Un constant mépris

Travail d’un ami de Léon

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Partie 1 Chapitre 1 ARABIE sans PROPHETE

Histoire et géographie des peuples arabes Statue masculine d’Al-Ulâ , IVè IIIè siècle av JC

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  • Avec un constant mépris
  • Coran , une histoire naturelle
  • Il est temps de rejeter
  • Débroussailler
  • Conditions générales de l’étude
  • Deux réinventions de l’arabité

Documents annexes

Caricature de la Jahiliyya.

(pamphlet musulman anonyme).18

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L’auteur connaissait bien LEON. Le premier avait entamé un travail sur l’Islam en l’éclairant directement par les textes originaux des témoins et des acteurs contemporains de la période . Léon , lui, avait lancé un premier travail de mise en page…que j’ai rangé quelque part. Des centaines de pages….

Puis l’auteur défit et refit le tout .

Un travail en 7 parties

des dizaines de chapitres

des encore plus de sous chapitres

une multitudes d’alinéas

Un peu plus de 5000 pages en PDF

.

Pas présomptueux pour un sou, je m’attelai à la tâche d’en faire la table des matières intégrale .Ouh lala.

Sans en lire toutes les pages il fallait bien trouver le début et la fin de ce paragraphe ou de cette citation…. Ne pas mélanger les notes de bas de page avec le texte .Cette police de caractères, utilisée ici pour une réflexion personnelle, se retrouvait employée pour une citation d’un auteur classique ou une sourate, ou, autre chose.

Pour arriver à mon objectif de donner les coordonnées précises de tous les chapitres , paragraphes , alinéas, citations même quand l’auteur soit : ne les signalait pas, soit : les donnait deux fois , voire trois, pour des passages différents. Il n’y avait qu’une seule solution : entrer là dedans sans trop d’espoir, mais avec acharnement, en espérant voir au bout la « fameuse lueur » de la fin du boulot.

Fin 2015 début 2016 ça me prit 5 mois …Mais les ennuis s’accumulaient.

Comme tous les Universitaire l’auteur avait autre chose à faire. Son projet une fois réalisé ne captait plus son intérêt quotidien. Son site ISLAM-DOCUMENTS.ORG tomba peu à peu de désuétude en abandon jusqu’à ce que in extremis un ami à lui le réinstalle ailleurs sur ISLAM-DOCUMENT.CH…

Cet ami me proposa de développer le projet initial…Il me proposa de m’associer à ce travail en y apportant ses contributions à lui. Mais ….

J’avais toujours les 5000 page de l’auteur à assimiler !

En ce premier temps , je me satisfaisais d’avoir fabriqué une carte avec poteaux indicateurs pour naviguer dans l’Océan du travail primitif….J’en recevais parfois des nouvelles de lecteurs par des demandes de renseignements adressées à DISONS.

« DISONS » qu’à cette époque je ne maîtrisais pas plus qu’aujourd’hui et qui me réclamait une énergie que ….une énergie qui….Bin oui j’atteignais mes limites…

Le Bouzin décida brusquement de partir en vrille …. Il n’en resterait qu’une épave si LAPA ne l’avait récupéré au bon moment…

Sans lui il n’y aurait plus de Maisdisons.

….

C’est au cours d’un de ces sombres jours que la page Islam-DOCUMents.CH ne répondit plus à mes poteaux indicateurs……Ils indiquaient la direction du vide …..Ils ne servaient plus à rien ….Et comme je ne suis pas particulièrement ordonné dans mes archives et que je donne les mêmes noms à des machins différents . Ça n’aide pas.

….

Certaines embrouilles de ces derniers mois , des exigences de prétendus notables d’importance me rappelant que je leur aurais manqué de respect, m’ont donné une furieuse envie de tout envoyer chier

Heureusement je suis du genre teigneux qui ne lâche pas son os.

.

La mort de Léon a pris l’auteur tout comme moi au dépourvu et l’a incité à me contacter à nouveau…

Il m’a donné l’autorisation de publier ici sur Maisdisons le matériel égaré sur Org puis sur Ch.

Alors on y va.

Mais….

À mon rythme, à celui de mes vieilles jambes et de mes doigts tout arthrosés .

Et puis, je ne publierai que ce que j’aurai lu

C’est à dire des morceaux choisis selon mon goût et le niveau de mes batteries

La totalité du texte restant disponible par les PDF__ Va falloir les retrouver ceux là

.

Le boulot principal ne se verra guère : intégrer une 25 aine de PDF dans la bibliothèque de Maisdisons en fournissant les liens pour que vous y accédiez sans moi. C’est la principale nouveauté …Celle devant laquelle j’ai toujours reculé et devant qui je ne joue pas trop le malin.

Pourvu que je ne merdoie pas le bouzin.

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 » Le climat (du Hedjaz)(1)

amaigrit le corps,

dessèche la matière cérébrale,

fortifie le cœur,

détruit les pensées généreuses

et prédispose à la haîne « 

Masudi, Prairies d’Or 977(2)

1-La région de la Mecque ; en arabe, la  » Barrière  » 2- La littérature arabe recèle parfois des surprises: il faut croire que l’auteur-encyclopédiste a péché soit par inadvertance, soit par excès de certitude, estimant que personne n’oserait faire le lien entre la généralité qu’il énonce et le caractère de Muhammad, natif le plus illustre de la région.

1 Introduction

1 – Avec un constant mépris

Avec un constant mépris, les musulmans se sont sentis obligés de présenter la période précédant l’islamisme comme un temps marqué par l’obscurantisme pire que l’obscurité, la brutalité, la terreur et la superstition. Des historiens occidentaux, appelés ici orientalistes, se sont pliés à cette idée, avec d’autant plus de complaisance et de célérité qu’ils étaient eux-mêmes chrétiens et qu’ils s’associaient d’emblée à l’idée que l’époque antérieure à l’Incarnation n’était qu’abomination.(3) Elle était donc la période de barbarie, d’ignorance, de “jahiliyya”. Suivant cette idée, il faudrait attendre l’apparition miraculeuse d’un Muhammad pour passer de l’ombre à la lumière, d’un seul coup, d’un seul.

Le mot Jahiliyya est déjà prononcé: déjà il faut lui faire un sort, et en redresser un peu le sens: la traduction par Ignorance est bien trop chrétienne pour être honnête et cléricale: un monde ignorant la grâce de l’Incarnation ou du Message. Non, JAHIL évoque plus la notion de perdition, comme si quelqu’un quittant ses repères, ne sachant plus rien, hésitant sur les dunes, se perd dans le désert. L’image qui apparaît pour les gens d’autrefois, aussitôt, est celle d’un chameau errant, en zig-zag, sans maître, dans une étendue sans limite. Un chameau qu’il faut absolument retrouver, au risque de perdre une richesse importante de la tribu, sans compter le déshonneur de celui qui l’a laissé s’échapper.

Il fallait des images directes, associées à une réalité quotidienne, afin que le concept, et le message soient répandus le plus largement. La force de ces systèmes religieux est de s’adresser dès les origines à l’ensemble de la population, en misant sur le plus grand nombre et par conséquent sur les parties les plus débiles et incultes de la population.

3- Le schéma pouvait convenir pour des chrétiens obtus et peu savants, dénigrant les temps précédant l’Incarnation; mais les intellectuels chrétiens n’ont jamais écarté l’héritage précédent. Déjà, l’apôtre Paul présentait l’ignorance (agnoia) comme une abomination, ignorance de la mission du Christ bien entendu, et de la doctrine en général

2 – Coran , une histoire naturelle

Le lecteur attentif va observer que là où justement, personne ne se serait attendu à lire des extraits coraniques, ceux-ci sont déjà fort nombreux, jusqu’à même une certaine espèce de nausée. Le fait est exprès, et il faudra le justifier face au curieux exigeant.

3- Il est temps de rejeter

Il est temps de rejeter cette conception avec force et de soutenir le contraire avec l’appui d’une grande quantité de documents dont très peu sont en fait issus de la période elle-même: l’Arabie, sans être un foyer primordial de civilisation, était une région vivante, civilisée, en contact avec le reste du monde. Le milieu naturel, ainsi que la démographie toujours étique de ces contrées interdisaient à l’Humanité d’y dresser (et ceci, jusqu’à nos jours, semble-t-il, et même après(4) un moment culturel dont serait fière pour toujours l’espèce humaine.

T. Khalifi, Encyclopaedia of the Qur’an, sv. Arabs. Les Arabes(5) d’avant l’islamisme n’ont pas pris le soin de se présenter à la postérité. Ils ont laissé cette tâche à ceux qui leur rendaient visite de temps à autres et finalement à ceux, devenus musulmans, qui les ont anéantis. Ils se sont contentés de vivre, de déclamer leurs poésies, de construire leurs villes et temples, d’échanger et se combattre. Aucun n’était parti à la conquête du monde, dans le but de le soumettre en totalité, parait-il. Ils n’étaient jusque là connus que comme commerçants, mercenaires ou pillards. Ils ont construit durant des siècles une civilisation originale qui, sans jamais avoir été une des plus importantes au monde, n’en mérite pas moins être étudiée.

L’Arabie, de plus, s’ouvre peu à peu et livre ses secrets, des milliers de textes et de sites, permettant enfin l’accès à des sources primaires.

4- La modification radicale et artificielle de la démographie saoudienne est le prémice d’une catastrophe sociale et politique plutôt que la promesse d’une floraison culturelle. 5-T. Khalifi, Encyclopaedia of the Qur’an, sv. Arabs.

3 bis- Débroussailler

Commençons à débroussailler: Le mot est ARAB en langue arabe, à partir de la racine rb ;

en syriaque, ARABAYA,

en grec, Arabioi (6) ;

l’Arabie, vue de l’extérieur, est la BETH ARABAYA ou ATRO ARBOYE

 » Maison des Arabes  » en syriaque,

et Arvastan pour le persan;

rb, la même que celle qu’on trouve pour Hébreux, qui désigne les nomades, tout simplement.(7)

L’exposé des sources laisse entrevoir un monde soumis à de rudes conditions naturelles, mais aux caractéristiques remarquables, d’une grande vigueur culturelle et religieuse, où

6- Une des premières, sinon la première mention viendrait d’Eschyle au début du Vè siècle 7- La division entre nomades et sédentaires reste une clé de l’Histoire humaine et de son évolution. Elle compte forcément pour notre sujet; la bataille de Hunayn est clairement un affrontement entre deux modes de vie, par exemple. La confrontation nomades/sédentaires est une clé, et une grille de lecture pour comprendre les origines de l’islamisme, et les conditions de son expansion.

l’individu, l’homme ou la femme, voire le chameau ont toute leur place, sous l’égide de divinités plutôt conciliantes.

L’établissement de l’islamisme n’a a priori laissé que peu de chances de survie à cet ancien monde. Il n’est resté de la révolution de Muhammad que des vestiges involontaires de trop longues habitudes, ou de secrets objets d’admiration et de respect.

Ces quelques pages ne veulent prouver qu’une chose : les populations arabes ont vécu, lutté et prospéré avant l’Hégire, et pas seulement autour de la Mecque, qui n’est qu’un petit endroit à ce moment.

A priori disions nous, car en parallèle des rejets les plus conventionnels a pu se développer une discrète mais persistance fascination de la part des érudits, lesquels ont tenté, jusqu’au péril de leur existence, de savoir ce qu’il y avait avant.

Ils l’ont fait, mus par leurs propres curiosités, mais aussi sans doute, parce qu’un certain public était sensible et attiré par cette maléfique altérité, cette abominable antériorité. Nous rendrons hommage à ces auteurs, quand le temps sera venu.

4- Conditions générales de l’Etude

Il manque souvent un exposé des conditions générales dans lesquelles s’est construit ce mouvement, dans les manuels ou les études traitant le sujet(8).

Pourtant, telle est la méthode qui devrait s’imposer, comme une piste majeure, pour éviter le mythe et le spectre de l’apparition miraculeuse ou messianique.

Seuls les enfants peuvent croire à la vérité d’un instant X, d’un moment 0, d’un Big Bang historique.

Hélas, les enfants font parfois la loi, et peuvent même écrire des livres.

Les auteurs habituels, musulmans, ou soumis à l’influence de l’islamisme veulent promouvoir l’idée d’une religion surgie du sable, toute armée, telle Athéna (ou al Uzza, mutatis mutandis)(9), incomparable et imperfectible, absolument universelle. Ce n’est pas une méthode sérieuse : il faut au contraire établir avec insistance le contexte, le théâtre, la scène arabe dans lesquels l’islamisme s’est établi, d’autant plus que les sources documentaires sont nombreuses à fournir des renseignements solides et variés. Ainsi, il sera très facilement démontré que l’islamisme est un création humaine, progressive, fruit de circonstances historiques qu’il est indispensable d’exposer en détail. Création humaine, bassement humaine, terriblement humaine, et tellement plus intéressante ainsi.

Il faudrait même élargir l’étude au-delà des Arabes, puisqu’ils avaient des voisins, autrement prestigieux et productifs. Nombre des prétendues innovations ne sont en fait que des répliques adaptées de fragments d’autres systèmes: un ouvrage comme le Coran en est un recueil remarquable.

Nous insisterons donc en premier lieu sur les structures (1) dans lesquelles l’islamisme s’est construit.

La géographie, la biologie, la climatologie, l’ethnologie, nous serviront de pistes.

Ainsi, le théâtre des actions à venir sera présenté au public, et la scène, prête à recevoir ses acteurs. Ces sciences aideront à réintégrer le sujet dans l’Histoire en tant que science et méthode, alors qu’il avait tendance, depuis des siècles, à être un sujet a-historique (10)

Des pistes, il y en aura beaucoup, aucune ne sera capitale et suffisante, mais toutes seront plus ou moins utiles: certaines longues et fructueuses, d’autres courtes, s’achevant dans l’aporie, d’autres encore éprouvantes et arides. Certaines, nous les parcourerons accompagnés par une bonne compagnie, parfois par des individus abjects, et parfois nous cheminerons seuls.

8– Le remarquable Nouvelle Clio, Les Débuts du Monde musulman, édité en 2012, fait exception. Mais il évoque plus le contexte doctrinal que les conditions matérielles d’existence. 9– Al Uzza, la Puissante, en Arabie, si elle est représentée, l’est sous la forme d’une Athéna. 10– Au même titre que le sujet des origines du judaïsme ou du christianisme, mais ces doctrines ont fini par céder, tandis que l’islamisme joue la carte de l’intimidation, avec un certain succès sur les faibles.

Dans un deuxième temps, l’accent sera mis sur le contexte général de crise ( II) qui touche la péninsule dans la centaine d’années précédant Muhammad et ses affidés (11). Il sera alors question de déclin économique, de changement de rapports de force, de déplacements des voies commerciales.

Mais ce n’est pas tout : des accidents sont advenus qui ne doivent rien à la miséricorde divine quoique la littérature islamique ait trouvé là un terrain de choix pour établir un déterminisme très convenu et stérile.

Des épidémies ont parcouru le siècle, le climat a été plus froid, et plus sec. Des éruptions volcaniques et des séismes ont complété le tableau pour lui conférer les allures de fin du monde (12)

Dans la dernière partie nous verrons (III) que la modification du contexte a permis de créer un terrain très favorable à la construction de structures nouvelles en Arabie, qui ont à leur tour favorisé des expériences comme celle tentée au Hedjaz à partir de 610.

Heu….en passant …..Des années après je ne vois toujours où ou à quoi renvoient ces deux ( II et III) rencontrés plus haut. Je suppose que ça renvoie à des parties d’une ancienne mouture ….mais ce n’est qu’une hypothèse

Voici d’abord le portrait de la « Pré-Oil Arabia » selon l’ironique terminologie anglo-saxonne ( 13)

11-Notre parti-pris est de faire débuter la période vers 550 pour la finir en 650. Ainsi est incluse la phase traditionnelle 570-632, qui sur les deux bornes, peut être contestée dans le détail. Mieux vaut tailler large. D’autres pousseraient encore plus loin de part et d’autres de la période traitée. 12-S. Leroy, « Re-analysis of the agricultural collapse around the 4th-7th centuries AD in the Levant and in Turkey. », La formation de l’Islam, entre héritages antiques et ruptures, Colloque de Paris 2008 (à paraître). 13-W. Dostal, « Mecca before the time of the prophet. Attempt of a anthropological interpretation », Der Islam 68/1991.

5- Deux ré-invention de l’arabité

Deux ré-inventions de l’arabité sont maintenant présentés, par deux textes importants, et bien que très postérieurs(14), qui illustrent l’image que les Arabes musulmans ont construit de leur arabité pré-islamique: période obscure et barbare. Ce n’est alors que parle moyen de l’islamisme, leur invention, l’invention d’un des leurs, supposé tel, que les Arabes peuvent ensuite se prévaloir d’une supériorité absolue sur tous les autres peuples.

Le regard des autres peut se résumer simplement :

Les Arabes sont des envieux, qui vivent dans le territoire le plus hostile de tous, qui mangent du sable et boivent de l’eau croupie, des méchants avides et rapides sur leurs chameaux sales et laids, tandis que d’autres se reposent à l’ombre du Croissant Fertile, gorgés de céréales, de lait et de miel. Et de vin, ce qui est encore meilleur ou encore pire.

La confrontation, nourrie du ressentiment, est inévitable. La hargne coranique envers ceux qui jouissent des biens de la terre est alors prémonitoire.(15)

Danger mortel pour l’entendement: une immense majorité des récits consacrés à l’Arabie ont été inventés et rédigés hors d’Arabie, par des auteurs qui n’y ont jamais mis les pieds. Leurs efforts sont des tentatives d’une communauté nouvelle et un peu perdue de se retrouver des racines, imaginaires et idéales.(16) Leur chance était que personne n’allait vérifier leurs dires: à quoi bon aller en Arabie, sinon pour le pèlerinage, et alors l’entendement est comme pétrifié et sourd.(17)

14– Il n’y a guère le choix, puisqu’ils sont presque tous très postérieurs, et posent d’énormes difficultés méthodologiques. 15– Le thème est très présent dans, selon le découpage classique, les sourates mecquoises, deuxième période. 16– Prémare, Aux Origines du Coran, p. 22. 17– Le pèlerinage sert à maintenir un lien effectif, et en même temps symbolique, entre l’Arabie et le reste du monde musulman, puisque, jusqu’à la découverte du pétrole, cette région était totalement marginalisée.

Caricature de la Jahiliyya.

(pamphlet musulman anonyme).(18)

En fait, Muhammad (…) fut un prophète qu’Allah à une nation(19) qui n’avait encore reçu aucun livre(20) ni aucun prophète(21), nation d’ignorants d’une ignorance telle qu’ils ne savaient point qu’ils eussent un Seigneur ni qu’après la mort vint un jugement, égarés forgeant des mensonges, ennemis se haïssant et se disputant autour d’un puits, ne pratiquant point l’obéissance à Allah et ne l’honorant point avec empressement, adorant les idoles, mangeant les animaux morts sans les égorger et déclarant licite ce qui est interdit, répugnant à suivre la direction et se complaisant dans leur égarement, se tuant les uns les autres et versant leur sang, déclarant licites les unions interdites, ne respectant point les liens de parenté et faisant périr leurs enfants, plongés dans le malheur des pires souffrances, des plus pénibles efforts et de la plus dure des vies, jusqu’à ce que Allah leur eut envoyé ce prophète par miséricorde envers eux et comme preuve à leur intention. Lui, alors, les invita à se tourner vers Allah et les guida vers lui, leur fit distinguer clairement le licite de l’illicite, les empêcha d’associer à Allah les idoles et de commettre les fautes et manquements que les prophètes leur avaient déjà interdits, leur imposa la prière, le jeune, l’aumône, la piété, la crainte de Allah, l’observance des liens de parenté et la fidélité au pacte conclu avec Allah, leur interdit la rébellion, l’injustice, la trahison, la fornication, le vol et le brigandage. Il nous a ordonné d’adorer Allah seul sans rien lui associer, de ne reconnaître à côté de lui aucune divinité, de n’adorer ni le soleil ni la lune ni les idoles ni la croix ni aucune image et de ne point prendre les uns et les autres de seigneurs en dehors de Allah, si bien que nous avons cru en lui et lui avons fait confiance. C’est alors que Allah a mis l’union dans nos cœurs, nous a fait triompher de nos ennemis et nous a sauvés de la division Il n’est certes que les prophètes, les envoyés d’Allah et les meilleurs de des serviteurs pour guider ainsi vers le bien, l’ordonner et y exhorter tout en interdisant les fautes et les manquement. De plus, Allah nous a commandés par la bouche de Muhammad, de combattre ceux(22) qui donnent des associés à Allah…

18- D. Sourdel,  » Un pamphlet musulman anonyme « , Revue des Etudes Islamiques, 1966, p. 25. 19-Les Arabes. 20– Remarque juste: personne n’a jamais trouvé de livre antérieur au Coran, en Arabie; mais une littérature existait. 21- Le Coran lui-même évoque des prophètes arabes antérieurs à Muhammad, qui ne sont pas acceptés. 22– Les chrétiens.( associatifs en raison de leur ribambelle de Saints)

Il est conseillé de consulter la page ISDO – Islam par les documents , des PDF et des tables des matières

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