Fin du solfège et de la flûte à l’école: pourquoi c’est une mauvaise nouvelle

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L’histoire de la fin de la flûte dans l’enseignement musical de l’école pour remplacer par du chant, date de 2004 et me désole profondément. Évidemment, plus que cette fin, c’est surtout celle annoncée de l’enseignement du solfège qui chagrine.


Anciens contre modernes?

Il est assez facile d’étiqueter ce débat comme une querelle d’anciens contre modernes,  de vieux cons contre de jeunes plein d’idées, d’en faire le procès de l’immobilisme ancré dans le passé face au nécessaire besoin d’innovation et d’adaptation. Comme si le sens de l’histoire et du progrès était toujours écrit à l’avance et qu’il n’y avait rien qu’on ne pût faire ou dire.

Comprenons-nous bien, je ne regrette pas l’arrêt de ces enseignements par nostalgie ou passéisme. Je me souviens du joyeux bazar de ces flûtes dont on arrivait péniblement à sortir trois notes correctes 1, mais la nostalgie n’a jamais été de bon conseil pour l’avenir. Ce qui me désole c’est que l’époque contemporaine semble considérer toute difficulté ou contrainte comme inconstitutionnelle. Considérer que la contrainte fait aussi grandir, que la difficulté façonne et élève, c’est être irrémédiablement mis au banc des odieux connards. Voire soupçonnés de je ne sais quels pêchés lèse-majesté-sociétale.

Dis papa c’est quoi un instrument de musique?

La flûte, c’était la possibilité pour les enfants de familles non friquées, de toucher réellement leur premier instrument de musique. Quelque chose qui avait à voir avec la fabrication et la manipulation et non la vision dans un documentaire ou un musée. Certes, et je suis d’accord, ces dernières années, ces flûtes en plastoc made in RPC n’avaient pas grand-chose à voir avec l’artisanat et l’instrument au sens noble. Il n’empêche, on avait, pour tous, la possibilité de commencer à appréhender l’objet. Le rapport tactile du musicien avec son instrument, essentiel, était connu dans ce début d’expérimentation et de sensibilisation.

On pourrait remplacer la flûte par n’importe quoi : harmonica, triangle, bombarde, scie égoïne… cela ne me dérangerait pas. Parce que derrière il y a toute une technique instrumentale de maîtrise du son produit qui fait aussi comprendre ce qu’est la musique. Et surtout parce que l’interfaçage avec l’objet est une excellente source d’apprentissage.

La flûte avait cet avantage à moindre coût : comprendre la fabrication du son, maîtriser sa respiration, travailler sa liaison cerveau-main. Ce dernier point est capital.

Le cerveau consacre beaucoup de puissance de traitement à la main. Pour le cerveau, nous avons un corps de nabot, un visage hypertrophié et des mains de géant.

Aristote expliquait qu’on avait des mains parce qu’on était intelligent2. Le développement de l’indépendance des membres fait partie intégrante de l’évolution du cerveau au cours de la croissance, prendre conscience de son bras, puis de son poing, de sa main puis du pouce, puis de chacun des autre doigts et pouvoir les maîtriser… tout cela participe au processus de développement humain. Cette main qui a été souvent et longtemps méprisée, il n’y a qu’à voir le distinguo entre manuel et intellectuel

De tout cela point. Il y aura du chant. Bien sûr, le chant peut rester « noble ». Oui la voix est le premier instrument de musique. Je ne le nie pas. Sauf que le développement est largement plus limité que pour un instrument externe.

On pourra aussi gloser sur le fait que la voix est bien plus profondément attachée à l’identité de chaque individu et que ne pas savoir chanter sera sans doute plus traumatisant que ne pas arriver à jouer de la flûte.

Sans oublier que la période collège est celle des mues…

Enfin je ferai remarquer que l’enseignement de la musique ne dispensait pas de l’enseignement du chant déjà auparavant.

Nous allons donc vers un appauvrissement de ce que l’école peut offrir à nos enfants. Appauvrissement bien plus marqué quand le solfège sera retiré. Là, nous touchons le fond.

Le solfège c’est chiant et ça sert à rien

Oui apprendre le solfège n’est pas bankable. Oui apprendre un nouveau langage est une contrainte. Oui ça ne servira à rien pour 90% des élèves. Et le calcul d’une dérivée, servira-t-il dans une meilleure proportion ?

« Quel est l’objectif poursuivi ? Leur apprendre un instrument ? Nous n’en avons pas les moyens, et il y a les écoles de musique pour ça. Leur apprendre le solfège ? Ce n’est pas notre rôle. Et heureusement, car sinon, quel échec ! Non, notre rôle est plus limité et beaucoup plus ambitieux. Leur faire découvrir la musique. Leur apprendre à écouter, les sensibiliser à des répertoires variés et les aider à utiliser l’instrument le plus naturel : la voix

Cette citation de Jean-Luc Ivray, inspecteur d’académie démontre bien le problème: pas de moyen, pas de rôle, pas de résultat. L’école n’est plus juste là que pour faire découvrir éventuellement quelques musiques, épanouir les bambins comme dans une crèche, les occuper quoi. Comme elle ne serait là que pour faire découvrir éventuellement quelques livres. Quant à se cacher derrière le résultat c’est un argument minable: autant supprimer les cours de maths vu que 99% des élèves ne savent plus faire une intégrale passé la terminale

Dissocier musique et solfège, c’est comme dissocier littérature et lecture, considérer que l’on peut connaître cette première sans être capable de lire. C’est faux, grotesquement faux. Il y a bien sûr quelques exceptions notables d’artistes qui ne savaient pas lire une note3, mais ce n’est pas en tablant sur des exceptions qu’on peut comprendre la réalité et bâtir un programme éducatif.  La musique est un art qui est fondé sur un socle solide. On peut transgresser ses règles et  c’est d’ailleurs parfois le propre du génie (de les transgresser ou de les sublimer) ; mais on ne peut transgresser que les règles qu’on connaît. Sinon c’est juste du hasard. Mais l’école n’est plus. C’est devenu le palais de la découverte.  L’apprentissage s’est substitué au partage et à la découverte éventuelle. Un projet supposé ambitieux (dixit), tant il est vrai qu’apprendre est devenu d’un ringard. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs on pourra en reparler.

Le solfège est la première clé pour lire. Il y en d’autres par la suite pour ceux qui veulent continuer l’aventure. Comment comprendre l’harmonie ou la rythmique sans connaître le solfège ? Comment comprendre l’histoire de la musique (au moins occidentale mais pas  seulement) si on ne connaît pas le solfège ?

Mais c’est contraignant. On n’arrête pas de nous le dire. On nous promet éventuellement des méthodes miracles pour apprendre le solfège sans effort, tout comme les recettes miracles pour les langues, mincir ou se muscler. Sans effort. Le terme est lancé car la contrainte n’est plus de ce monde. Enfin du moins dans l’éducatif d’une société libérale. Tout ce qui s’oppose à la jouissance immédiate et au profit est à bannir. La musique ? C’est juste du tripatouillage de sons. Et vu la pauvreté abyssale harmonique et mélodique des succès actuels montrés en exemple, à quoi bon s’encombrer ?

A quoi bon un instrument de musique puisqu’un i truc quelconque agencera parfaitement les sons de manière fun et cool ? A quoi bon connaître l’orthographe et la grammaire puisque les phrases ne sont que des suites de sons suffisants pour être compris ? A quoi bon apprendre le calcul puisqu’on a une fonction calculatrice dans l‘i truc?

Le DJ au pinacle des artistes du moment, la chanteuse formatée Star Ac’ étant les symboles même du néant que porte notre société musicale aux nues.

Ma démarche n’est pas d’intellectualiser la musique ou de ne considérer l’art que par l’aspect besogneux, de même je suis conscient qu’il y avait sûrement des choses à changer et adapter, c’est juste qu’une fois de plus, l’école républicaine appauvrit ce qu’elle peut offrir aux enfants, cédant aux pressions et modes du moment et la facilité pour le préformaté consumériste.

Et encore une fois, le facteur familial sera prépondérant vu cet énième renoncement de l’école.

1-      A la flûte je n’ai jamais  su jouer que la marseillaise et Petrouchka… c’est dire le niveau…

2-      http://www.philolog.fr/aristote-la-main-et-lintelligence/

3-      Paul McCartney si ma mémoire est bonne par exemple

37 comments to Fin du solfège et de la flûte à l’école: pourquoi c’est une mauvaise nouvelle

  • Lyacon

    Rien à redire au sujet de ce que tu exprimes dans ton texte.
    Mias … Il y a tjrs un mais.
    S’il y a de bon profs de musiques -ce que je ne doute pas un seul instant – il y a en a des très mauvais qui t’en dégoutte.

    Mon premier prof, c’était solfège et solfège. Bien sûr, on savait que c’était une retransmission du son, de la musique; mais comme je voulais comprendre vraiment à quoi ça correspondait, lors d’un morceau de musique qu’il allait nous passer, je lui demandais si on pouvait lire son écriture (la partition, mais je ne connaissais ce mot à l’époque) en même temps que l’on écoutait pour comprendre: deux heures de colle.

    Une autre fois, on écoutait un autre morceau, j’avais les jambes croisées, et le pied de la guibole qui était au-dessus de l’autre s’était mis sans en être conscient, à battre la mesure: 2 heures de colle.

    A l’époque, on avait pas de pipeau … seulement écoutait de la musique, et reconnaître quels étaient les instruments qui jouaient et bcp de solfège. Lorsque l’on se trompait sur un instrument, c’était les fameux deux heures de colle.

    C’était le morice de la musique. Il y a de ça plus d’un demi siècle.

    Cette ouverture à la musique me l’a fait détester bien longtemps. J’ai quand m^me conservé les bases du solfège, mais à quoi ça me sert lorsque je lis une patition simple, je n’ai aucune idée du son ?

  • Dora

    B’soir Ranta,
    Comme souvent, le chroniqueur ne livre que la moitié des données de la réforme. Les cours devront se passer debout, plus de tables ni de chaises. Pour la voix, c’est mieux d’être debout, et pour les textes ils auront des tablettes.
    Que dire de la mue des garçons?
    Et les mecs, vous avez oublié, cette voix qui devient brusquement haut perchée, incontrôlable?
    C’était peut-être mieux de souffler dans la flûte que de chanter à 13 ans. Donner le choix, la voix ou la flûte, en continuant à donner les bases, me semblerait plus respectable des enfants qui n’ont aucune culture musicale, ni d’entourage pour les faire chanter, découvrir la musique, pour ceux qui sont timides.
    Les contraindre à rester debout pendant 45mn, je n’vous dis pas comment cela va dérailler dans une bonne partie des cours.
    Ils sont barjots les anciens profs sur-diplômés planqués dans les ministères ou l’Inspection Générale, responsables de la réforme et n’enseignant pas en collège!!!
    Un petit retour en arrière : dans les années 80, un ancien prof passé directeur de l’UER d’arts Plastiques à Paris 1 puis évadé vers les Affaires Culturelles eut l’idée de proposer en option les arts plastiques et la musique au collège, pour soulager les enseignants ayant jusqu’à 570 élèves par semaine. Devinez ce qu’il advint dans les établissements volontaires pour tester cette réforme : 98% des réponses donnaient pour choix les arts plastiques. D’après un ami exerçant dans ce collège, un élève le supplia de modifier la réponse de ses parents : ceux-ci avaient coché musique et le garçon ne voulait pas. le projet fut abandonné, il portait en filigrane la disparition d’un cours hebdomadaire dans chacune des matières, sachant qu’en primaire la majorité des enseignants sont incapable d’assurer ce type d’activité.
    Pour avoir participé à une soirée de chansons dans une Université Hongroise, je revois le sourire gêné des étudiants d’autres nationalités écoutant le groupe de français brailler comme des faussets la « carmagnole », alors que les italiens, suédois, finnois, allemands, sans se connaître, se produisaient avec des chants à plusieurs voix comme s’ils avaient travaillé toute l’année ensemble. Il eut fallu que dans le groupe quelques Corses, Bretons ou Basques pour relever le défi.

  • D. Furtif

    C’est la rencontre avec la loi de la réalité même au niveau du plaisir.
    Cette loi que tous les pédagocrates contestent et qui les nargue.
    _________ « N’importe quoi n’importe comment ça ne le fait pas… »
    Les enfants apprendront plus tard que même dans les relations humaines les plus intimes, l’attention , l’application sont nécessaires.
    Le n’importe quoi n’importe comment ça ne le fait pas…
    Dans un monde de l’impunité et du tout se vaut pour tous les quantiques du monde , il n’y a pas de mauvais mur à démolir…
    .
    C’est la formation en général , les codes communs qui sont entamés par cette mesure qui a valeur d’exemple pour toutes les mesures de démolition qui suivront et qui attendent dans les dossiers des ministères.

  • Léon

    Je partage globalement l’avis de Lapa. A cette nuance près que la flûte à bec ne me semble vraiment pas un instrument bien passionnant. Doigtés bizarres, son monodique, peu de répertoire propre. Je me demande s’il y a jamais eu un seul élève qui, ayant débuté sur de la flûte à bec soit passé ensuite à un autre instrument et ait vraiment appris la musique ?
    Pas facile… On a le pb quasi-insurmontable du coût de l’instrument… Quoique, maintenant on trouve des ukulélés pour que dalle…

    • Lapa

      Je me demande s’il y a jamais eu un seul élève qui, ayant débuté sur de la flûte à bec soit passé ensuite à un autre instrument et ait vraiment appris la musique

      y’a déjà moi 😀

      j’ai commencé assez tard la musique 😉

  • D. Furtif

    Le malheur veut que ça m’arrive assez souvent.
    C’est d’un article qui en parlait dont je vous parlais hier…
    Mais j’ai oublié de mettre le lien

    Bin je ne sais pas s’il y a vraiment des raisons de se réjouir quand j’entends les mêmes arguments que ceux que l’on employa aux funérailles de l’histoire…
    Et comme d’hab , le pouvoir en place trouve toujours sa poignée de plumitifs sycophantes pour s’en féliciter.
    Je gage que les joueurs de scie à pédale y trouveront leur compte et nous parleront d’entreprise….

    .
    .
    Valà j’ai retrouvé le Nartic

  • D. Furtif

    Il avait déterré,il y a 50 ans , la flute à bec de l’oubli où elle dormait pour faire et jouer la musique écrite pour elle.
    Il est mort il y a quelques jours , la flûte le suit …
    Qui sait…
    .

  • ranta

    Je ferai remarquer que pour travailler la liaison cerveau-main les manettes de play-station ne sont pas faites pour les chiens :mrgreen:

  • ranta

    J’ai tellement à dire que je sais déjà que je n’aurai pas le temps 😐

    Je commence par dire que je suis d’accord avec Léon, et je vais plus loin que lui encore : je doute fortement que « l’apprentissage » du solfège au collège n’aie jamais traîné un seul môme dans une école de musique.

    Perso, j’ai jamais fait le lien, au collège, entre la claire fontaine et Rory Gallagher, et tous ceux avec lesquels j’ai joué non plus.

  • ranta

    « Apprendre un nouveau langage est une contrainte. »

    Oui c’est tout çà fait exact mais je crois qu’il faut différencier les contraintes d’un apprentissage d’un apprentissage contraint, ce qui est, à mon sens, le cas pour l’enseignement de la musique à l’école.

    Je suis assez d’accord avec ça  » Quel est l’objectif poursuivi ? Leur apprendre un instrument ? Nous n’en avons pas les moyens, et il y a les écoles de musique pour ça. »

    • Dora

      Du fait qu’on lui imposait un cours de musique pour compléter son horaire, une amie a improvisé à partir du bruit de la goutte d’eau qui tombait dans un seau à cause d’une fuite venant du toit (comme rythme de base), invitant les collégiens à se servir de leur corps pour faire des percussions. Elle n’est pas d’origine africaine, elle joue de la guitare et de la harpe. Mais elle ne pouvait pas faire cela toute l’année. Elle a arrêté le cours de musique quand elle a vu que les gamins ne travaillaient pas les morceaux de flûte chez eux.

    • Lapa

      je crois qu’il faut différencier les contraintes d’un apprentissage d’un apprentissage contraint
      mmm bof. il faut bien se rendre compte que notre passage de bébé à adulte se fait via une foule d’apprentissages contraints. le premier étant sans doute de faire caca dans le pot.La scolarisation en elle même est une contrainte et toutes les matières sont des contraintes.

      Il y a une différence entre faciliter un apprentissage et diminuer sa contrainte, ce qui est le propre du progrès humain et supprimer un apprentissage car c’est une contrainte. Ce qui n’a pas de sens puisque la quasi totalité des apprentissages qu’on a effectués ont été contraints.

      • ranta

        Bof, comme tu dis, je pense qu’il y a une sacré différence entre apprentissages contraints vitaux et ceux accessoires.

        Dans ce cas là on peut décréter que l’apprentissage du football doit être obligatoire par exemple.

        Pour moi l’école c’est enseigner le Français, le calcul, puis les maths et autres disciplines scientifique comme un peu de physique et de chimie, l’histoire et la géo.

        La musique, béééé ben bof.

  • ranta

     » Comment comprendre l’harmonie ou la rythmique sans connaître le solfège ? »

    Oulà… tu vas vite en besogne Lapa 😆

    A mon avis la première chose à apprendre est la rythmique, et pour ça une simple et seule note suffit; à la limite on pourrait se contenter te taper avec sa main sur son pupitre en lisant une partition constituée d’une seule note, ce serait déjà beaucoup.

    Quant à l’harmonie, avant de la comprendre il faudrait déjà être capable d’écrire, et pas seulement lire, une simple figure mélodique.

  • ranta

     » Paul McCartney si ma mémoire est bonne par exemple »

    C’est tout à fait exact Lapa.

    Mac Cartney est avant une génie mélodique, mais sans George Martin pour harmoniser le tout je crois que les Beatles n’auraient pas eu le succès qu’ils ont eu.

  • Lapa

    Enfin je tiens à revenir sur les propos de l’inspecteur (je pensais qu’ils feraient plus polémique que cela).
    On peut dire de la même chose de l’enseignement du sport ou des arts plastiques à l’école.
    après tout, s’ils veulent faire du sport, il y a des clubs pour cela. S’ils veulent apprendre le dessin, il y a aussi des écoles pour ça.

    On ne me fera pas croire que ce sont les cours d’EPS qui formeront nos futurs Levilenie. Autant les supprimer.
    De même que l’art plastique ne doit (hélas) plus que se limiter à gloser sur des œuvres et qu’il est inconvenant d’apprendre aux élèves les lois de la perspective par exemple.
    Et puis au final, si le gamin veut vraiment apprendre les maths, il y a des cours particuliers aussi. Que l’école se contente de les sensibiliser à jouer avec des triangles et des cercles.
    Pour le Français idem, un petit tour rapide sur quelques œuvres, il n’est pas question d’en faire des V.Hugo (grand merci à mon prof de 3ème qui nous laissait composer nos propres poésies à réciter et qui notait sur « la qualité » de l’œuvre (qu’on analysait en classe) aussi bien que la récitation.)

    avec tout cela on est prêt à remplacer l’école par une session de trois jours sur wikipedia et basta! 😀

  • Léon

    Y aura sans doute une place à prendre pour Lapa comme ministre de l’EN. Je vote Lapa !

    • ranta

      Le concurrence en bravitude semble rude Léon.

      Sinon, et c’est un SCOOOOOOOOOOP ! :

      Buster vient de me demander si j’étais prêt à honorer ma promesse de le remplacer à la tête du musée à la gloire du grand Hervé .

      Il n’a pas voulu m’en dire plus -pas le droit m’a-t’il dit- mais à laissé échapper que demain je comprendrai.

      • D. Furtif

        Tu veux sans doute parler du Grand Hervé Niquet dont je me suis fait offrir le DVD de King Arthur réalisé avec/par Shirley et Dino
        Je vous en ai montré des extraits cet hiver


        .

        Vous pouvez constater qu’il a la stature d’un grand homme politique…

        Je vous ai même installé cet extrait en colonne de droite

    • Lapa

      ce genre de poste serait intéressant uniquement si il y avait possibilité d’avoir les coudées franches. Mais trop de petits tenanciers agrippés à leurs vacuité idéologique. Comment casser un système administratif des plus cynique?

      Non je me rabattrais sur un poste moins exposé et déprimant. 🙂

  • D. Furtif

    Bonjour à tous.
    Hier soir j’étais à un concert de la Symphonie du Marais sous la direction de Hugo Reyne.
    Hugo Reyne un des premiers CD que j’aie jamais acheté.
    Pas un CD, mais un coffret qu’il partageait avec Chritophe Rousset qui , lui, était là jeudi Soir.
    Quelle soirée.
    Il nous a joué quelques pièces de Rameaux en concert…
    Ce qu’il a fait de la Forqueray et de la Cupis n’est pas racontable.
    Un garçon très sympa et simple qui a été, comme d’autres, obligé de créer son label pour publier sa musique…Ce dernier porte le nom de sa résidence en Vendée_ La Chabotterie
    2 violons , un une alto ( quels yeux!)une viole, un basson 3 flutes ou hautbois selon les pièces.
    Un direction très syncopée voire jazzy…
    Une fête pendant plus de deux heures.
    Puis après désolation ( « il n’y a pas un endroit où on peut boire un coup.. ») une vraie réflexion d’artiste
    Si vous aviez été là pour entendre ce qu’on peut faire avec des flutes…!

    .
    Mon concert d’hier soir
    Le programme d’hier soir
    Un petit scan du programme
    .
    Comme la soirée ne pouvait se terminer comme ça Furtive a ramené sa bande à la maison…
    Donc couché très tard et levé à midi …
    La musique faut se méfier, surtout la Baroque.

  • Cosette

    Ah! j’ai pas encore tout lu j’ai bloqué.

    😯
    corps de nabot, un visage hypertrophié et des mains de géant

  • Fabien

    Mes premiers cours de musique je les ai eu au collège…et je n’ai jamais rien panné. Mais alors que dalle. J’affichais des nuées de bulles sur mon carnet de notes dans la rubrique musique. Le solfège pour moi c’était hermétique. 😐
    puis j’ai eu un prof de gratte et là: fiat lux! (non je n’ai pas acheté une belle voiture*)
    Depuis c’est limpide.
    Arrivée d’une certaine maturité? méthodologie différente? motivation? Je ne sais pas. Mais autant c’était chiant au collège autant en cours de gratte c’est captivant.
    Aujourd’hui une partoche sous les yeux et avant la musique. 😉

    *Pierre DESPROGE