L’anti-racisme au secours du racisme. Ou comment on fabrique ce que l’on prétend combattre.

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Il y a au sein d’une partie de la gauche, une imposture autour de la question du racisme.

Les représentants de cette gauche-là, pour des raisons diverses et variées, ont absolument besoin d’affirmer leur amour inconditionnel pour les immigrés (notamment du Maghreb et d’Afrique).

Certaines de ces raisons peuvent relever d’une psychologie de déni ou de compensation assez simple. Par exemple lorsqu’on est un bon Français installé au Maroc pour sa retraite, on surjoue la proximité quasi-familiale (donc antiraciste) avec sa domestique locale pour se déculpabiliser de l’écart de niveau de vie et du tarif auquel on l’exploite. Ou lorsqu’on est un « souchien » marié à une  africaine ou une maghrébine et qu’on se comporte avec elle comme un odieux tyran domestique, on doit redoubler de zèle, adopter des postures humanistes et proclamer à grand bruit des convictions de gauche, comme l’anti-racisme et l’anti-colonialisme, tellement dans la vie quotidienne cela pourrait ne pas sauter aux yeux…

C’est un classique, on sait que les pourfendeurs les plus virulents de « pédés » sont en général des homosexuels refoulés et non assumés. Et plus on est, objectivement, par sa situation financière et son insertion dans le travail, éloigné du peuple, plus il faut prétendre qu’on l’aime si l’on veut rendre crédibles des convictions « de gauche ». Tout comme les antisémites ont leur juif pour lequel ils proclament haut et fort leur amour et leur haute considération…

Au-delà de ces histoires  individuelles, les raisons principales sont idéologiques, sauf qu’ici elles prennent une configuration quasi-religieuse. Ces gens-là sont terrorisés à l’idée qu’ils pourraient ne pas être des anti-racistes irréprochables, le racisme étant considéré par eux comme l’attitude la plus honteuse, la plus immorale, la plus dégradante qui soit et, pour tout dire, la plus pècheresse. L’anti-racisme est alors la vertu suprême par laquelle on marque son «ouverture d’esprit » son « progressisme», son « humanisme » et surtout son appartenance à la gauche –mais aussi sa distance par rapport à la « droite », devenue une sorte d’allégorie du diable.

Obsédés par le racisme et perpétuellement aux aguets, à le soupçonner partout, ils sont conduits à adopter  un certain nombre d’attitudes stéréotypées dès lors que l’on fait mine d’établir un rapport quelconque, même assez lointain, entre un comportement critiquable et l’origine ethnique de leurs auteurs.
Le cas le plus flagrant est celui de la délinquance et de la criminalité:
  • D’abord ils vont essayer de nier des informations statistiques qui seraient défavorables aux « potes », avec des arguments du genre « on peut faire dire ce que l’on veut à une statistique », en critiquant la méthode ou, plus généralement, la source ( un grand classique, c’est le fameux point momo), ce qui permet de rejeter l’information sans l’examiner.
  • Quand les preuves statistiques s’accumulent ( par exemple la surreprésentation des étrangers, plus spécifiquement des maghrébins et des africains parmi les détenus dans les prisons françaises ), et qu’ils ne peuvent plus nier les faits, ils tiennent alors le discours du déterminisme exogène.
C’est assez facile de le faire,  car tout le monde admet que la délinquance est évidemment multicausale, multifactorielle. Mais comme ces causes interviennent dans des proportions très difficiles à évaluer, chacun pourra privilégier celles qui l’arrangent dans sa cohérence idéologique et rejeter celles qui remettent en cause sa construction intellectuelle, avec peu de chances de pouvoir être démenti de façon irréfutable.

On doit admettre que jusque dans les années 60, l’essentialisme, le déterminisme, l’atavisme, le destin et la fatalité définissaient le statut et le comportement dans une société de classe où chacun, chacune, était tenu de garder sa place. La société dans son ensemble, faisait peu de cas du déterminisme socio-économique. Toute lumière ayant sa part d’ombre, les intellectuels et leurs émules arrivées au pouvoir sont passés de l’absence d’analyse des causes sociales à un excès de leur prise en compte — avec comme conséquence un  déni des réalités sociétales : ce sont les délinquants qui sont devenus des victimes…

À gauche on invoquera donc la pauvreté, le déterminisme socio-économique. Et au sein de cette gauche dont il est question ici, c’est la seule explication que l’on admettra.

C’est  une évidence, mais aussi un lieu commun partiellement inexact : la délinquance existe aussi dans les « csp + » comme l’on dit, même si elle est de nature différente, même si elle est plus rare. Mais du seul fait qu’elle existe, l’explication causale univoque par la pauvreté ne tient pas et doit être remplacée par une corrélation statistique, ce qui n’est pas tout à fait pareil. De la même manière, lorsqu’on montre que des populations immigrées, d’un même niveau social, mais d’origines ethniques différentes ont des taux de délinquance sensiblement différents, il n’est plus possible, non plus, de garder la pauvreté comme seul facteur explicatif. (D’ailleurs, globalement,  le creusement des inégalités semble plus pertinent, comme cause, que la pauvreté absolue.)
Entrent bien sûr dans ce déterminisme socio-économique tout ce qui concourt à cette pauvreté financière : le chômage, l’exclusion, la précarité.

Personne, absolument personne de raisonnable,  ne peut nier la pertinence de ces facteurs. Et, tant qu’on se limite à ces explications-là, on est dans la norme de la gauche bien-pensante, avec toute les intenses vertus morales qui sont supposées y être  associées.

Mais quand on se met à évoquer des facteurs culturels, là les anti-racistes commencent à s’agiter. Parce qu’ils sont aussi des adeptes du relativisme culturel, cela va avec. Toutes les cultures se valent, toutes sont nobles, attention à ne pas stigmatiser, touche-pas-à-mon-pote, oui à l’intégration – non à l’assimilation, vive la différence, notre culture n’est pas meilleure etc, etc.

C’est que plus personne, ou presque, ne pense le racisme pour ce qu’il est, à savoir le rejet de personnes au nom d’une supposée infériorité génétique, biologique du groupe auquel elles appartiennent. Dans la construction mentale de l’antiraciste compulsif d’aujourd’hui, c’est la culture qui remplace les gènes.

Donc, par exemple, la religion, donc par exemple, la culture de  machisme associée à un culte de la violence, donc, un refus d’intégration véhiculé par le milieu familial qui se traduit par un rejet ou un mépris de valeurs et des lois du pays d’accueil, tout cela n’existe pas et ne peut en conséquence constituer des facteurs générateurs et explicatifs d’un quelconque comportement social, y compris la délinquance.

Pourquoi cet aveuglement ? parce qu’il faudrait reconnaître qu’il pourrait y avoir dans la culture de l’autre quelque chose de critiquable, ce qui, contrairement à ce qu’ils affirment, obligerait aussi à évaluer la sienne. Attitude qui va jusqu’à l’absurde, jusqu’à ne pas oser affirmer que l’excision est une monstruosité, y compris  dans les pays où elle est une habitude, une norme culturelle… Jusqu’à  refuser de caractériser un délinquant, sauf s’il est riche et blanc. (Je ne sais s’ils le font encore, mais les journaux de gauche s’interdisaient de publier dans la rubrique « faits divers » les noms des auteurs de délits lorsqu’ils étaient à consonance africaine ou nord-africaine « pour ne pas stigmatiser…. ».)

Alors, pour ne pas avoir à  se prononcer sur des questions gênantes, ils utilisent  des anathèmes : « raciste », « islamophobe », « facho » ou le dernier en date, l’amusant  «dextrophile». Et tout de suite après l’anathème,  l’attaque contre la personne se développe et remplace l’argumentation. Parce que chez eux, évidemment être de gauche est la vertu, et de droite, le vice.   Et toute opinion, toute réflexion doit être d’abord évaluée à l’aune de ces labels avant d’être examinée pour elle-même. ( Ce n’est pas sans rappeler des discussions hilarantes que l’on peut trouver sur certains sites communautaires pour savoir ce qui est permis ou interdit par la religion). Et en oubliant, au passage, que certaines idées « de droite », comme, par exemple, la référence à la nation ou la laïcité ont été des idées de gauche.

Trop de gens de gauche récitent des mantras dégoulinant de bons sentiments: tous les hommes sont bons surtout s’ils sont pauvres et exploités, les arrière-petits enfants des colonisateurs ont une dette envers les arrière-petits enfants des colonisés, toutes les cultures sont bonnes, surtout celles des autres… Ils font un tort considérable à la gauche qui en  perd logiquement son ancrage populaire.

L’aveuglement de ces idéologues, leur bêtise et parfois leur lâcheté deviennent inacceptables. Si nous avons le Front National ce sera de leur faute. Le prétendu antiracisme de pacotille de ces soi-disant « humanistes » et leur « respect des cultures » retarde, gêne, empêche le processus d’assimilation et aboutit exactement à l’inverse de ce qu’ils prétendent défendre, en favorisant, au contraire, des attitudes de rejet et d’exclusion.

Un exemple : Marine Lepen propose d’interdire la double nationalité, interdiction qui est, d’ailleurs, plutôt la norme dans le monde, bien que  minoritaire dans les pays développés. La gauche dont je parle va évidemment hurler. C’est un vieux débat. Pourtant, dans le contexte actuel français, Marine Lepen pourrait avoir raison. L’assimilation, celle qui intègre totalement quelqu’un dans une communauté nationale ne peut se faire sans une certaine violence vis à vis de sa culture d’origine. Et je soutiens que l’assimilation est le meilleur rempart contre le racisme.

95 comments to L’anti-racisme au secours du racisme. Ou comment on fabrique ce que l’on prétend combattre.

  • snoopy86

    Les commentaires de cet article sont à lire sur le blog orchidogyre 😆 😆

    Lu sur l’excellent blog de Maxime Tandonnet :

     » Qui, aujourd’hui en France, veut abolir ou réduire la liberté d’expression, pratique l’inquisition et la censure morale ? Qui, en France, pratique la dénonciation, la délation, la chasse aux sorcières, le lynchage médiatique, au détriment de la dignité des personnes, dans l’indifférence absolue pour l’humiliation ou la souffrance engendrées ? Qui, dans notre pays, joue sur la haine, l’intolérance, le rejet de l’autre, celui qui ne pense pas pareil, stigmatise, cherche à humiler, avilir? Qui, en France, montre du doigt, dénonce, accuse, livre en pâture, lâche la meute sur tel ou tel bouc émissaire, personnes désignées à la vindicte générale, comme à la pire époque des polices politiques, des mouchards et des bourreaux ? Oui, l’extrémisme, au sens vrai du terme, continue de sévir, moins puissant, moins nuisible que l’extrémisme du siècle dernier, mais toujours aussi hargneux, s’inspirant des mêmes méthodes, mais sous une forme adoucie, policée, édulcorée, conforme à un autre temps. Il avance aujourd’hui le plus souvent masqué, doucereux, diffus, donneur de leçon, mélangé à l’air du temps, imprégnant l’idéologie dominante, avec ses faux airs de générosité, d’ouverture, de modernité, son visage de sainte nitouche, son odeur d’ordre moral et sa méchanceté intrinsèque. »

    • Léon

      Ca, je me doute qu’il doit être commenté… Mais je n’irai même pas voir. Que voulez-vous qu’ils en disent à part, à nouveau se livrer à des attaques personnelles et raconter que je suis un raciste d’extrême-droite ?

      • snoopy86

        Tous les russes, surtout les blancs élevés par les jez et habitués à faire suer le burnous, sont racistes et alcooliques 😆 Je vous ai résumé les commentaires à venir 😆

  • AGNNP

    Dextrolevrophile
    Levrodexctrophphe

    etc

    Ils n’y ont pas encore pensé ? :mrgreen:

    Pffft! quel manque d’imagination chirale.

  • Lapa

    je me demande si dans cet antiracisme de posture il n’y aurait pas que de la rhétorique naïve et facile comme vous semblez le dire, mais aussi, chez certains, une volonté de renverser « ethniquement » la société et ses valeurs traditionnelles bourgeoises, sa culture issue de racines gréco latines mâtinées de morale judéo chrétienne.

    Il faut prendre en compte également le fameux rapport Terra Nova, non pas pour une direction qui serait à prendre pour une certaine gauche, mais comme un constat de ce qui a été déjà effectué: rapprochement avec la jeunesse non catholique et mondialisée notamment. Il est facile de deviner vers qui et vers quoi une partie de la gauche préfère se tourner et de qui elle a décidé de se détourner…
    Enfin à considérer que le strausskhanisme soit « de gauche »…

  • Léon

    Lapa: ce rapport de Terra nova, on n’en a pas parlé mais il est vraiment capital pour comprendre la redistribution des cartes politiques aujourd’hui. Cela fait un moment qu’on réfléchit à un article là-dessus, mais c’est comme souvent : il faudrait être capable d’apporter une valeur-ajoutée, quelque chose de plus ou de différent de toutes les analyses qui en ont été déjà faites.
    Sur l’hypothèse de cette volonté de renverser « ethniquement » une société et ses valeurs bourgeoises, c’est possible, surtout si l’on regarde de près les discours de certains idéologues de l’extrême-gauche.
    Autre chose, Lapa : surveillez votre boîte mail, je vous ai posé une question concernant votre article sur le « dictionnaire immobilier » qui est toujours en « brouillon ». Je ne sais s’il est terminé et prêt à être publié.

  • Buster

    Il va nous manquer ici des représentants de ces tendances « humanistes… car profondément humains » (pas comme vous ou moi)
    De ces donneurs de leçons, humbles et modestes,
    De ces montreurs de la seule vraie direction… la leur.

    Ils nous manquaient déjà mais là ils nous manquent encore plus ces panneaux indicateurs par rapport auxquels tout contradicteur est d’extrême-droite, forcément d’extrême-droite.

  • COLRE

    Léon, je suis d’accord avec toutes vos interrogations, mais c’est un sujet inextricable, pour moi… On touche à toute l’humanité et à ses distorsions cognitives…

    J’avoue avoir souvent un regard d’éthologiste sur le comportement humain.
    Je cherche à m’en débarrasser, mais comment ne pas voir dans le racisme la manifestation « biologique » de l’animal territorial qu’est l’humain ?

    Impossible d’oublier que la plupart des appellations vernaculaires que les sociétés se donnent à elles-mêmes (Inuits, Fuégiens…), ce sont : « les Hommes »… ce qui veut dire que les autres, l’Autre, ce sont : des « non-hommes » ? rejetés dans l’inhumanité…
    Sommes-nous en cela si différents des Pygmées et des Buschmen, et… de n’importe quel mammifère social ? évidemment non.

    L’Autre est l’inconnu, l’ennemi, le danger…

    Quant à analyser cette curieuse réaction contraire, il faut y puiser l’inspiration aussi dans le biologique, mais version plus psychologique : déni de soi, mésestime de soi, auto-dénigrement, déclinisme, syndrome de Stockholm, culpabilité, millénarisme, névrose de l’abandon, du mal-aimé…

    Sujet quasi impossible à traiter pour moi…

    • Léon

      Colre, d’accord, le racisme est aussi une sorte de réflexe humain quasi-universel mais ici j’essaie de raisonner d’un point de vue politique : qu’est-ce qui est efficace pour lutter contre, pour en faire diminuer l’intensité. C’est demander aux gens un trop grand écart quand on veut faire la promotion de la « diversité » et du « respect de principe de toutes les cultures », surtout dans des périodes de crises. Pour moi, (et c’est évidemment une opinion personnelle) l’arme contre le racisme est l’universalisme : c’est en découvrant chez l’autre la part commune, identique, d’humanité qu’on lutte contre et non en valorisant des différences souvent trop évidentes et visibles parfois à l’oeil nu. Mais de telles découvertes ne peuvent se faire sans des terrains de compréhension qui passent par l’assimilation qui donne une culture commune nécessairement contingente et qui met toujours en présence une culture plus forte qui détruit plus ou moins une culture plus faible ou minoritaire. Et plus ce processus est rapide (et de ce fait brutal…) mieux on résout le problème. Si on est convaincu de cela, il faut prendre les décisions qui s’imposent. A l’époque de la constitution de l’Etat centralisé français républicain on a été très loin, par exemple en interdisant et poursuivant les langues régionales. On était juste cohérent…

      • COLRE

        C’est ça, le racisme, ou plutôt la xénophobie, est comme vous dites « une sorte de réflexe humain quasi-universel », car il est le fruit de notre évolution animale : la peur et la méfiance de l’Autre est une nécessité de survie inscrite dans nos gènes.

        Oui, mais : l’humain a « recouvert » ce substrat biologique par la parole, et cela change le réel. Car il y a une deuxième réalité, fictive, construite (faites de mots), qui est plaquée sur la première, parfois en phase, et parfois pas.
        Il y a une grosse différence entre menacer qqu’un avec un revolver ou se contenter de lui dire en souriant : « je vais te tuer ».
        Face à ces 2 menaces de mort, dans un cas, vous déclenchez une sacrée réaction d’adrénaline et de peur, dans l’autre vous éclatez de rire…
        Vous interprétez…
        Mais vous pouvez aussi faire erreur car les mots sont trompeurs (vos sens aussi).

        Alors, l’Étranger qui arrive « chez toi », sur ton sol, sur ton territoire, il est d’abord un inconnu, inquiétant dans ses intentions : dangereux.
        C’est la parole, la culture, la société et ses valeurs qui ÉNONCENT une autre réalité : non, cet Étranger n’est pas dangereux, non c’est un ami, non il a besoin d’aide, non il n’est pas différent…

        Mais quand la société par sa voie médiatique et politique te serine à longueur de temps que l’Étranger est responsable de tous tes maux, cela fait évidemment écho à ta peur ancestrale et tu veux bien y croire, d’autant qu’il y a évidemment un fondement de vérité : les ghettos, devenus ethniques, sont des nids de délinquance…

        Donc, Léon, je suis tout à fait d’accord avec vous : il n’y a que l’assimilation pour se prémunir des réactions de rejet xénophobe qui ne manqueront jamais d’apparaître dans des tas de situations de crise.
        (et même « assimilés », ce n’est pas toujours gagné… dans les campagnes on parle encore du « Parisien » pour des personnes qui sont là depuis 60 ans…, ou les Juifs parfaitement assimilés des années 30 qui se sont retrouvés « juifs » par le miracle d’une désignation raciste…)

        • Léon

          Oui, oui, même avec l’assimilation ce n’est pas gagné, vous avez raison. Mais que dire, alors lorsqu’objectivement on ne fait même pas ça !

        • ranta

          COLRE, tu dis bien mieux que je ne pourrais le même tout ce que je pense sur le sujet.

  • asinus

    L’Etranger

    L’étranger qui passe mon portail,
    Il peut être sincère ou aimable,
    Mais il ne parle pas ma langue,
    Je ne peux pas connaître son esprit
    Je vois son visage et ses yeux et sa bouche,
    Mais pas l’âme qui est derrière.

    Les hommes de mon propre sang,
    Ils peuvent faire le mal ou le bien,
    Mais ils disent les mensonges que je connais.
    Ils connaissent les mensonges que je dis,
    Et nous n’avons pas besoin d’interprète
    Lorsque nous allons acheter et vendre.

    L’étranger qui passe mon portail,
    Il peut être mauvais ou bon,
    Mais je ne peux pas dire quel pouvoir le contrôle
    Quelle raison gouverne son humeur ;
    Ni quand les dieux de son lointain pays
    Reprendront possession de son sang.

    Les hommes de mon propre sang
    Ils peuvent être très mauvais,
    Mais au moins ils entendent les choses que j’entend
    Et voient les choses que je vois ;
    Et quoi que je pense d’eux et de leurs goûts
    Ou qu’ils pensent de mes goûts.

    C’était la croyance de mon père
    Et c’est aussi la mienne :
    Le grain doit former une seule gerbe
    Et la grappe doit donner un seul vin,
    Et nos enfants doivent se faire les dents
    Sur le pain dur et le vin.

    Kipling R

    • Léon

      C’est un poème étonnant.Presque une explication psycho-sociologique de la xénophobie.

      • asinus

        yep Léon mais si vous rapportez son expression  » le sang » qui chez lui veut dire « race » nous sommes en 1870
        aux termes cultures et référents en 2011, je ne suis guére loin de sa vision des choses .
        j’entend bien d’ici les hurlements au RACISME comme sur ago lors meme je suis un de ceux qui vis mange et travaille avec plus de moktar ahmed diallo ect que d’aucun antiracistes n’en approcheront au cour de leur vie.

  • Le péripate

    Je ne dois pas être responsable. Non, sérieux. Toucher chaque mois une allocation de chômage engendrerai de la délinquance ? Vite, si c’est bien la cas, supprimez les allocations. Quant à l’exclusion et à la précarité, le contenu de ces mauvais concepts sont tellement vagues qu’il n’est même pas la peine d’en discuter.

    Je sais bien qu’il y a différentes versions du déterminisme social, d’un déterminisme faible à un fort. Toutes sont erronées ou sont des truismes sans intérêt. Au final, c’est toujours la responsabilité qui est évacuée. Le libre-arbitre dissout.

    En fait l’erreur vient de la confusion de deux sortes de statistiques. Dans le domaine de la nature, ou de la physique, les statistiques constituent bien une méthode de recherche inductive. Comme les lois de la nature sont considérées comme étant éternelles, elles fonctionnent pleinement à chaque occasion. Dans les affaires humaines les statistiques ne font que raconter le fil des évènements, fil purement contingent. Il n’y a nulle loi générale a en inférer : c’est de l’histoire.
    Il est vrai que Marx a fait beaucoup de tort à la pensée, en affirmant de prétendues lois historiques.

    L’homme nait ignorant, mais pas idiot. Pour ça, il faut l’éduquer.

  • Léon

    Tsss, Peripate, vous n’avez pas bien assimilé le dogme : c’est le chômage, pas l’allocation de chômage qui fera de vous un délinquant; au contraire elle est supposée vous donner les revenus qui vous éviteront de tomber dans le commerce de la drogue!
    Le libre-arbitre, oui. C’est beau le libre-arbitre, sauf que c’est tout aussi vaseux que le déterminisme. Le décisions sont la résultante d’un amas complexe des deux. Tellement complexes d’ailleurs qu’il faut laisser de la place à tous les facteurs.(Autre truisme d’ailleurs….
    Sur la notion de « lois historiques » chez Marx, personnellement je ne les ai jamais comprises comme des nécessités.
    Tiens, cela me rappelle le cycle des « Fondations » d’Asimov et cette science de la psycho-histoire

    • Le péripate

      Cette croyance a en tout cas conduit Marx à combattre « les illusions  » des socialismes utopiques et le syndicalisme. Bref rappel de marxisme : les forces productives (les infrastructures) conduisent les types de société (le moulin à eau le feodalisme et le moulin à vapeur le capitalisme). Un nouveau type de société n’apparait que lorsque les forces productives ont accomplis tous leurs changements. C’est un magnifique déterminisme en tout cas.

      Bon, en tout cas vous reconnaissez à minimum que c’est complexe. Certes. Mais Freud faisait remarquer que même si un jour on pouvait tracer la naissance d’une pensée d’un point de vue chimique électrique ou biologique, il restait légitime de considérer la pensée comme un objet.

      Car c’est de cela qu’il s’agit : personne ne peut prétendre savoir pourquoi X a fait tel choix à tel occasion. La seule chose que l’on peut en dire est que X a agit au mieux de ce qu’il pensait être son intérêt.

      C’est donc la pensée qui fait faire des choix, qui conduit à l’action. Et la pensée est individuelle.

  • Léon

    Individuelle mais pas personnelle. Sinon on ne pourrait jamais faire un sondage à partit d’un échantillon de personnes détrminées par l’age, le sexe la profession etc..

    • Le péripate

      Oui, c’est une classe statistique. J’ai fait une remarque à propos de l’usage des statistiques dans les affaires humaines.

      Pour en revenir au sujet il y a des relations entre toutes les pensées individuelles : ce sont les idées qui ont presque une vie propre (les mêmes de Dawkins). Pour comprendre un acte (particulièrement un acte hors norme, délinquance ou crime) il faut et il suffit de se reporter à ce qu’en dit lui-même l’acteur. Le chômage, oui, comme une sorte d’ombre de nature presque religieuse et effectivement pas l’allocation. Mieux, plus l’argumentaire justificatif fait appel à de grandes notions fourre-tout (précarité etc…)plus il est efficace. Mieux vaut dire que on est une victime du capitalisme que de Monsieur Dupont.

      Alors quand les idées heurtent le sens commun, il peut avoir problème. Les races existent, et elles ne sont que ce l’on voit, des ressemblances familiales et il n’y a là rien que de très ordinaire. D’avoir décrété que les races n’existaient pas, dans le but de lutter contre une forme de racisme scientifique n’est pas tenable.

  • AGNNP

    Colre
    On peut faire une exeption pour les Inuits

    C’était, un des rare ( le seul ?) peuple dont le language de comporte pas de reference à la haine, donc au racisme et autre.
    C’est un aspect assez méconnu de la culture Inuit, fort bien develloppée par Jean Malaurie, qui je le crois, sait vraiment de qui il cause.Et dans leur prpore définition, il ne rentrent pas dans ce que tu décrit, c

    • COLRE

      AGNPP,
      Je ne pensais pas du tout à une question de « haine ».
      Mais je confirme : Inuit veut dire « les hommes », de même que Yanomami, Guarani et autres Alakalufs, et de mémoire certains groupes indiens d’A du N et d’Afrique…

      A vérifier l’universalisme du phénomène, mais il n’aurait rien d’étonnant : le groupe ethnique est toujours soudé autour de son identité : « nous » (les Hommes) et « les autres » (les non-Hommes).

      Après, cela ne veut pas dire qu’on cherche obligatoirement à exterminer celui qui n’est pas humain…
      Mais la guerre aussi, complètement occultée par les missionnaires et les ethnologues, est une pratique universelle chez tous les peuples.

      • AGNNP

        Curieux, COLRE, en faisant mon post, je pensais à la nette distinction entre les Yanomanis et les Inuits, sur ce plan. 😉

        et aussi, au témoignage de celle qui a vécu 22 ans parmis les Yanomanis suite à son enlèvement à l’age de 12 ans, Elena Valero, ( Etorre Biocca, ‘Yanoama’, chez Terre Humaine)
        je m’en tiens à ces réfrences, car, Malaurie et elle, se sont vraimennt immergés et on pu decoder toute les subtilités, et si j’ose, un peu en dehors de « filtre » ethnographique.

        • COLRE

          AGNNP,

          J’avoue que mes lectures chez Terre Humaine, de Malaurie ou de Clastes, sont un peu anciennes… 😉
          Mais, de mémoire, ce n’est pas parce que leur « panthéon » inclut une sorte de fusion symbolique de tous les êtres animés (et même inanimés), que leurs comportements, dans la vraie vie, ne s’expriment pas dans le conflit (souvent guerrier) avec les populations voisines ou autres.
          Le sentiment d’appartenance ethnique est un puissant moteur chez tous les groupes humains, et le rapport de force est une norme.

          Les valeurs de l’hospitalité sont exceptionnelles et elles représentent pour moi le summum de la « civilisation », car elles vont justement à l’encontre d’une xénophobie naturelle terriblement ancrée en l’homme…

  • AGNNP

    Oupps! le post est parti tout seul.

    Donc, il ne se distinguent pas du reste (etrangers, animaux, etc) du fait de leur panthéisme.

    Bref la notion « d’étranger » leur était « étrangère ».

  • Causette

    Le 21 mai des militants antifascistes distribuaient des tracts face au café Le fleurte à Rennes, pour contrer une réunion du parti Egalité & réconciliation notoirement raciste et antisémite.
    Dans ce café Laurent James un pote d’Alain Soral faisait de la lecture de textes mais lui et ses sbires ne supportant pas ces manifestants ont commencé à proférer des menaces de mort à plusieurs reprises, puis il y a eu des bousculades puis charges contre les militants antifascistes. Coups de matraques, grenades lacrymo et flash ball dont ils ont fait usage en visant les têtes. Pourchassés par les faschos d’Egalité&réconciliation extrêmement violents, les antifascistes ont essayer de se replier vers le centre ville, mais l’un d’eux à été violemment percuté par un véhicule et a été évacué vers l’hôpital.

    Que dit ce Laurent James après ces violences?
    « … c’est la marque de fabrique de ces gens, qui sont au choix : sur le plan humain, des idiots inutiles ; sur le plan polémologique : des fuyards lâches et grégaires ; sur le plan esthétique : des gueules crasses de sous-bobos hurleurs ; sur le plan traditionaliste : des sous-hommes déséquilibrés, qu’une très sévère mise au pas dans un établissement para-militaire du Hezbollah permettrait peut-être de redresser ; enfin, sur le plan politique : des occidentalistes paternalistes avec les Arabes (« tu sais que tu es en train de te faire avoir en discutant avec ces mecs, t’as rien compris ! ») et ardents promoteurs de la Modernité tous azimuts. » (vous trouverez ça sur leur site).

    • snoopy86

      Un groupuscule de crétins qui se fout sur la gueule avec un groupuscule d’imbéciles 😆

      Comme expliqué ailleurs on se croirait dans les années 50 😆

  • Léon, je ne pense pas que l’assimilation soit le meilleur rempart contre le racisme car elle suppose une totale acculturation, la culture d’accueil phagocytant celle du nouveau venu.
    Je pense que chaque étranger peut choisir, en fonction de ses goûts, de ses capacités et de ses besoins, plusieurs niveaux d’adhésion à la terre étrangère qui le reçoit.
    L’insertion est le premier niveau. On respecte les coutumes, les usages et les lois françaises mais on entretient et cultive ses habitudes. On reste dans le communautarisme.
    L’intégration est le deuxième niveau. On se mélange un peu plus, on sort de sa communauté tout en cultivant ses traditions.
    L’assimilation est le troisième niveau qui fait qu’on ne se distingue plus de la population française. Cela ne signifie pas qu’on renonce à entretenir et cultiver certaines spécificités culturelles, en particulier la nourriture.
    Chaque immigré a le choix du niveau d’adhésion à la France mais la base, c’est l’adhésion, le respect et la connaissance de la langue et des usages.

    • COLRE

      Bonjour Aria,

      Je suis d’accord avec Léon. L’assimilation est la seule solution pour contrer les tendances « racistes » (xénophobes) de tout un chacun, surtout quand la population étrangère ou d’origine étrangère est importante.
      On pourrait d’ailleurs développer les 2 points : la question de l’effectif (je ne sais pas si c’est 10 %, plus, ou moins, mais sûr que c’est fondamental, surtout en concentration d’habitat), et le degré d’intégration.

      Insertion / intégration / assimilation ? Je reste persuadée que la seule « intégration » n’est pas suffisante. Rester dans le communautarisme, c’est entretenir la distance entre Nous et les Autres, et cette distance ne demande qu’à se creuser, de l’intérieur (on se referme, on se protège, on fait bloc…), comme de l’extérieur (phénomène du bouc émissaire, rejet, racisme…).

      Le pb de l’assimilation, c’est qu’il faut, pour la population qui arrive, non seulement POUVOIR (pauvreté, « ghettos »), mais VOULOIR.
      Quelle que soit la raison d’un refus de l’acculturation, le fait est qu’il empêche une intégration accomplie (« assimilation »), qui ferait que les gens se sentent français, redevables ET responsables des valeurs républicaines et du destin du pays…

  • Léon

    Qu’il ait le choix, c’est un fait,( si on le lui laisse…). L’assimilation se fait au détriment de la culture d’origine, mais c’est le prix à payer. Vous vous situez là du point de vue de l’immigré lui même, or le racisme est exercé contre lui, il faut donc vous placer du point de vue de celui qui est susceptible d’être raciste.C’est là, à mon avis qu’elle est la plus efficace (l’assimilation)

    • COLRE

      Oui, je pense la même chose. Quand on tend les micros aux populations immigrées ou « issues de », on les entend souvent parler des « Français » (les gaulois, etc) = les autres, pas nous. Comment voulez-vous que le citoyen de base reçoive ce message ?!
      Comme l’évidence qu’ils refusent de faire partie de la communauté nationale. Et cela réveille les fantasmes de « cinquième colonne », d’ennemi de l’intérieur et de « voleur de poules » (pour être gentille).

      Alors, si les politiques et la presse leur disent : circulez, y a rien à voir, alors qu’ils savent très bien ce qui se passe, les « citoyens de base » se sentent manipulés et abandonnés.
      Et comme le « racisme » (xénophobie) se nourrit d’ignorance et de peur : bingo !
      Et plus le rejet xénophobe augmente, et plus les populations rejettées se renferment et se radicalisent (en plus de s’appauvrir), et le racisme en augmente d’autant plus.

      Il faut casser, d’une façon ou d’une autre, le cercle infernal, la boucle auto-réalisatrice du racisme/anti-racisme.

      Un slogan, à la manière 68 : « une seule solution ! l’assimilation ! »

  • COLRE

    En fait, le sujet est tellement complexe, que j’ai encore relu attentivement votre article, Léon.
    Il contient évidemment bien plus d’aspects que ceux qui ont été commentés dans le fil.

    Ainsi, vous mettez l’accent sur les gens de gauche et leur anti-racisme structurel… Vous y voyez une sorte d’adhésion à la « vertu suprême », quasi-religieuse, que représenterait l’anti-racisme.
    Vous faites un constat (juste), relevez les symptômes du phénomène, mais ce qu’il faudrait arriver à comprendre, c’est : POURQUOI ?

    Et je réalise à la relecture, qu’il y a 2 ou 3 § important dans votre texte et qui méritent d’être mieux pointés.

    À gauche on invoquera donc la pauvreté, le déterminisme socio-économique. Et au sein de cette gauche dont il est question ici, c’est la seule explication que l’on admettra.

    C’est une évidence, mais aussi un lieu commun partiellement inexact : la délinquance existe aussi dans les « csp + » comme l’on dit, même si elle est de nature différente, même si elle est plus rare. Mais du seul fait qu’elle existe, l’explication causale univoque par la pauvreté ne tient pas et doit être remplacée par une corrélation statistique, ce qui n’est pas tout à fait pareil. De la même manière, lorsqu’on montre que des populations immigrées, d’un même niveau social, mais d’origines ethniques différentes ont des taux de délinquance sensiblement différents, il n’est plus possible, non plus, de garder la pauvreté comme seul facteur explicatif. (D’ailleurs, globalement, le creusement des inégalités semble plus pertinent, comme cause, que la pauvreté absolue.)

    C’est déjà du lourd… l’explication univoque et fourre-tout de l’idéologie d’une certaine gauche.
    D’ailleurs, j’ai souvenir de Causette grimpant aux rideaux, s’élevant contre l’équation « pauvreté=délinquance » ! alors qu’il y a tant de pauvres qui ne sont pas délinquants ! quel mépris à l’égard des pauvres…!!

    Mais on oublie souvent la conséquence inverse qui va avec : « richesse = non délinquance »… Quelle honte, d’imaginer que lorsqu’on est riche, on n’est pas incité à la délinquance !

    Un autre idée qui me paraît aussi très intéressante :

    C’est que plus personne, ou presque, ne pense le racisme pour ce qu’il est, à savoir le rejet de personnes au nom d’une supposée infériorité génétique, biologique du groupe auquel elles appartiennent. Dans la construction mentale de l’antiraciste compulsif d’aujourd’hui, c’est la culture qui remplace les gènes.

    Eh oui… le « racisme » est désormais un très mauvais concept… Il faut vraiment parler de la xénophobie (qui peut englober le racisme), qui est une catégorisation généralisante, et qui rejoint et permet tous les ostracismes (antisémitisme, misogynie, homophobie), ferment du « racisme ».

    Autre § auquel j’adhère à 99% :

    Trop de gens de gauche récitent des mantras dégoulinant de bons sentiments: tous les hommes sont bons surtout s’ils sont pauvres et exploités, les arrière-petits enfants des colonisateurs ont une dette envers les arrière-petits enfants des colonisés, toutes les cultures sont bonnes, surtout celles des autres… Ils font un tort considérable à la gauche qui en perd logiquement son ancrage populaire.

    L’aveuglement de ces idéologues, leur bêtise et parfois leur lâcheté deviennent inacceptables. Si nous avons le Front National ce sera de leur faute.

    Absolument ! le déni de réalité est l’une des pires irresponsabilités du Pouvoir (politique, médiatique et intellectuel). On fait d’abord un honnête constat, et puis on cherche des solutions, en accord avec les populations et les valeurs françaises, brandies haut et fort.

    Mais il reste que l’on n’explique toujours pas les causes de cet aveuglement…
    J’évoquais dans mon premier commentaire :

    Pour analyser cet aveuglement, « il faut y puiser l’inspiration aussi dans le biologique, mais version plus psychologique : déni de soi, mésestime de soi, auto-dénigrement, déclinisme, syndrome de Stockholm, culpabilité, millénarisme, névrose de l’abandon, du mal-aimé… »

    L’antiracisme, quand il est brandi en dehors de toute réalité est vraiment de l’ordre de la pathologie.
    Le racisme, le vrai, se combat, mais le pseudo-antiracisme, l’antiracisme compulsif (obsessionnel et irresponsable) se soigne…

    • ranta

      L’aveuglement de ces idéologues, leur bêtise et parfois leur lâcheté deviennent inacceptables. Si nous avons le Front National ce sera de leur faute.

      Pas que de la leur COLRE, pas que de la leur. Ce sera aussi celle de ceux qui ont continué à voter comme un seul homme avec eux? celle de ceux qui ont fermé les yeux, qui voteront Aubry, bien qu’elle ait donner des horaires spécifiques d’ouverture à des femmes voilées,ou bien que tout le monde sache tout le monde sait qu’il y a eu bourrage d’urnes pour qu’elle soit élue. Et pareil à droite.

      Tous coupable COLRE.

  • Causette

    Bonjour,
    Il y a un double jeu de chaque côté. D’un côté nous avons les anti-racistes qui restent aveugles aux exigences inacceptables pour la majorité des Français, par exemple les manifestations-prières de rues pour pousser les élu(e)s à construire des bâtiments religieux aux frais des contribuables (alors qu’il manque tant de logements hlm) et les femmes voilées qui se démarquent du reste de la société, le voile étant un signe de soumission aux hommes de leur communauté. Et puis il y a les groupes d’extrême-droite et les populistes pour qui ces revendications excessives de certaines communautés de plus en plus distinctes sont tout bénéfice pour leur propagande raciste, eux n’ont aucun intérêt à la médiation et à l’assimilation.

    Il y a quelques dizaines d’années en arrière certains parents français réagissaient, violemment parfois, quand leur fille ou leur fils voulait partager sa vie avec un(e) « étranger(e) ». On disait de ces gens qu’ils étaient racistes. A l’heure actuelle, les personnes comme moi qui ont lutté contre cette xénophobie aux côtés de celles et ceux qui en étaient victimes sont effarées de constater l’inversion des rôles. Les filles et les femmes musulmanes évitent en présence de leur mari ou père ou frère de discuter avec les hommes non-musulmans (peur de l’embrouille?). Et que dire de ces sites d’annonces matrimoniaux 100% communautaire religieux? de plus en plus envahissants. Peut-on parler de racisme dans ces cas-là?

    Que la calotte soit une calotte, une kippa, ou un turban, elle pèse toujours sur les crânes.

  • Le péripate

    Je me demande bien pourquoi il faudrait lutter contre le racisme. Sérieusement. Ce qu’il ne faut pas, c’est qu’existe une expression politique du racisme. C’est très différent. Que monsieur Dupont n’aime pas les arabes et choisisse de déménager ne devrait être un problème pour personne. Qu’il y ait par contre des discriminations, positives ou négatives par la loi est insupportable. Et si voulez vraiment lutter contre le racisme, devenez libéral et voyez en chacun l’individu unique. Enfin, ce que j’en dis.

    De la même manière je me demande pourquoi il faudrait être pour ou contre l’immigration. On ne peut qu’être pour le droit à la migration pour autant que l’on arrive sur une terre inoccupée ou avec l’accord des occupants. Mais comme les premiers occupants sont dépossédés de leurs droits historiques sur la terre et sur leur production par la croissance du domaine publique ils ne sont plus en possession de leurs droits, remis à l’État. Il faudrait donc alors régler la question de manière politique, ce qui veut dire que toujours une majorité opprimera une minorité. Pour être plus clair une société anarcho-capitaliste réglerai une fois pour toute cette question par le marché et le droit d’inviter qui on veut chez soi.

    Mais on parlerai moins de politique.

    • Le péripate

      Un article libertarien « Pour le libre-échange et une immigration limitée » http://herve.dequengo.free.fr/Hoppe/Hoppe1.htm

      Et aussi, différent, un rapport d’un think tank minarchiste suisse « Immigration, le retour nécessaire à une plus grande liberté » http://www.institutconstant.ch/paper.php?id=69

      La différence est bien sur la présence dans le deuxième cas d’un état minimal.

      • Léon

        J’ai lu le premier, Peripate. C’est un peu « à la carte » si je comprends bien, le libéralisme.
        J’ai plein d’objections à cet article mais l’une d’entre elles va vous surprendre, je suppose : les produits, les marchandises sont aussi très souvent des biens culturels. Peut-être pas des barres d’acier, mais le coca-cola n’est pas seulement un soda avec des bulles, c’est aussi la marque d’une culture qui fait d’une boisson sucrée une norme de consommation infantilisante, tout comme un grosse bagnole américaine est le reflet d’une société de gaspillage et de gens qui se goinfrent. Et c’est encore plus vrai de produits frontalement culturels comme des films ou des livres. On pourrait avoir vis à vis de marchandises, les mêmes arguments que ceux qui sont admis, dans cet article, contre l’immigration des hommes.

        • Le péripate

          Personne ne vous oblige à acheter du Coca. Voilà une objection levée.

          • Léon

            Personne ne m’oblige non plus à « acheter » un immigré ? L’objection n’est en rien levée, les arguments en faveur de la libéralisation totale des échanges sont donc les m^mes que pour la libéralisation des flux migratoires. CQFD

            • Le péripate

              Là je ne comprends plus. Quel est votre problème avec les immigrés ? Des histoires comptables, et des histoires de lieux publics, qui peuvent même être selon une conception élargie des lieux privés ouverts au public.

              Et maintenant pour forcer le raisonnement vous poussez la caricature jusqu’à assimiler un individu à une marchandise.

              Je vois toujours les leçons de morale mais la praxis a une toute autre allure lorsqu’elle se révèle à mots découverts.

    • COLRE

      Trop d’amalgames et de mélanges, péripate, au service d’une idéologie totalisante, ça brouille la réalité.

      « Que monsieur Dupont n’aime pas les arabes et choisisse de déménager ne devrait être un problème pour personne. »
      Sans doute, sauf que ce n’est pas ça la réalité, qui est :
      1. Si monsieur Dupont n’aime pas les arabes, il pourra vouloir que ce soit plutôt les arabes qui déménagent… ce qui n’est pas du tout la même chose.
      2. Si monsieur Dupont n’aime pas les arabes, et qu’il est obligé de déménager : on peut tout de même se demander pourquoi, et pourquoi on en est arrivé là, et quelles solutions pour éviter un tel phénomène de masse et de dépossession, avec toutes ses terribles conséquences de conflit social.

      « Qu’il y ait par contre des discriminations, positives ou négatives par la loi est insupportable. »
      Ben oui, c’est aussi le sujet de tous les ostracismes, et vous êtes donc d’accord avec les antiracistes. Heureusement qu’il y a (et qu’il y a eu) des personnes pour lutter et se mobiliser contre les discriminations pour faire avancer les lois dans le sens d’une meilleure justice.

      « Je me demande bien pourquoi il faudrait lutter contre le racisme. Sérieusement. »
      C’est la même question : si on a moins besoin de lutter contre le racisme stricto sensu aujourd’hui, c’est parce que d’autres s’en sont chargés dans le passé et ont pas mal blessé la bête…

      « On ne peut qu’être pour le droit à la migration pour autant que l’on arrive sur une terre inoccupée ou avec l’accord des occupants ».
      Eh oui, c’est justement la question. Est-ce que les occupants sont d’accord ? et à propos de quoi exactement ?
      « D’accord / pas d’accord », c’est très binaire, très sarkozyen… : ça n’a aucun sens, dit comme ça. Cela n’explique rien et ne résout rien.

      « Mais comme les premiers occupants sont dépossédés de leurs droits historiques sur la terre et sur leur production par la croissance du domaine publique ils ne sont plus en possession de leurs droits, remis à l’État. »
      Désolée, péripate, mais ça n’a aucun rapport… les Français ne sont pas dépossédés du domaine public, puisque le domaine public leur appartient…

      A part de considérer « l’État » comme une sorte de bubon, d’excroissance extérieure au peuple et vaguement cancéreuse… On est juste dans une bonne grosse idéologie libérale, au service des plus forts, en dehors de toute protection de la société et d’un devoir de fraternité (on est en république française, non ?).

      • Le péripate

        Vous avez tout compris, je vois que ce n’est pas la peine de vous expliquez.

        Évidemment mes gros sabots libéraux sonnent lourds à côté de vos grâces de ballerine. Mais au delà des sophismes (l’état qui nous appartient, quelle bonne blague) je ne vois rien qui mérite réponse.

        Cherchez donc la martingale du bien-vivre ensemble à la sauce collectiviste, ça a le mérite d’occuper.

        Mais sans moi. 🙁

        • Léon

          Allons, allons, Peripate : la martingale du bien-vivre ensemble à la sauce libérale, je vous la suggère en Albanie au milieu des mafias, alors.
          COLRE fait une demi-page d’objections raisonnables et raisonnées à votre post et pour éviter de répondre vous vous jetez sur sa seule conclusion relative à la  » bonne grosse idéologie libérale ». C’est pas sport, ça…

          • Le péripate

            Si vous me dites sur quel point particulier je pourrais répondre, je veux bien tenter le coup, même si je n’y crois pas.
            En gros, qu’est-ce que je dis ? Que le droit de migrer existe et que l’insertion dans une société (insertion et non assimilation)passe ou par des droits de propriété ou par le travail et que c’est ce ressort qui a été cassé par l’état providence. C’est évidement une doctrine totalitaire et je m’excuse d’avoir osé la présenter.

            Tenez, il y un article de Kaplan sur Contrepoints qui conclut ainsi:

            Apporter une solution au problème impose de commencer par identifier correctement la nature du problème et en l’espèce, le problème n’est pas l’immigration en tant que telle mais l’immigration créée par notre État providence. Notre système n’est non seulement pas viable financièrement — nous ne pouvons pas, comme on dit, accueillir toute la misère du monde — mais il a aussi et surtout brisé le mécanisme d’intégration naturel de notre société civile. C’est pourtant si simple, si évident : pour vivre, il faut travailler et pour travailler, il faut s’adapter, coopérer et s’intégrer à la communauté dans laquelle on prétend vivre. C’est ce mécanisme qui a fonctionné pendant des millénaires durant lesquels nous nous sommes très bien passés de ministères de l’immigration, de l’intégration ou de l’identité nationale et c’est ce mécanisme qu’il s’agit de remettre en état aujourd’hui.

            • Le péripate

              C’est « sport » de balancer l’Albanie et la mafia ? Que faut-il répondre à ça ? Est-ce encore de l’argumentation ?

              Moi je veux bien jouer, mais dans les règles.

              Les règles, vous savez, ce truc de libéral. Qui ne changent pas selon la majorité ou l’humeur.

              La Loi.

              • Léon

                C’est vous qui avez commencé avec : « la martingale du bien-vivre ensemble à la sauce collectiviste »

                • Le péripate

                  Désolé. Que faites-vous « une idéologie au service des plus forts » qui a précédé ? Rien, sans doute.

                  Faut-il parler de la concurrence, que déteste justement « les plus forts » dans un sujet sur l’immigration ?

                  Voyez-vous, j’ai été un gauchiste et je connais ces techniques d’AG qui consistent à parler de tout et n’importe quoi pour tuer l’adversaire, noyé sous un flot de clichés impossible à réfuter un à un.

        • COLRE

          Bonjour Le péripate,

          Je ne vois pas pourquoi vous prenez la mouche si j’évoque votre idéologie libérale : ce n’est quand même pas une injure pour vous, si ?…
          Je vous trouve bien sensible soudain alors que vous ne dédaignez jamais de manier l’ironie à l’égard de vos contradicteurs et les renvoyer indistinctement au « collectivisme »…

          En tout cas, pour ce qui est du fond, je suis non seulement en désaccord avec vos propos, mais je trouve qu’il y a des inférences dont la causalité m’échappe.

          « En gros, qu’est-ce que je dis ? Que le droit de migrer existe ».
          « Existe » chez qui ? pour qui ? comment ? pour quelle philosophie ? Une fois de plus, c’est une déclaration de principe curieusement formulée. Dites plutôt : « je suis pour » le droit d’une immigration libre. Vous avez le droit d’être pour, et j’ai le droit d’être contre.

          « l’insertion dans une société passe ou par des droits de propriété ou par le travail ».
          Encore une déclaration simpliste. On a vu que l’intégration passe aussi par le regroupement familial, par le mariage, par la naissance d’enfants sur le sol français, par le droit d’asile…
          Quant au « travail », il faudrait savoir lequel : déclaré ?
          Et les salaires ? selon quel code, quand on sait que les travailleurs étrangers gagnent 15 à 25% de moins que les locaux, toutes choses étant égales par ailleurs.
          Vous ouvrez grandes, les portes de l’emploi et du pays, aux émigrants prêts à toutes les exploitations pour fuir la misère chez eux (et comme on les comprend ! on en ferait autant à leur place).
          Que feront les travailleurs locaux (natifs ou pas, d’ailleurs) ? croyez-vous qu’ils diront : mais entrez donc

          Et pour que ce beau programme d’équilibre social et de liberté advienne, il suffirait donc de casser ce fameux « Etat-providence »…
          Ce qui veut dire que seuls les subsides et les aides « miraculeuses » de l’Etat attirent les immigrés ? pas le travail ? vous pensez qu’en les supprimant, vous les verrez tous repartir vers le sort joyeux et préférable qu’ils ont quitté dans leur pays ?

          Et les locaux, qui déjà auront encore moins de travail, sauf s’ils acceptent d’être encore plus sous-payés, ils n’auront donc plus aucune aide non plus d’aucune sorte… ni médicale, ni de logement, ni de chômage…?
          À moins que vous ne réserviez les aides sociales aux Français ? pas de droits aux loyers modérés, pas d’allocations familiales aux étrangers ?…

          J’attends d’un discours construit sur le « pro-immigrationnisme » libéral que l’ensemble des implications sociales et politiques soient pour le moins évoquées, sans formule lapidaire ni dilatoire. Je suis tout à fait prête à un échange argumenté.

          (PS : je ne vous ai jamais accusé de professer une doctrine « totalitaire », mais « totalisante »… ce qui n’est pas du tout la même chose, n’est-ce-pas ? 😉 )

          • Le péripate

            Bon.

            Le droit de migrer, pour qui !!! Tenez, justement le système féodal liait l’homme à la terre, qu’il ne pouvait jamais quitter.
            C’est simplement un droit fondamental qui dérive de la propriété de soi. Mais ça ne veut pas dire que vous avez le droit de rentrer chez quelqu’un sans y être invité. Quoique de très nombreuses sociétés pratiquaient et pratiquent encore très largement le devoir d’hospitalité pour le voyageur. Car chacun est conscient d’être aussi potentiellement ce voyageur.

            Visiblement, vous ne comprenez pas le rôle de coopération sociale qu’est le travail. Comme vous ne voyez pas les individus, mais des classes statistiques auxquelles vous donnez une réalité dans des affrontements groupes contre groupes, le rôle de la coopération, de la division du travail et des avantages comparatifs vous échappent complètement ou sont relégués au deuxième plan.

            Mais surtout. Je ne suis pas pro-immigrationniste. Ni anti. J’ai donné en lien deux articles qui malgré leurs différences sont d’accord sur ce point : il n’y a ni à encourager la migration ni à la combattre. C’est un phénomène naturel. Sauf que , oui, je préfèrais que les étrangers qui viennent chez nous soient actifs et entreprenants plutôt que de s’installer dans le socialisme à la française. D’ailleurs, ceux qui posent problèmes sont à mon sens bien plus marqués par les régimes socialistes dont ils sont originaires que par un islam souvent fantasmés.

            Enfin, je voudrais terminer par une belle histoire.

            Je me rappelle une autre réflexion d’un autre élève, en Promotion sociale. Chauffeur de bus, cet élève voulait réorienter sa carrière et suivait des cours de marketing. Lors d’une discussion, cet élève m’apostrophe : « Vous ne vous rendez pas compte à quel point c’est difficile pour nous de trouver un emploi avec le nom que l’on porte. » C’est vrai, j’ai évidemment oublié de spécifier que cet élève s’appelait Mohamed… Ma réponse fut impulsive. « Cher monsieur, il y a deux possibilités : soit je viens m’asseoir à côté de vous pour pleurer avec vous, soit je continue mon cours pour vous permettre d’apprendre et de contrebalancer le fait que vous ayez un nom qui laisse supposer que vous n’êtes pas belge depuis 6 générations. Parce que comme vous, les blondes, les gros, les bègues, les timides, ceux qui ont les oreilles décollées, etc. doivent montrer au futur patron qu’il y gagnera à les engager ». Trois ans plus tard, quand il est venu chercher son diplôme, cet élève est venu me trouver : « Monsieur, si vous saviez à quel point vous m’aviez énervé le jour où vous m’avez dit d’arrêter de me plaindre mais d’agir. Puis j’ai réfléchi. Et aujourd’hui j’ai décidé d’agir, d’être meilleur que les autres. Merci. » Ce merci est gravé dans mon cœur.
            Pris sur Contrepoints « Arretez de m’appeler immigré »

            • COLRE

              Que le droit de migrer (dans le sens « se déplacer ») soit un droit fondamental pour quiconque n’est pas sous un régime féodal, esclavagiste, en prison ou assujetti judiciaire (voire une femme en Arabie Saoudite… 😉 ), est une évidence inutile à rappeler, non ?…
              La vraie question n’était évidemment pas là, mais ici : qu’entendez-vous par « avec l’accord des occupants », car toute la discussion est là…

              J’ai fini par avoir des réponses en devant me plonger qque peu dans vos lectures et certaines de vos phrases à l’emporte-pièce que j’avais prises à tort pour de la gentille provoc pas sérieuse…
              Je me trompais, désolée…

              Donc, si je traduis bien vos références et vos déclarations de-ci de-là : l’Etat n’est pas légitime pour « inviter » quiconque ? ce n’est pas à lui de donner un « accord d’occupant », c’est ça ?
              Si le pays était privatisé, appartenait du tout au tout aux individus (y compris l’ensemble des infrastructures, aéroports, routes, etc), ce serait à eux (aux propriétaires privés et individuels) de donner leur accord, d’inviter les migrants et de leur proposer un contrat ?

              Deuxième volet de l’argumentaire : puisque l’Etat n’existerait quasiment pas (plus), l’Etat-providence non plus… Or c’est bien de lui que vient tout le mal puisque les migrants ne viennent pas pour travailler mais pour profiter des bienfaits de l’assistanat…

              A part ça, personne ne nous dit comment rétrocéder les dépossessions indues aux futurs propriétaires de la France, de ses forêts et ses littoraux ou du château de Versailles… Nul doute que le gâteau sera équitablement réparti à l’hectare près entre tous, et que tout sera pour le mieux dans le meilleurs des mondes possibles, avec des immigrés contractualisés, coopératifs, jeunes et en bonne santé.

              Il ne nous est pas expliqué comment se réglera l’intrusion impolie des immigrés non invités (ça existe…) ou des entrepreneurs fripons. Sans doute que des propriétaires spécialisés dans le maintien de l’ordre policier sauront raccompagner ces intrus indélicats et réprimander les autres.

              J’ai bon ?

              • Le péripate

                Vous aussi voulez des réponses à tout, en un seul bloc.

                Je n’en ai pas. D’abord parce que je ne présente pas une doctrine de changement social, ni une doctrine du sens de l’histoire. L’apparition des sociétés ouvertes ne m’apparait pas comme une nécessité et je ne vois pas à part un utilitarisme bien étriqué les raisons qui les feraient se perpétuer.

                Donc, rassurez-vous il n’existe pas à ma connaissance de programme politique qui permettraient par des changements mineurs ou majeurs d’arriver à une société libertarienne. Au dernières élections Alternative Libérale, qui n’est pas libertarienne mais minarchiste a fait moins de 1%. Pas de danger immédiat de ce côté là non plus.

                D’autre part je n’ai jamais dit que les migrants ne venaient que pour s’assoir à table. Beaucoup sont actifs, et heureusement. Même si la France n’est pas les USA, c’est encore une puissance économique attractive.
                La question de l’accord des occupants. Vous m’accorderez certainement que sur une propriété privée c’est une situation connue qui se règle normalement. Et de même vous m’accorderez qu’il ne semble pas avoir d’autre solution que la démocratie pour régler les questions du domaine publique. Mais à ce stade je pointe l’aporie de la dictature majoritaire ou même simplement pas majoritaire mais mieux organisée : il y a toujours une minorité opprimée, soit parce que son invité est rejeté à la frontière, soit parce que une présence non désirée est imposée.

                En tout état de cause je vous sais grée d’avoir eu un regard plus serein sur les idées que je défends.

        • COLRE

          Bonjour Le péripate,

          Je ne vois pas pourquoi vous prenez la mouche si j’évoque votre idéologie libérale : ce n’est quand même pas une injure pour vous, si ?…
          Je vous trouve bien sensible soudain alors que vous ne dédaignez jamais de manier l’ironie à l’égard de vos contradicteurs et les renvoyer indistinctement au « collectivisme »…

          En tout cas, pour ce qui est du fond, je suis non seulement en désaccord avec vos propos, mais je trouve qu’il y a des inférences dont la causalité m’échappe.

          « En gros, qu’est-ce que je dis ? Que le droit de migrer existe ».
          « Existe » chez qui ? pour qui ? comment ? pour quelle philosophie ? C’est une déclaration de principe curieusement formulée. Dites plutôt : « je suis pour » le droit d’une immigration libre. Vous avez le droit d’être pour, et j’ai le droit d’être contre.

          « l’insertion dans une société passe ou par des droits de propriété ou par le travail ».
          Encore une déclaration simpliste. On a vu que l’intégration passe aussi par le regroupement familial, par le mariage, par la naissance d’enfants sur le sol français, par le droit d’asile…
          Quant au « travail », il faudrait savoir lequel : déclaré ? il y a beaucoup de migrants illégaux.
          Et les salaires ? selon quel code, quand on sait que les travailleurs étrangers gagnent 15 à 25% de moins que les locaux, toutes choses étant égales par ailleurs.
          Vous ouvrez grandes les portes de l’emploi et du pays, aux émigrants prêts à toutes les exploitations pour fuir la misère chez eux (et comme on les comprend ! on en ferait autant à leur place).
          Que feront les travailleurs locaux (natifs ou pas, d’ailleurs) ? croyez-vous qu’ils diront : mais entrez donc

          Et pour que ce beau programme d’équilibre social et de liberté advienne, il suffirait donc de casser ce fameux « Etat-providence »…
          Ce qui veut dire que seuls les subsides et les aides « miraculeuses » de l’Etat attirent les immigrés ? pas le travail ? vous pensez qu’en les supprimant, vous les verrez tous repartir vers le sort joyeux et préférable qu’ils ont quitté dans leur pays ?

          Et les locaux, qui déjà auront encore moins de travail, sauf s’ils acceptent d’être encore plus sous-payés, ils n’auront donc plus aucune aide non plus d’aucune sorte… ni médicale, ni de logement, ni de chômage…?
          À moins que vous ne réserviez les aides sociales aux Français ? pas de droits aux loyers modérés, pas d’allocations familiales aux étrangers ?…

          J’attends d’un discours construit sur le « pro-immigrationnisme » libéral que l’ensemble des implications sociales et politiques soient pour le moins évoquées, sans formule lapidaire ni dilatoire. Je suis tout à fait prête à un échange argumenté.

          (PS : je ne vous ai jamais accusé de professer une doctrine « totalitaire », mais « totalisante »… ce qui n’est pas du tout la même chose, n’est-ce-pas ? 😉 )

          • Le péripate

            Juste pour savoir… vous prétendez avoir utiliser l’adjectif totalisant dans le sens du dictionnaire. Mon Antidote me donne  » Philosophie : qui synthétise un grand nombre d’éléments ». Si c’est le cas, c’est un compliment tellement énorme que je doute réellement que vous l’avez utilisé dans se sens, et malheureusement le dictionnaire n’en donne pas d’autre pour cet adjectif.

            Il me faut donc admettre que vous l’avez utilisé dans un autre sens, plus mystérieux, mais ou la racine commune entre totalitaire et totalisant semble avoir joué un rôle.

            Je suggère donc les termes de totalitoïde, de totaliture, ou de totaliturisant, voire totalitaritature. 😀

            NDLR « Je viens de trouver ce commentaire en indésirable…et rien ne peut expliquer qu’il y ait été rangé; je le rétablis donc ». Le Furtif

            • Le péripate

              Oui, quand je l’ai envoyé, je ne l’ai pas vu par la suite. Mais je n’ai pas recommencé, afin d’éviter la mésaventure du message de Colre.

            • COLRE

              « totalisant », c’est déjà un terme de calcul, et j’ai compris que ce n’était peut-être pas adapté à vos idées sur les chiffres en sciences humaines… Je n’aurais pas dû.

              Sinon, il y a plusieurs connotations à « totalisant » : la plus sympathique, que vous avez retenue à juste titre, est celle de « synthétique ».

              D’autres mettent un léger bémol comme la définition de wiki : « Pensée totalisante qui réduit toute activité humaine à un calcul économique — rentable/pas rentable — et transforme toute chose en marché. »

              C’est vrai que d’autres n’hésitent pas à rapprocher « totalisant » et « totalitaire » (« Sarkozy : du pouvoir totalisant à la tentation totalitaire »).
              Mais je confirme : ce n’était pas du tout mon but… 😉

              • Le péripate

                Pourtant, je parle assez peu d’économie, je tiens très rarement des positions purement utilitaristes, même si c’est aussi une approche valable bien que non fondamentale.

                Mais j’aimerai bien une petite digression sur le thème du marché. J’ai beaucoup de mal à comprendre la répulsion que ce terme suscite. Le marché n’est pas un être, ce n’est qu’un mot commode pour désigner l’ensemble des échanges réels. À chaque fois c’est une relation achat/vente, une circulation d’information et notamment l’information principale qui est le prix, information imparfaite mais qui fait réagir le réseau, pardon le marché (c’est la même chose), prix qui oriente le producteur, le consommateur dans leurs choix, eux qui sont seuls sur le terrain à connaître une partie de l’information, toujours imparfaite et jamais transparente complètement. C’est l’incertitude.
                Si l’on y réfléchis bien, ce système en réseau mets en relation à égalité tous les acteurs, en permanence, et personne n’est maître du jeu pour longtemps.
                Est-ce que j’ai encore besoin au 21 eme siècle de démontrer la supériorité intrinsèque des systèmes en réseau sur les systèmes hiéarchiques ? Il me semble que puisque vous êtes sur Internet et non sur le Minitel vous serez d’accord.

  • Léon

    L’immigration créée par l’Etat-providence ? Comment expliquez-vous alors l’immigration massive des hispanisants aux USA, ils ont donc un Etat-providence si généreux aux USA ?
    Quant à la thèse selon laquelle c’est l’Etat-providence qui crée le chômage et empêche de travailler et donc de s’intégrer, bof, vous savez ce que tout keynésien en pense…

    • Le péripate

      Il vous faut une réponse pour tout. Mais chaque question n’a pas forcément la même réponse. Les USA sont un pays attractif d’une part, et l’état providence y est aussi présent. Voilà bien un miracle. Et alors ?

  • Colre et Léon,
    Je comprends vos objections à ma graduation Insertion/intégration/assimilation mais j’y tiens pour la bonne raison que tous les gens ne s’exilent pas de leur plein gré, ni pour les mêmes raisons, ni définitivement.
    Il y a des immigrés qui ont choisi de s’installer en France, pour de bonnes ou de moins bonnes raisons et d’autres qui sont arrivés ici contraints et forcés comme les réfugiés politiques.
    Je pense que les exilés doivent pouvoir choisir leur mode d’établissement en France selon leurs projets de vie mais à certaines conditions. Des conditions drastiques.
    Tout immigré devrait signer un contrat à son arrivée en France, un contrat obligatoire assorti de sanction d’expulsion si non respecté. Le contrat comprendrait l’obligation de respecter les lois de la République, l’obligation d’apprendre le français et celle de suivre des cours d’instruction civique. Ainsi, les conditions seraient très claires et ne conduiraient pas au bordel dans lequel nous nous trouvons actuellement à cause d’un mélange d’idéologie de permissivité, de tiers mondisme, de culpabilité post coloniale, de pression sur les salaires des nationaux et de complaisance vis à vis des pays détenteurs de fonds souverains, etc.

    Le désordre profite à ceux qui comptent bien tirer les marrons du feu, aussi bien à gauche qu’à droite et c’est ce qui nous détruit et crée le néo racisme, la xénophobie partagée par toutes les communautés sans exception, la disparition des valeurs à commencer par le respect d’autrui et la confusion généralisée exprimée par les détournements et abus sémantiques.

  • Le racisme, le vrai, se combat, mais le pseudo-antiracisme, l’antiracisme compulsif (obsessionnel et irresponsable) se soigne…

    Attention, Colre, pente très glissante. Si on dit que l’antiraciste compulsif est un malade, un fou, alors on ne peut plus en parler ni argumenter.
    Il faut choisir de l’envoyer en hôpital psy ou en camp de rééducation. J’opte pour le second. Réhabilitons le bagne à Cayenne, ça crééra des emplois dans la région 😉 )))

    • COLRE

      Tu as raison, Aria 😉 , mea culpa, il faudrait toujours peser ses mots…

      Le commentaire sous un fil s’égrène comme de la conversation (orale), sauf que les paroles « s’envolent » alors que les paroles des forums s’écrivent…

      Je voulais dire que je vois le « racisme » comme une émanation plus attendue d’un déterminisme « biologique » (animal, phylogénique), alors que l’antiracisme est une construction plus culturelle, et donc davantage soumise aux aléas de la psychologie (et à ses défaillances ontogéniques).

      (faut dire que je suis d’une génération où l’on considère facilement que les névroses sont le lot de presque tous les humains… 😉 )

  • asinus

    yep un jour on demandait dans une émission de P Bonte au Maire de mon bled ce que c’etait un  » horsain »
    l’etranger chez moi il à répondu quelqu un qui habite a plus de 50km d’ici .Je vois ça comme des cercles concentriques culturels et coutumiers plus on s’eloigne du cercle ou je me trouve plus je perçois cette présence multiple plus je me sens agréssé.Je répondais un jour au momoss que je concevais l’ire d’un
    yemenite auquel on collerais un club med dans son village , pourquoi la réciproque ferais de moi un immonde racistej’entend que sur la terre que la nature et l’histoire ont concédé aux miens cela soit mes référents mes usages qui priment je ne vois la rien de raciste!
    Asinus « sous chien » peut etre mais avec un flingue ! yep

  • COLRE

    Bonjour Le péripate,

    Je ne vois pas pourquoi vous prenez la mouche si j’évoque votre idéologie libérale : ce n’est quand même pas une injure pour vous, si ?…
    Je vous trouve bien sensible soudain alors que vous ne dédaignez jamais de manier l’ironie à l’égard de vos contradicteurs et les renvoyer indistinctement au « collectivisme »…

    En tout cas, pour ce qui est du fond, je suis non seulement en désaccord avec vos propos, mais je trouve qu’il y a des inférences dont la causalité m’échappe.

    « En gros, qu’est-ce que je dis ? Que le droit de migrer existe ».
    « Existe » chez qui ? pour qui ? comment ? pour quelle philosophie ? Une fois de plus, c’est une déclaration de principe curieusement formulée. Dites plutôt : « je suis pour » le droit d’une immigration libre. Vous avez le droit d’être pour, et j’ai le droit d’être contre.

    « l’insertion dans une société passe ou par des droits de propriété ou par le travail ».
    Encore une déclaration simpliste. On a vu que l’intégration passe aussi par le regroupement familial, par le mariage, par la naissance d’enfants sur le sol français, par le droit d’asile…
    Quant au « travail », il faudrait savoir lequel : déclaré ?
    Et les salaires ? selon quel code, quand on sait que les travailleurs étrangers gagnent 15 à 25% de moins que les locaux, toutes choses étant égales par ailleurs.
    Vous les ouvrez grandes, les portes de l’emploi et du pays, aux émigrants prêts à toutes les exploitations pour fuir la misère chez eux (et comme on les comprend ! on en ferait autant à leur place).
    Que feront les travailleurs locaux (natifs ou pas, d’ailleurs) ? croyez-vous qu’ils diront : mais entrez donc

    Et pour que ce beau programme d’équilibre social et de liberté advienne, il suffirait donc de casser ce fameux « Etat-providence »…
    Ce qui veut dire que seuls les subsides et les aides « miraculeuses » de l’Etat attirent les immigrés ? pas le travail ? vous pensez qu’en les supprimant, vous les verrez tous repartir vers le sort joyeux et préférable qu’ils ont quitté dans leur pays ?

    Et les locaux, qui déjà auront encore moins de travail, sauf s’ils acceptent d’être encore plus sous-payés, ils n’auront donc plus aucune aide non plus d’aucune sorte… ni médicale, ni de logement, ni de chômage…?
    À moins que vous ne réserviez les aides sociales aux Français ? pas de droits aux loyers modérés, pas d’allocations familiales aux étrangers ?…

    J’attends d’un discours construit sur le « pro-immigrationnisme » libéral que l’ensemble des implications sociales et politiques soient pour le moins évoquées, sans formule lapidaire ni dilatoire. Je suis tout à fait prête à un échange argumenté.

    (PS : je ne vous ai jamais accusé de professer une doctrine « totalitaire », mais « totalisante »… ce qui n’est pas du tout la même chose, n’est-ce-pas ? 😉 )

  • COLRE

    Bonjour Le péripate,

    Je ne vois pas pourquoi vous prenez la mouche si j’évoque votre idéologie libérale : ce n’est quand même pas une injure pour vous, si ?…
    Je vous trouve bien sensible soudain alors que vous ne dédaignez jamais de manier l’ironie à l’égard de vos contradicteurs et les renvoyer indistinctement au « collectivisme »…

    En tout cas, pour ce qui est du fond, je suis en désaccord avec vos propos, et je trouve qu’il y a des inférences dont la causalité m’échappe.

    « En gros, qu’est-ce que je dis ? Que le droit de migrer existe ».
    « Existe », bien sûr, mais qui ? chez qui ? comment ? pour quelle philosophie ? dans quel contexte ? avec quelles limites ? C’est une déclaration de principe curieusement formulée. Dites plutôt : « je suis pour » le droit d’une immigration complètement libre. Vous avez le droit d’être pour, et j’ai le droit d’être contre.

    « l’insertion dans une société passe ou par des droits de propriété ou par le travail ».
    Encore une déclaration simpliste. On a vu que l’intégration passe aussi par le regroupement familial, par le mariage, par la naissance d’enfants sur le sol français, par le droit d’asile…
    Quant au « travail », il faudrait savoir lequel : déclaré ? il y a bcp de travailleurs illégaux…
    Et les salaires ? selon quel code, quand on sait que les travailleurs étrangers gagnent 15 à 25% de moins que les locaux, toutes choses étant égales par ailleurs.
    Vous les ouvrez grandes, les portes de l’emploi et du pays, aux émigrants prêts à toutes les exploitations pour fuir la misère chez eux (et comme on les comprend ! on en ferait autant à leur place).
    Que feront les travailleurs locaux (natifs ou pas, d’ailleurs) ? croyez-vous qu’ils diront : mais entrez donc

    Et pour que ce beau programme d’équilibre social et de liberté advienne, il suffirait donc de casser ce fameux « Etat-providence »…
    Ce qui veut dire que seuls les subsides et les aides « miraculeuses » de l’Etat attirent les immigrés ? pas le travail ? vous pensez qu’en les supprimant, vous les verrez tous repartir vers le sort joyeux et préférable qu’ils ont quitté dans leur pays ?

    Et les locaux, qui déjà auront encore moins de travail, sauf s’ils acceptent d’être encore plus sous-payés, ils n’auront donc plus aucune aide non plus d’aucune sorte… ni médicale, ni de logement, ni de chômage…?
    À moins que vous ne réserviez les aides sociales aux Français ? pas de droits aux loyers modérés, pas d’allocations familiales aux étrangers ?…

    J’attends d’un discours construit sur le « pro-immigrationnisme » libéral que l’ensemble des implications sociales et politiques soient pour le moins évoquées, sans formule lapidaire ni dilatoire. Je suis tout à fait prête à un échange argumenté.

    (PS : je ne vous ai jamais accusé de professer une doctrine « totalitaire », mais « totalisante »… ce qui n’est pas du tout la même chose, n’est-ce-pas ? 😉 )

  • COLRE

    J’essayais d’envoyer un commentaire : impossible ! ❓
    J’ai essayé plusieurs fois sans succès, et je réalise qu’il sont tous dans les « indésirables »… Comme je ne vois pas pourquoi il serait « indésirable », j’imagine qu’il y a un bug ? 8)
    Pourriez-vous récupérer le dernier envoyé (car j’ai dû faire des corrections mineures à chaque fois) et effacer les autres ?

    • D. Furtif

      Bonjour Colre
      Il y a évidemment un bug. Voire, pire encore, une malveillance. Tu sais combien nous sommes aimés.
      Je rétablis ton premier commentaire mis en indésirable et on va bien voir….
      Dans des cas comme ça , adresse toi à Jules césar 03 il est plus vigilant habituellement

  • yohan

    « L’Afrique francophone, comme du reste la totalité du sous-continent, doit donc apprendre à se débrouiller seule, à compter sur ses propres forces, qui sont loin d’être négligeables à condition de savoir les utiliser, et à cesser de faire porter au mauvais sort et aux anciens colonisateurs la responsabilité des déboires qu’elle traverse » .(P. Ngoupandé, ancien ministre centrafricain)

  • COLRE

    la lettre quotidienne de Marianne2.fr est une très bonne plaque tournante de l’actualité et de la réflexion.

    2 thèmes intéressants en réponse au péripate,

    http://www.marianne2.fr/Le-patronat-europeen-veut-plus-d-immigration_a207126.html?TOKEN_RETURN
    « Le patronat européen veut plus d’immigration ». C’est une chose connue et hyper-connue mais qui est toujours sciemment occultée et noyée par la propagande ambiante qui voudrait mettre au débit de la seule l’extrême-gauche une ouverture irresponsable à l’immigration libre (et donc à « l’islamisation » du pays…).

    Je retrouve une de vos déclarations, péripate : selon l’UNICE (le patronat européen), « la libre circulation des travailleurs est une liberté fondamentale garantie par le Traité »
    Ici est redit, noir sur blanc, ce que tout le monde devrait savoir :

    « Classiquement, les représentants du capital plaident sans relâche pour plus d’immigration. L’affaire est aussi vieille que le capitalisme lui-même, qui a « libéré » le marché du travail. Dès lors, plus l’offre de celui-ci est abondante, plus son prix est bas. Concrètement, plus la file au bureau d’embauche est longue, plus ceux qui ont « la chance » d’avoir un emploi sont poussés à accepter des rémunérations et des garanties au rabais. »

    La suite de l’article le démontre abondamment, et pointe la double manoeuvre d’un Guéant qui drague à l’extrême-droite et stigmatise l’immigration, pendant que, en sous-main, il favorise les demandes de Lagarde, Minc ou Attali… bref : les porte-paroles des intérêts patronaux.


    http://www.marianne2.fr/Jacques-Genereux-fustige-la-liberalisation-et-le-capitalisme-2_a207097.html?TOKEN_RETURN
    Cette reprise par Pinsolle (gaulliste…) d’une analyse de Jacques Généreux nous invite à nous replonger dans ses analyses que je trouve particulièrement pertinentes.

    Je n’ai pas lu ses livres (si j’avais le temps, je le ferais), mais ses intervention ou ces articles qui rendent assez bien compte de sa pensée, et j’y adhère, ne serait-ce que dans son préambule « anthropologique » que je confirme, en dehors de toute idéologie politique (et que j’ai souvent répété).

    http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2008/07/27/analyse-critique-du-neo-liberalisme-le-constat-philosophique.html
    « L’auteur commence sa démonstration en analysant la nature profonde de l’homme. Il soutient que « la nature humaine est faite de l’interaction continue entre une aspiration à l’autonomie et une aspiration à l’association, (…) le désir d’être soi et le désir d’être avec ».

    … l’homme ne peut s’épanouir que dans un équilibre de son « être soi » et son « être avec » et un déséquilibre en faveur de l’un ou l’autre revient à une « mutilation » de son moi profond.
    (dans un cas : ce qu’il définit comme « hypersociété » (totalitaire), et dans l’autre : « dissociété » (néolibérale).

    L’auteur souligne également l’irréalisme total des conditions pour aboutir à l’équilibre dans un marché concurrentiel.
    (Pour lui, le néolibéralisme ignore la nature profonde de l’homme, être social.)

    … Il montre la suprenante proximité du néolibéralisme et du marxisme, qui partagent de nombreux postulats (même vision pessimiste de l’homme, même rejet du politique, mal nécessaire à sa propre éradication ou rêve d’une société où l’essor de la production est le moyen de parvenir à une harmonie sociale).« 

    • D. Furtif

      bonjour Colre
      Tu dois avoir bidouillé quelque chose dans ton, identification habituelle. Une fois de plus le Bouzin ne te reconnait pas.Louons le très haut des Bouzins qui ne t’a pas envoyé une fois de plus en indésirable.
      Il est grand le mystère de la Toile

      • COLRE

        Bonjour Furtif,
        non, j’ai rien bouziné chez moi, mais je laisse mes bolducs (= mes « liens » pour les p’tits nouveaux) en clair, et je crois que c’est ça qui bouzine le truc (il me semble que Causette avait eu le même pb).

        A vrai dire, je les préfère en clair, les bolducs, quand ils sont en titre, comme ça, car le lecteur voit tout de suite l’origine du lien (et moi, en tant que lectrice, je préfère… car on perd un temps fou à suivre des liens anonymes et inutiles)

  • D. Furtif

    @Colre

    … Il montre la suprenante proximité du néolibéralisme et du marxisme, qui partagent de nombreux postulats (même vision pessimiste de l’homme, même rejet du politique, mal nécessaire à sa propre éradication ou rêve d’une société où l’essor de la production est le moyen de parvenir à une harmonie sociale).

    Ne crois tu pas que tu ( ou il) énonces là un cliché moral ou psychologisant de systèmes qui se veulent l’étude la description voire le pronostic de phénomènes techniques concrets. Leur mode de mise en œuvre= le travail et le résultat social= l’économie.
    Libéralisme et marxisme ont forcément des identités puisqu’ils décrivent le même objet = le monde et son économie.
    Pour ce qui est du postulat pessimiste sur l’homme.Cela m’a l’air d’être encore une fois un fatras psychologisant.Je ne crois pas que le libéralisme non plus s’en préoccupe.

    • COLRE

      Je ne pense pas que c’est un cliché.
      Désolée de ramener « ma science » ( 😉 ), mais j’avais travaillé, à une époque, sur l’éthologie des primates. Or, il y a des sociétés portées vers le comportement dit « égoïste » (malheureusement, le chimpanzé dont on est le plus proche…), et d’autres le comportement « altruiste ».

      Dans le même ordre d’idées, des études sur la neurologie du cerveau ont montré qu’il y avait, là aussi, des tendances identiques (donnant, entre parenthèses, un fondement biologique aux inclinations plutôt de droite ou de gauche des humains…).

      Bref ! les grandes idéologies qui voudraient soit mettre tout le poids sur, d’un côté, le « collectif », ou d’autres sur « l’individu », se trompent donc, l’une et l’autre, et amputent un aspect crucial de l’humanité.

      C’est pour cela que, au risque du cliché, je martèle l’utilité du triptyque républicain : liberté, égalité, fraternité.
      Enlève un terme, et ça se casse la geule…

    • COLRE

      (quant au « constat pessimiste (ou optimiste) de l’homme », bien sûr que les idéologues de l’extrême s’en occupent… regarde la blague – assez drôle, d’ailleurs – du péripate, là-haut :

      « L’homme nait ignorant, mais pas idiot. Pour ça, il faut l’éduquer ».)

  • yohan

    La Commission européenne qui n’est jamais avare d’une saillie débile préconise de faire sauter le SMIC, un frein à la bonne santé de nos entreprises. Ben voyons ! Bientôt on va nous dire qu’on devrait se contenter du salaire moyen des chinois. Bien sûr, nos « dignes » représentants surpayés n’envisagent pas un instant de baisser leur propre salaire. La mondialisation dont on nous vante les mérites en haut lieu, n’a qu »un avantage à leurs yeux, faire baisser le coût du travail et nos salaires avec.

  • D. Furtif

    Je sais que ce n’est pas trop le sujet de l’article , pas plus que l’angle habituel des discussions sur le racisme. Il n’empêche ….De mon point de vue la question morale et politique du racisme ne coïncide pas parfaitement avec celle de l’immigration. Ce qui nous conduit quand on évoque l’une à entendre les falsifications au sujet de l’autre.

    .
    Pour ma part la vraie droite ( le Medef) et la fausse gauche ( la gauche caviar- celle des riad à Marakech et des Sofitel) ont la même position sur l’immigration ___ toujours plus.
    On peut en trouver des preuves
    Pour les mêmes raisons.

    • Buster

      Morale, politique, racisme, immigration…
      Je te suivrais presque… jusqu’à ton dernier paragraphe où Medef et Fausse Gauche se partageraient selon Marianne et selon toi l’exclusive des torts ???

      Leur faire trop « d’honneurs » (je me comprends) ou leur accorder trop d’importance.

      A mon sens l’embrouille est plus impénétrable, plus hermétique au point que ni les intéressés que tu cites, ni les autres, leur pendant inverse, … aucun ne s’y retrouve ni ne saurait adopter de position claire.
      C’est un peu comme le sexe des anges, on peut disserter des lunes, tant qu’on n’en a pas vu un, ou une …

      • D. Furtif

        Oh mais je n’ai pas été aussi catégorique.
        Je voulais dire simplement qu’au sujet de l’immigration MEDEF et Gauche Caviar se retrouvent. Mais seule cette « gôche là » convoque le racisme pour masquer ses motivations réelles.Les autres qui s’en tamponnent laissent dire bien entendu puisque ça les sert.
        Si j’étais l’autre je dirais que dans un débat sur l’immigration le racisme est un leurre interconique

        • Buster

          Je sens une vraie convergence de vues qui nous réunit, et quelques nuances d’appréciation qui pourraient (peut-être) nous éloigner un peu.
          Mais dans les grandes lignes je me reconnais dans ces quelques phrases qui ont le « mérite » de ne rien pouvoir expliquer.
          Ni rien justifier.
          Quant à ton appel aux puissances supérieures du Leurre Interconique, je ne peux qu’approuver, et bien sûr m’incliner devant une telle référence qui nous écrase tous.

  • COLRE

    « De mon point de vue la question morale et politique du racisme ne coïncide pas parfaitement avec celle de l’immigration. Ce qui nous conduit quand on évoque l’une à entendre les falsifications au sujet de l’autre. »

    Furtif, je suis d’accord avec toi, c’est pour ça que je préfère parler de « xénophobie » que de « racisme », car le rejet envers les migrants se niche dans un rejet envers le différent, l’inconnu, l’autre, l’étranger, qu’il soit « rital », « polak » ou musulman, et pas seulement noir, blanc, jaune, juif ou arabe…

    « Mais seule cette « gôche là » convoque le racisme pour masquer ses motivations réelles.Les autres qui s’en tamponnent laissent dire bien entendu puisque ça les sert. »
    Tu veux dire que « gôche » et « medef », c’est bonnet blanc et blanc bonnet ?… Je ne pense pas que ce soit au départ pour les mêmes raisons : la gôche, c’est par habitude et paresse intellectuelle, la droite par intérêt de caste financière. Tu me dis, au final, cela revient au même…

    Je te répondrai comme Wolinski : « moi, entre deux cons, je choisis le communiste »

  • Léon

    Bonsoir tout le monde , me revoili… Excellente la boutade de Wolinski, je ne la connaissais pas !