours les budgets réalisés et non les budgets votés ! Je maintiens donc ce que j’ai dit : les budgets étaient votés déficitaires et la croissance qui en résultait rapportait un surcroit de recettes fiscales qui comblaient ce déficit et même au-delà. Je crois bien qu’il y avait une règle, dont je ne sais plus si elle est encore en vigueur, selon laquelle il était même interdit de voter un budget excédentaire Mon affirmation n’est ni fallacieuse ni fausse. Je n’ai pas le temps de chercher une preuve mais c’est ce que j’ai appris.

    Peu importe au détriment de qui la rémunération des propriétaires du capital a augmenté, elle a augmenté CQFD, contrairement à ce que vous avez essayé de faire croire, au prétexte que la part des salaires était restée stable.
    Pas de bons du Trésor du tout ? Cela m’étonnerait beaucoup, mais si vous le dites…

    Tiens ? Vous admettez donc être un héritier… Personne n’est parfait, c’est sûr. 😆 Mais à tout le moins cela pourrait-il peut-être vous inciter à relativiser ou modérer vos diatribes diverses et variées contre, en vrac, les fonctionnaires, les pauvres, les assistés, la gauche redistributive, les gabegies sociales et les pleurnichards ! 😆 😆 😆

    • snoopy86

      Mon cher Léon je ne suis un héritier que depuis le début de cette année 😆

      Mais je payais déjà un peu d’ISF avant sur le fruit de mon travail. Du coup je me suis vu quasi-contraint par le moloch de faire une donation à mes enfants avant que le notaire finisse son boulot. Résultat, quand ma BMW m’a lâché je me suis vu un peu gêné et réduit à acheter une Pijo 😆 Même si elle cache un V6 c’est un peu la honte 😳

      Mais je ne vois pas en quoi cela devrait m’obliger à modérer mes diatribes, bien au contraire. Héritier ou pas je paie plus d’impôts que 95 % des français et vous voudriez m’obliger à le faire en silence ?

      • Léon

        Mais bien sûr et avec le sourire en plus ! 😆 Nan, je déconne. Mais modérer les diatribes oui. Quand on a la chance de naître dans un milieu aisé pour lequel on s’est juste donné la peine de naître, on peut avoir de l’indulgence pour ceux qui se débattent (en pleurnichant ou pas…)dans des difficultés et des galères sans nom. J’en vois autour de moi, des situations vraiment incroyables dont les gens ne sont en aucune manière responsables, qui les affrontent courageusement, mais en vain et qui, pour autant, ne virent pas voyous, putes ou escrocs. Des femmes en particulier qui se font larguer par des cons qui courent près un jupon et qui les abandonnent avec leur gosses, sans ressources. Oui je sais c’est Causette. Mais je vois ça tous les jours. Alors les diatribes sur les fainéants, les assistés ou les fonctionnaires ça me fait parfois du mal. Même si je ne suis pas directement concerné.

  • Léon

    Oui, les budgets réalisés ont été excédentaires entre 1960 et 1973 et même parfois au-delà.
    ET … ?

    • snoopy86

      Ce qui infirme simplement votre assertion plus haut selon laquelle c’est le déficit budgétaire qui a permis les trente glorieuses …

      • Léon

        Mais cela n’infirme rien du tout, au contraire. Le déficit budgétaire comme la planche à billets ont été les outils financiers de la croissance. C’est d’ailleurs plus la dépense publique que le déficit budgétaire en lui-même qui en a été l’un des un moteurs principaux. On votait des budgets déficitaires dont les déficits étaient équilibrés par des « avances de la Banque de France  » (à intérêt zéro…) qui se trouvaient équilibrés ou excédentaires en fin d’exercice et « l’avance », en principe, remboursée mais en réalité reconduite pour la même manip au budget suivant. Avec la redistribution, les prestations sociales, les politiques de grands travaux et la planification indicative, c’était le mix d’inspiration keynésienne classique.

        • snoopy86

          Pas trés convaincant votre démonstration 😆

          • snoopy86

            En 1947 les dépenses publiques sont à environ 41% du PIB
            En 1960 à 34,6 %
            En 1974 à 39,3

            Source et graphique plus clair

            Aujourd’hui on est à 56% et on est dans la merde. Regardez l’évolution des dépenses sociales :mrgreen:

            • Léon

              Les questions sont multiples : on est à 56 % parce qu’on est dans la merde , ou on est dans la merde parce qu’on est à 56 %.
              Ensuite : pourquoi ces dépenses sociales ont-elles augmenté ? Du chômage qu’il n’y avait pas avant peut-être ? Des vieux plus nombreux peut-être et un peu malades, en plus, ces enfoirés ? Plus de jeunes en formation longue peut-être ? Des besoins en policiers, éducateurs, juges, gardiens de prison plus élevés peut-être ?
              Quelle est donc votre explication de l’augmentation de ce % des dépenses publiques dans le PNB ?
              Ah, oui, la gabegie..

              • snoopy86

                Quelle que soit l’oeuf ou la poule il va falloir réduire ces dépenses sociales dont nous n’avons plus les moyens et réduire l’assistanat aux moulouds, aux baltringues et aux loquedus ( spécial Wald :lol:) qui recoivent en moyenne plus de 1000 euros d’aides sociales par mois

                Vous vous sentez l’âme d’un Saint-Martin ? moi pas …

                D’autant que les salariés sont les principaux contributeurs. Aujourd’hui un salarié reçoit en salaire net avant impôts directs et indirects de moins de 50 % de son coût pour l’entreprise. Et là-dessus il va encore payer TVA, IRPP, TIPP, impôts locaux et autres bricoles ..

                Tout le monde y perd sauf les précités …

                • snoopy86

                  J’aime bien « les jeunes en formation longue ». Expliquez-moi pourquoi je devrais financer le bac +8 en psycho-socio-lettres ( rayer les mentions inutiles ) de la future caissière de Casino ?

                • Léon

                  Propagande et idéologie boutiquière : personne ne peut prévoir le marché de l’emploi 10 ans à l’avance.

                  1000 euros d’aides sociales par mois en moyenne , mais qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Un délire…
                  Les salariés principaux contributeurs ? Effectivement. Mais faudrait savoir, je croyais que le capital aussi était fortement ponctionné ?
                  Il va falloir réduire les dépenses sociales…. Ah bon. Mais lesquelles svp ?
                  Tenez, moi je vais vous dire : il va falloir augmenter les dépenses sociales. Parce que par exemple les gens vivront plus vieux et plus malades, qu’il y aura aussi à financer la dépendance.
                  Les choix ne porteront que sur le mode de financement.
                  Il y a c’est vrai une autre solution, l’euthanasie passive. Ou active. mais pour la santé ce qu’il y a de bien ,c’est que les maladies très graves frappent quand même assez indifféremment tous les milieux sociaux. Il n’est donc même pas possible de dire que le chacun pour soi serait plus efficace.

  • Piotr Archinov

    L’augmentation des salaires provoqueraient l’inflation. Alors comment expliquer l’inflation quand les salaires ne progressent pas ?

    Par la spéculation et la hausse des dividendes.

    Quand les profits augmentent, les salaires peuvent augmenter sans aucune influence sur l’inflation si les dividendes sont fixes ou en baisse.
    Quand il y a inflation sans hausse de salaire, c’est qu’il y a ou augmentation des matières premières sujettes à spéculation ou accroissement des dividendes reversées impliquant augmentation des prix à bénéfice constant.

    Dans tous les cas, lorsque le marché est sain, les hausses salariales sont une résultante d’une hausse de profit par augmentation de la production ou de la qualité et n’agissent pas comme processus inflationniste, les salaires sont un rapport économique non un coût, en revanche, les dividendes ne sont qu’une ponction sur les profits et dans tous les cas grèvent le réinvestissement donc l’augmentation de la masse salariale que ce soit par les hausses de salaire ou par les embauches.

    L’accumulation des dividendes et la spéculation sont les deux bouts du même serpent qui n’entrent jamais dans le fonctionnement immédiat de la consommation, ils réduisent la masse monétaire disponible et de ce fait empêchent les profits d’entreprise à court terme, l’investissement industriel et par ricochet limitent les salaires et donc les achats.

    Le seul moteur de la consommation étant les salaires, l’inflation se régule d’elle même quand la productivité croit pourtant la productivité ne peut se développer qu’en amplifiant la masse salariale.

  • Lapa

    J’avais répondu point par point a castor mis ce forum m’a bouffé le message.
    Je n’ai pas le courage de reprendre d’autant qu’il a l’air de me prendre pour une pomme.

    Juste une info:

    La hausse de la TVA est prévue c’est déjà fait en Roumanie, avec une baisse de 25% des salaires… Et c’est envisagé en France. Mais pas pour les comptes sociaux: juste pour être a moins de 3% de déficit.

    Alors imaginez bien que pour remplacer 22% du PIB en prélèvement sociaux par une hausse de la TVA il faudra que celle-ci soit a combien? 35%? 45%?

    On sera content que les produits alimentaires soient a ce taux la quand on aura notre salaire « net » ( avec les charges sociales en moins qui seront versées dans les dividendes des actionnaires bien sur, oh pas immédiatement mais le lissage se fera)

    Mauvaise piste, mais très a la mode dans les milieux UMP et europhiles…

    • Léon

      Comment, ça, Lapa, que s’est-il passé exactement avec votre message ?

    • Castor

      Lapa,

      je n’ai fait que répondre à votre post, dans lequel vous faisiez montre d’une certaine moquerie à mon égard. Mais bon, passons.

      Pour info, je ne commente pas ce qui est fait ailleurs, proposé ici ou là mais je dis ce qu’il me semblerait cohérent de faire.

      Je vous répète donc mon postulat :

      – Augmenter les salaires aurait pour conséquence que les entreprises françaises augmenteraient corrélativement le prix de leurs produits ou services.
      Au temps, donc, pour le gain final du salarié.

      – Augmenter les prix de nos produits et services aurait pour conséquence une aggravation de leur positionnement concurrentiel par rapport aux produits et services low-cost.
      Au temps, donc, pour l’amélioration à court-terme de notre capacité à résister à l’invasion massive que vous semblez par ailleurs redouter et regretter.

      – Augmenter le disponible des salariés aurait l’avantage en revanche de :
      leur donner un vrai coup de pouce ;
      relancer la consommation ;
      stabiliser les prix entre production interne et production externe ;

      …et le tout sans toucher d’une quelconque manière au financement de notre outil social dont je persiste à dire qu’il doit profiter d’efforts accrus de notre part, seul moyen de sauver les retraites, la branche maladie, la dépendance, le chômage…

      Il me paraît intéressant de noter, nonobstant vos remarques désobligeantes sur les 60 millions de consommateurs que nous sommes effectivement, que si l’assiette du financement de cet effort social est plus large, l’effort demandé à chacun serait moins conséquent.

      Car je persiste à dire que faire peser sur le seul travail un poids de plus en plus important (et pourtant notoirement insuffisant), quand dans le même temps les salariés vivent mal et que le travail a tendance à se raréfier, est un crime dont nous finirons par payer le prix aussi durement que la Grèce ou l’Irlande.

      Parce qu’effectivement, plus nous attendons, plus l’effort devra être grand.

      • Castor

        Et puis je ne parle pas de remplacer la totalité des prélèvements sociaux par de la TVA…

        Si vous m’aviez lu, vous auriez constaté que je ne parlais que de déplacer la part salariale sur la TVA, et non la part patronale, et ce afin que le salaire donné corresponde à :

        salaire net actuel augmenté de ce qui est actuellement prélevé au titre de la part salariale.

        Bilan :
        une vraie augmentation pour le salarié ;
        un coût inexistant pour l’entreprise.

        Certes, ce poids sera placé ailleurs, mais pour un effort moindre puisqu’assis sur la consommation, par définition plus importante que le salaire.

        Dernière remarque, cette augmentation des prix ne toucherait pas que les seuls produits produits en France (comme ce serait le cas si nous augmentions les salaires et donc les prix) mais l’ensemble des produits, dont les low-cost.

    • COLRE

      Bonjour Lapa,

      Eh oui, on aura à la fois la baisse des salaires (c’est fait) et la hausse de la TVA (c’est dans l’air)… le pouvoir d’achat ratatiné des 2 côtés à la fois, en amont par la feuille de paye et en aval par la TVA..

      La baisse des charges salariales, comme les charges patronales, c’est autant de moins pour les charges sociales qui sont considérables dans une société avancée : retraites, chômage, santé… Comment on paye ?

      La baisse des charges patronales, elle est déjà une très forte incitation à embaucher au SMIC (jusqu’à 1,6 fois le Smic, si ma mémoire est bonne).
      La baisse des charges patronales est un écrasement vers le bas de tous les salaires. Quel patron fou va donc embaucher à 1,7 fois le Smic ?

      D’un autre côté, la hausse de la TVA, elle n’est évidemment pas compensée pour tous ceux qui ne sont pas salariés : les chômeurs (4 millions), les chômeurs en fin de droit, les sans droits, tous les précaires (RSA, etc) (plus de 7 millions), les retraités (près de 15 millions)…

      Pour tous ceux-là, les plus pauvres, la TVA c’est plein pot…

      Pour les plus riches, la TVA augmentée de 1 %, c’est 1% de moins en pouvoir d’achat… Quand on a déjà des revenus privilégiés, ce sont donc des revenus écornés de… 1%.
      Quand on a que 750 euro par mois, comme l’analyse Marianne, = un salarié sur 4 (sans parler de tous ceux qui ne sont pas salariés !), eh bien 1% = 7, 5 euro par mois : c’est énorme.

  • Léon

    Colre et Lapa :
    Pour une fois je vais être d’accord avec Castor, je trouve que la TVA sociale serait une bonne mesure à la condition qu’un certain nombre d’effets que l’on en attend se produisent.
    1) il s’agit de transférer sur une hausse de la TVA une partie des charges sociales, par exemple comme le suggère Castor, la part salariale, de telle manière non pas que le salarié encaisse son salaire net d’un même montant que le brut (car alors ce serait équivalent en coût du travail pour l’entreprise) mais son salaire au même montant que le net, comme avant. Sauf que son net serait son brut et non pas l’inverse ! C’est la part des cotisations salariales qui disparaîtrait pour l’entreprise et qui serait alors basculée sur la hausse de la TVA. Exemple, on augmente de 10 points la TVA et on supprime les cotisations salariales (20% du brut en gros). Dans la mesure où l’assiette de la TVA est beaucoup plus large que celle des cotisations salariales, il n’est pas nécessaire d’augmenter la TVA du même pourcentage que les cotisations salariales, il est même probable que pour retrouver le même montant de ressources il ne soit pas nécessaire d’aller à 10 % de TVA supplémentaire.
    2) Vous dites, mais alors les prix augmenteraient pour tout le monde, particulièrement pour les plus pauvres. Oui et non théoriquement. Oui, avec certitude, sur tous les produits importés. Pas sûr et même théoriquement, on espère, pas pour les produits fabriqués en France qui verraient le coût de main d’œuvre baisser et donc aussi leur prix de vente hors taxes. L’un dans l’autre on espère que le mix : baisse des coûts de main d’œuvre (20 % quand même, ce n’est pas rien…)mais augmentation de la TVA se traduise, pour les produits fabriqués en France à une certaine stabilité des prix TTC payés par le consommateur, et une hausse des prix TTC des produits importés, ce qui est le but recherché pour éviter délocalisations et concurrence sociale déloyale. Evidemment la question délicate est : est-il possible de trouver des substitutifs nationaux à tous les produits importés ? Non, il y aura donc bien une certaine diminution du pouvoir d’achat, mais c’est à l’Etat de voir avec des taux de TVA différenciés pour les produits de première nécessité.
    3) Evidemment la TVA sociale, comme toute TVA a un côté « injuste » car il n’est pas progressif en fonction de revenus, mais elle a malgré tout un aspect « équitable » car payée par tout le monde au même taux. C’est en outre un impôt qui rapporte beaucoup, est facile à prélever et ne permet pas beaucoup de fraude. Ces avantages-là compensent beaucoup le reste. Mais, rêvons un peu, supposons que grâce à cela la compétitivité à l’export se redresse, que le chômage diminue, ce seront des cotisations sociales supplémentaires qui rentreront etc, tout un cercle vertueux.

    • COLRE

      Léon,

      « Les réactions en chaîne mènent le monde… » vous connaissez mon goût pour le « systémisme », (comme dirait l’Enfoiré, j’ai même fait un nartik là-dessus… 😉 )
      Pour dire à quel point je crois aux cercles vertueux (autant que vicieux) !

      Pb (énôôôrme pb) : les réactions en chaîne sont pratiquement imprévisibles et très incontrôlables (cf les révolutions arabes du moment). On les observe quand elles adviennent, on peut en expliquer les mécanismes a posteriori, mais ni les anticiper ni les provoquer.

      Réduits à l’impuissance, alors ? non, mais le modus operandi doit s’entourer de tout un tas de protections, de tests d’efficacité de proche en proche, de vérifications continuelles de ce qui marche ou pas, de bilans des pratiques, de corrections et d’ajustements conditionnés, etc.

      Quand on lance un mécanisme complexe, il faut donc une énorme dose d’intelligence, de pragmatisme, de méthode et… de modestie !
      Inutile de rappeler que ces 4 qualités sont assez peu partagées par nos gouvernants…

      N’a-t-il pas été démontré que la hausse des salaires ou la baisse du chômage pouvaient enclencher des cercles vertueux ? Si on le sait, pourquoi ne fait-on rien pour cela depuis 10 ans ? Pourquoi n’est-ce pas l’absolue priorité économique des gouvernements ?

      Parce que les faibles coûts salariaux et un fort chômage représentent un énorme avantage pour les employeurs… Et que les gouvernements depuis 10 ans font semblant de combattre au grand jour ce qu’ils s’emploient à maintenir en sous-main.
      De même que la main-d’oeuvre étrangère et, mieux, irrégulière, qu’on exploite en douce (en secret, surtout) tandis qu’on la stigmatise à la lumière, la lumière des faits divers, tout en créant et entretenant les clivages communautaristes et anti-laïcs…

      La mauvaise foi du gouvernement depuis 10 ans, son talent à casser la société en petits morceaux et à monter les catégories de gens les uns contre les autres, sa politique du mensonge éhonté, de l’incompétence, des passe-droits, de la corruption, de l’imposture tout azimut, ses seules réussites patentes qui ont consisté à enrichir toujours plus les plus riches et à appauvrir tous les autres, y compris la classe moyenne… etc etc etc… bref ! il faut que j’ai confiance ?

      NON ! tout cela ne me donne AUCUNE confiance, aucune foi dans un « truc » qu’on va encore nous vendre pour notre bien (ben tiens !), un mécanisme tellement subtil quand on connaît notre cher président se comportant en éléphant dans un magasin de porcelaines, un machin hyper-rigide, une usine à gaz vantée par Copé comme le nec plus ultra, lui qui la condamnait il n’y a pas 6 mois…

      Et vous voulez que j’y crois ??

      Non… désolée. 8)

      • Léon

        Colre, il ne s’agit pas de confiance. Je me borne à décrire un processus économique, qui d’ailleurs été mis en place avec succès dans un certain nombre d’autres pays d’Europe.

        • COLRE

          Ah bon ? la confiance n’est pas un critère objectif des processus économiques ?…

          • Léon

            C’en est un mais il y en a d’autres, Colre ! L’intérêt par exemple … 😆

          • COLRE

            🙂 🙂 salut Léon,
            Bon, je plaisantais, mais avec un fond de vérité, comme toujours, car la « confiance » comme tout le monde le sait est réellement un facteur positif de l’économie…

            Sinon, sans rire, si vous vous relisez Léon : votre « description » comporte tellement de variables, de « si » et « à moins que »… « sauf si », etc.
            D’ailleurs, vous le concluez vous-même : rêvons un peu.

            Je persiste : il n’y a pas de miracle comptable : ce que vous gagnez d’un côté, qqu’un le perd d’un autre, c’est mathématique…
            Il faudrait faire tous les scénarios pour voir VRAIMENT ce que cette TVA sociale recouvre comme réalité et voir qui sont les « perdants »… (je suis prête à parier qui… 😉 )

  • Léon

    Pour conclure : les opposants à la TVA sociale craignent que les entreprises ne répercutent pas les baisses de coûts de main d’oeuvre sur le prix de vente hors taxes, ou que la baisse des coûts de main d’oeuvre ait un incidence faible sur le coût de production total et que donc les prix TTC augmentent. Je sais que ce risque existe mais il faut l’examiner de plus près. Cela dépend du secteur, de la branche, du marché…
    Mais il est clair que la proposition de Castor, de donner au salarié en net le montant de son brut, puisqu’elle ne change rien au coût de main d’oeuvre pour l’entreprise, serait totalement inefficace car sans incidence possible sur le coût de production et donc sur le prix de vente hors taxes. …

  • Lapa

    Je me suis amusé à un petit calcul:

    La TVA représente 187 milliards de recettes en 2009
    Les comptes sociaux représentent 29% du PIB soit 246 milliards en 2008
    La répartition d’ e financement charges sociales-budget de l’état est d’environ 70-30
    Soit donc 172 milliards de cotisations salariales.
    En ad mettant supprimer la part employé et non employeur Ça laisse 86 milliards à trouver dans le budget ( déjà déficitaire) de l’état.
    Le financement par la TVA impliquerait une augmentation de 45% de ses recettes. En gros une hausse de 9 points.

    Sans incidence sur les plus pauvres, le travail au noir et ceux qui habitent a moins de 100 km des pays ou la tva est a 15%?

    Autre chose a signaler’: avant 1954 la TVA n’existait pas. Maintenant c’est le principal apport de fric a l’etat. Or les missions régaliennes de cet état n’ont que peu évoluées… Malgré cette pointe ironique, le fait de verser encore plus de pognon dans un budget déficitaire appelle automatiquement a encore plus de dépenses, car rien ne peut assurer que les prélèvements perçus iront dans les caisses sociales … Oui je suis médisant, mais l’histoire nous a appris la méfiance. Le budget de l’état est irréductible, comme les gaulois, alors que ses missions s’amenuisent de jour en jour…

    Enfin pour finir, cette solution encore une fois épargne les flux financiers, et pourtant l’argent se trouve vraissemblablement plus la qu’ailleurs.

    Pour la TVA sociale, c’est un peu plus compliqué mais je vais prendre le temps de rédiger un article complet sur une proposition alternative qui pourrait j’en suis sur, plaire à Castor et Leon. Mais plus tard!

  • Léon

    Colre et Lapa : avec toutes les précautions d’usage et les incertitudes que vous évoquez… Mais Lapa, vous semblez ne pas tenir compte du fait qu’en principe, il ne doit pas y avoir de hausse des prix ttc. Donc l’argument du travail au noir ou des pays à 15 % de TVA ne tient pas… Le pari est que pour les produits fabriqués en France les prix de détail n’augmentent pas.
    Autre chose : la TVA n’existait pas avant 1954, mais existaient d’autres taxes indirectes que la TVA a remplacées.
    Mais je conçois qu’on puisse avoir des doutes. Voir par exemple la baisse de la TVA dans la restauration qui était supposée créer de l’emploi…
    La taxation des flux financiers, c’est un très gros gisement potentiel de ressources, mais à y réfléchir, c’est très difficile (selon moi) à mettre en place et je crois bien que si cela ne figure pas dans les propositions concrètes, c’est à cause de ça…

      • Buster

        Je ne comprend pas la dernière phrase :

        « A noter, que si tous les pays de l’Union européenne adoptaient cette mesure, elle serait sans effet, puisque les prix baisseraient partout en même temps. »

        ???
        Le transfert charges sociales > TVA existerait bien.
        Le coût supplémentaire de la TVA sur les produits importés hors UE, et donc la contribution indirecte de la Chine et autres, également.
        Il n’y aurait simplement plus d’effet bénéfique sur les exportations au sein de l’UE… au cas ou TOUS les pays adopteraient cette mesure.
        Ou je me trompe ?

        • Léon

          Ben oui, cela revient à une dévaluation déguisée devenue impossible en raison de l’euro. Comme les produits sont exportés hors taxes… L’avantage comparatif n’existe que vis à vis ds pays qui ne font pas ou ne peuvent faire cette manip (s’ils n’ont pas de charges sociales du tout par exemple, ils ne peuvent les baisser… )

      • Lapa

        Leon: je ne comprends comment vous faites pour affirmer que les prix n’augmenteront pas avec une TVA à 28%, pouvez- vous m’expliquer? Parce que la,
        déjà qu’un passage de la TVA de 5,5 a 19,6 sur une partie du produit triple play des opérateurs les a amenés à hausser leurs forfaits fixes de 7 % environ, MEME numericable qui n’est pas impactépar cette TVA le fait! voila tout ce qu’on peut attendre des prix a venir…Et de la logique du marché…

        Et qu’est ce qui est fabriqué en France dans nos produits de tous les jours? Peut être la bouffe et pour combien de temps encore… ( hum la sauce tomate chinoise)Le reste… Pfuiiiiit…parti, envolé…

  • Léon

    Lapa :
    Soit un produit vendu 118 € TTC et dont le prix se décompose ainsi 100€ HT et 18€ de tva à 18 %.
    Supposons que le prix HT se décompose ainsi :60 € de salaires chargés et 40 € d’autres coûts et de marge. Si l’on supprime les 20 % de charges salariales qui sont transférés à la TVA sociale, le nouveau coût de main d’oeuvre devient 50 €. Le coût total HT si le reste est inchangé est égal à 90 €. En lui appliquant une TVA augmentée de 10 pts (28% )le prix nouveau total TTC est 115 €. Dans cet exemple le prix de détail baisse même légèrement. On aura recueilli 25 euros de TVA dont 7 euros supplémentaires destinés aux comptes sociaux. On aura perdu net 3 euros destinés aux comptes sociaux mais comme il y a bien plus de personnes qui paient la TVA que de salariés qui cotisent, les comptes sociaux sont largement gagnants. Plus la proportion de coût de main d’oeuvre dans le coût total est grande, plus l’effet est fort.
    Il y a encore beaucoup de produits fabriqués en France. Mais l’idée aussi c’est de relancer des productions en France qui ont disparu.

  • Léon

    La hausse de la TVA sur le triple play ne peut qu’être imputée aux prix parce qu’elle ne s’accompagne d’aucune réduction de coût de main d’oeuvre.

  • Lapa

    Leon vous êtes naïf de croire qu’un prix de vente se décompose d’un gentil prix de production avec charge du salaire et d’une marge. Le prix de vente c’est le prix que l’acheteur est prêt a mettre… Pas autre chose.

    Ensuite j’ai cru comprendre que les charges etaient enlevées chez le salarié et non l’employeur et que donc le cout de la main d’oeuvre ne baissera pas. Non? Enfin il le semble que c’est le credo de Castor pour améliorer le pouvoir d’achat. On retrouve notre brut en net, ou pas loin.

    Quant a vos pourcentages du cout de la main d’oeuvre sur le produit il dépend très fortement du secteur, et c’est rare que ça tape a ce niveau là…quand on est capable de le calculer… Encore une fois, c’est pas si évident que ça…

  • Léon

    Non, le prix que l’acheteur est prêt à mettre doit être compatible avec un coût de production plus une marge. Si c’est plus, ce sera une marge plus élevée. Si c’est moins l’entreprise disparaît. Au final un prix est toujours un coût de production plus une marge.
    Dans l’exemple de Castor il n’y avait pas de report des charges salariales sur une TVA, il avait juste le versement du brut au salarié et une augmentation de TVA. Ca ne peut pas marcher sans hausse des prix . Pour que ça marche il faut supprimer une partie des charges , ici les charges salariales. Le but du jeu n’est pas d’augmenter le pouvoir d’achat mais de diminuer le coût salarial donc améliorer la compétitivité sans porter atteinte aux équilibres des comptes sociaux.
    Pour 60 % de coût de main d’oeuvre, vous avez raison, cela dépend des secteurs. Mais dans les services c’est plutôt plus, dans l’industrie c’est variable mais 60 % me semble une approximation raisonnable.

  • Lapa

    Vous vous trompez, reprenez l’exemple sur numericable qui a augmenté ses forfaits bien que non impacté par la hausse de la TVA. Ses couts de production n’ont pas changé, le prix n’a pas été décidé en additionnant les différentes composantes mais en s’alignant sur le nouveau prix marché. Les concurrents ayant augmenté le forfait a 32 euros, ils ont fait de même. Le prix marché est passé de 29 euros a 33…
    Si le prix de vente d’un objet était juste une addition de différentes composantes calculées, ils seraient bien plus variables! Free a attaqué le marché a 29 euros, ce qui a obligé tous les opérateurs à s’aligner. Regardez les prix des biens autour de vous, ils sont tous alignés. Et je sais de quoi je parle, quand on répondait a un appel d’offre, on téléphonait toujours à la concurrence pour se mettre d’accord sur les prix et ne pas nous entrainer dans une spirale de surenchère a bas prix non viables. Et les marchés que je supervisais ou il n’y a pas d’entente possible et ou le prix est effectivement calculé par une addition de composante ( par ex des gros ou petits chantiers spécialisés), les prix finaux entre concurrents pouvaient passer du simple au triple pour la même chose.

    Et bouffer la marge sur un produit ne signifie pas que entreprise va disparaitre. Ça peut être une politique pour pénétrer un marché ou occuper des jours de production au pire le résultat d’exploitation est négatif sur le produit ou le secteur mais le bilan financier peut être positif.

    Tout ça pour en revenir au fait que le consommateur est captif d’un certain marché plus ou moins faussé (les condamnations pour entente de la concurrence sont rares car dures a prouver mais c’est le quotidien croyez-moi) et que une augmentation de la TVa entrainera de facto une hausse des prix concertée à court ou moyen terme.
    Apres j’ai cru comprendre que vous pensiez que la baisse des charges allait être répercutée par les entreprises sur les prix de ventes ce qui confine évidemment au rêve éveillé.

    Mais ce que je tenais à faire passer comme message c’est qu’une entreprise vend au prix marché et apres se débrouille pour dégager de la marge avec ce prix.