Limonov (Emmanuel Carrère)

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Il est rare que les contemporains d’un événement historique exceptionnel, sauf s’il est particulièrement douloureux et s’il les concerne directement, se rendent vraiment compte de son importance.

Ainsi, les gens de ma génération n’ont que très rarement saisi le caractère historiquement hors normes, inédit, de la fin de l’URSS. On ne sait quels chiffres proposer, ils donnent le vertige : six ans à peine pour qu’un empire s’effondre, une inflation de 2600%, plus de 150 partis politiques recensés à l’élection de 1999, une espérance de vie a la naissance qui est passée, pour les hommes, de 65 ans en 1987, à 58 ans en 1993 !…

La période qui a suivi la fin officielle de l’URSS, celle qui va de la première élection de Eltsine aux débuts de Poutine a été un tel chaos, qu il est probable que les historiens auront bien du mal à en rendre compte. Pour cela, au moins, Limonov, le livre d Emmanuel Carrère, (dont il faut rappeler qu’il est le fils de l’historienne Hélène Carrere d’Encausse), est-il le bienvenu.

Impossible de se prononcer, évidemment, sur la validité du récit du point de vue de la réalité historique. Mais au moins, on a un récit. Des éléments importants de compréhension. Très peu d’observateurs étrangers comprennent quoi que ce soit à se qui se passe en Russie.

Le livre d Emmanuel Carrère s’appuie sur le biographie d’un écrivain et homme politique russe contemporain de cette période  qui commence avec les premiers dissidents*, les samizdats**, voit surgir Soljenitsyne, se poursuit avec la perestroïka et la glasnost sous Gorbatchev, puis Eltsine avec la grande braderie de l’économie russe sur fond d’ultra-liberalisme et de grand banditisme, qui aura pour conséquence l’arrivée au pouvoir d’un très petit nombre de personnages que l’on prendra l’habitude d’appeler les « oligarques ». Ils détiennent tout le pouvoir économique, toutes les richesses.

Ces gens-là, en principe, ne sont pas vraiment intéressés par la politique. Sauf lorsqu’elle les menace. Aussi, sous l’impulsion de Berezovsky, sans doute le plus riche d’entre eux, alors qu’ils sont habituellement en concurrence les uns avec les autres, décident-ils de s’unir face à la menace représentée par la remontée en puissance des néocommunistes de Ziouganov et de favoriser une deuxième élection de Eltsine, en mettant à son service tous les médias, et en finançant sa campagne.

Eltsine gagnera ; mais sa santé comme ses frasques d’alcoolique vont conduire les oligarques à lui chercher un remplaçant. On ne sait pas encore très bien pourquoi c’est tombé sur lui et pas un autre, mais Berezovsky et ses collègues vont porter au pouvoir un obscur officier du renseignement réduit au chômage par la disparition de la RDA, là où il exerçait ses activités. On le sait désormais, l’homme en question, a hésité, se demandant s’il était taillé pour le rôle ( !) et n’a accepté que sur leur insistance. Autant sur la réélection de Eltsine les oligarques auront été efficaces et clairvoyants, autant ils joueront là le plus mauvais coup de leur carrière, car l’officier en question, un certain Vladimir Poutine va les cocufier dans les grandes largeurs. Pire encore, que de Gaulle, les pieds-noirs…

Limonov, l’individu qui va ainsi servir de fil conducteur, est un personnage absolument extravagant, comme, à mon avis seule l’Histoire russe peut en produire. Il a été tour a tour poète en herbe et voyou en Ukraine, leader d’une culture underground russe sous Brejnev, puis clochard aux USA,  majordome au service d’un milliardaire américain, puis écrivain  branché à Paris, faisant partie de la bande de l’Idiot International de Jean-Edern Hallier, puis combattant aux côtés des Serbes dans les Balkans, et enfin le leader, en Russie, d’un improbable parti national-bolchevique dont on appelle les membres des nasbols et dont, tenez-vous bien, l’emblème est le drapeau nazi, avec à la place de la croix gammée, la faucille et le marteau…

A bien des égards d’ailleurs, Poutine et lui se ressemblent, avec toutefois au moins deux différences importantes: l’un est arrivé au pouvoir et peu décider que les manuels scolaires ne devront pas trop critiquer Staline, mais l’autre est reconnu pour être un grand écrivain – sulfureux, à la manière d’un Céline ; le peu que j’en ai lu est d’une violence, d’une crudité et d’un cynisme inouïs.

Emprisonné au début 2003  pour activités « terroristes » du parti nasbol, d’abord à Lefortvo, la prison des VIP, puis dans un goulag, il a été « réhabilité » et libéré au bout de deux ans à la suite d’une campagne internationale en sa faveur, alors qu’il s’attendait à y pourrir encore de très longues années ( il avait été condamné pour 14 ans). Deux éléments ont joué en sa faveur, visiblement : d’abord que les activités « terroristes » des nasbols ont surtout été la production d’une sorte de conte-culture punk a travers leur journal, Limonka, ( qui veut dire, en russe, grenade) et n’ont semble-t-il jamais été plus loin que de lancer des œufs, des tomates sur des députés et, ensuite, un talent littéraire unanimement reconnu à Limonov lui-même. Mais les accusations de trafic d’armes et de tentative de coup d’Etat au Kazakhstan, à la base de son incarcération, étaient vraisemblablement fantaisistes.

Il a fini par prendre ses distances avec les nasbols et se rapprocher des libéraux. Il a même essayé de se présenter aux élections présidentielles de Mars. Mais sa candidature a été abusivement écartée. En Russie, la politique n’est jamais simple.

J’ai personnellement retiré deux choses que je crois importantes de la lecture de ce livre : d’abord une meilleure compréhension de l’état mental de la société russe actuelle ( qui, d’ailleurs est en train de changer à nouveau), qui explique l’incroyable popularité, le prestige dont jouit encore Poutine.

Contrairement a sa mère qui ne voit en lui qu’un apparatchik opportuniste, cynique et brutal, Emmanuel Carrère le considère comme un très grand homme d’Etat, (confronté, faut-il le rappeler encore, a un véritable cataclysme historique) – notamment pour avoir été capable de dire, en substance, ceci au peuple russe  (là c’est l’auteur qui parle et qui prête ces propos implicites à Poutine) :

« On n’a pas le droit de dire à 150 millions de personnes que soixante-dix ans de leur vie, de la vie de leurs parents et de leurs grands-parents, que ce à quoi ils ont cru, ce pour quoi ils se sont battus et sacrifiés, l’air même qu’ils respiraient, tout cela était de la merde. Le communisme a fait des choses affreuses, d’accord, mais ce n’était pas la même chose que le nazisme. Cette équivalence que désormais les intellectuels occidentaux présentent comme allant de soi est une ignominie. Le communisme était quelque chose de grand, d’héroïque, de beau, quelque chose qui avait confiance et qui donnait confiance en l’homme. Il y avait en lui de l’innocence et, dans la monde sans merci qui lui a succédé, chacun confusément l’associe à son enfance et à ce qui fait pleurer quand vous reviennent des bouffées d’enfance ».

La citation véritable de Vladimir Poutine, qui a sans doute inspiré ce paragraphe, est : « Celui qui veut restaurer le communisme n’a pas de tête. Celui qui ne le regrette pas n’a pas de coeur. »***

L’autre grande découverte de ce livre est peut-être la compréhension, à travers l’histoire personnelle de Limonov de certains  ressorts fondamentaux du fascisme, même si, de ce point de vue il est difficilement classable. Certes, son moteur principal semble être la haine. Mais c’est une haine de classe. Une haine des riches. Et pour le reste c’est un dur, un vrai, à la recherche d’un absolu de pureté comme réponse à une vie de merde ( selon ses propres mots). Quelqu’un qui a touché le fond de nombreuses fois et que seule sa force personnelle a maintenu en vie.
Le personnage a visiblement fasciné l’auteur, qui est devenu quasiment son biographe officiel.

C’est un livre passionnant, que je recommande chaudement, et qui a été primé à juste titre (  Prix Renaudot).

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*Les premiers dissidents… Ils ont été huit à manifester en Août 1968, sur la Place Rouge à la suite de l’invasion de la Tchécoslovaquie. Emmanuel Carrère donne leurs noms.

** Il faut peut-être rappeler que  le samizdat qui veut dire autoédition, consistait à recopier, le plus souvent à la main, avec une ou deux feuilles de carbone pour en avoir plusieurs exemplaires, un livre entier. On en gardait un exemplaire pour soi et on faisait circuler les autres qui étaient recopiés à leur tour etc… C’était la seule manière qu’avaient les soviétiques d’accéder à des publications jugées politiquement non correctes. Un trafic du même ordre existait pour les cassettes audio, et pas seulement pour les « musiques dégénérées » du rock occidental. Je pense en particulier à Vissotski, qui n’a jamais été publié de son vivant en Russie.

*** Il me semble que cet artiste exprime cela aussi ?

21 comments to Limonov (Emmanuel Carrère)

  • D. Furtif

    Pour avoir répandu en France pas mal de samizdat voire en avoir payé pour une très modeste part l’édition en France.
    Je ne peux lire l’article de Léon sans nostalgie.

  • Léon

    Bein, je vois que Limonov vous passionne… 🙄 🙁 😆

  • Lapa

    sisi présentation intéressante mais je n’ai pas le niveau pour comprendre en profondeur l’histoire Russe. Je réagirai bien sur certaines citations mais bon ce sera avec la doxa intellectuelle occidentale qui veut que le communisme en URSS ait été une abomination d’exploitation de l’Homme par l’Homme, une dictature absurde et inhumaine, une catastrophe écologique, économique, sociale et humaine. Quand l’être humain est broyé je vois pas ce qu’il y a à regretter. maintenant je suis d’accord sur le principe que ça ne sert à rien d’effacer ce qui a eu lieu et que la nostalgie est un sentiment naturel.

  • COLRE

    Si j’avais le temps, je le lirais bien ce livre qui a l’air passionnant.

    C’est vrai que l’histoire, c’est un peu une sorte de flux dont la puissance peut aller de la vague au ras-de-marée. Et au milieu de ces grandes dynamiques qui emportent tout le monde dans la même direction, je crois que la personnalité des individus qui ont le pouvoir peut renverser, ou canaliser, ou amoindrir ou durcir les événements historiques.

    Je pense que l’écroulement de l’URSS était inéluctable, mais je suis persuadée que la personnalité de Gorby a profondément accéléré le processus. On en a déjà parlé plusieurs fois, Léon, et pour moi, sur le moment (dans les années 80) le désir de Gorbatchev de démocratiser profondément le pays était une évidence (contraint et forcé, peut-être, mais sincère). J’avais une immense admiration pour lui, un très grand bonhomme, de mon point de vue. Trop démocrate, peut-être, et n’ayant pas eu assez d’autorité brutale pour barrer la route à Eltsine et à son infect dépeçage de l’URSS.

    Je suis plutôt d’accord avec ta citation finale qui commence par « On n’a pas le droit de dire à 150 millions de personnes que soixante-dix ans de leur vie… etc ». Je n’ai en effet jamais confondu le communisme et le nazisme.

    Je rappelle une blague que je fais mienne de Wolinski et que j’ai déjà citée ici : « moi, entre 2 cons, je choisis le communiste ». 8)

  • snoopy86

    Mettez la citation de Poutine ou celle de Carrère dans la bouche d’un allemand à propos du nazisme 😆

    Ce sont pourtant les mêmes barbelés et les mêmes miradors, seuls les uniformes changent 👿

    • Léon

      à Snoopy : C’est précisément ce avec quoi E. Carrère est en désaccord. Et, il me semble, même les Russes les plus anticommunistes.

  • Léon

    @ Colre : 😆 😆

  • asinus

    yep en fait c’est un « grand russien’plus dans la lignée de staline que des premiers bolcheviks
    comme staline qui a habillé le nationalisme grand russe un rien chauvin en patriotisme sovietique , ce qui est assez rigolo attendu que staline n’etait pas russe au sens ethnique du terme.D’ailleurs dés la création de l’armée rouge Trotsky avait joué des emblemes reminiscents grand russien la bogatyrka devenue boudienovka
    « de boudienny » rapelait par sa forme le casque des bogatyrs  » léon connait » en fait l’ensemble de la tenue du soldat bolchevik reprenait la symbolique grand russienne et ce à l’instigation de trotsky intellectuel juif qui savait comment l’on fait marcher les peuples.Le ressourcement « grand russe » traverse constament la culture et la politique et je me demande si une partie du soufle de Tolstoi dans guerre et paix n’en releve pas.
    Asinus : ne varietur
    ps à Snoopy je ne meconnais pas les morts et martyrs du regime sovietique mais définitivement il m’apparait une falsification de l’histoire sa mise sur le meme plan que le Nazisme  » que je diférencie pour partie du fascisme » meme dévoyée et non viable et broyeuse d’individu la finalité et la philosophie du communisme sont à mille lieu du systeme ayant crée la shoah .

    • snoopy86

      Asinus relis Nolte ou Furet

      Les deux faces du même totalitarisme même si un de ces deux enfers se prétend pavé de bonnes intentions 👿

      Un communiste, comme un nazi, est toujours potentiellement un psychopathe et un assassin

      As-tu vu ces films amateurs dans un documentaire ( passé sur Arte) sur la vie privée exemplaire de ces bons pères de famille qui gardaient Auschwitz ou Dachau ? on devait pouvoir tourner les mêmes chez les gardiens des goulags de Sibérie :mrgreen:

      • D. Furtif

        Rien de plus éculé que ces formules qui se prétendent de « bon sens »
        À les en croire ce serait évidemment au paradis des cyniques que l’on trouverait « à coup sûr » les gens épargnés par ces tares « potentielles ». Le crime et la psychopathie
        .
        Il n’y a rien de plus éculé que ce cliché( à la mode dans les années 70 80) des totalitarisme qui se valent , qui n’aide ni à comprendre l’histoire ni à se déterminer dans les choix du présent.
        .
        Dans ce cas aussi , il faut se résoudre à combattre le relativisme , qui est aussi nocif qu’il l’est ailleurs pour le caractère néfaste des idéologies religieuses entre autres

      • asinus

        yep Nolte celui qui valide la thèse selon laquelle le nazisme ne serait qu’une réaction au bolchevisme , malgré ses dénégations il le prétend quasi transnational le nazisme alors que c’est sorti direct des Nibelungen . A la genèse de l’idéologie nazie chez Rosenberg par exemple on tombe plus sur Gobineau et Thulé
        que sur Marx et Engel le seul truc de la révolution d’octobre a laquelle il a assisté je crois, qu’il retient c’est l’organisation militaire et l’agitprop bolchevik.
        Je ne saurais expliciter intégralement la distance que je perçois entre les deux regimes l’une d’elle quand on lis Soljenitsyne » encore un grand russien idéologiquement  » c’est que pour mortel qu’il fut le goulag ne signifiait pas la fin de toute vie des gens mourrais certes mais la vie pour beaucoup continuait alors que le but final des camps nazis étaient la mort industrielle .
        Asinus

        • snoopy86

          D’un point de vue strictement comptable le goulag « humaniste façon mosquée d’en face » a été largement aussi efficace que la grosse industrie allemande 😆

          Et si c’est « éculé » de refuser le totalitarisme quel qu’il soit, l’horreur rouge comme l’horreur brune, on peut s’inquiéter pour la suite …

          Mais il est vrai qu’au parlement européen c’est cette gôche pseudo-morale qui a refusé aux polonais aux baltes et aux tchéques l’ouverture d’un Nuremberg du communisme :mrgreen:

          Je maintiens qu’un bon communiste est un communiste mort …

          • Léon

            Euh, Snoopy on va en rester là, les invectives et les seules opinions n’ont pas grand intérêt. Pensez ce que vous voulez des communistes. Ce débat a été déjà fait ad nauseum depuis les années 70, on ne va pas le recommencer. Emmanuel Carrère ne fait que reproduire le sentiment d’une très grande majorité de Russes, ils sont les mieux placés pour en parler, me semble-t-il.
            Si je voulais poursuivre, je vous retrouverais même des citations de Soljénytsine allant un peu dans ce sens.

          • D. Furtif

            Tu confuses les faits et les dates encore une fois.
            Tu joues du relativisme culturel quantique alors que tu es le premier à le dénoncer par ailleurs.
            .
            Je pourrais te considérer comme égal à JL mais je ne le fais pas , alors cesse de traiter des membres de ce forum d’assassins, de criminel et de fou comme hier soir, …
            .
            Non toutes les choses ne sont pas égales
            .
            Nous nous donnons la peine de t’accueillir toi et tes affirmations péremptoires sans t’agresser et sans te qualifier d’assassin ou de fou ;..ce qu’apparemment tu te refuses à te donner la peine.
            .
            Reviens à une argumentation plus sereine.Ce sont ici des conduites qui ne sont pas de mise.

            • D. Furtif

              Bin ça alors….
              Nous ne nous sommes pas consultés et nous nous retrouvons en parfaite harmonie.

          • asinus

            @snoopy il n’y a nulle part une vision humaniste DES goulags de ma part je vous rappelles qu’ils avaient des fonctions différentes depuis les centres de relegations voués au projets delirants
            et giguantesques jusqu »au colonies penitenciaires pour enfants , les recherches d’aujourd’hui decrivent des réalités différentes depuis les iles du canibalismes jusqu’a Vorkuta qui devient une ville en 1953 les bénéficiaires de la premieres amnistie post stalinienne préférants rester sur place ; en fait dés 47 le mdv qui avait crée un conglomerat penitenciaire a vocation economique
            s’aperçoit que pour garder une « certaine productivité » il faut donner un statut de libérés assignés à résidence à de plus en plus de detenus ;les millions de mort des famines organisées par la dékoulakisation les milliers de morts sur l’assechement de mers interieures ou de projets pharaoniques les executions sommaires a plus ou grandes echelles n’ont rien a voir avec la shoah.
            je persistes les crimes du communisme ne relevent pas du meme processus intellectuels et philosophique que ceux du nazisme.Pour info c’est l’aministie totale et inorganisée par Béria
            voulant sauver sa tete à la mort de staline qui verra l’introduction légale de la peine de mort en droit criminelle la raison étant que dans le bordel généralisé ont à gardé au goulag en 53 55 57 les
            prisonniers politiques « contrerevolutionnaire » et lachés dans la nature les droits communs et criminels economiques ce qui a valu au populations traversées des ennuis et crimes d’ou un appel aux représentants des soviets pour l’introduction de la peine capitale .En droit sovietique on prenait 25 ans de camps à caractere sévere pour vol de bien de l’état et 15 ans du meme regime pour meurtre , il existe sur le net nombre de these depuis les années 90/2000 sur Les goulags .
            Je professe le respects des opinions d’autrui et ne me suis jamais permis un écart à votre égard,
            vous paraphrasez Custer  » un bon ect.. » j’en paraphraserais donc un autre qui ‘sappelait Chesty Puller » je suis moi aussi plus que méritant , l’usage veut que l’on m’interpelle avec un minimum de courtoisie ».
            JL .S dit Asinus : ouvrier qualifié ex MDL/C au 1RHP

  • Asinus

    boljemoi!!!!!je pond 20 lignes sur le sujet et ça fout le camp aux indésirables !

    dourak!!! de machine