» L’islam n’a rien à voir avec ça » : (2) Conquerir (3) Mourir

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2. CONQUÉRIR

religiao_paz(Abu Dawud, Hadith 1/ 492). L’envoyé d’Allah a dit:

-Toute la terre est une mosquée pour vous, à l’exception des cimetières et des toilettes.    

(ibn Taimiya, Traité de droit  11-12). Allah a dit en ordonnant le jihad:

-Combattez-les jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de schisme et que la religion toute entière soit à Allah .

On demanda au prophète:

-Ô prophète d’Allah, les hommes peuvent combattre par bravoure, par fureur ou par hypocrisie ;  quel est celui d’entre d’eux qui combat pour la cause de Allah ? L’homme qui combat pour que la parole de Allah triomphe, répondit le prophète, celui-là combat pour la cause de Allah.

(Ibn Kathir, Tafsir 3). La religion de Muhammad sera toujours dominante et victorieuse sur toutes les autres religions. C’est pourquoi Allah a permis aux musulmans de conquérir les parties orientales et occidentales de la Terre. De plus, tous les pays se sont soumis à eux ;  ils ont détruit Khosroès, ont détruit César, leur ont volé leurs trésors et ont vidé ces trésors pour la gloire d’Allah.  

(Ibn Kathir, Tafsir 9). Allah l’exalté encourage les croyants à combattre les polythéistes, les incroyants juifs et chrétiens, qui ont prononcé leurs terribles idées et prononcé des mensonges contre Allah l’exalté. Les juifs, ils ont prétendu que Uzayr était le fils de Allah, alors qu’Allah est libre de tout ce qu’on lui attribut. Quant à l’erreur des chrétiens concernant Jésus, elle est évidente. C’est pourquoi Allah a décrété que ces deux groupes étaient menteurs.  

(Ibn Kathir, Tafsir 48, 29). Allah l’exalté et le plus honoré a dit, en donnant de bonnes nouvelles aux croyants, que le messager d’Allah triomphera de tous ses ennemis, et de tout le reste de la Terre.

(Ibn Khaldun, Prolégomènes, Livre I, 2). Nous avons déjà dit que les nations à demi sauvages ont tout ce qu’il faut pour conquérir et pour dominer. Ces peuples parviennent à soumettre les autres, parce qu’ils sont assez forts pour leur faire la guerre et que le reste des hommes les regarde comme des bêtes féroces. (…) Que le lecteur se rappelle l’anecdote du khalife Omar. Aussitôt qu’il fut proclamé chef des musulmans, il se leva pour haranguer l’assemblée et pousser les vrais croyants à entreprendre la conquête de l’Irak.

« Le Hejaz, leur disait-il, n’est pas un lieu d’habitation ; il ne convient qu’à la nourriture des troupeaux ; sans eux, on ne saurait y vivre. allons, vous autres qui, les derniers, avez émigré de la Mecque, pour-quoi restez-vous si loin de ce que Allah vous a promis ? Parcourez donc la terre ; Allah a déclaré, dans son livre, qu’elle serait votre héritage ».

Il a dit :

« Je le ferai afin d’élever votre religion au-dessus de toutes les autres, et cela malgré les infidèles. »

(Ibn Khaldun , Prolégomènes, Livre I, 3). La religion enseignée par un prophète ou par un prédicateur de la vérité est la seule base sur laquelle on puisse fonder  un grand et puissant empire. C’est par la conquête que se fondent les empires ; pour conquérir, il faut s’appuyer sur un parti animé d’un même esprit de corps et visant à un seul but. Or l’union des cœurs et des volontés ne peut s’opérer que

par la puissance divine et pour le maintien de la religion.

(3)MOURIR

 

(Coran 3/163). Et ne crois pas que sont morts ceux qui ont été tués dans le chemin d’Allah! Au contraire! Il sont vivants auprès de leur seigneur, pourvus de leur attribution, joyeux de la faveur qu’Allah leur a accordée et, à l’égard de ceux qui, après eux, ne les ont pas encore rejoints, ils se réjouissent à l’idée que ceux-ci n’éprouvent nulle crainte et ne seront pas attristés.

(Coran 9/111). Certes, Allah a acheté des croyants, leurs personnes et leurs biens en échange du Paradis. Ils combattent dans le sentier d’Allah: ils tuent, et ils se font tuer. C’est une promesse authentique qu’Il a prise sur Lui-même dans la Thora, l’Évangile et le Coran. Et qui est plus fidèle qu’Allah à son engagement? Réjouissez-vous donc de l’échange que vous avez fait: Et c’est là le très grand succès.

(Coran 2/149). Ne dites point de ceux qui ont été tués sur le chemin d’Allah: ils sont morts. Non point! Ils sont vivants mais vous ne le pressentez pas.

(En Nisay, Hadith Qudsi 224). Rapporté par En Nisay dans ses Sunen, chapitre sur la question du martyr. el Irbadh Ibn Sariyya  a dit:  Le messager d’Allah  a dit: -Les martyrs et ceux qui meurent dans leurs lits se disputeront devant Allah au sujet de ceux de ceux qui meurent victimes de la peste.

Les martyrs diront:

-« Nos frères ont été tués comme nous fûmes tués”,

et ceux qui sont morts dans leurs lits, diront:

-“Nos frères sont morts dans leurs lits comme nous”.

Notre seigneur dira alors:

-“Regardez leurs blessures – si elles sont semblables à celles de ceux qui ont été tués, alors ils seront pareils à eux et avec eux”.

On regardera leurs blessures, et on s’apercevra que leurs blessures sont semblables à celle des tués.   Commentaire du hadith. Il ressort de ce hadith que les martyrs qui sont morts dans la voie d’Allah, souhaitent que leurs frères qui sont morts de la peste obtiennent la même récompense considérable qu’Allah réserve aux martyrs.

Ils disent à Allah:

“Seigneur, nos frères-ci sont morts dans ta voie, car ils ont fait preuve de patience devant tes décrets jusqu’à ce qu’ils soient morts de la peste qui vient de toi, tout comme les martyrs ont fait preuve de patience dans la bataille”.

C’est pour cela qu’ils souhaitent pour eux la récompense du martyr. Quant à ceux qui meurent dans leurs lits, sans la peste, ils disent:

“Seigneur, nos frères-ci sont morts dans leurs lits, de la même façon que nous, comment peuvent-ils obtenir la récompense des martyrs qui ont vendu leurs personnes à Allah et ont combattu dans Sa voie”.

Allah leur dira alors  à tous:

Toute la terre est une mosquée pour vous, à l’exception des cimetières et des toilettes.

___ Toute la terre est une mosquée pour vous, à l’exception des cimetières et des toilettes.

“Regardez leurs blessures qui leur ont été provoquées par la peste si elles ressemblent à celles des blessures des martyrs – c’est-à-dire que leurs blessures saignent et l’odeur qui s’en dégage est celle du musc – ils seront alors des martyrs et avec les martyrs”. Ils regarderont alors leurs blessures et verront qu’ils ressemblent à celles des martyrs. Cependant, ces martyrs seront appelés “les martyrs de l’au-delà” seulement. Ils ne seront pas astreints aux règles auxquelles sont soumis les martyrs en ce bas monde, comme son exemption de la toilette mortuaire et de la prière des morts, comme c’est le cas chez certains imams. Ceci est spécifique au seul martyr des batailles. Et Allah est plus savant.

(Bukhari, Sahih 57/ 1). L’apôtre d’Allah a dit: un moment viendra parmi le peuple, où un groupe voudra engager une guerre sainte et on leur dira: -Y a t-il parmi vous quelqu’un qui a accompagné le prophète? Ils diront oui, et la victoire leur sera accordée. puis,  un moment viendra parmi le peuple, où un groupe voudra engager une guerre sainte et on leur dira:

-Y a t-il parmi vous quelqu’un qui a accompagné le prophète? Ils diront oui, et la victoire leur sera accordée ;  puis, un moment viendra parmi le peuple, où un groupe voudra engager une guerre sainte et on leur dira:

-Y a t-il parmi vous quelqu’un qui a accompagné le prophète? Ils diront oui, et la victoire leur sera accordée.”

(Coran  2/215). Ceux qui croient, ceux qui émigrent et mènent combat sur le chemin d’Allah, ceux-là peuvent espérer la grâce d’Allah. Allah est absoluteur  et miséricordieux.

(Coran 3/151). En vérité, si vous êtes tués sur le chemin d’Allah ou si vous mourez de mort naturelle, c’est là certes un pardon venu d’Allah et une grâce préférables à ce qu’ils amassent.

(Coran  8/47). Ô vous qui croyez! Quand vous rencontrerez une troupe ennemie, soyez fermes! Invoquez beaucoup Allah! Peut-être serez vous bienheureux!

(Muslim, Sahih 163).

D’après Sahl ibn Sad as Saydi: A l’issue d’un combat mené contre les polythéistes, l’envoyé d’Allah se dirigea vers son campement, et les ennemis firent de même. Il y eut sous la bannière de l’envoyé d’Allah un homme qui ne cessa de poursuivre n’importe quel membre isolé de la troupe ennemie en vue de l’exécuter de son sabre. On dit alors:

-Certes, untel nous a surpassés aujourd’hui en mérite.

– Pourtant, cet homme ira en Enfer, dit le prophète .

– Moi, s’écria un des fidèles, je vais suivre de près cet homme.

Et à vrai dire, il put emboîter le pas à cet homme, jusqu’au moment où celui-ci, étant grièvement blessé; se hâta de mettre un terme à sa souffrance et enfonça son sabre dans le sol de telle sorte que sa pointe soit dirigée au sein de sa poitrine, et s’enferra lui-même. Et ainsi trouva-t-il la mort. L’autre homme retourna à l’envoyé d’Allah et lui dit:

-Je témoigne que tu es l’Envoyé d’Allah.

– Pourquoi tu le dis en ce moment?  demanda le prophète.

– L’homme dont tu as dit tout à l’heure qu’il sera parmi les damnés de l’Enfer, répondit l’homme; ce qui a suscité l’étonnement des fidèles, et alors je me suis décider de le suivre.

Je l’ai poursuivi donc jusqu’à ce qu’il avait reçu une grave blessure. Et alors voulant devancer son trépas, il enfonça son sabre dans le sol de telle sorte que sa pointe soit dirigé vers le sein de sa poitrine et il rendit ainsi le dernier soupir. A ce moment, l’Envoyé d’Allah commenta en disant:

-Il se peut qu’un homme suit apparemment la conduite des gens du Paradis, mais en vérité il sera parmi les damnés de l’Enfer; et qu’un autre suit apparemment la conduite des gens de l’Enfer, alors qu’il sera parmi les bienheureux du Paradis.

(Muslim, Sahih 164).

D’après Jundab , l’envoyé d’Allah a dit:

-Il y avait, parmi ceux qui vous ont précédés, un homme qui eut une tumeur inflammatoire. Ne pouvant supporter la douleur, il tira une flèche de son carquois et perça sa tumeur. L’effusion de sang ne cessa pas alors et il en meurt. Allah dit à son sujet: Je l’ai privé du Paradis.

(Corpus coranique d’Othman 9/89-90). Que l’envoyé d’Allah et ceux qui croient avec lui mènent néanmoins combat de leurs biens et de leurs personnes! A eux les biens de ce monde. Ceux-là sont les bienheureux. Allah a préparé pour eux des jardins sous lesquels couleront les ruisseaux, où immortels, ils demeureront. C’est là le succès immense.    (Bukhari, Sahih 2/ 35). Le prophète a dit: celui qui participe au jihad pour la cause d’Allah… sera récompensé par Allah  soit par le butin soit par l’entrée au paradis….

(Ibn Kathir, Tafsir 4). … quiconque combat pour la cause d’Allah, qu’il soit tué ou triomphant, il obtiendra une immense compensation et une grande récompense de la part d’Allah. Allah a garanti aux combattants de sa cause que soit il lui apportera la mort et le fera entrer au paradis, soit il retournera paisiblement chez lui avec ses récompenses et le butin qu’il a obtenu.

(Malik, Muwatta  999).

…l’envoyé d’Allah a dit :

-Par celui qui tient mon âme entre ses mains ! Je voudrais bien combattre dans la voie d’Allah et être tué, puis revivre, puis être tué encore et encore vivant et encore tué.

(Bukhari, Sahih 56/6). Le prophète a dit: -Il n’est point d’homme ayant obtenu auprès d’Allah une récompense qui se réjouirait à l’idée de revenir sur cette terre, obtint-il même tout ce bas monde et ce qu’il contient. Il faut cependant faire exception pour le martyr, car lui se réjouirait de revenir sur terre pour être de nouveau tué dans la voie d’Allah.

(Malik, Muwatta 1012).

Abu Hurayra a rapporté que l’envoyé a dit:

-Si je ne craignais, de mettre en peine à ma communauté, j’aurais aimé ne jamais manquer une troupe d’homme partant pour une expédition dans la voie d’Allah. Mais je ne peux pas toujours avoir des montures à mettre à leur disposition, afin qu’ils puissent accomplir leur mission. D’autre part, ils ne pourront pas supporter de rester derrière moi. Ainsi, j’aimerais combattre dans la voie d’Allah, et que je sois tué, puis revenir à la vie et être encore tué.

(Muslim, Sahih 33/3488).  D’après Anas ibn Mâlik, le prophète  a dit : « Il n’est point de mort, ayant obtenu auprès d’Allahune récompense, qui se réjouirait à l’idée de revenir sur cette terre, obtînt-il même tout ce bas monde et ce qu’il contient; exception faite du martyr, celui-ci souhaiterait revenir sur terre pour être de nouveau tué (dans la voie de Allah), en raison de la récompense prodiguée (dans l’au-delà) au martyr ».  

(Bukhari, Sahih 94/1). Abu Hurayra a dit :  J’ai entendu l’envoyé d’Allah dire:  J’en jure par celui qui tient mon âme en sa main, si je ne craignais qu’il y eut des hommes qui, après moi, répugneront à faire  des expéditions et que je ne trouve pas de moyen de les pousser  à faire ce qui leur répugne, je voudrais être tué dans la voie d’Allah, être ensuite ressuscité, puis tué de nouveau et ressuscité,  puis encore tué, ressuscité et enfin tué. Abu Hurayra rapporte que l’envoyé d’Allah a dit :  J’en jure par celui qui tient mon âme en sa main, je voudrais combattre dans la voie d’Allah, être tué, puis ressuscité, être de nouveau tué, puis ressuscité, et enfin tué.  Il me semble, dit le rawi, que Abu Hurayra répéta par trois fois:  j’en atteste Allah.

(Bukhari, Sahih 2/ 35). J’aurai aimé est martyrisé au cours du jihad pour la cause d’Allah, puis remis en vie, et pui martyrisé  et remis en vie et encore martyrisé pour la cause.

(Tirmidhi, Hadith Qudsi 219-20). Rapporté par Tirmidhi, chapitre sur la sourate al Imrân, en ces termes: Jabar Ibn Abdullah -a dit:  Le messager d’Allah  m’a interpellé et m’a dit: -Ô Jabar! Qu’ai-j e à te voir l’air abattu ? J’ai répondu: -Ô messager d’Allah! mon père est mort en martyr et a laissé une famille et des dettes. Il m’a dit: -Veux-tu que je t’annonce la bonne nouvelle de l’accueil réservé par Allah à ton père? J’ai dit: -Oui, ô messager d’Allah. Il m’a dit: -Allah n’a jamais parlé à quelqu’un sauf de derrière un voile. Il a ressuscité ton père et s’est adressé à lui directement en ces termes: “Demande ce que tu désires, et je te le donnerai”. Il lui a dit: “Seigneur, je désire que tu me ressuscites afin de mourir de nouveau dans ta voie “. Mais il lui a répondu: “J’ai déjà décrété qu’ils (les créatures) ne peuvent pas revenir une nouvelle fois sur terre”. L’apôtre d’Allah ajouta : -Et c’est alors que fut révélé le verset: “Ne crois pas que ceux qui  ont été tués dans la voie d’Allah sont morts”.

  (Tirmidhi, Hadith 1712). Aux yeux d’Allah, le martyr a 6 qualités: il lui pardonne à la première occasion, et lui montre sa place au paradis, il le sauve du tourment de la tombe, il est sauf du grand effroi de la résurrection, une couronne honorifique est placée sur sa tête, dont un rubis est plus important que le monde entier et tout ce qu’il contient; il sera marié à 72 houris, et il pourra favoriser l’entrée de 70 de ses parents.

(En Nisay, Hadith Qudsi 224). En Nisay a rapporté aussi, dans le chapitre sur les vœux des élus du Paradis, en ces termes: Anas Ibn Malik  a dit: Le messager d’Allah  a dit: On amènera un habitant du Paradis devant Allah qui lui dira:  -“Ô fils d’Adam, comment trouves-tu ta place ?”  Il répondra: -“C’est la meilleure des places ô Seigneur!”  Il lui dira: -« Demande et formule des souhaits”. Il lui répondra: -“Je te demande de me faire revenir à la vie terrestre afin que je sois tué dans ta voie dix fois”, et ce en voyant combien sont considérables les mérites du martyr.

(Tirmidhi, Hadith Qudsi 223). Tirmidhi l’a rapporté aussi dans son Sahih, chapitre sur la sourate La famille d’Imran, en ces termes : Ibn Massud, a été interrogé au sujet de la parole du Très Haut: “Ne croispas que ceux qui sont tués dans la voie d’Allah soient morts. Ils sont plutôt vivants, auprès de leur Seigneur pourvus”. Il a répondu: Nous avons déjà interrogé (le prophète à) à ce sujet, et il nous a été répondu ceci: -Leurs âmes prendront la forme d’oiseaux verts, qui se promèneront à leur guise dans le Paradis, puis ils viendront se loger dans des lampes suspendues au Trône. Ton Seigneur les regardera puis leur dira: “Voulez-vous que Je vous ajoute quelque chose et je vous l’ajouterai?”. Ils diront: “Seigneur, que désirons-nous de plus que cela, alors que nous nous promenons à notre guise dans le Paradis!”  Il les regardera de nouveau et leur dira: -“Voulez-vous que Je vous ajoute quelque chose et je vous l’ajouterai?” En voyant que la réponse à cette question est inévitable, ils diront: -“Tu rends nos âmes à nos corps afin que nous puissions revenir à la vie terrestre et mourir de nouveau dans ta voie”. Tirmidhî a dit de ce hadith qu’il est bon et authentique.

(Bukhari, Sahih 56/ 7). J’ai entendu le prophète dire: -… J’aimerai à être tué dans le jihad, puis être rappelé à la vie et tué encore, puis encore rappelé à la vie, et tué.

(Hanbal, Musnad 2/522).

Le prophète a dit :

-Qui considérez-vous comme martyr ?’

-Celui qui meurt sur le sentier d’Allah, Ô messager d’Allah.

-Les martyrs de ma communauté sont peu nombreux alors !, répliqua t-il.

Ils demandèrent :

-Qui sont alors les martyrs ? Ô messager d’Allah !

Il dit :

-Celui qui est tué sur le sentier d’Allah est un martyr. Celui qui meurt sur le sentier d’Allah est un martyr. Celui qui meurt de la peste est un martyr. Celui qui meurt d’une maladie du ventre est un martyr. Celui qui meurt noyé est un martyr.

 (Ibn Kathir, Tafsir 2). La vie délicieuse des martyrs. … les martyrs sont en vie et reçoivent de quoi vivre. Les âmes des martyrs sont à l’intérieur d’oiseaux verts et se déplacent dans le paradis comme elles le veulent. Ensuite, elles prennent refuge dans les lampes qui pendent sous le trône d’Allah. … L’âme du croyant est un oiseau qui se nourrit dans les arbres du paradis jusqu’à ce qu’Allah ne la renvoie dans son corps quand la personne renaît.

4 comments to  » L’islam n’a rien à voir avec ça » : (2) Conquerir (3) Mourir

  • Cosette

    L’Europe découvre que la liberté de pouvoir égalitairement «se déplacer, se rencontrer, se parler, s’épouser», selon la belle formule de Dominique Schnapper, n’est qu’un acquis de la civilisation occidentale. Cette culture de la relation entre les sexes soumise à la double règle de la liberté et de l’égalité se voit menacée par l’importation d’une «culture fondamentalement hostile aux femmes», comme l’explique aujourd’hui la féministe égyptienne Mona Eltahawy. Et comme le disait hier l’anthropologue Germaine Tillion, récemment panthéonisée, mais dont on n’ose plus lire l’œuvre fondatrice sur le malheur des femmes de culture musulmane interdites d’espace public et soumises à l’empire de mâles adulés dès leur plus jeune âge.

    Le syndrome de Cologne révèle l’effet liberticide d’une politique d’immigration que les responsables européens n’ont considérée que sous ses aspects économique et démographique pour satisfaire patronat et caisses de retraite.
    http://www.marianne.net/syndrome-cologne-100239691.html

    • Buster

      « Le syndrome de Cologne révèle l’effet liberticide d’une politique d’immigration que les responsables européens n’ont considérée que sous ses aspects économique et démographique pour satisfaire patronat et caisses de retraite. »

      La formule est beaucoup trop simplificatrice.
      Que ces aspects économiques et démographiques aient compté, plus ou moins selon les périodes, certes.
      Dans le cas de la vague de migrants actuels on est bien loin de cette raison, les arguments « humanitaires » et la mise devant le fait accompli ont beaucoup plus obligé les pays européens à devoir accueillir dans l’urgence et à répartir au petit bonheur la chance les vagues successives. A un degré moindre c’était déjà tout à fait le cas pour les migrations d’origine africaine via Lampedusa et autres…

      La population européenne était sensible au sort qui attendait ces migrants et les autorités ne pouvaient guère faire grand chose d’autre que les accueillir en laissant croire au départ qu’ils resteraient en Italie ou en Grèce. Depuis Cologne et avec les décisions prises au Danemark, en Suède, en Autriche et ailleurs, il est probable que l’enthousiasme à accueillir soit un peu retombé. Ce qui compliquera encore plus le problème si les migrants continuent à arriver dans les mêmes quantités.
      Nous ne sommes sans doute qu’au début d’un processus incontrôlable et surtout en face d’un problème ingérable en voulant rester dans le cadre de nos idéaux humanistes.
      C’est en grande partie pourquoi tout le monde refuse de regarder la situation en face et surtout de se projeter un peu plus loin.

      • Cosette

        Pourtant selon plusieurs articles que j’ai lu sur le sujet, l’Allemagne aurait un gros besoin de main-d’œuvre,
        en plus une main-d’œuvre pas chère pour les patrons c’est bonus.

        L’usine nouvelle
        Publié le 07 septembre 2015
        L’Allemagne et les migrants : entre solidarité et intérêt économique
        Ce sont des milliers de migrants qui ont atteint l’Allemagne ce week-end, indique Ouest France. Libération fait notamment le récit de l’accueil chaleureux dont ils ont bénéficié : « A Francfort (ouest), dans la nuit de samedi à dimanche, chaque train était salué par des vivats, pendant qu’un comité d’accueil fourni chantait « Voilà la solidarité internationale ! » ou « Dites-le haut et fort, les réfugiés sont les bienvenus ici ! », relate le quotidien.
        Si ces scènes font naturellement chaud au cœur dans le contexte international actuel, l’Allemagne pourrait profiter de cet afflux de migrants pour résoudre son problème de manque de main-d’œuvre, indique un article du site de la RTS.
        « Si nous arrivons à les intégrer rapidement dans le marché du travail, nous aiderons les réfugiés, et nous nous aiderons nous-mêmes », a notamment déclaré il y a quelques jours le président de la puissante fédération des industries allemandes BDI, Ulrich Grillo.
        Il manquerait en effet 140 000 ingénieurs, programmateurs et techniciens en Allemagne et « quelque 40 000 places d’apprentissage pourraient rester vacantes cette année ». D’après l’institut Prognos, la pénurie de main-d’œuvre est estimée à 1,8 million de personnes en 2020, tous secteurs confondus, et de 3,9 millions à l’horizon 2040 si rien ne bouge.
        http://www.usinenouvelle.com/article/les-annonces-de-hollande-les-migrants-en-allemagne-les-agriculteurs-a-bruxelles-la-revue-de-presse-de-l-industrie.N347947

  • D. Furtif

    Encore aujourd’hui

    Actualité Société

    Par par Eric Conan et , publié le 04/05/2006 à 00:0

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    L’article sur l’esclavage
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      1. La première célébration, le 10 mai prochain, de la Journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions marque un tournant de la «politique mémorielle»: c’est non pas une date du passé qui est choisie pour commémorer un événement du passé, mais le présent qui commémore son propre regard sur le passé. Ce 10 mai renvoie en effet au 10 mai 2001, jour du vote de la loi Taubira, qualifiant la traite négrière transatlantique et l’esclavage de «crime contre l’humanité», date préférée au 27 avril 1848 (abolition définitive de l’esclavage en France).

        Jacques Chirac a ainsi tranché, le 30 janvier dernier, au terme de la polémique sur l’article 4 de la loi du 23 février 2005 recommandant aux enseignants d’évoquer le «rôle positif de la présence française outre-mer». Ce texte, qui avait scandalisé nombre d’historiens, avait été retiré le 25 janvier, mais la loi Taubira, qui lui a servi de modèle et dont beaucoup d’historiens demandaient aussi l’abrogation, se voit sanctifiée. Ce paradoxe témoigne de l’ambiguïté de débats mémoriels qui prennent le pas à la fois sur l’Histoire et sur l’intérêt pour le présent, ce qu’illustre la question de l’esclavage.

        Concernant le passé, les historiens s’inquiètent pour la vérité historique et pour leur liberté de recherche du fait de l’intrusion du législateur et du juge dans leur domaine. La loi Taubira procède en effet d’une lecture partielle en n’évoquant que «la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l’océan Indien et en Europe». D’une tragédie qui appartient à la longue histoire de l’humanité elle ne retient, sur une séquence courte, que les faits imputables aux seuls Blancs européens, laissant de côté la majorité des victimes de l’esclavage. La terrible traite transatlantique, du XVe au XIXe siècle, ne constitue malheureusement qu’une partie de l’histoire de l’esclavage, qui comprend également la traite arabo-musulmane, laquelle a duré du VIIe au XXe siècle, et la traite intra-africaine, toutes deux plus meurtrières.

        Le risque de voir cette histoire partielle, donc partiale, devenir histoire officielle a mobilisé les historiens quand l’un des meilleurs spécialistes actuels des traites négrières, Olivier Pétré-Grenouilleau, a été attaqué en justice au nom de la loi Taubira. Parce qu’il rappelait que la quasi-totalité des esclaves africains avaient été razziés non par des Blancs, mais par des négriers africains et que le commerce des esclaves était une routine sur le continent noir bien avant l’arrivée des négriers européens. Il lui était aussi reproché de réfuter l’application du terme de «génocide» aux traites négrières, contredisant ainsi le parallèle implicite entre l’esclavage et l’extermination des juifs qu’évoque l’exposé des motifs de la loi Taubira.

        L’affaire Pétré-Grenouilleau a d’autant plus inquiété les historiens que la loi de 2001 précise dans son article 2 que «les programmes de recherche en histoire» devront accorder «la place conséquente qu’ils méritent» à la traite négrière et à l’esclavage, dont l’interprétation judiciaire risque de se limiter à la définition partielle que ladite loi donne. Et Christiane Taubira ne les a pas rassurés en déclarant que constituerait pour elle un «vrai problème» le fait qu’Olivier Pétré- Grenouilleau, professeur d’université, «payé par l’Education nationale sur fonds publics», continue d’enseigner ses «thèses» aux étudiants… Les historiens ne cessent d’ailleurs de voir leur rôle réduit par l’inflation mémorielle: s’ils avaient été encore sollicités lors des débats sur Vichy, on n’a plus eu besoin d’eux dans ceux sur la guerre d’Algérie et on les poursuit maintenant en justice à propos de la mémoire de la colonisation.
        L’obsession pour un passé réinventé

        Les enjeux du présent expliquent ces relectures du passé. Christiane Taubira déclare sans ambages qu’il ne faut pas trop évoquer la traite négrière arabo-musulmane pour que les «jeunes Arabes» «ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes». Ces logiques communautaires influent aussi sur le projet mémoriel La Route de l’esclave, décidé en 1993 par l’Unesco: Roger Botte, chercheur au Centre d’études africaines du CNRS, constate qu’il privilégie également la traite transatlantique du fait de «la pression des représentants du monde arabe et des Etats africains».

        Les démarches identitaires d’associations revendiquant le statut de victimes de l’Histoire transforment les débats. Dieudonné et les Indigènes de la République ont ainsi avancé l’expression très problématique de «descendant d’esclave». Empruntée aux Noirs américains – chez qui elle correspond à une réalité historique – cette notion ne peut, avec des nuances, s’appliquer en France qu’aux populations originaires des départements d’outre-mer, mais pas à celles de l’immigration africaine, n’ayant aucun rapport généalogique avec l’esclavage, sinon une éventuelle filiation avec des marchands d’esclaves. «Si Dieudonné plaçait l’Histoire au-dessus de son fantasme mémoriel, comment l’humoriste franco-camerounais, né dans la banlieue parisienne, pourrait-il se revendiquer « descendant d’esclave »?» s’interrogent donc Géraldine Faes et Stephen Smith dans Noir et français! (Panama), ouvrage précis et passionnant qu’ils viennent de publier sur ces questions. Que signifie en effet revendiquer une identité victimaire et invoquer une «souffrance» avec cinq ou six générations de décalage? Est-elle assimilable aux souffrances et traumatismes transmis ou vécus directement, d’une génération à l’autre ou entre contemporains, qu’ont connus juifs, Arméniens, Bosniaques, Rwandais ou victimes du communisme? Et à quoi correspond l’application, à des siècles de distance, de la notion de «crime contre l’humanité», définie en 1945? Là réside le paradoxe le plus gênant, quand l’obsession pour un passé réinventé sert de substitut aux urgences du présent: le concept de crime contre l’humanité est une catégorie pénale dont l’objet est la poursuite de criminels; elle a ainsi permis de pourchasser au bout du monde les derniers criminels nazis. Or les criminels esclavagistes n’appartiennent malheureusement pas tous au passé lointain. Si l’histoire des traites européennes, qui se caractérise par sa relative brièveté et par leur abolition, est terminée depuis plus d’un siècle et demi, l’esclavage s’est prolongé dans de nombreux pays (dont l’Arabie saoudite) jusqu’au milieu du XXe siècle – c’est pour le dénoncer qu’Hergé a publié Coke en stock, en 1958. Et il persiste de nos jours dans certains pays, dont le Soudan, le Niger et la Mauritanie, qui l’a pourtant aboli officiellement en 1960, et de nouveau en 1980. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, il y aurait toujours plusieurs millions d’adultes en esclavage dans le monde et plusieurs associations humanitaires ont aujourd’hui pour objet le rachat d’esclaves: l’une d’elles a récemment racheté, au Soudan, un millier d’esclaves à raison de 50 dollars chacun dans la province de Bar el-Ghazal et, au Niger, les membres de Timidria continuent de lutter contre l’esclavage, malgré son abolition, en 1999 (notre reportage au Niger).

        Ces militants anonymes ont le tort de vouloir libérer les victimes oubliées d’une histoire qui écrase encore plutôt que d’instrumentaliser une histoire révolue, comme le souligne l’un d’entre eux, Moustapha Kadi Oumani, en conclusion d’Un tabou brisé. L’esclavage en Afrique (l’Harmattan): «Il apparaît bien paradoxal, au moment où l’Afrique attend des excuses pour les effets dévastateurs qui ont laminé son potentiel économique, déformé les systèmes politiques, sapé les pratiques morales et civiques, qu’elle continue à pratiquer elle-même l’esclavage.»