Est-il possible, simultanément, de défendre les homosexuels, les musulmans et être de gauche ?

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Figurez-vous que ce débat très sérieux a été révélé par un article du Monde du 30 juin.
En gros, on se pose, quelque part à gauche, la question fondamentale de savoir si l’on peut à la fois défendre la cause des homos et celle de religions qui les persécutent et, au-delà, la cause de ses pratiquants, et au-delà encore celle de ceux qui baignent dans les cultures dont elles constituent un élément déterminant. Faut-il se taire, par exemple, sur les traitements dont sont victimes les homos dans les banlieues? Si l’on dénonce ces comportements homophobes, ne fait-on pas du racisme anti-maghrébin ou de l’islamophobie méchante et condamnable ?

Autrement dit : lorsque l’auteur des actes ou des paroles homophobes est un souchien, un beauf bien de chez nous, là vous pouvez y aller. Vous pouvez dénoncer au MRAP à la LDH, à la Justice, à tout ce que vous voudrez, vous êtes de gauche, aucun problème.

Mais si jamais il s’agit d’un noir ou d’un maghrébin, n’y a-t-il pas là un racisme qui se dissimule? Et lorsque les associations homosexuelles se félicitent des avancées dans certains pays occidentaux et condamnent les persécutions dans d’autres, notamment dans les pays musulmans, ne commettent-elles pas un péché contre le dogme du relativisme culturel ?

Voilà donc le débat hilarant (excusez, c’est plus fort que moi) qui agite les penseurs de gauche, manière Terra Nova. On en vient presque à regretter la mort subite de son fondateur et gourou qui avait en préparation un livre où il était supposé nous expliquer ce que voulait dire aujourd’hui « être de gauche ». Je suis sûr qu’on y aurait trouvé des développements intéressants sur la question.

Après des « féministes » ( très minoritaires, il est vrai) qui dénoncent l’atteinte à la liberté de porter le voile intégral ainsi que les obstacles à l’exercice de la profession de prostituée, voici donc des antiracistes qui se verront obligés de condamner les revendications homosexuelles.

Comme me le signalait, Docdory, celui qui a attiré mon attention sur cet article :

Alors que le  » mariage homosexuel » semble sur le point d’être voté, on attend avec une curiosité vaguement inquiète ce qui se passera le jour où le maire de Montfermeil, celui de Clichy Sous Bois ou de celui de Roubaix tentera de célébrer dans sa commune un mariage entre Rachid et Mohamed ou entre Aïcha et Khadija …

49 comments to Est-il possible, simultanément, de défendre les homosexuels, les musulmans et être de gauche ?

  • Buster

    Ne soyons pas trop durs avec ces pauvres gens qui se débattent comme tout le monde ( un peu plus que tout le monde, il est vrai ) avec leurs contradictions.
    Etre un humaniste dûment tamponné , un laïc revendiqué, un respectueux des minorités sexuelles zé religieuses, conduit à réaliser involontairement quelques grands écarts dont il est assez difficile de se relever.
    Mais après tout n’est-ce pas ce qui fait tout le « charme » de la gauche : DU SYMBOLE … des max de symboles… un peu pour chacun.
    Une vague déclaration d’intention permet à zéro coût de s’attirer les faveurs des minorités et des intelligentsias qui font l’opinion. Le bobo est tout content : Il touche du doigt le grand changement qu’il a tant espéré.
    Bien sûr pour tout coup de barre à bâbord il faut contrebalancer par une légère correction à tribord : On ira faire quelques mamours aux églises et aux mosquées (Combien pariez-vous qu’on reparlera encore et encore de « l’utilité de la loi sur le voile dans le cadre d’une approche non stigmatisante de la diversité et du respect de la liberté » ?)
    .
    Autre grand changement notable annoncé : Supprimer la prostitution !
    Je me marre, ils n’ont pas fini de s’agiter pour finalement décider qu’il n’y a pas grand chose à faire, sinon du « soutien social » aux « travailleurs/euses du sexe » et quelques subventions aux assosses qui auront flairé le bon filon.
    .
    C’était ma participation « Gay Gauche Friendly »

    • D. Furtif

      Heu bonjour Buster.
      J’espère n’avoir pas été trop sibyllin .
      Voir mon commentaire en dessous.
      Pour ceux qui vieillissent beaucoup trop vite.
      ….
      Un Frère naufrageur de Perros Guirec vivait avec sa famille à quelques km de chez moi avec le soutien de la population et parfois des familles endeuillées elles même.
      Regardez certains résultats électoraux du Sud Est de la Vienne.

      Particulièrement la commune de Saint Pierre de Maillé tout près d’une communauté sise dans l’autre département
      .
      Cherchez aussi les résultats de la petite commune de Haims, là où un gymnaste télé du dimanche matin à installé son mandarom .
      C’est extrêmement curieux , par delà les dissensions religieuses qui se voudraient catégoriques, une grande proximité des choix politiques. Comme quoi la charlatanerie religieuse continue à soulever des montagnes.

  • Léon

    On verra, on verra, Buster. Ne pas confondre ces débats qui agitent à gauche et l’action effective qu’entreprendra ou pas ce gouvernement. S’il lui prenait l’envie subite, par exemple, de pénaliser le client des prostituées, cela pourrait ne pas être du symbole…

  • Jérémie

    Et si c’est Dodo la Saumure qui règle la facture, le client n’est pas coupable, donc intouchable…

  • D. Furtif

    Le plus grave à mon avis c’est que
    __________la frange bobo qui appuie de tout son soutien et ses moyens financiers le mariage Gay est la même qui flirte depuis toujours avec les religions révélées qui le condamnent au bûcher.
    _________ mais le pire du pire c’est que ce mutuel soutien a un objectif bien plus abject.Le droit à l’adoption
    Toutes ces petites personnes s’insurgent contre l’obstacle qui se dresse à leur capacité financière.Selon, leur loi bien à eux: On a les moyens donc on a le droit._ Racine de toute la philosophie libérale
    .
    En faisant un package droit au mariage , droit à l’adoption, ils portent en commun un coup terrible à la condition des enfants sous le regard intéressé des sectes en tous genres qui réclament un droit de propriété inconditionnel sur les enfants .
    Les camps de Jésus des USA ou les camps de jeunesse façon naufrageurs de Bretagne voient se ranger aux cotés des Gays de drôles de Zoziaux qu’on attendait pas dans une telle proximité.

    .
    Nous avons donc toute la clique Christ Roi composante énorme du Front National, main dans la main avec les Frères Muslim réclamant des écoles privés musulmanes dont les programmes éradiqueraient entre autre les sciences naturelles, avec la frange gay qui réclament de pouvoir jouer à la famille hétéro.
    .

  • Léon

    Mmmouais. Perso, je serais moins affirmatif que toi, Furtif. J’attends de voir les études qui commencent à paraître sur les enfants élevés par des couples homos. Sachant ce qui se passe dans certaines familles hétéro, il n’est pas sûr du tout que leur situation affective et psychologique y soit pire. Je demande à voir, c’est un point sur lequel mon opinion n’est pas faite. Droit à l’enfant, désir d’enfant, je suis d’avis de ne pas mélanger…

  • ranta

    M’ouais. Et si on prenait le problème par un autre bout ?

    Finalement, il se passe quoi, on a à faire à des minorités. Une minorité, elle finit toujours par emmerder la majorité, qui elle même est constituée d’une mosaïque de minorité. c’est le serpent qui se mord la queue, puisque peu ou prou une bonne partie de la population à sa propre chapelle et ses revendications. pas trop facile pour un politique de naviguer avec tout le monde.

  • ranta

    Et si on arrêtait d’être faux-cul avec la prostitution, c’est complètement illusoire de voulir la stopper. On se retrouve finalement dans la même situation que la prohibition aux USA. Lins d’avoir mis un coup d’arrêt à l’alcool, ça n’a fait que développer son exploitation illégale.

    En suisse, la prostitution a un statut légal, avec déclaration de chiffre d’affaire, chatges sociales, paiement d’impôts, sécurité sanitaire, protection policière et de la justice, et tout ça a permis d’éradiquer les réseaux mafieux et l’exploitation humaine qui va avec.

    • Causette

      Ouais les faux-culs ce sont aussi tous ces messieurs qui ont recours au service de prostituées, qui disent qu’on ne peut pas s’en passer, mais qui ne proposeraient pas ce « métier » à leurs filles. Comme la grande majorité des prostituées en France sont les esclaves de réseaux criminels, le « client » qui ne peut l’ignorer est leur complice. Le sort de ces esclaves lui importe peu.

      Shalut
      La gauche boboïsante n’est plus à une contradiction près.

      Un rapport intéressant: homophobie d’Etat mai 2010 (loi pays par pays)

      Afrique : L’homophobie politique et d’état a augmenté durant la dernière décennie (p7)
      Trente-huit pays d’Afrique ont des lois qui criminalisent l’homosexualité, certains par la peine de mort, et bien plus encore par de sévères peines de prison.
      Tradition/Culture
      L’influence de l’Europe occidentale et le colonialisme ont été rendus responsables de l’homosexualité en Afrique.

      • ranta

        Oui Causette; c’est comme si tu cherchais à capturer le vent, tu peux toujours en rêver mais tu perds ton temps.

        • ranta

          Comme a dit Buster plus haut, sauf à ce que les hommes perdent leurs burnes il n’y aura pas de miracle.

          Mais… Vois-tu j’étais en Haute-Savoie ces dernière semaines, et j’ai lu l’interview d’une tôlière de bordel genevois : elle reçoit une cinquante de candidatures spontanées de filles par mois, soit dans les 600 par ans… Alors que la plupart des femmes, des familles, n’aient aucunement envie de suivre cette « carrière » il se trouve tout de même des personnes qui la choisisse…

          • Léon

            Cela ne me convainc nullement, Ranta. Si la carrière de braqueur de banque était protégée par la société au niveau police, justice, je pense que ce n’est pas cinquante candidatures par mois qu’il y aurait, mais 2000. Surtout si les risques sont diminués du fait de son encadrement, c’est de l’argent très facile et qui demande, en réalité et sauf cas exceptionnels, peu d’aptitudes particulières et à peine de l’apprentissage…

            • ranta

              Léon, tu peux pas comparer des braqueurs avec ceux qui vendent leurs corps. Lorsque j’évoque un aspect légal c’est justement pour protéger les filles.

  • D. Furtif

    Réponse à Léon

    Si j’osais je dirais que ton analyse , même à l’état d’ébauche, souffre d’un oubli.
    ___ la maitrise de l’enfant le pouvoir sur l’enfant.
    Nous savons , parce que nous ne sommes ni toi ni moi ignorants, les dérives et les hécatombes que nous devons au contrôle de/sur la jeunesse de l’Est à l’Ouest..comme du Nord au Sud
    .
    Un petit exemple imaginé.
    .
    Nous savons tous que certaines sectes contrôlent les femmes au point de leur faire faire des enfants et en attribuer la paternité au chef gourou du lieu.Imagine un peu où le droit à l’adoption nous conduit.
    Jusqu’à nos jours même dans un enclos fortifié, les enfants sont sous l’autorité de l’Etat et de ses instruments : DASS , École , Justice, ….Une simple modification de la LOi en conformité avec cette mode horrible du droit à l’enfant ou du droit à l’adoption et c’est ce verrou de protection qui saute.
    ….
    Si j’osais je me lancerais moi aussi dans l’expression d’une idée non encore aboutie.
    Le droit à l’adoption, n’a rien à voir avec le désir d’enfant, travesti et singé en grimace par les homosexuels, il est la porte ouverte à un renouveau de l’esclavage.

    • Léon

      Je ne comprends rien : je ne vois pas pourquoi ces verrous sauteraient. Les droits, quels qu’ils soient, sont toujours encadrés, limités, soumis à des exigences d’ordre public.

      • D. Furtif

        Bin c’est que, en général, des adultes qui ont des droits voient leur puissance limitée par le droit des autres adultes .
        Le plus évident est l’encadrement du droit de rupture : le divorce.
        Mais ici sans aucune protection ( les enfants mineurs) des individus seraient légalement soumis à la puissance d’adultes sans aucun droit de s’y soustraire.
        Le droit à l’adoption d’enfants est le plus grand danger que la société marchande ait imposé aux enfants depuis l’esclavage;
        Un enfant relevant de la Dass reste toujours sous la protection de la DASS qui demeure jusqu’à sa majorité, le recours auquel l’enfant peut toujours faire appel.
        Le Droit à l’adoption instaure un nouveau droit et remet en cause « le monopole de la DASS ».

        • Léon

          Je continue de ne pas comprendre : en quoi l’adoption, vis à vis de la DASS devrait être différente suivant qu’il s’agisse d’un couple hétéro ou d’un couple homo ? Non, je ne vois toujours pas.

          • D. Furtif

            Ahhh je comprends mieux ce que tu ne comprends pas.
            Hétéro ou homo le problème est le même.
            C’est que ce fichu droit à l’adoption qui n’existe pas encore aujourd’hui semble est accroché de manière implicite au mariage Gay.
            .
            Soyons vulgaire
            Qu’ils fassent ce qu’ils veulent avec leur organes et appendices mais PAS TOUCHE aux enfants.

  • ranta

    « Sachant ce qui se passe dans certaines familles hétéro, il n’est pas sûr du tout que leur situation affective et psychologique y soit pire. »

    Ca, c’est un argument qui est souvent mis en avant mais je considère absurde de faire une comparaison avec las couples hétéros. On est plus dans la question de savoir sir tout le monde est apte à élever des enfants.

    On pourrait aussi reprendre cet argument en le transposant avec la violence conjugale et en faire option favorable pour le mariage homo en affirmant que si, grosso modo, une femme sur dix est battues par son mec aucun homo n’a encore battu, et ne battra, sa femme 😆

  • ranta

    « Mais si jamais il s’agit d’un noir ou d’un maghrébin, n’y a-t-il pas là un racisme qui se dissimule? »

    En fait l’idéal, ce serait qu’il n’y ait que des homos musulmans noirs et Arabes. Ca simplifierait. 😉

  • Léon

    Voulà… 😆

  • asinus

    ben oui ils peuvent sont de la nouvelle gauche versus terra nova à la limite des liberaux libertariens un peu rosis sont pour le communautarisme client  » au sens romain du terme  » le communautarisme comportemental alimentaire religieux ect….. tout est égal pour eux !tout se vaut ces idiots utiles affutent le couteau qui leur trancheras la gorge z’ont pas reussis a instaurer le tout est permis rien n’est interdit .Alors ils sont passé au stade : tout est à vendre tout est marché .Voyez leur demanded’adoption pour les gays qui tend à mes yeux a dire le droits non plus concernant un etre vivant mais un bien mobilier.Car n’est ce pas de cela qu’il est finallement question? les couples gays appartenant globalement à la partie nantie de la population leur discour ce résume à
    laissons la loi et le marché me procurer ce que la nature me refuse.Vous trouverez d’ailleurs les memes tenants de ce discour alliés a celles demandant à la loi et le société d’autoriser les  » meres porteuses » chacun ayant bien compris la aussi que les ventres seront fournis par ma « classe » au bénéfice des nantis et éduqués de la société.La encore le discour societal et legislatif est sous tendu par la position des requerants en clair :PUTAIN !J AI LE POGNON L EDUCATION LA COMMUNICATION POURQUOI JE NE POURRAIS PAS ASSUJETIR SOCIETE ET NATURE A CE QUE JE DESIRE !

    Asinus :ne varietur !

    • D. Furtif

      Comme depuis longtemps pas mieux.
      .
      J’insiste pour faire remarquer que c’est par le contournement du droit pour les Homos , qui sort d’on ne sait d’où, que la loi sera instaurée pour les hétéros.
      Bientôt le ¨Paris Tchad comme en 2007, l’Arche de Zoé, en Semi remorques.
      Une morale et une législation de galerie marchande.
      .
      Évidemment je suis aussi d’accord pour les ventres et ce qui s’en suit

  • docdory

    @Léon
    Sur le mariage homosexuel et l’adoption homosexuelle , il y aurait beaucoup à dire.

    Le mariage est avant tout une institution sociale qui ne se préoccupe que peu ou pas du tout de l’amour éprouvé entre eux par les futurs mariés, mais uniquement de la structure familiale qui en résultera. Le but principal de cette institution est de codifier de façon précise un ensemble de règles sociales telles que la filiation, l’héritage, la responsabilité de l’éducation d’éventuels enfants, etc … Un mariage est un contrat établi devant témoin entre deux individus, et qui a force de loi comme tout contrat.

    Dans certain pays comme la France, une des fonctions de la persistance du mariage (bien que la plupart des couples soient simplement concubins ) est de garantir la laïcité et de la prépondérance de la loi républicaine sur la loi religieuse ( le mariage civil doit toujours précéder le mariage religieux ) : si la France abolissait le mariage civil, seul persisterait le mariage religieux pour ceux qui voudraient se marier, ce qui serait une atteinte à la laïcité de la République.

    Comme dans l’état de nature, il n’y a de famille que dans le cadre du couple hétérosexuel, il n’y a rien d’étonnant au fait que jusqu’à il y a peu, aucune société n’ait jugé utile de codifier un mariage homosexuel.
    Or, évidemment, celui-ci n’a aucun sens en l’absence d’enfants. La société se fiche complètement du fait que Monsieur X aime Monsieur W ou que Mademoiselle Y aime Mademoiselle Z et qu’ils ont décidé de vivre ensemble jusqu’à ce que la mort les sépare.

    Il est évident que le désir que pourraient avoir certains hommes de faire une célébration pendant laquelle ils puissent être en robe de marié pendant une journée, ou le désir de certaines femmes de revêtir un costume à noeud papillon dans le cadre d’un cérémonial de mariage, eh bien ces désirs ne sont en rien l’affaire de l’Etat, qui n’a certainement pas d’argent à dépenser pour organiser légalement cette fantaisie, d’autant qu’il y a déjà le PACS pour organiser les questions patrimoniales entre concubin(e)s homosexuel(le)s.
    Il est donc clair que le but poursuivi par les partisans du mariage homosexuel est l’adoption homosexuelle, puisque ces mariages sont par définition stériles.

    On doit noter à ce sujet une différence entre les couples homosexuels féminins et masculins.

    Pour ce qui est des homosexuelles, on imagine mal qu’une légalisation du mariage ne s’accompagne pas en supplément d’une légalisation de l’insémination artificielle. En effet les homosexuelles n’ont pour l’instant que deux possibilités : l’insémination artificielle en Belgique ou l’insémination artisanale en France ( j’ai vu le cas d’une femme qui procédait de la façon suivante : elle demandait au frère de sa concubine d’aller s’astiquer dans la chambre d’à côté afin d lui fournir une cuillère à soupe de sperme, qu’elle insérait ensuite dans son vagin ( sans doute dans l’espoir que son futur rejeton ait un air de famille avec sa concubine ! ).

    Mais cette légalisation de l’insémination artificielle introduirait une inégalité de fait avec les homosexuels hommes qui, bien évidemment , ne peuvent recourir à d’aussi poétiques expédients ! Ceux-ci ne peuvent recourir qu’à l’adoption, ou bien aux « mères porteuses » qui sont interdites en France et le resteront très certainement.

    En France, la quantité d’enfant à adopter est très inférieure au nombre des demandes d’adoption. Il est bien évident que, pour les autorités responsables de l’adoption, les couples hétérosexuels auront toujours la priorité sur les célibataires et sur les couples homosexuels. Il y a fort à parier que le droit à l’adoption pour les hommes homosexuels restera un droit strictement théorique, sauf à recourir à l’adoption internationale ( mais il est probable que de nombreux pays refuseront bientôt l’adoption de leurs enfants par des mariés homosexuels, ou simplement par des ressortissants de pays autorisant le mariage homosexuel ).

    Resterait au lobby homosexuel d’exiger la mise en place de « quotas  » d’enfants à adopter réservés aux homosexuels parmi les enfants adoptables, mais la détermination de tels quotas et de leur pourcentage légal dans la population d’enfant à adopter serait manifestement entachée d’inconstitutionnalité !

    Pour ce qui est des femmes homosexuelles, le problème est l’adoption de l’enfant conçu par l’une des membres du couple en insémination artificielle ou artisanale par l’autre membre du couple, ce qui supposerait l’existence d’enfants ayant une vraie mère et une fausse ayant l’autorité d’une vraie … Tout cela ne tient pas vraiment debout, tout au plus pourrait-on admettre la possibilité de l’adoption par la conjointe survivante en cas de décès de la vraie mère.

    Il faut quand même rappeler que l’adoption n’a rien à voir avec un quelconque « droit à l’enfant » . La déclaration des droits de l’homme de 1789 ne prévoit pas de « droit à l’enfant » pour ceux qui,en raison des particularités de leur sexualité, ou bien de leur âge ou de leur stérilité, ne peuvent pas en avoir, ( ni même d’ailleurs pour les autres) , pas plus qu’il n’y a un droit pour les aveugles à voir les tableaux du musée du Louvre ou un droit pour les sourds à entendre la neuvième symphonie de Beethoven !

    L’adoption est en réalité un droit de l’enfant à avoir des parents lorsque l’infortune de l’existence l’a privé de ses parents, et c’est à la société de choisir parmi ceux de ses membres volontaires ceux qui sont les meilleurs à assurer cette fonction et à éduquer les enfants orphelins dans les meilleures conditions. Qui pourrait penser que, pour un enfant qui a eu un père et une mère par exemple jusqu’à l’âge de cinq ans, il serait normal de se retrouver avec deux pères ou deux mères suite au décès de ses parents ?

    Il se trouve que l’un de mes meilleurs amis a été adopté dans sa petite enfance. Je lui ai demandé s’il imaginait l’hypothèse d’avoir été élevé par un couple homosexuel, si la loi l’avait permis à son époque. Cette hypothèse l’a fait frémir d’horreur….  » tu comprends, m’a t-il dit, c’est déjà très dur d’être un enfant adopté, mais s’il faut en plus que ce soit par un couple homosexuel , c’est psychologiquement ingérable  »

    Le « droit à l’enfant » pour les homosexuels, et le mariage homosexuel qui va avec, est un concept né de l’idéologie absurde de la gauche bobo, et doit être considéré comme tel.

    • D. Furtif

      Merci Docdory d’avoir fait cette peinture , j’avais reculé devant ce tableau.
      .

      Resterait au lobby homosexuel d’exiger la mise en place de « quotas » d’enfants à adopter réservés aux homosexuels parmi les enfants adoptables, mais la détermination de tels quotas et de leur pourcentage légal dans la population d’enfant à adopter serait manifestement entachée d’inconstitutionnalité !

      .
      Vous nous donnez des tas de raison pour montrer son impossibilité. Souhaitons le.
      Mais devant la pratique de plus en plus répandue du marché de l’enfant au Tiers Monde, quelle solution légale restera-t-il à l’Etat Républicain si il a institué lui même ce Droit à l’enfant/droit à l’adoption

      .
      Perso mon acharnement anti Adoption vient de ma fréquentation pendant des années d’une homosexuelle qui en est à sa deuxième adoption . Une institution parareligieuse se prête à ce trafic à cette pratique.J’ai eu une autre collègue, homo elle aussi, qui se proposait ( très sérieusement) de se faire inséminer à l’étranger elle et sa copine en guise de cadeau de mariage.
      .
      C’est bien pourquoi cette question me fait souvent perdre mon calme.
      .
      Heureusement Fantomette vient souvent me ramener à la raison.

      • Léon

        Furtif : la question est de savoir si les enfants adoptés par ton amie homo vont bien, s’ils sont bien élevés, nourris, éduqués, aimés etc… C’est un renseignement important que tu ne donnes pas.

        • D. Furtif

          je le sais bieN Léon
          Mais…
          Ce ne serait qu’un témoignage partiel et partial ( à mes yeux sans valeur), donc je refuse d’en user.
          .
          De toutes façons chacun aura ses critères pour venir dire que ces enfants là sont mieux maintenant et cette sorte de choses .Mes choix et mes valeurs seront de dire que c’est inadmissible.Nous n’aurons pas le même étalon de mesure.
          .
          Pour te donner un exemple , il se trouve que les esclaves des grandes familles romaines avaient pour certains des conditions de vie bien supérieures à la masse des hommes libres vagabonds de la grande cité voire des prolétaires du début du XIXème siècle.
          L’esclavage serait-il pour cela la voie?

          • Léon

            Je vais te dire le fond de ma pensée. Je suis d’accord avec toi, ( et Docdory) viscéralement, dirais-je. Mais aucun argument pour défendre cette position ne me convainc. Pour tout dire, je n’arrive pas à la justifier, sinon par des « dérives possibles », mais je trouve cela insuffisant. Je pense que l’argumentaire doit être cherché ailleurs.

    • Buster

      Docdory,
      Vous faites bien le tour du problème de l’adoption par des couples homosexuels, ( Même s’il me semble qu’il existe une troisième solution encore plus simple pour la procréation non assistée d’une homosexuelle : l’insémination naturelle sans recours à la petite cuiller. Que ne ferait-on pas pour avoir un enfant ! )
      Il restera fatalement une totale inégalité entre les couples homos mâles et homos femmes. Enfantement naturel possible chez les femmes et recours obligatoire à l’adoption chez les messieurs.
      Mais le problème juridique sera imparable : Si le mariage autorise l’adoption chez les hétéros, il l’autorisera forcément pour les couples homos. Je n’imagine pas que l’on puisse faire 2 types de mariages avec des portées différentes, ou alors ce ne serait plus un mariage.
      Il faut donc considérer que l’adoption est dors et déjà validée et autorisée pour les couples homos des 2 sexes. (enfin, dès que le texte sera voté, mais c’est comme si c’était déjà fait)
      Ils pouvaient d’ailleurs déjà adopter de façon individuelle.

      Wiki :
      Les conditions exigées pour la demande d’adoption en France sont :
      Pour adopter en couple : être mariés depuis plus de deux ans si l’un des époux a moins de 28 ans. Si les deux époux ont plus de 28 ans, la condition des deux ans de mariage n’existe plus.
      Il faut avoir 28 ans minimum.
      S’il s’agit de l’adoption de l’enfant du conjoint, la différence d’âge exigée est de quinze ans.
      Une personne mariée qui souhaite, seule, adopter un enfant, doit obtenir le consentement de son conjoint. Pour les époux séparés de corps, le consentement n’est pas nécessaire.
      Les concubins ou des pacsés ne peuvent pas adopter ensemble un enfant, mais individuellement c’est possible, y compris pour les homosexuels. S’il n’existe pas d’interdiction, que l’adoptant soit marié ou célibataire, et quel que soit son sexe, il n’existe pas pour autant de droit à revendiquer l’adoption d’un enfant. Les Cours (françaises et européennes) s’accordent à dire qu’il n’existe pas de droit à adopter. Ainsi, le « droit à l’enfant » est un abus de langage journalistique.

      .
      Apparemment les problèmes psychologiques éventuels des enfants adoptés par des couples homosexuels n’existent pas chez le législateur.

  • Léon

    Houla, Doc, pourquoi tu ne nous proposes pas d’article ? Rien qu’avec ce post on peut en faire un.

  • Léon

    Sur le fond, pas grand chose à objecter, sinon que « l’état de nature » que tu invoques pour affirmer que les familles ne peuvent être que hétérosexuelles, me semble discutable. Parler de « famille » dans la nature me semble abusif et invoquer l’argument de la nature en général à propos de l’homme est périlleux, il y a chez l’humain une transgression permanente de la nature. Par exemple avoir pu être adopté par un couple homo fait « frémir d’horreur » ton ami, mais souviens-toi, on disait à peu près la même chose pour les enfants de divorcés il y a 50 ans.
    Mais comme Fantômette l’avait fait, c’est bien de rappeler qu’il n’existe aucun « droit à l’enfant » reconnu, mais seulement un droit, pour les enfants d’avoir une famille, notamment lorsqu’ils en sont privés. L’adoption sert à cela.

    Je le répète, ma conviction sur ce point n’est pas établie.

    Oublions donc le « droit à l’enfant »,qui effectivement, je le reconnais désormais, est une foutaise. La question pour l’enfant qui n’a pas de famille, d’en avoir une, y compris homo éventuellement, reste entière. Il faut me prouver que, pour l’enfant privé de parents ce serait systématiquement et par principe, une situation moins favorable pour lui que le cadre du couple hétéro. Ou de l’adoptant célibataire… Ou de rester sans parents adoptifs. Pour moi, c’est là le point essentiel et qui conditionne le reste.
    Et de cela je n’ai nulle preuve. Je vais proférer un énorme lieu commun, mais des enfants malheureux et orphelins dans le monde, il y en a tellement… Qu’est-ce qui est préférable pour eux ? Rester ainsi ou se faire adopter par un couple homo ? Eh, bien, personnellement, je n’en sais rien.

  • docdory

    @ Léon
    1°) Même si tu contestes l’expression « état de nature », il n’en reste pas moins que, dans le fonctionnement basique et naturel de l’être humain que j’appelle , à tort ou à raison « état de nature » , le fait d’avoir des enfants est soumis à diverses contraintes extérieures d’ordre biologique : le fait d’avoir un partenaire du sexe opposé, le fait d’avoir eu sa puberté, le fait de ne pas être ménopausée pour une femme, de ne pas être impuissant pour un homme, le fait de n’avoir aucune maladie obstruant les trompes de Faloppe ou les canaux déférents etc … Le malaise que l’on ressent à l’idée de l’adoption par des couples homosexuels est du même ordre que le malaise que l’on ressent lorsque certaines femmes de 60 ans et plus, par le truchement de procédures médicales dangereuses et éthiquement plus que douteuses, parviennent à avoir des enfants alors qu’elles ont l’âge d’être grand-mères.

    2°) je te proposes une expérience de pensée, au sujet du fait d’être adopté par un couple homosexuel.

    Imagine que tu as environ 6 ou 7 ans, tu es un enfant d’un pays sous-développé, tu vis dans un orphelinat, dans des conditions de vie plus ou moins désastreuses, en tous cas, peu confortables. Tu as peut-être assisté à la mort de tes parents, soit à l’occasion d’atrocités de guerre, soit dans une catastrophe naturelle, genre séisme ou cyclone.
    Tu es, dans cet orphelinat , parmi une centaine d’autres enfants ayant subi le même sort, ta vie d’avant n’est plus qu’un souvenir d’un bonheur lointain et à jamais révolu.

    De temps en temps, un couple d’étrangers vient voir à plusieurs reprises un de tes compagnons d’infortune, et finit par repartir avec. Les dames qui s’occupent de toi à l’orphelinat te disent que ce compagnon s’est trouvé un nouveau papa et une nouvelle maman.
    Au bout de quelques années passées dans cet orphelinat, ce sont des dizaines de camarades que tu as vu partir avec de nouveaux parents. Tu vis dans l’espoir qu’un papa et une maman viennent pour toi, et t’ emmènent dans un riche pays lointain dans lequel il n’y a ni guerre, ni cyclone, ni séisme.

    Un beau jour , deux hommes arrivent pour toi, et tu apprends que ce sont tes deux  » nouveaux papas  » ( ou deux femmes , présentées comme deux nouvelles mamans ). Ces deux hommes ( ou ces deux femmes), t’embarquent dans leur pays . Tu te dis : « ce n’est pas juste, pourquoi les autres ont un papa et une maman et moi deux papas et pas de maman ? ( ou l’inverse ).Je veux un papa et une maman comme les autres !  »

    Mais , malheureusement, il n’y aura personne dans ce pays lointain pour écouter ta plainte, et tu comprendras rapidement que cette injustice s’ajoutera irrémédiablement à celle, énorme, que le sort t’ a déjà fait subir. Puis il te faudra aller à l’école, mais alors là tu verras que tous les enfants, sauf toi , ont un papa et une maman. Tu ne parleras jamais de tes « parents  » adoptifs à l’école, mais ça se saura ( parfois, c’est un de tes pères qui vient te chercher à la sortie de l’école , parfois l’autre. ) . Or , rien n’est plus impitoyable et conformiste qu’un enfant à l’école : on sait de quels quolibets permanents sont victimes les enfants qui ont une disgrâce physique, un nom bizarre ou tout autre caractéristique inhabituelle. Alors imagine ce que tu subiras, toi, un enfant à deux pères ou à deux mères !!! Personne ne voudra jouer avec toi, tu seras traité de fils de pédés ou fils de gouines , tu seras, avec un peu de chance parfois invité chez des copains , par contre , les parents de tes copains refuseront qu’ils viennent chez toi. Les « grands  » s’amuseront à te donner des coups pendant la récréation, que tu passeras tous les jours seul dans ton coin, en essayant de rester à proximité du surveillant de récré, pour éviter le pire.

    Oui, voilà la vie qui sera dans de nombreux cas celle des pauvres enfants qui auront le malheur d’être adoptés par des couples homosexuels.

    Certains osent appeler cela un progrès social ? Moi, j’appelle ça une régression absolue de l’idée de civilisation.
    En effet , il ne peut pas y avoir de civilisation sans un degré minimum d’empathie, qui est la capacité à s’imaginer dans la peau de quelqu’un d’autre, et qui, pour une société, est de s’imaginer ce que ressentent les plus faibles d’entre nous , à commencer par les enfants, et de penser à l’intérêt des plus faibles au moment de légiférer.

    Il faut rappeler que l’adoption est avant tout un droit de l’enfant à vivre dans une famille si possible normale, et non pas un droit des parents à se voir accorder par l’Etat la compensation d’un désordre biologique ou d’une particularité comportementale telle que l’homosexualité.
    Pour cette dernière, je pense qu’on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, on ne peut pas être à la fois homosexuel et parent, sauf à abandonner provisoirement son homosexualité dans le but de procréer.
    Toute revendication par les homosexuels d’un droit à l’enfant n’est rien d’autre que l’expression d’un égoïsme irréaliste, et démontre de la part de ceux d’entre eux qui souhaitent être « parents » l’absence totale d’empathie pour les enfants qu’ils prétendent adopter, et l’absence de considération pour le droit fondamental de l’enfant à vivre dans une famille normale, c’est à dire comportant un père et une mère !

    D’une certaine façon, ce droit fondamental qu’a l’enfant orphelin à vivre dans une famille adoptive constituée d’un père et d’une mère est un droit naturel du même ordre que le droit fondamental de l’enfant à garder son prépuce jusqu’à l’âge adulte, droit qui vient d’être reconnu à juste titre par un tribunal allemand…
    Ce droit paraît tellement fondamental que je prends le pari que de nombreux pays pauvres refuseront à l’avenir de laisser leurs orphelins être adoptés par des couples homosexuels.

    • D. Furtif

      Magistral Docdory.
      .
      Un constat s’impose : il existe une mondialisation de l’orphelin marchandise.
      Ce n’est pas au plus faible d’y faire obstacle mais au pays des droits de l’homme, des droits de l’enfant d’y faire obstacle.
      .
      Il faut absolument que la barrière du refus du droit à l’adoption soit maintenue..C’est notre part devant l’histoire et devant l’humanité.
      .
      De l’homosexuel à qui toute reproduction physique répugne au bobo inconsistant avide du dernier produit à la mode tous se liguent pour faire sauter cette protection de l’enfant.

    • Lapa

      je répond un peu tardivement aux analyses de Docdory que je trouve parfaitement pertinentes. C’est un point de vue que j’essaie de tenir, et je crois comprendre ce qui chagrine Leon. Parce que quand les discussions vont sur ce sujet et que je tiens a peu près les propos de doc, il y a toujours un certain malaise. Alors pour certain je suis catalogué ipso facto dans le con d’extrême droite, mais pour la plupart le malaise c’est que les arguments sont justes, sauf que je suis simplement le gars qui empêche les autres de rêver ou de s’épanouir personnellement. Le gars qui veut empêcher une liberté individuelle qui fait de mal à personne. « qu’on leur donne les droits et qu’on leur foute la paix » est la phrase que j’entends le plus avec « ils te dérangent pas alors laisse les tranquille ». Bref le mec qui vient casser le trip de la jouissance sans entrave et de la réalisation obligatoire des désires personnels dans la vie de chacun. En résumé: le type pas cool quoi.

      et j’en ai rien à battre; mais j’en connais qui cèdent pour moins que ça. La pression sociétale est immense.

      • Léon

        Tu te trompes, Lapa,la vérité, comme je l’ai déjà dit, c’est que mon opinion n’est pas faite sur ce point.

        Donc j’essaie toujours, sur ce sujet d’apporter l’argument contraire pour voir s’il tient et comment il tient. D’une manière plus générale, tu me vexes un peu :evil:car il y a belle lurette que je ne juge plus les arguments sur leurs supposées références à la droite ou la gauche, extrême ou pas. J’essaie d’évaluer la justesse de l’argument par lui-même. J’essaie…

  • Léon

    Mmmouais. Mais je vais me faire l’avocat du diable, Docdory : je pourrais te raconter une histoire toute différente, d’enfants sans parents, abandonnés à eux-mêmes, qui crèvent de faim, qui ne survivent que dans la drogue ou la prostitution, la criminalité, qui servent de tueurs à des groupes mafieux etc. Alors, les moqueries à l’école pourraient être un prix léger à payer, non ?
    Je ne sais pas…

    • D. Furtif

      B’soir Léon
      Suis-je le seul à faire un distinguo entre avoir le droit qui au nom d’un abus de langage appelé la lutte contre la discrimination permettrait de plein droit à un couple homo de réclamer un enfant
      et avoir la possibilité dans le cadre de la loi sous son contrôle .
      .
      Comme le soulignait Asinus hier soir c’est bien de trafic du vivant qu’il est question.
      Et puis il faut bien considérer que la secte musulmane n’est pas la première à se mettre sur les rangs dans cette affaire d’Homos adoptants

  • Léon

    Bisoir, mon Furtif joli. Mais, encore une fois nous sommes d’accord pour dire qu’il n’y a aucun droit à l’adoption. Le seul droit qui existe est celui pour un enfant d’avoir une famille.
    En matière juridique il n’existe aucune différence entre « avoir le droit de » ou « avoir la possibilité de ». C’est la règle de droit positif ( les textes, pour faire simple) qui organise le droit subjectif et lui permet de s’exercer. Un « droit de » n’est jamais, au grand jamais un droit absolu ou illimité ou non contrôlé. Il est plus ou moins restrictif, c’est tout.
    Non, je ne crois pas que soit de ce côté-là qu’il faille chercher.

  • Léon

    … mais je crois que je comprends ce que vous voulez dire, Docdory et toi. Pas simple.

  • docdory

    1°) J’ai lu il y a quelques moi un savoureux témoignage dans un blog tenu par quelqu’un que d’aucuns qualifieraient volontiers de fieffé réactionnaire ( si ce terme avait encore un sens à l’heure actuelle ) et de misogyne impénitent.
    Nonobstant ces précautions oratoires, ce témoignage, qui a l’avantage d’être très bien écrit, mais qui pourrait être susceptible d’en faire hurler plus d’un, est à la fois hilarant, attristant et donne à réfléchir sur le concept d’homoparentalité et sur ses conséquences possibles quant à l’éducation des enfants.
    http://fromageplus.wordpress.com/2010/09/06/lenfant/
    2°)La déclaration des droits de l’homme de 1789 met en évidence le conflit entre une position que l’on pourrait qualifier de « culturaliste » et la position libérale, en ce qui concerne la loi . Je cite :
    Article IV : La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi
    Article V : La Loi n’a le droit de défendre que les actions nuisibles à la Société. Tout ce qui n’est pas défendu par la Loi ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elle n’ordonne pas.
    Article VI : La Loi est l’expression de la volonté générale. Tous les Citoyens ont droit de concourir personnellement, ou par leurs Représentants, à sa formation. Elle doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse.

    Schématiquement, le point de vue libéral est contenu dans l’article IV : la seule limite à la liberté est celle qui est imposé par la liberté des autres individus alors que le principe culturaliste est contenu dans les articles V et VI : en effet, sont défendues les actions nuisibles, non seulement aux autres individus, mais à « la société », celle-ci étant assimilée à « la volonté générale » de l’article VI
    Implicitement , la DDH reconnaît , en plus de l’existence des droits individuels, des normes sociales non écrites qui peuvent éventuellement dans certains cas faire l’objet de lois écrites si elles se mettent à être transgressées trop souvent au point d’entraîner une sensation de malaise collectif dans la société, ou un trouble à l’ordre public.
    Ainsi, par exemple, la loi interdsant la burqa et le niqab ne fait que traduire législativement le profond malaise génral provoqué par cette transgression d’une norme sociale française non écrite ( cette norme est d’avoir le visage découvert en public ). Si elle paraît en apparence contrevenir à l’article IV de la DDH, elle ne s’oppose pas aux articles V et VI.
    Ainsi, le fait de se promener nu dans la rue est également interdit alors que cela n’entraîne aucune nuisance objective à autrui.
    Parfois, le législateur privilégie la liberté individuelle par rapport aux normes sociales. C’est le cas des pays qui ont légalisé le « mariage » homosexuel. Le corollaire de ce type de législation, c’est qu’il devient dans ce cas nécessaire de faire des lois complémentaires censurant l’ancienne norme sociale ( dans ce cas, des lois censurant l’homophobie ), car cette ancienne norme sociale ( rejet de l’homosexualité visible) n’est supplantée ( en France ) par la nouvelle norme sociale ( homosexualité considérée comme une variante de la norme ) que dans certains quartiers de Paris et des grandes agglomérations. Il suffit d’imaginer la réaction qui surviendrait si un couple d’homosexuel(le)s s’embrassait dans un bistrot de campagne ou de  » zone urbaine sensible  » pour comprendre que les lois non écrites des normes sociales peuvent être beaucoup plus puissantes que les lois écrites supprimant celles-ci !
    L’application intégrale des principes libéraux aboutit à une sorte d’anomie ( disparition législative de toutes normes sociales, seuls restant prohibés les actes objectivement nuisibles à autrui ) mais ceci aboutit à un paradoxe : la nécessité de la création de nouvelles législations fort contraignantes pour assurer à chacun la possibilité de transgresser sans risque les normes sociales non écrites du passé censées avoir disparu, mais qui, dans le monde réel, existent toujours, et pour longtemps ! Une nouvelle norme sociale inflexible est donc édictée, qui interdit de garder ou de préconiser d’anciennes normes ( une sorte d’application du fameux slogan soixante-huitard « il est interdit d’interdire » )
    D’un point de vue libéral, il n’y a évidemment aucune raison d’autoriser le mariage homosexuel et d’interdire simultanément les autres formes anomiques du mariage ( mariage incestueux, mariage à trois , à quatre, polygame, polyandre )
    A noter que certaines de ces formes anomiques pour nous étaient ou sont encore « normales » dans certaines civilisations ( exemple , le mariage incestueux dans l’Egypte pharaonique et le mariage polygame dans le monde musulman et chez les mormons ).

    3°) Pour ce qui est du mariage homosexuel, nous sommes en présence d’un cas typique du « syndrome de l’aéroport »
    Nombre de gens se plaignent de devoir faire 150 km ou plus pour prendre l’avion. Néanmoins , lorsque l’installation d’un ’un aéroport est décidée à 2 km de chez eux, ils se mettent immédiatement dans un comité de défense des riverains.
    La plupart des gens qui se disent partisans du « mariage » homosexuel au nom de la tolérance et de la liberté individuelle seraient profondément ennuyés ou malheureux de voir leur fils leur présenter un futur « gendre » ou leur fille une future « gendresse ». Nul doute que ces adeptes du politiquement correct feraient alors tout pour ne pas assister à ce « mariage » ou en tout cas à faire en sorte qu’il se déroule en petit comité ( ils n’auraient certainement pas envie d’organiser une grosse fiesta à l’occasion d’un tel événement, dont ils se garderaient bien d’avertir famille et amis ) .J’imagine d’avance la tête de ces pauvres pères politiquement corrects qui vont devoir subir la corvée de conduire devant Monsieur le Maire, puis éventuellement à l’autel d’une église non-conformiste, leur fils, éventuellement habillé en « robe de marié », et de le voir échanger une alliance avec un tatoué moustachu au crâne rasé ! ( Bon, je reconnais, j’abuse, cette image est de mauvais goût ! ). Sans doute ces pauvres pères aimeraient-ils encore mieux prendre un aller simple pour la Karatchévo-Tcherkessie …
    La tolérance est parfois le nom dont s’habille l’intériorisation d’un nouveau tabou passé dans la loi ( il est interdit d’être homophobe ) , tabou dont les gens ne s’imaginent pas que ses conséquences logiques peuvent les concerner personnellement dans l’avenir !

  • Léon

    Voilà qui va incontestablement apporter de l’eau au moulin des opposants à l’adoption par des couples homo.
    On peut quand m^me supposer qu’il s’agit d’un cas exceptionnel : http://www.dailymail.co.uk/news/article-2043345/The-California-boy-11-undergoing-hormone-blocking-treatment.html

  • docdory

    @Léon

    Oui, je viens de voir ça .Il est difficile de n’y voir qu’une simple coïncidence plutôt qu’une relation de cause à effet …. Il n’est guère étonnant que ce garçon, vivant dans un univers où la masculinité est absente, voire niée, soit victime d’une nouvelle variante du complexe d’Oedipe ( si du moins on accorde encore du crédit à la psychanalyse! ) . Il essaie de se transformer en fille pour prendre, non pas la place du père , mais celle de l’une de ses « mères » adoptives !
    Pour l’instant, les adoptions homosexuelles sont, elles aussi, des cas exceptionnels. Il sera intéressant de faire une statistique dans quelques années sur le devenir de ces enfants, ça risque d’être très édifiant …

    • D. Furtif

      Je ne sais pas si vous me comprendrez , car je me retrouve moi même dans une grande difficulté à exprimer ce qui me choque.
      .
      Faut-il prendre ce risque?
      Faut-il vérifier , quantifier, l’abomination pour dire que c’est une abomination?
      Vous savez que comme Asinus je mets en parallèle cette dérive de marchandisation de l’orphelin avec la marchandisation du vivant.
      .
      Là où je suis sûr de moi c’est quand je me retrouve dans la même approbation morale où je me trouvais en 1990 quand le professeur Testard avait lancé son cri d’alarme

      .
      Un très court texte que je ne pourrais que dénaturer

  • docdory

    @ Furtif
    Non, bien sûr, il ne faudrait pas prendre ce risque. Mais comme il y a malheureusement de fortes probabilités que le risque soit pris contre tout bon sens par le législateur, la quantification ne dira pas que c’est une abomination, elle se contentera de le démontrer.
    Restera ensuite à une Assemblée Nationale du futur, dans un futur si possible pas trop lointain, à défaire ce qui va être commis par l’Assemblée Nationale actuelle …

  • D. Furtif

    Comme l’avenir s’annonce sombre, on peut le noircir encore.
    Le Mariage forcé
    Certaines communautés perpétuent cette tradition ( inscrite au patrimoine culturel comme le prétend la Mosquée d’à coté) je n’ose penser à ce que cette tradition peut donner à la sauce du mariage Gay.