Polémique absurde à propos de Jules Ferry.

Voilà que l’hommage rendu à Jules Ferry par François Hollande soulève à nouveau un de ces débats à la noix, nourri par la culpabilité coloniale et l’idéologie de la repentance: il faudrait que l’on n’oublie pas, en même temps que l’on célèbre le fondateur de l’école publique laïque gratuite et obligatoire, de le condamner en tant que partisan de la colonisation et pour ses propos sur les « races inférieures » qu’il faudrait « éduquer »***.

Sauf qu’il faudrait peut-être aussi noter, surtout dans le contexte particulier du XIX e siècle, une certaine cohérence entre les deux.

Ne voit-on pas d’abord qu’il y a une contradiction fondamentale entre « éduquer » et « races inférieures » ? Une race biologiquement inférieure ne peut pas être «éduquée» par définition. Elle n’a pas les aptitudes à cela.  Essayez d’apprendre à une amibe à chanter la Marseillaise ou l’algèbre à un chimpanzé…

Les théories racialistes, voire, racistes étaient à la mode au XIXe siècle et Jules Ferry n’a été qu’un individu dans une société qui, globalement, considérait la civilisation occidentale comme supérieure, peut-être pas à toutes les autres, mais au moins à quasiment toutes celles que le colonisateur a trouvées sur place. L’Europe avait été la seule à accomplir la révolution libérale puis la révolution industrielle, phénomène sans précédent dans l’histoire de l’humanité, ce qui lui donnait une avance