L’Ukraine . Tout allait si bien pourtant.

Après le référendum en Crimée, une nouvelle guerre froide? Vint trois ans après la chute de l’URSS, l’économie Russe basée sur la privatisation/pillage

des année 90 est intégrée à l’économie mondiale en crise. La crise de l’Ukraine est-elle autre chose qu’un simple bataille de Chiffonniers

a) Tout allait si bien . Quelle déception

Les affaires Ukrainiennes ont connu ces derniers jours un développement très apparemment non souhaité par l’occident, ses chancelleries , ses stars politiques et ses officines médiatiques. Saisissant l’occasion et suivant l’exemple de Kiev rompant, de sa seule autorité, son union organique avec Moscou, la Crimée s’est autorisée à suivre le même mouvement en se séparant d’avec Kiev.Pour ce faire , en tant que région autonome, elle n’a pas suivi stricto sensu l’exemple de la place Maïdan mais au contraire elle a usé de voies apaisées et légales voire légalistes en réunissant son parlement pour organiser un référendum.

Rappelons que cette région _ La Crimée_ ne fut rattachée à l’Ukraine qu’en 1954 par la volonté du Prince Khrouchtchev. Rappelons aussi qu’avant les résultats rien n’était simple ni joué à l’avance. La base militaire maintenue de Sébastopol , une population russophone à 58%, Ukrainienne à 27%, des Tatars revenus depuis 1989 constituait un mélange hautement explosif et propice aux affrontements communautaires.

b) À l’Ouest rien de nouveau.

C’est en usant et abusant du registre de l’émotion scandalisée et de la bonne foi trompée que les chancelleries occidentales _ Washington, Berlin, Paris , Londres_ accusent Poutine d’avoir ourdi un complot poussant le parlement autonome de Crimée à offrir à sa population la possibilité de répondre à sa manière aux slogans réitérés de démocratie et de liberté lancés Place Maïdan.

En bref , il y aurait de la triche à exprimer une opinion et suivre une voie qui ne seraient pas celles espérées à Paris Londres Berlin Washington . Pour preuve de leur parfaite retenue et de leur non intervention l’OTAN ne vient-il pas d’organiser des manœuvres aériennes en Roumanie et en Pologne. On ne peut faire plus placide.

C’est assez pour que la presse occidentale fasse donner les grandes orgues , en soignant son lexique.

  • Référendum illégal
  • Agression Russe
  • Annexion de la Crimée par Poutine le tyran

Pourtant de Simféropol en Crimée à Donetsk et Kharkov la population est majoritairement russophone. Sauf à être complètement ignare ou volontairement obtuse la nouvelle bande portée au pouvoir à Kiev ne peut l’ignorer. Ne pourrait-on pas dire que le pouvoir nouveau de Kiev a de tels soutiens que rien ne semble lui être interdit ?

Réhabilitation des bandes Nazis

À quoi venons nous d’assister sous les cris d’acclamation émus des capitales occidentales et d’un Fabius ( encore une fois ) tout occupé à tresser sa propre gloire ?

Stépan Bandera collaborateur des nazis de la première heure en 1941 lors de l’invasion de l’URSS est réhabilité par de nouvelles lois. Le parti SVOBODA qui s’en réclame est porté au pinacle. Les forces politiques qui proposent la sécession, jusque là ultra minoritaires, ont désormais le vent en poupe dans un pays qui compte plusieurs dizaines d’équivalents d’Oradour sur Glane. Lire ou Relire les Bienveillantes.

On comprend alors que l’Est russophone passe à un état de quasi sécession êu en accord avec ce qui se passe à Kiev

c) Cette situation politique a un sous bassement , il explique aussi la partialité orientée des occidentaux

La situation financière du pays incite le nouveau gouvernement à mettre en place un train de mesures budgétaires

Pas de solution miracle , ici comme ailleurs on emploie les mêmes recettes.

Couper les dépenses sociales

Réduire de 50% les retraites de ceux qui travaillent encore ( qui sont contraints de continuer à travailler pour avoir le droit de recevoir 150/160$ de retraite par mois)

Tout cela doit être mis en place avant la fin du mois de Mai.

En attendant, à échéance du 31 Mars les collectivités locales doivent impérativement enclencher le processus en augmentant les recettes (les ponctions) de 2 % et en réduisant les dépenses (les versements dus ) de 1 %

Il faut impérativement réduire le budget de 65 à 80 milliards de grivnas ( 5 à 6,2 milliards d’euros)

Baisse des Aides de l’État aux mines.

De puissants intérêts, très éloignés du souci de répondre aux besoins de la population viennent rappeler que l’Ukraine est appelé à entrer dans le marché mondial et ce faisant répondre à ses exigences. Sans une réduction drastique des coûts de production les activités minières en Ukraine , en Sibérie , en Afrique du Sud, en Chine ne présentent plus aucun intérêts aux yeux des généreux contributeurs du FMI. Sans leur aval pas question que le dit FMI contribue à l’entretien de ce genre d’activités économiques au rendement financier insuffisant .

En clair et en bref le marché mondial frappe à la porte de l’économie ukrainienne armé de sa thérapie de choc. Fermer les mines d’ici et se fournir ailleurs en produits miniers voilà qui est vu par un bon œil par les financiers internationaux, voilà la vraie raison du soutien jusqu’à présent sans failles des places de Paris Londres et Berlin , voilà la raison du concert unanime de louanges des gouvernements et médias. Bien sûr nous pouvons prévoir (pour après) le rachat des dites mines locales par un consortium de généreux donateurs totalement étrangers à cette manœuvre …bien voyons ! ( désintéressés les investisseurs donateurs)

Ce qui attend l’Ukraine c’est de prendre le chemin de la Roumanie, où 120 000 emplois ont été liquidés en 20 ans sur injonction du FMI puis de l’Union Européenne.

Les travailleurs Ukrainiens l’ont bien cherché.

Rappelons que nous ne les avons pas vu en cohortes organisées sur la place Maïdan et comment il y a 25 ans  les travailleurs Ukrainiens en totale dissonance avec le concert des Nations voyant s’effondrer les anciennes barrières économiques les protégeant de la loi du marché, se sont mis en grève en 1989- 1990, comme ceux de la Russie , pendant des mois.

Ils ont , à leur mesure avec leurs moyens fait obstacle aux derniers plans de la bureaucratie, aux premières mesures de la Perestroika de « libéralisation »

C’est dans la tentative de disloquer cette force de résistance toujours présente….Cette force dont on a pu avoir remarqué au passage l’absence sur la place Maïdan….que les gouvernements américains et européens dans une union cynique sont arque-boutés avec des objectifs qui sont à l’opposé des slogans affichés et des intérêts du peuple Ukrainien.

Les travailleurs de ce pays , russophones ou pas, ne se font aucune illusion sur Poutine mais ils s’en font encore moins sur l’Europe. Ce n’est pas ce que nous serinent tous les soirs les micros trottoirs et les « experts » réunis tous les soirs à la Télé à « C’est à dire » «C’est dans l’air » Vous l’aurez remarqué les travailleurs ukrainiens passent assez peu à la télévision , leurs organisations encore moins.


d) Alors la Crimée ?

Rattachement à la Russie. Même si les organisations porteuses de ce slogan n’étaient qu’ultra minoritaires ( 4% aux dernières élections en Crimée) on aurait pu parier sans risque sur leur succès écrasant. La population a choisi le rattachement à la Russie. Pas compliqué , elles y a été quasi poussée par les premières mesures de la bande de la place Maïdan, étant par ailleurs russophone dans son immense majorité . Une sorte de moindre mal en quelque sorte

Les chiffonniers rappellent leurs exigences et ils se conduisent comme des chiffonniers

Il faut examiner attentivement des premières mesures économiques, et celles qui sont annoncées

  • Réformes obligatoires d’une économie encore trop intégrée à la Russie

    manifestation en l’honneur des nazis, blog çanempêchepasnicolas
  • Déclarations du FMI en visite à Kiev à l’automne 2013 réclamant la hausse du prix du gaz, le gel des salaires et des retraites et des coupes budgétaires

Hélas pour ces ambitions avides et impatientes. Le ministère Azarov sous le gouvernement Ianoukovitch n’a pas osé et a choisi tout au contraire pour obtenir de l’argent detemporiser avec cette exigence en une collaboration plus étroite avec l’économie Russe.

  • L’influence ouverte du FMI,
  • l’intégration des nazis SVOBODA,
  • l’interdiction de la langue Russe,
  • l’appel à la mobilisation armée,
  • accompagnées par la poursuite des manœuvres militaires de l’OTAN…etc…incitent de plus en plus « d’Ukranophones » à rejoindre les manifestations dans l’Est du Pays , au début simples démarcations d’opposition politique à la ligne de KIEV mais de plus en plus adoptant la position de la Sécession moindre mal.

C’est à un processus de dislocation que nous assistons , voire de Libanisation qui ne serait pas sans faire plaisir aux occidentaux comme ultime recours pour empêcher la perte de la Crimée qu’ils croyaient déjà tenir en leurs mains. Elles ne seraient pas hostiles à faire jouer aux Tatars un rôle qui dépasserait leurs capacités et leurs moyens.

Quand on réalise ce que certains envisagent en mettant à l’ordre du jour une politique de sanctions . On est en plein dans l’ordre de la Chimère. On peut d’ailleurs se demander quel film fantasmatique se jouent les gouvernements et les chancelleries car la Finance , elle, commence à émettre plusieurs bémols.

La City londonienne , un des centres financiers de l’économie Russe depuis sa mutation en 89/90 en économie de pillage et de prédation a déjà signalé son opposition à ce nouveau cours. Aux yeux des hommes de Londres et de leurs semblables européens c’est leurs intérêts qui sont en jeu. D’autre part , l’Allemagne ne peut oublier qu’elle est dépendante pour son gaz du bon fonctionnement des échanges avec la Russie. C’est 200 000 emplois qui sont en danger avec cet aventurisme.En général il faut bien se résoudre à admettre que la Russie est désormais intégrée au marché mondial et que toute sanction contre elle remet en cause des intérêts qui sont , eux , occidentaux.

….

Alors alors…

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Pour ce qui nous intéresse au premier chef, on peut se demander dans cet affaire quel cap la politique française a choisi. Quels éléments sauf une russophobie hors d’âge la nourrissent Quel cap pour la France ?La France qui tient à se distinguer par son caractère jusqu’au-boutiste ( refus de livraison de navires) et par sa manie de remettre de l’huile sur le feu.

Même politique , mêmes objectifs , mêmes résultats en Libye et en Ukraine.

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Léon
Léon

Je tiens à signaler que seule une infime minorité d’ukrainiens n’est pas russophone, c’est un héritage de l’URSS. Dans les zones qui se revendiquent identitaires ukrainiennes, on parle les deux langues. Bien plus qu’en Belgique le Wallon et le Flamand…

Léon
Léon

Rappelons aussi la réhabilitation du personnage très controversé de Simon Petlioura qui a eu lieu sous la présidence de Viktor Iouchtchenko.

Léon
Léon

Je constate actuellement sur le net, que la gauche quantique est bien embêtée avec cette affaire. D’un côté on a une sorte d’autocrate qui ne fait pas trop dans le détail et de l’autre une « révolution » qui, à l’examen, n’est pas si propre que cela, sans même parler des neo-nazis qui l’encadrent. Alors ils ne savent pas trop qui choisir. Mais il a suffit que certaines personnes classées à droite ou à l’extrême droite selon eux, donnent plutôt raison à Poutine pour qu’immédiatement, ils en déduisent que la position politiquement correcte soit de le condamner. Jamais ils ne réfléchissent par eux-m^mes ces gens-là. Il leur faut un catéchisme.

Léon
Léon

L’observation de Furtif sur l’absence des ouvriers place Maidan est tout à fait pertinente et devrait inciter à se poser des questions quand on se contente de traiter Poutine de dictateur. ( Ce qui n’est pas tout à fait faux au demeurant…)

Choase
Choase

« Stépan Bandera collaborateur des nazis de la première heure en 1941 »
Oh, il y en avait aussi qui collaboraient avec Staline, ce n’était pas forcément mieux ni plus moral ni moins condamnable à mon sens, surtout vu ce que le Géorgien leur avait fait subir quelques années auparavant. Ceux qui en étaient conscients malgré la propagande martelée incessammant, on peut comprendre qu’ils se rapprochaient des nazis, sans l’excuser, mais « tout sauf Staline » n’était pas complétement dénué de sens à l’époque, surtout en Ukraine. Il y avait bien des Allemands qui ont collaboré avec Staline, on en fait pas autant pour eux, et pourtant, entre la Stasi, la Gestapo ou encore NKVD, mon coeur balance …
Je pense que les critères moralo-politiques à l’orée de la 2ème guerre mondiale, surtout en dehors de l’Europe occidentale , ne correspondaient pas vraiment au paradigme actuel – le stalinisme, ayant gagné la guerre à la Pyrrhus en sacrifiant sans compter et sans une stratégie solide, juste celui du sacrifice et d’attente de l’hiver , par millions, les vies des jeunes Russes enrôlés souvent de force tout en envoyant des juifs (entre autres) dans les camps sibériens, où ils n’étaient, certes, pas gazés, mais morts d’épuisement et de froid, belle consolation. Fustiger des nazis ukrainiens sans parler des collabos staliniens est un peu asymétrique à mon sens.
Poutine je le vois comme un chef d’un clan au pouvoir, tirant les ficelles des dictateurs – marionettes dans les pays voisins, tel Loukashenko ou Nazarbaïev, Berdimuhamedov…, bridant progressivement la liberté d’expression et les processus démocratiques, emprisonnant les opposants, assassinant les journalistes et les whistleblowers . Aussi dangereux que l’ignoble Géorgien pour qui les millions de morts étaient juste des statistiques.

En outre, je ne comprends pas trop que d’un côté on fustige la City londonienne et sa mutation en économie de pillage et de prédation, mais dans le même paragraphe on déclare que la Russie est désormais intégrée au marché mondial. Donc, la Russie, ce n’est pas l’économie de pillage et de prédation, la City oui? Il serait utile de relire Animal Farm, peut-être.

Léon
Léon

On a tort, à mon avis (mais je tombe aussi parfois dans ce travers), d’évaluer les événements d’aujourd’hui à l’aune de ceux d’hier. Les bandéristes, c’était il y a plus de 50 ans. Regardons plutôt Svoboda, les néo-nazis actuels d’Ukraine et leur rôle dans l’encadrement du nouveau pouvoir. En face ce n’est pas Staline.

snoopy86
snoopy86

Ne va-t’on pas un peu aussi en les qualifiant de néo-nazis ?

Tous ces gens, russes comme ukrainiens ont des références dans cette histoire des années 40 et des deux côtés leurs familles ont été victimes de totalitarismes qu’il convient de renvoyer dos à dos. Je l’ai déjà écrit ici, barbelés et miradors étaient les mêmes, seule changeait la couleur des uniformes.

La seule chose dont je sois sûr, c’est que nous n’avons rien à y foutre et que le seul risque c’est que sans gaz pour se chauffer et se laver il risque de régner une odeur de poney sauvage chez le chauffeur du train blindé 😆

Léon
Léon

Il y a le côté très antisémite qui force l’amalgame.

Choase
Choase

Le patrimoine historique des services publics, de salaires et de protection sociale s’est développé surtout en Europe occidentale, dans l’URSS il y avait les soins gratuits, certes, mais rien ne vous protégeait contre les agents de NKVD qui venaient vous cueillir chez vous la nuit pour envoyer arbitrairement aux travaux forcés . Le léninisme a bien-sûr pris la très pertinente analyse sociétale de Marx pour base, mais le nazisme aussi s’est basé sur la vision philosophique pas moins pertinente de Nietsche. L’enfer est pavé surtout de bonnes intentions. Je n’ai jamais écrire que les acquis sociaux sont à détruire, mais je voudrais souligner que curieusement elles étaient appliqués surtout dans les pays non-communistes (et non nazies aussi, d’ailleurs). Les quelques « reliques » (tiens, un petit coup de sémantique quantique) sociales qui empêchent les « maitres du monde » de piller en paix la populace ne sont pas là grâce à Oulianov, ni Djougashvilli, mais grâce à la LIBERTE d’expression que ces « maitres du monde » étaient obligés à concéder pour ne pas subir le sort du Tzar et sa cour. Mais c’est aussi grâce à cette LIBERTE que l’on s’est débarassé du nazisme. Quand on parle des acquis sociaux grâce à la pression des masses nourris par les beaux discours sur la revolution prolétarienne , il ne faut pas oublier que c’est les méchants capitalistes qui sont venus par delà les océans pour nous sauver de nos propres démons (décidément, la sémantique quantique …) Et ne me parlez pas des exploits de l’Armée rouge, qui pratiquait la stratégie de la terre brulée, à entendre les témoignages des gens ayant profité de cette « libération », ils était bien pire que les nazis. La LIBERTE a fait qu’aux USA les médias n’étaient pas tous à la solde de l’Etat, l’armée américaine devait donc se soucier de son image, ne pas violer, tuer arbitrairement les populations qu’ils « libéraient », il y avait quand même une certaine transparence. Ce n’était pas du tout le cas de l’Armée Rouge qui a laissé un très mauvais souvenir aux populations qu’elle a occupé. La situation des pays européens après la guerre démontre bien cette différence. Quant à la résistance yougoslave, elle a tué bien plus de Yougoslaves que les nazis. La vengeance des véritables traitres et collabos: des apparatchiks à la solde de Djougashvilli, a fait un demi million de morts rien qu’en 1945, et seulement à partir du mois de mai. On en a… Lire la suite »

Choase
Choase

Pardon, mauvaise manip, ça a atterri au mauvais endroit. C’est bien sûr ma réponse à Furtif dans notre échange plus haut.

ranta
ranta

« , c’est un peu comme dire que c’est grâce aux éclairs que l’on a des paratonnerres. »

Mais… c’est parfaitement exact. Sans foudre pas besoin de paratonnerres.

Sinon, tous les glands de gauche que tu cites ne sont les idiots utiles du système. La modialisation implique la fin des nations et la libre circulation des personnes dans un multi-culturalisme qui divise les gens. Pendant qu’ils se battront pour savoir s’il faut plus de mosqués que d’églises, s’il faut du halal dans les cantines et toutes les autres conneries du même tonneau, pendant ce temps là les lois de protections sociales, le droit du travail et les salairs seront battues en brèche.

On fait vraiment pas plus con que la gauche quantique, laquelle est extrêmement majoritaire à gauche.

Choase
Choase

Ranta, il y a une différence entre « grâce à » et « à cause de » :smile:. Mais je suis à 100% d’accord avec le reste. D’ailleurs, ça fait des années que je ne dis plus que je suis « de gauche », même si je préfère le progrès au conservatisme et que les gens qui se déclarent « de droite », je les trouve en grande majorité plutôt cons, mais récemment j’ai été surpris de trouver plus de cons qui se déclarent « de gauche » que parmi les gens qui refusent ce catalogage.