A propos de l’adoption d’enfants par les couples homosexuels

Lectures :3012

Quid de l’oedipe? Quid de la construction de la personnalité et des repères hommes femmes? Quid des moqueries des copains à l’école? au collège?

Tant de questions qui rendent quasiment insoluble la question de l’adoption d’enfants par les couples homosexuels… Les homophobes resteront contre, les gay-friendly pour… Et la majorité indécise!

J’ai moi-même longtemps été indécis, avec une gêne à-priori quant à la protection et la construction de l’enfant, et un malaise quant à cette position qui empêche des personnes qui s’aiment de pouvoir donner la vie et créer une famille.

J’ai donc changé d’angle de vue.
La question se pose en terme de droit, pas d’éthique (personne ne détenant une Morale supérieure qui s’impose, un point de vue éthique est de fait impossible).

En terme de droit donc, quelle est la situation aujourd’hui? Elle est simple. Les couples homosexuels féminins n’ont pas de difficultés à avoir un enfant. Quelle que soit la méthode, deux femmes qui veulent avoir un enfant n’ont pas d’autorisation à demander… En revanche, pour deux hommes, c’est chose impossible!

Ce constat met en évidence un inégalité de droit entre les couples homosexuels hommes et les couples homosexuels femmes. L’intérêt du droit, c’est justement de travailler à ce que tous les Hommes soient égaux.
Partant de là, rétablir l’égalité de droit pourrait se faire, de manière théorique, de deux façons: soit interdire aux couples femmes d’avoir un enfant, soit autoriser les couples homosexuels hommes à en avoir. La première possibilité reviendrait à contrôler toutes les grossesses! Ce serait une pratique, outre le fait qu’elle soit liberticide, horriblement couteuse!
Il ne reste donc qu’une seule piste pour rétablir une égalité de droit, autoriser les couples homosexuels hommes (donc les couples homosexuels tout court) à avoir des enfants.

Dans une société qui revendique l’égalité de droit entre tous les Hommes, ne pas autoriser l’adoption d’enfants par les couples homosexuels semble donc être une hérésie, et est clairement une position intenable!

Quant au contenu de cette autorisation et au « comment », c’est une autre histoire!
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Léon
Léon

Saluons ce nouveau rédacteur qui vient nous rejoindre. Bienvenue donc a Fred que je connais personnellement. C’est un de mes anciens (jeunes) collegues bourré de talents nombreux et divers.
On a trouvé ce texte intéressant par ce qu’il change de point de vue et aborde la question differement. Je suis comme lui, hesitant, convaincu ni par les uns ni par les autres.
J’espere pouvoir intervenir plus longuement demain en soirée.
Bonne jiurnée a tous

D. Furtif
D. Furtif

Bonjour Fred, bienvenue chez nous, faut qu’j’vas ramasser les fraises avant qu’il ne fasse trop chaud
À tout à l’heure.
DDD

Asinus
Asinus

yep , bonjour

« clairement intenable » , ben voyons ça n’est rien d’autre qu’une revendication consumeriste d’une communauté
au relent souvent intégriste .Trivialement ça releve du liberalisme libertarien versus Danny /le rouge/vert dollard.Pourquoi cette société pourquoi cette civilisation m’interdirais quoique ce soit?.Trivialement la majorité de ces demandeurs se regroupe dans la catégorie  » j’ai la position sociale j’ai la tune pourquoi je n’acheterais pas ce que la nature me refuse ».
Asinus : ne varietur

D. Furtif
D. Furtif

Je ne suis pas un spécialiste du droit. mais il me semble qu’il y a là un raccourci scabreux Autoriser quelqu’un à faire quelque chose ne signifie pas du tout qu’il en a le droit . Si j’osais je dirais que c’est même très exactement le contraire.. . Ma position est tout autre. . L’adoption ne peut se faire que dans le cadre de la loi et dans les règles de son application.La question est de savoir qui détient l’autorité.Puisque les orphelins n’ont plus de parents, qui exerce la puissance parentale? Les enfants orphelins appartiennent à la République , il ne sont pas une denrée ouverte au libre choix des individus voire aux lois du commerce. . Une confusion, au départ de langage a atteint des dimensions gravissimes car elle est prise au pied de la lettre. Le terme Droit d’adoption même dans la bouche des couples hétéro est une monstruosité car il souligne ( en utilisant la même méthode d’approche par l’extérieur que Fred) qu’ un droit est totalement ignoré = le droit de l’enfant/. Qui peut défendre ce fragile incapable sinon l’Etat.Qui peut parler pour lui? . Or , il se trouve qu’un vaste mouvement se dessine depuis des années, l’adoption d’enfants devient un passage obligé du Plan de vie, un ornement quasi mondain, un élément important du Press book des stars et une invite au bon peuple à reproduire cette tendance.Ce n’est pas la même ruée mais cela ressemble à celle vers les bains de mer à la fin du XIXè siècle reproduite par les couches populaires avec l’avènement des congés payés. .… Lire la suite »

Lapa
Lapa

Bonjour Fred et bienvenue.

Je n’ai pas très bien compris: deux femmes homosexuelles n’ont aucun problème pour adopter un enfant tandis que deux hommes en aurait?
en terme de droit on parle bien d’adoption non?

parce que si ce n’est pas le cas, le raisonnement est bancale. On ne peut résoudre par une loi ou un droit quelque chose qui nous est impossible naturellement… et comparer d’un côté une possibilité naturelle d’avoir son propre enfant et de l’autre une législation sur l’adoption. Avoir un enfant n’est pas un acquis, une nécessité ou droit fondamental.

je rappelle que l’égalité en droit à la naissance n’est pas une égalité en possibilité.

Léon
Léon

Non, Lapa,
Si j’ai bien compris Fred,son idee est que les femmes homosexuelles pouvant se debrouiller pour avoir des enfants, pour les hommes homos la seule solution est l’adoption et qu’en termes « d ‘egalite de droits à l’enfant » la logique serait de reconnaitre le droit à l’adoption pour tous les couples homosexuels.
C’est sur cette hitoire de « droit à l’enfant » qu ‘il y a pb, comme le souligne Furtif

Lapa
Lapa

oui on est bien d’accord. il n’y a pas inégalité en terme de procédure mais bien de facilité de possibilité. En ce sens le raisonnement de Fred m’apparaît donc bancal car il met d’un côté la procréation et de l’autre l’adoption. On ne peut comparer des tomates et des bananes en s’étonnant que ces dernières soient plus jaunes.

Ensuite les homosexuels hommes peuvent se débrouiller également pour avoir un enfant, demandez-donc à Fogiel pourquoi il est parti aux Etats-Unis…

Ce que dit Furtif est lumineux.

en tout cas, un article qui lance quelques réflexions.

Fantomette
Fantomette

Bonjour à tous & toutes; Bienvenue à Fred (Chic! un nouveau rédacteur!); Il y a un bon moment que je vous ai abandonnés… mais je vous lis toujours! La flemme de me connecter puis de revenir à l’article me retient de commenter sans doute… Au sujet de l’adoption soyons clairs : il n’existe PAS de « droit à adopter » ! Il existe (Convention des Droits de l’Enfants dite Convention de La Haye – 1993)le « droit pour chaque enfant d’avoir une famille », nuance (mais de taille). Ce droit à l’adoption brandi dans pas mal de forums (je sais, on doit écrire fora) ou articles n’existe pas, et il est -je crois) source d’agacement envers les parents adoptifs qu’on présente comme des consommateurs (de chair fraîche). Entre parents doptants la discussion est parfois rude, je vous assure. Certains n’hésitent pas à « se servir » et pratiquer la politique de la terre brûlée, tant pis pour ceux qui suivent. En revanche, on peut discuter de « quelle famille faut-il donne rà un enfant qui n’en a plus? ». Vaste sujet. La médiatisation de ce « droit à l’adoption (et au mariage)  » par les homosexuels fait partie de ces revendications au sein de nos sociétés modernes, au nom de l’égalité des droits. Mais comme il n’existe pas de « droit à l’adoption »… ne nous leurrons pas. Même si la loi change et qu’on accorde mariage et agrément pour l’adoption à des couples homosexuels, QUI leur confiera un enfant? Les conseils de famille des départements (qui sont les tuteurs des pupilles de l’Etat) freinent déjà des 4 fers pour les adoptants solos, je ne les vois… Lire la suite »

Léon
Léon

Un point de vue évidemment intéressant et qui reverse le propos. Le droit se situe là non du côté de l ‘adoptant mais du côté de l’adopté. Ça change tout. Le droit d’avoir une famille, impose plus de devoirs moraux de la part des adoptants que des droits. Il y avait quelque chose qui me gênait dans cette vision des adoptants-consommateurs, qui ne correspondait pas à ce que je sais des rares familles adoptantes que je connais

Léon
Léon

Désolé pour la frappe mais l ‘I-pad, je n’arrive pas à my faire ➡

Lapa
Lapa

tu as une appli word press gratuite pour iPad, et d’ailleurs il faudrait que vous activiez le xml pour en profiter.

Léon
Léon

Et en langage normal ça veut dire quoi ? 😯

Lapa
Lapa

je te répondrai par mail 🙂

Castor
Castor

Un peu gêné aux entournures par l’angle d’attaque de l’article.
En réalité, si les femmes homo n’ont aucun souci pou avoir un enfant, c’est parce que par définition, elles sont femmes toutes les deux.
D’ailleurs, chacun notera qu’elles auront recours à un tiers donneur et que la mère seulement disposera des attributs de l’autorité parentale.

Quid des hommes dans ce contexte, puisque tel est le postulat de l’article ?
Je dirais à égalité puisqu’il leur suffira de trouver pour l’un d’eux une mère, compagne d’un temps (de grossesse).
Légalement, le père sera père, disposera des attributs de l’autorité parentale, nonobstant le fait qu’il aura quitté sa compagne momentanée.

Ce qui est en jeu n’est donc pas une question de droits mais une question naturelle, la façon de parvenir à être père diffère bien entendu de la façon de parvenir à être mère.
Qu’y pouvons-nous ?
Y a-t-il une inéquité à rétablir par la loi ?

La question de l’adoption est résolument différente et je crois que l’auteur se fourvoie en comparant deux choses incomparables et en sautant par raccourci à une conclusion bien trop facile.

COLRE
COLRE

Bonjour Fred, bienvenu 🙂 ,
Ton angle de vue est rigolo car paradoxal ! on n’a pas l’habitude de mettre en avant l’égalité des droits hommes/femmes du point de vue de l’inégalité faite aux hommes. 😉

Néanmoins, je ne suis pas sûre que l’argumentaire soit tout à fait juste : si les femmes ont évidemment plus de « facilité » à être enceinte et procréer, les hommes ont la même opportunité : faire un enfant avec une femme et le reconnaître.

En fait, je pense que la question de l’adoption par les couples homosexuels est biaisée.
Le problème n’est pas « d’avoir le droit d’adopter » (= un « droit à l’adoption », expression polémique, cf. Furtif), mais de « ne pas avoir le droit » d’adopter. Pourquoi ? La question n’est pas de savoir si les homos « exigeraient » un « droit » particulier, « consumériste » (car les hétéros ont le même, ou alors il faut interdire l’adoption pour quiconque si le reproche est juste d’être consumériste…). La question est de savoir pourquoi les homos, et seulement eux, n’auraient pas le droit d’adopter.

La question est juste là, et que là.

Du coup, la phrase conclusive me semble tomber sous le sens : « Dans une société qui revendique l’égalité de droit entre tous les Hommes, ne pas autoriser l’adoption d’enfants par les couples homosexuels semble donc être une hérésie, et est clairement une position intenable! »
Complètement d’accord !… 🙂

Léon
Léon

Me v’la de retour !
Fred, pour intervenir, c’est mieux que tu te connectes, comme ça, en tant qu’auteur de l’article tes commentaires apparaîtraient en bleu.
Sur le fond, intéressante discussion. Je mettrai toutefois une précision : je crois qu’il n’est pas possible de dissocier le droit de la morale. Le rôle du droit est de transcrire les choix moraux d’une société dans un système d’obligations et de sanctions.
En réalité et, à la réflexion, si’il est mieux pour un enfant de vivre dans une famille homosexuelle que de ne pas avoir de famille du tout, je crois que je suis plutôt pour; d’autant qu’il y a des familles hétero épouvantables, à se demander s’il n’aurait pas mieux valu que les enfants y soient orphelins…