Luc Ferry et une certaine tentation poujadiste

Lectures :2796
Qu’il me soit permis de ne pas m’associer au simplisme d’un certain nombre de  réactions qui entourent l’affaire des salaires « indus » perçus par Luc Ferry. On mélange dans cette histoire deux niveaux différents, celui de son cas personnel et celui de cette pratique en général.

Son cas personnel n’a rien de choquant ou de condamnable a priori dans la mesure où cette pratique est légale et codifiée dans le statut de la fonction publique : un fonctionnaire peut être « détaché » à faire  (temporairement en principe) un certain travail qui n’est pas les sien et continuer d’être payé pour la fonction qu’il n’exerce plus pendant ce temps-là ( par le nouvel organisme en cas de détachement, par l’organisme d’origine en cas de délégation) ; et si cette nouvelle fonction correspond à un niveau de compétence ou de hiérarchie supérieur à ce qu’il faisait normalement, elle peut donner lieu, assez logiquement aussi, à un complément de salaire qui vient s’ajouter à son salaire normal. Dans le cas personnel de Luc Ferry (avec toutefois un certain nombre de passe-droits qui ne sont pas d’une gravité extrême), la question, au-delà de sa désinvolture, était plutôt de savoir qui devait le payer, l’université ou le cabinet du Premier Ministre et de régulariser sa situation au regard des nouvelles dispositions sur l’autonomie des universités.

On peut en revanche pointer du doigt une première  bizarrerie qui n’est nullement spécifique à Luc Ferry: un enseignant d’université doit en tout dans l’année 128 heures de cours et 192 heures d’encadrement de travaux pratiques et d’autres activités diverses comme la participation à des jurys, des soutenances de thèses etc . Allez, soyons généreux comptons l’heure de TP pour moitié de l’heure de cours cela nous donne un total de 224 heures de cours par an, soit un tarif horaire d’environ 240 € ( Ce n’est pas une bonne comparaison, mais rappelons juste pour mémoire que le smic horaire net est de 7, 06 €).

Ajoutons à cela que l’enseignant bénéficie évidemment des congés universitaires, particulièrement longs et qu’il a donc énormément de temps pour se « consacrer à de la recherche » ce qui dans le cas de quelqu’un comme Luc Ferry lui permet d’écrire des livres pour lesquels il encaissera des droits d’auteur sur lesquels l’Université, son employeur, n’aura pourtant aucun droit de regard.

Voilà une anomalie du système français qui garantit à ceux qui sont supposés être les meilleurs enseignants qu’ils ne travailleront pratiquement pas s’ils n’ont pas envie de le faire.( On retrouve cette aberration avec les horaires des agrégés dans les lycées : parce qu’ils ont réussi ce concours ils ont le droit de travailler moins que les certifiés…)

On peut s’interroger sur un deuxième point, la gabegie des fameux « comités Théodule ». Le Figaro en a recensé 697 qui fonctionnent dans une totale opacité sur ce qu’ils coûtent, ce qu’il produisent, le nombre de personnes rémunérées etc. Mais là encore il faut refuser  la démagogie : ces comités peuvent être utiles voire indispensables pour guider l’action publique. On ne peut pas à la fois critiquer certaines mesures prises sans consulter les gens concernés, les professionnels ou  des experts et en même temps le principe de ces comités. Ils sont, n’en déplaise à un certain nombre d’individus aux réactions poujadistes, absolument indispensables pour éclairer des décideurs politiques qui ne peuvent être des spécialistes de tout. La vraie question est d’y faire le ménage, d’adapter la rémunération au travail qui y est accompli, non d’ironiser sur leur principe. Je ne sais pas si ce Conseil  d’analyse de la société est utile. Selon Dominique de Villepin, oui,  très utile même. On peut avoir des doutes quand on regarde ses productions…

De plus,ceux-là se réunissent environ une fois par mois: à 1800 euros par mois, 12 mois sur 12, c’est très très cher payé pour les cinq membres qui y sont rémunérés. Incidemment, on découvre avec effarement que ce Conseil, qui ressemble fort à une petite réunion entre amis, comporte, entre autres, un rabbin, un curé, la cinéaste Danielle Thompson et  l’éditorialiste du Figaro Alain-Gérard Slama… Mais aussi des admirateurs de Luc Ferry comme l’indique l’article de Rue 89.

Non, ce qui choque une fois de plus c’est qu’on s’aperçoit qu’il y a vraiment deux France : l’une qui se débat avec les fins de mois difficiles et une autre qui gagne de l’argent sans trop se fatiguer, croit pouvoir violer des femmes de chambre impunément, fraye avec des dictateurs et bénéficie d’impunités au nom du secret-défense. Ce pays républicain a fabriqué une nomenklatura qui n’a plus grand chose à voir avec la méritocratie.

Alors, c’est vrai, on se prend parfois à regretter la guillotine, mais ne nous trompons pas sur l’objet de la colère.

52 comments to Luc Ferry et une certaine tentation poujadiste

  • COLRE

    Salutaire coup de gueule… 😉 Léon, c’est l’avantage des Révolutions : tout remettre à plat.
    Et il y a du travail… (d’ailleurs, ça chauffe)

    Tout s’empile, tout s’entrelace, tout se complexifie, et les fromages et passe-droits de la république (mais j’imagine de n’importe quel régime politique) s’additionnent, sans que jamais on ne nettoie les écuries d’Augias.
    Et bien sûr, le secret et l’opacité sont les 2 mamelles de tous ces petits arrangements entre « amis »…
    (et c’est comme ça qu’on favorise les tendances complotistes et poujadistes « anti-élites », et internet est devenu un tam tam privilégié)

    C’est tellement plus facile de fustiger l’assistanat ! c’est juste une question de vocabulaire, car les profiteurs du bouclier fiscal ou des diverses sinécures « des copains et des coquins » ne sont jamais appelés « assistés »… C’est pratique.

    (mais je m’arrête là, car on va encore dire que je suis partisane et grotesque… clin d’oeil à Buster et furtif 😉 )

  • Lapa

    Tout ça c’est du contrefeu. Non pas que le sujet en lui-même ne vaille pas le coup qu’on s’en occupe réellement et qu’on arrête ces emplois semi fictifs de complaisance. Non pas qu’il serait intéressant d’avoir le même degré d’exigence avec des gens supracompétents qu’on a avec des simples ploucs. Après tout, puisqu’ils sont supposés meilleurs il convient d’être plus exigent non? On demande 5 heures par mois gratos à des chômeurs…

    bon, mais il ne faut pas se leurrer: ce sujet a été mediatiquement mis sur le devant de la scène pour oublier des montants de l’ordre des centaines de million d’euro voire du milliard d’euro qui sont gaspillés et payés par les citoyens (loi des finances, frégates…)
    avec ça, on peut en faire des comités théodules!

    Ne tombons pas dans le panneau.

  • Léon

    Je suis d’accord, Lapa. Mais les sujets d’indignation deviennent si nombreux que parfois on prend ce qui arrive dans l’actualité sans forcément les hiérarchiser comme ils devraient l’être. Je suis par exemple absolument outré que le contribuable doive payer l’amende pour les frégates de Taïwan. Tellement que je ne trouve même pas les mots pour faire un article assez dur sur la question. Mais vraiment indigné.

    • Lapa

      Oui cette affaire Ferry et théodule c’est de de la poudre aux yeux; devant cela que faire? hausser les épaules et essayer de parler des choses plus importantes qui se trament au risque de valider un état de fait anormal en ne le dénonçant pas? En parler mais au risque que ce sujet phagocyte l’actualité plus lourde? Toute la problématique est là: sujet bien bordé mais élargissable, rôles bien définis, consensus et mise en scène… il est évidemment plus facile de traiter ce thème (je parle pour les media professionnels bien sûr, pas pour nous), que de celui des frégates où différents gouvernements sont impliqués, où les relations sont plus opaques, plus complexes plus anciennes et moins faciles d’appréhension. Mais pour quel delta à la fin! En terme économique et éthique…
      Vous avez raison, les sujets d’indignations sont nombreux, c’est une technique vieille comme le monde. Comme on dit:
      un train peut en cacher un autre.

  • snoopy86

    Luc Ferry est un parmi des milliers, de droite et de gauche, à qui les copains ont trouvé une sinécure le plus légalement du monde, au sein de l’appareil d’Etat, mais trés fréquemment aussi dans les collectivités locales ou des organismes publics …

    C’est le reflet d’une tare de notre système où tout le monde ( politiques, fonctionnaires, syndicats ) trouve son compte.

    Mais il a eu le tort de briser l’omerta sur les moeurs particulières d’un gros apparatchik, il était donc important de le décrédibiliser

    • snoopy86

      Un exemple parmi d’autres extrait du code général des collectivités territoriales :

      Article L4134-7
      Les membres du Conseil économique et social régional perçoivent pour l’exercice effectif de leurs fonctions une indemnité fixée par le conseil régional dans la limite d’un plafond mensuel déterminé par référence aux indemnités maximales prévues pour les membres du conseil régional par les articles L4135-16 et L4135-17. Cette indemnité est modulée en fonction de la présence des membres aux réunions du conseil ou de ses formations et de leur participation à ses travaux. Un décret en Conseil d’Etat définit les modalités d’application de l’alinéa précédent.
      Ils ont, en outre, droit au remboursement des frais supplémentaires pouvant résulter de l’exercice des mandats spéciaux dont ils sont chargés par leur conseil, dans les conditions prévues au troisième alinéa de l’article L4135-19.

      Je vous parie qu’un conseiller économique et social régional vous en connaissez tous au moins un qui n’a jamais brillé par sa compètence 😆

  • COLRE

    Je suis complètement d’accord avec Léon sur le principe de son indignation.

    Je suis aussi d’accord avec Lapa sur le fait que l’affaire Ferry est un contrefeu, et qu’il faut faire attention à ne pas « tomber dans le panneau ».

    Ainsi, un exemple que je connais bien : le monde de la recherche.
    La vision de la recherche que vous présentez n’est pas la réalité.

    Les ouvrages « grand public » écrits par les Luc Ferry et consort ne sont pas « de la recherche ». Ils sont écrits au fil de la plume, parfois ce sont des entretiens retranscrits, souvent aidés par des secrétariats (et je ne parle pas des « nègres » qui sont légion dans ce milieu…) et par l’éditeur qui table sur le nom de l’auteur pour vendre du bouquin.

    La recherche, c’est autre chose.

    C’est du travail en labo ou sur le terrain, ce sont des lectures permanentes, avec un suivi des productions nationales et internationales, c’est le traitement des données, souvent très long et fastidieux, avec des protocoles conçus, testés et rigoureux, c’est l’écritures des articles et des livres, c’est la préparation des colloques et des conférences, c’est l’organisation des programmes de recherche, c’est le très gros travail de direction des doctorants, c’est la gestion des équipes, sans parler de la lourdeur des tâches administratives, elles aussi de plus en plus écrasantes et kafkaïennes (pour ne pas dire courtelinesques)…

    Et bien sûr, tout cela, il faut le savoir, sans secrétaire, sans documentariste, dans la quasi-totalité des situations…

    Il faut avoir soi-même organisé, par exemple, une simple soutenance de thèse, avoir soi-même cherché des réservations d’hôtel, des réservations de transports, accueili des participants étrangers du jury, etc, pour se rendre compte du temps et de l’énergie bouffée pour la moindre action dans ce milieu, et je vous laisse imaginer ce que représente l’organisation d’un colloque avec 200 participants, avec des aides minimales (parfois proches de zéro).
    (je ne parle évidemment pas des gros mandarins et autres crocodiles des grandes facs de Droit, du Collège de France ou de l’Institut…).

    Bref : et tout cela ne représente que la moitié d’un « service » d’enseignant-chercheur…!
    Il faut y rajouter tout ce qui concerne les cours, leur préparation (là, il faut savoir que chaque cours est unique et doit être différent, sans parler des séminaires qui se renouvellent tous les ans : on évalue généralement à 10 heures de préparation pour 1 heure de cours), la direction des masters, les examens, la correction des copies, la gestion générale (étouffée par la « réunionite » stérile à l’oeuvre, là comme ailleurs), la mise en place presque tous les 4 ans des grandes « réformes » concoctées par les technocrates et idéologues politiques dans leurs cabinets ministériels… (rajouter des dizaines et des dizaines de réunions de 2 à 3 heures chacune pour interpréter la novlangue bureaucratique des textes abscons et mal écrits, et les tonnes de paperasseries à lire et à écrire…).

    Donc : les « congés universitaires particulièrement longs » (2 mois) se réduisent en fait à moins d’un mois (si l’on déduit le mois de congé de tout un chacun), ce qui est complètement dérisoire à l’échelle de toutes ces tâches…
    Et les calculs du genre 240 € de l’heure, euuuh… voilà un calcul poujadiste.

    Ce sur quoi il faut s’interroger, ce sont sur les différences de salaire qui atteignent, dans notre société, des taux complètement odieux et inacceptables.

    Il faut, là, comparer un salaire de 4500 (professeur en fin de carrière) et le SMIC à 1100 €. On a donc un différentiel de 4,1.
    Voilà la question : veut-on mettre en place des dispositifs légaux pour empêcher que dans notre société il y ait des écarts salarials trop importants, et quel serait le taux à choisir.
    Moi je réponds « oui », c’est indispensable.
    (Mais cela paraîtra sûrement démagogique de le fixer à 4 fois le SMIC… 😉 )

    • lavabo

      Totalement en accord, on ne peut pas réduire le travail d’enseignant-chercheur au seul enseignement. Le calcul pour arriver aux 20 euros/h est absurde et ne correspond pas à la réalite. Pour le quota horaire, c’est 192 h par an avec différents ratios: 1h TP= 1h, 1h TD = 1,5h 1h cours magistral = 2h (si je me souviens bien). Concernant les congès universitaires, ils sont pour la plupart des enseignants chercheurs du temps de rattrapage pour la recherche, l’écriture de manuscrits, la participation aux conférences etc etc…
      Sinon oui il y a des branleurs en facs du côté des profs
      et oui l’autonomie des facs est une très mauvaise idée

  • Léon

    J’espérais que vous réagiriez dans ce sens Colre. Tous les profs d’université sont supposés être des chercheurs ? Et existe-t-il un contrôle de ce qu’ils font exactement en dehors de leurs heures de cours statutaires ? ce qui m’a toujours frappé dans les universités c’est l’extraordinaire diversité : à côté d’enseignants qui se défonçaient dans leur travail, j’ai toujours vu des types qui visiblement ne faisaient rien d’autre que leurs heures statutaires et qui ne préparaient rien du tout au niveau de cours qu’ils récitaient à l’identique depuis des années. Les redoublants s’en apercevaient facilement. Pour dire les choses autrement : si on veut être fumiste comme prof d’université c’est tout à fait possible en toute et absolue impunité? Vrai ou faux, Colre ?

    • snoopy86

      c’est faux mais on en connait tous 😆

    • COLRE

      Léon, je vous indique ce que recouvre un travail de chercheur (et donc pour moitié d’enseignant-chercheur). J’informe qu’il y a un énorme travail « caché » que l’on n’imagine même pas et qui ne se résume évidemment pas à la simple addition des heures de cours : c’est que j’ai essayé de faire savoir à ceux qui l’ignoreraient.

      Maintenant, si vous me demandez si ce travail est bien fait et s’il y a des fumistes, cela relève d’une autre question, d’une question que l’on peut poser dans n’importe quel corps de métier.
      En tout cas, moi, des fumistes, j’en connais très peu, pas plus que dans un grand magasin quand on cherche un vendeur ou à Paris quand on veut réparer une fuite d’eau (sauf que là, ils y rajoutent en plus les cas d’escroquerie…)

      • Léon

        J’entends bien, Colre. Mais vous n’avez pas tout à fait compris ma question. Votre plombier si il ne vient pas il n’est pas payé et votre vendeur, si son chef de rayon s’en aperçoit il se fera virer. Un peu trop compliqué pour en parler simplement mais existe-t-il un moyen pour la communauté universitaire de mettre fin à de tels abus? Je sais que c’st plus rare qu’on le dit mais quand cela arrive c’est vraiment énorme.Je n’ai pas souvent enseigné en Fac, et c’était presque toujours dans le cadre du service de formation continue et dans l’audiovisuel. Mais à la fac de lettres de Montpellier je peux vous dire que des fumistes il y en a quelques-uns. C’était su et c’était la risée de tout le monde. J’ai enseigné dans cette fac pendant 5 ans de manière épisodique : je n’y ai rien vu changer de ce point de vue. Les types étaient toujours là, faisaient leurs 4 heures par semaine, sous-traitaient tout ce qu’ils pouvaient : les corrections en particulier.
        Cela a peut-être déjà changé et j’espère que cela changera avec l’autonomie des universités.
        J’aimerais bien Colre que vous nous en parliez de cette autonomie. Un petit nartic ? 😳

        • COLRE

          Je pense avoir bien compris votre question… 😉

          Votre plombier si il ne vient pas il n’est pas payé : SI, il vient, et de toutes façons on n’a pas le choix quand la fuite coule partout… et il vous facture des sommes effroyables, et aussi bien (je l’ai connu) pour de mauvais services… et on paye.

          votre vendeur, si son chef de rayon s’en aperçoit il se fera virer. NON, vous n’avez pas cette expérience, on dirait… La subtilité de l’incompétence ou de la « fumisterie » est remarquable dans ces métiers… car elle commence déjà au niveau des « chefs de rayon »… l’incompétence est reine, mon cher monsieur, et si l’on devait virer tous les incompétentes et tous les fumistes, la France s’arrête de tourner…

          mais existe-t-il un moyen pour la communauté universitaire de mettre fin à de tels abus? mais il n’y a pas plus qu’ailleurs « de tels abus », c’est ce que j’essaie d’expliquer…
          « Je sais que c’ »st plus rare qu’on le dit » : je ne vous le fais pas dire…

          « à la fac de lettres de Montpellier je peux vous dire que des fumistes il y en a quelques-uns. C’était su et c’était la risée de tout le monde. » c’est bien la preuve que ce n’est pas la norme, tout le monde en rigole et, en effet, c’est su de tout le monde… (comme le mauvais artisan connu de tous, ce qui ne l’empêche pas de gagner sa vie, et heureusement pour lui et pour tous les tocards qui ont bien le droit de vivre… 😉 )

        • COLRE

          « J’aimerais bien Colre que vous nous en parliez de cette autonomie. Un petit nartic ? »

          Alors là, ça m’étonnerait, aucune envie de me faire assassiner au coin du bois dans vos fils qui sont souvent mal famés dès que l’on se permet de donner un avis tout ce qu’il y a de fondé, pourtant, et qu’on accuse des pires maux partisans de la politique…

          J’ai compris, mon cher Léon : il faut, ici comme ailleurs, être poujadiste et surtout pas intellectuel ni de gauche ni fonctionnaire ! 😉
          Mais… bisous à tout le monde quand même… 8)

          • Léon

            Rhooooooo, Colre, vous charriez, là. J’ai pourtant essayé justement de faire la part des choses. C’est toujours le problème des amalgames: on ne peut pas parler de certains comportements inacceptables sans qu’on vous accuse de faire des généralités. J’ai tout de m^me posé la question sur les recrutements, les programmes, l’organisation de l’enseignement de quels pouvoirs dispose la communauté universitaire ?

            • COLRE

              voyons Léon, vous savez bien que je ne parle pas de vous… 😉
              Mais j’ai compris que tout ne pouvait pas se dire dans n’importe quel contexte n’importe comment…

              J’ai bcp mûri dans les 3 dernières années (merci AV !…) : il était peut-être temps :mrgreen:

              • Léon

                Vous pouvez y aller, si vous faites votre nartic ils devront nous passer sur le corps, au Furtif et à moi ! On recommence la muscu de suite… 😈

            • Buster

              C’est vrai que tu as changé COLRE ! 🙁

              Beaucoup mûri, je ne sais pas, pas vraiment sûr.
              Mais au moins, Avant, on pouvait te parler sans que tu n’exiges immédiatement des excuses si l’on n’était pas d’accord avec toi, et sans que tu ne ressasses sempiternellement tes rancoeurs.

              Et je n’y reviens que parce que tu en parles (toi qui pourtant ne commence jamais, comme tu dis !)
              Et pour les demandes d’excuses injustifiées : Next time tu pourras toujours attendre !

              • Léon

                Non, mais vous n’avez pas bientôt fini tous les deux ? Je vais vous mettre au coin tous les deux si vous continuez! 👿

                • D. Furtif

                  Un petit coup de temps en temps , ça ne peut pas faire de mal

                  Extrait d’un article paru le 3 février

                  .

                  Pour ma part, les efforts et le temps que je consacre à Disons se justifient par la volonté d’offrir une tribune à toutes les idées dans le cadre de la loi et de la correction des échanges.

                  Une idée défendue avec sincérité doit pouvoir passer l’épreuve du feu de la confrontation. Pour cela les attaques ad hominem et les insultes sont évidemment interdites. À chacun de faire l’effort de trouver les arguments et la force de conviction. Tous conviendront que les renvois perpétuels à des lectures extérieures , la multiplication des bolducs, les tartines de copié collé sont à l’opposé de notre vision de Disons

                  Ayant comme on dit des idées, je trouve salutaire de les mettre à l’épreuve de la discussion comme j’invite ceux dont les idées me sont étrangères à faire de même. Ce n’est pas un lieu de flatteries et de compromissions mais un asile où chacun avec le concours de ses facultés et de son honnêteté saura trouver un cadre qu’il ne trouve pas ailleurs. Ce n’est évidemment pas le cadre de prédilection de ceux qui se masquent derrière des liens et des références d’autorité . Les spécialistes du » Moi monsieur j’ai fait ceci « . C’est le lieu où on s’expose dans la nudité de sa propre vérité avec ses propres mots. C’est le lieu où on exprime à sa hauteur et avec ses moyens les idées que l’on s’est forgées, que l’on a reçues ailleurs et dont on veut prouver la validité. Pas de frime, pas de masque, on ose sauter du plongeoir. Tous conviendront que les injures scatologiques et les 140 à l’encéphalogramme n’ont pas leur place ici ni ceux qui les vénèrent.

                  J’ai la prétention de trouver assez exceptionnelle cette tentative c’est pourquoi je lui consacre tant d’efforts, de temps et très peu d’argent.

                  J’ai pu constater que malgré les déclarations multipliées et serments en tout genre, nombreux sont ceux qui préfèrent la compagnie de Gary Coupeur et viennent ici faire les « difficiles »

                  Dommage, je ne peux que leur répondre: Disons sera ce que nous avions décidé qu’il serait

                  .
                  Etant coutumier d’une expression « raide » je viens vous dire de ne pas prendre trop gravement et personnellement ces accrocs.
                  Perso je dirais que vous avez pleinement le droit d’être en désaccord sans que mutuellement vous vouiez à l’enfer.
                  RePerso continuez à vous chamailler ainsi vous offrez des distractions à ceux qui n’ont que cela pour justifier leur incapacité à entendre tout ce qui leur dissonne.

                  .
                  DISONS c’est aussi ça : le droit à la Dissonnance.

              • COLRE

                « j’exige immédiatement des excuses » ? où as-tu été inventé cela ? 😯
                C’est Léon qui a proposé par malice que tu m’offres des fleurs numériques… que j’ai acceptées pour les mêmes raisons, par un jeu et souci de bonne compagnie.

                Et décidément, tu me lis mal (et ce n’est pas la première fois) : si « j’ai mûri », justement, depuis 3 à 4 ans, comme je l’ai clairement exprimé, c’est bien de ne plus croire aveuglement aux bienfaits de la discussion et de l’échange d’idées envers et contre tout, alors qu’ils sont à l’évidence illusoires entre certaines personnes.
                J’applique donc désormais avec toi ce principe, et je te propose, Buster, qu’on en reste là : tu ne me parles pas et je ne te parle pas.

  • yohan

    240€ de l’heure, comparé au maxi horaire de ce qu’un médecin de campagne peut espérer toucher au mieux, une fois déduits ses charges fixes, soit 60€ € suffit à illustrer les écarts de traitement entre les uns et les autres. Les hauts fonctionnaires font main basse sur l’argent public tout en pondant des lois d’emmerdement maximum pour les employeurs et salariés du privé.
    J’imagine que la retraite de Luc Ferry (prof, ministre, …) sera à la hauteur de son bagout.

  • Léon

    Un « ami » signale qu’en cas de détachement c’est l’organisme qui accueille le détaché qui paye et non l’organisme d’origine. Dont acte, j’ai fait une erreur. Dans le cas de Luc ferry, c’était donc une délégation et pas un détachement qui obligeait l’université de continuer de payer ses salaires . Mais cette délégation a été interrompue en octobre 2010. Ce qui explique que l’université réclame les cours qui n’ont pas été faits.
    En revanche les lecteurs de cet article peuvent-ils me dire s’ils comprennent que j’y ferais « l’apologie de Luc Ferry » et « déverserais mon aigreur sur les profs d’université » ?
    Parce que en fait d’aigreur…

  • ranta

    Salut Léon. En réponse à ta question, non, je ne l’ai pas lu ainsi.

  • Le péripate

    Poujadiste ! Ca fonctionne un peu comme ultra-libéral, facho, ou raciste, ça interdit de penser que :

    – les hommes politiques sont d’une utilité douteuse au mieux et sont nuisibles le plus souvent.
    – que les services rendus ne sont pas à la hauteur de leurs émoluments.
    – que lorsque la ponction des fonctions étatiques au sens large dépasse la moitié de la richesse de la société il y a largement de quoi en distraire pour servir les copains.

    Toutes choses qui ont peu à voir avec l’antiparlementarisme et l’antisémitisme de Poujade. Reste l’aspect révolte fiscale.

    • yohan

      Péripate a raison. Objectivement, combien parmi le personnel politique méritent nos louanges, pour leur dévouement, leur sérieux, leurs compétences, leurs résultats ?
      Ce personnel politique est plus souvent sorti à coup de pied au cul par les électeurs, ce qui ne les empêche pas de revenir par la fenêtre. Il faut croire que la pitance est bonne et vaut bien d’attendre de se remettre dans la file d’attente, en lorgnant sur un nouveau portefeuille, quitte à se renier.

      • D. Furtif

        Bonsoir Yohan
        Cette globalisation sommaire conduit à offrir une bonne cache aux fumistes voire aux escrocs au milieu des gens dévoués salis inutilement pour beaucoup et très injustement pour un grand nombre.
        Je fais le diagnostic d’une malveillance pas plus fréquente chez ces gens là que chez les garçons coiffeurs ou les boulangers.

  • Léon

    Sacré Peripate…
    « Les hommes politiques sont d’une utilité douteuse au mieux et sont nuisibles le plus souvent » Vous y incluez Churchill, de Gaulle, Ghandi, Ben Gourion, Napoléon et j’en passe ? Ca c’est du poujadisme, du vrai.
    « Services rendus pas à la hauteur des émoluments », ben là encore, faut voir. Il y a des démocraties où les fonctions politiques ne paient pas beaucoup. En outre je suis persuadé que c’est bien la diffusion des idées libérales qui a pourri la politique en introduisant des idées comme « tout s’achète et se vend », ou en considérant que l’on investit sur un homme politique et que l’on en attend un retour. La corruption n’est sans doute pas propre au libéralisme mais, à la différence des autres systèmes, elle est parfaitement cohérente avec lui. Et lorsqu’on diffuse ce modèle de comportement qu’est l’arrivisme financier, il suffit qu’une économie en crise le rende plus difficile pour que de petits malins se tournent vers la politique qui devient un moyen comme un autre pour s’enrichir. Il fut un temps où il était conseillé d’être déjà riche pour se lancer en politique.
    Et il y a largement de quoi servir les copains dans une entreprise privée. Et là, contrairement à la sphère étatique c’est carrément une vertu…

    • Le péripate

      Un Edison vaut 200 Churchill, un Bill Gates 1000 De Gaulle, et Gandhi est grand par son refus de l’usage d’un moyen du politique, la violence. Voila ce que votre définition sans dimension historique, définition ad hoc, appelle poujadisme.

      Un changement d’employeur suppose pour le vulgus pecus un changement de contrat. Ne pensez-vous pas que Bernard Thibaud devrait être payé par la CGT ? Ou fait-il partie de ces experts selon vous indispensable, en contradiction d’ailleurs avec l’esprit démocratique ?

      J’appelle simplement un chat un chat.

      • Léon

        Vous avez plus d’admiration pour Edison ou Bill Gates que De Gaulle ou Churchill ? Je me demande bien comment vous êtes fabriqué, vous… Que vient faire Bernard Thibaud ici ?

        • Le péripate

          De l’admiration, c’est une drôle d’idée. Non, je constate simplement que nos vies ont bien plus été transformé par ces hommes, des entrepreneurs, que par vos politiques.
          Quand à votre question sur Bernard Thibaud, ce n’est qu’un exemple de fonctionnaire détaché, ou délégué, comme vous voudrez. Je crois que c’est dans le sujet.

          • Léon

            Il faudra un jour qu’on vous explique, Peripate comment « le marché » via la réussite de Bill Gates a imposé au monde entier un système informatique mauvais, mal conçu, cher, très coûteux en mémoire et très perméable aux virus. En gros l’un des plus mauvais systèmes possibles. Quant à la « transformation de nos vies », sans Churchill par exemple vous vivriez sous la botte du régime nazi dans une société totalitaire et antisémite et je me demande ce que vous auriez fait de votre « ordinateur »…
            Pour Bernard Thibaud, je ne sais pas qui le paye pour ses fonctions de secrétaire général de la CGT. Et cela n’a pas une grande importance s’il fait correctement son travail.

            • ranta

              Bernard Thibaud était sur RTL avant hier matin, il a répondu à cette question : c’est son employeur et il dit qu’il touche 1400euros par mois. Il n’a précisé si c’était du brut ou du net.

            • Le péripate

              Ah, si vous êtes informaticien en sus d’être un économiste avisé, je n’ai plus rien à dire.

              Et donc, sans le cigare de Churchill, je parlerais allemand.

              C’est beau, c’est simple, c’est facile à comprendre.

              J’aurais bien quelque remarque sur le culte du chef, mais à quoi bon.

              Incidemment, mais ça n’a rien à voir, j’ai appris que le grand Alexandre s’était conduit en criminel de guerre en Inde, que les fameuses forteresses conquises n’étaient que petites bourgades mal défendues, et que sa conquête s’était faite sur les traces des souverains achéménides.

              Une légende qui s’effrite.

              • Léon

                Meeeeuh non, Peripate, je ne suis pas informaticien, à Dieu ne plaise! Mais des informaticiens m’ont expliqué. Faut que je retrouve cet excellent petit bouquin qui explique pourquoi le système de Microsoft est un très mauvais système.
                Et si vous parlez des méthodes d’Alexandre, on peut aussi dire des trucs sur celles de Bill Gates qui a beaucoup plus pillé que inventé… Au fond vous êtes un blasé du côté politique et un naïf du côté économique….

                • Le péripate

                  Je crois que de vivre un jour ou deux au siècle de Périclès vous ouvrirait un peu les yeux sur l’exceptionnelle aventure humaine d’aujourd’hui. Bon, les hommes politiques fascinent et sidèrent, c’est une raison de leur pouvoir sur nous. Avez-vous entendu parler de la Boetie et de l’esclavage volontaire ?

                  Toujours est-il que le pouvoir de Gates est assez limité, j’ai moi-même un Mac. Alors, ma naïveté…

    • Le péripate

      Si je comprends bien, il faut rechercher les bonnes institutions étatiques qui ne sont pas corrompu par l’idéologie libérale. Avez-vous des exemples à me proposer ?

      😆

      • snoopy86

        Touche pas à De Gaulle et encore moins à Churchill :mrgreen:

        Péripate est un gauchiste repenti qui voudrait se faire pardonner en encensant des boutiquiers 😈

  • Léon

    Wikipedia : « Le poujadisme peut surtout se définir comme une rébellion sectorielle érigée en vision du monde puisant dans le répertoire de la révolte contre les « gros », le fisc, les notables et le rejet des intellectuels au nom du « bon sens », des « petites gens ». »

  • Beau coup de gueule qui donne envie d’en lancer d’autres.
    Mais, comme le souligne Colre, le cas de Luc Ferry est mis en avant pour le discréditer pour avoir lui aussi lancé son coup de gueule. A ce propos, que je sache, le monde entier (de la Corée au Royaume-uni) parle de Jack Lang mais en France, » le respect de la vie privée » sanctifié quand ça arrange, semble avoir muselé les journalistes.
    Je connais des enseignants chercheurs qui bossent comme des dingues et des profs détachés itou. Je connais aussi des fonctionnaires qui ne s’occupent que de leurs affaires personnelles, y compris des activités politiques.
    On ne peut donc pas mettre tout le monde dans le même sac. Un enseignant, boulot difficile, a quand même le droit de sortir de classe pour faire autre chose avec ses compétences et son expérience. Pour ce que j’ai vu, les places sont chères.
    Un truc me choque, les appartements de fonction. Près du Lycée Bergson, il y a un immeuble entier au milieu d’un joli jardin fleuri et arboré, entièrement consacré au logement du top personnel. Je trouve cela choquant.
    Autrefois, il était légitime de loger l’instituteur de campagne mais quel est le sens du logment de fonction à Paris?

    Tant qu’on y est, on pourrait aussi parler des abattements fiscaux….Pourquoi les journalistes ont 30% d’abattement? parce que quand les députés se sont votés le leur, les journalistes ont dit: si vous ne nous donnez pas la même chose, on vous dénonce…Et chaque fois qu’on remet en question l’abattement des journalistes, ils trouvent une nouvelle menace….

    Et les emplois aidés? toutes ces entreprises qui pleurent après le « trop de charges », font quand même des benefs et se font payer des employés par l’Etat…Les VIE par ex. et en plus, les entreprises sont radines avec leurs emplois aidés…Je connais le cas d’un jeune …

    C’est bien connu, en France tout le monde rouspète mais tout le monde magouille et tire la ficelle à soi. Tiens un truc stupéfiant : l’avocat fiscaliste dont la spécialité à ciel ouvert est d’aider le riche contribuable à payer le moins d’impôts en utilisant toutes les failles du système fiscal.

    • COLRE

      Aria,

      En fait, c’est toujours la même question, comme sur les forums : on devrait accuser l’institution, débattre sur les idées, et non pas s’en prendre à la personne (sauf nécessité évidente, genre Sarkozy, DSK…).
      Et ce n’est jamais ce qui arrive…

      Pour dire que Ferry, pauvre pépère, est un pion au milieu des 70 000 sinécures de la république… ni plus ni moins. Sa situation est sans intérêt particulier. Mais voilà: il en est le symbole…
      Et on le jette en pâture… Pendant ce temps-là, on se couvre.

      (J’ai souvent remarqué que s’en prendre à la personne est une tendance de la psychologie de droite, et s’en prendre aux idées est davantage la tendance de gauche… (je vais encore me faire assassiner… 😉 )

      Ce que je remarque, c’est que depuis la meute anti-Ferry, plus personne n’osera risquer de lever le voile sur les tabous du scandale sexuel… vous avez remarqué ?
      Désormais, motus…

      Un bon truc pour durcir l’auto-censure, qui est la vraie censure de la démocratie (d’une parfaite efficacité).

  • Le péripate

    Je n’avais pas encore parcouru les commentaires. Je dois reconnaitre Leon que, au minimum, vous percevez l’acuité du problème concernant l’Université. A contrario, je suis proprement effaré par la position qui consiste à dire « c’est n’est pas pire qu’ailleurs ». A comparer avec, selon moi, avec le fameux  » ce n’est pas moi , monsieur ». Ou la capacité de déni en action.

  • COLRE

    Salut péripate,
    Laissez donc les gens libres d’être ce qu’ils sont… fumistes, pas fumistes, compétents, pas compétents, pires, meilleurs…
    Vous voulez faire quoi, exactement ? changer l’humanité ? 🙄

    • Le péripate

      Un agoriste n’a de projet que pour lui-même. Je ne suis que sur la défensive. Et je suis d’accord : trop nombreux sont ceux qui s’occupent des affaires des autres. N’est-ce pas ?

      Bon au boulot et bonne journée.

      • Léon

        Euh… C’est quoi un « AGORISTE » ? Un accroc aux films gore ?

        • Le péripate

          Non ce serait quelqu’un qui n’aime pas les films gore, à cause du privatif a.

          Je suis certain que google est votre ami. Mais c’est sans intérêt. Enfin sans intérêt pour qui pense qu’à chaque problème il y a une taxe ou une règle en réponse et que le monde serait bon s’il n’y avait pas ce foutu complot libéral.

          • Léon

            Alors j’ai été voir. Pfff… Vous finirez mal, Peripate. Vous me donnez l’impression de vous enfermer dans un système de pensée aussi totalitaire que celui que vous prétendez combattre. Déjà faut réapprendre à parler pour discuter avec un libéral… Moi je suis plutôt du genre arigoriste que agoriste !

            • Le péripate

              Je ne sais si l’addition est totalitaire, mais ça marche. De fait je ne combats aucun système de pensée, je souhaiterais simplement ne pas être sacrifié au nom de grands principes abstraits. Libre à vous de vivre dans une communauté de tel ou tel type, mais la prétention de l’étendre à l’humanité entière, donc moi y compris me chagrine.

              Ce n’est pas compliqué à comprendre. Et je ne vois pas ce qu’il y a de totalitaire là dedans.

  • yohan

    On peut quand même changer les moeurs, non ?