Point de vue sur la polémique autour de « La France Orange mécanique » Léon

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Tout est irritant dans la polémique autour du livre de Laurent Obertone, « La France Orange mécanique ».

Quelles sont les thèses de ce livre d’abord ?

D’abord une affirmation : le degré de violence au sein de la société française a considérablement augmenté depuis 40 ans, et les médias nationaux n’en rendent pas compte, seule la presse de province a conservé l’habitude de relater ces faits divers et de les accumuler. Pire, même, pour diverses raisons on se situe dans un véritable déni, une omerta dont il faudra bien comprendre les raisons et le fonctionnement. Le sujet, sauf affaire particulièrement spectaculaire, n’intéresse ni les intellectuels, ni les médias importants. Pour en persuader le lecteur, l’auteur se livre à de longues énumérations-descriptions de crimes et délits particulièrement violents, révoltants, et fournit une avalanche de chiffres de provenances très diverses, qui alimentent cette première thèse.

Une première observation : il est difficile de se faire une idée de la crédibilité de ces chiffres et surtout de leur signification, car quantifier l’insécurité, disons « réelle », vécue par la population est, on le sait, très difficile. Un exemple bien connu, celui de l’augmentation du nombre de viols : on ne saura jamais s’il est le résultat du fait que de plus en plus de femmes osent porter plainte, ou s’il y a réellement plus de passages à l’acte. Faut-il ne compter que les faits condamnés par la justice ? Comment intégrer les faits pour lesquels les gens ne portent pas plainte ? etc… On peut renvoyer le lecteur à cet article.

Certains détracteurs de ce livre se contentent d’avancer, (sans le prouver, d’ailleurs) , que les chiffres sont faux, ou qu’ils ne veulent pas dire ce que l’auteur leur fait dire. Bref, l’une des premières critiques relève du déni pur et simple.

Parfois le déni peut prendre une forme encore plus surréaliste, il consiste à prétendre, au contraire, que ces chiffres sont connus et que l’auteur n’a rien inventé ou révélé que l’on ne sache déjà. En d’autres termes, ils savaient mais n’ont pas cru bon de s’intéresser à  la progression de la violence ! Un non-sujet, pour eux, visiblement. Là, on reproche au livre de vouloir faire peur, de prétendre que l’insécurité ne fait qu’augmenter, partout et dans tous les domaines. Avec, évidemment, l’argument suprême, celui qui est supposé tuer : que la peur profite à l’extrême-droite. Bein voyons…

D’autres critiques sont si nulles qu’elles plaideraient plutôt pour l’auteur. Par exemple celle portant sur « l’insécurité généralisée » soit-disant affirmée dans ce livre.

Il est évident que certaines zones sont plus criminogènes et délictueuses que d’autres mais, franchement, cela fait une belle jambe à ceux qui habitent les quartiers nord de Marseille de savoir qu’ailleurs l’insécurité est moindre…

Un autre exemple, presque drôle, Laurent Obertone note que le nombre de meurtres en Corse est l’un des plus faibles de France. A cela les détracteurs répondent : la Corse détient le record absolu en meurtres pour cause de règlements de compte ! Là encore, je suppose qu’en termes d’insécurité, le citoyen Lambda se moque un peu de savoir pour quel motif on tue, il me semble que ce qui lui importe, c’est la propension d’une population donnée à tuer tout court… L’argument est donc pour le moins étrange.

Les raisons pour lesquelles les medias centraux ont ce mépris ou cette frilosité vis-à-vis des faits divers mériteraient de faire l’objet d’une analyse approfondie. Bourdieu, je crois, a écrit des choses là-dessus… Il a fait partie des pionniers du mépris. Aurait-il à ce point formaté la pensée dominante en sociologie ?

Les querelles de chiffres peuvent être intéressantes, elles ont parfois des côtés surréalistes. Par exemple, celle qui porte sur la baisse des homicides, opposée à Laurent Obertone comme contre-argument à la hausse de l’insécurité. L’auteur répond d’une part qu’un grand nombre de ces homicides sont requalifiés en coups et blessures ayant  entraîné la mort et que, par ailleurs, la médecine a fait des progrès considérables et parvient désormais à « récupérer » un très grand nombre de ces blessés généralement victimes de traumatismes crâniens.

Mais « un très grand nombre » est une mesure pour le moins imprécise… C’est ainsi que d’autres  détracteurs affirment que certains chiffres avancés par l’auteur ne sont pas probants, vu les incertitudes qui pèsent sur leur collecte. L’argument est donc qu’ils ne prouvent pas cette augmentation de l’insécurité. Admettons, mais on aimerait un peu de logique et de cohérence : s’ils sont incertains, alors ils ne prouvent pas le contraire non plus et ne peuvent donc être opposés à l’auteur !

D’ailleurs, n’y a-t-il vraiment que l’appareil statistique pour l’évaluer ? L’expérience de ceux qui ont vu cette violence s’installer ne compte-t-elle pour rien ? A-t-on vraiment besoin de statistiques pour constater que des vitres de trains de banlieue sont « taguées »-rayées dans la masse, de façon indélébile, et qu’on n’avait jamais vu cela dans les années cinquante, ni soixante, ni même soixante-dix ? Les vigiles et les caméras dans les magasins, cela n’a pas toujours existé ; que les plus de cinquante ans fassent fonctionner leur mémoire… Ce déni de la violence est, il faut le dire, surtout le fait de la sociologie « de gauche », (mais y-a-t-il une sociologie qui ne soit pas » de gauche » ? on peut en douter).

On peut se poser la question du pourquoi, des raisons pour lesquelles un engagement politique vient à ce point polluer une démarche qui devrait être strictement scientifique, mais ceci est un autre débat. Pour ce qui est du livre de Laurent Obertone,  la violence tout à fait inhabituelle de la haine qu’il a déchaînée « à gauche » et plus généralement au sein de nos élites médiatiques, a une explication évidente.

En effet, l’un des aspects de la thèse de Laurent Obertone est de pointer du doigt les auteurs de ces crimes et délits violents, une population qu’il qualifie de « sous-socialisée » et qui est, de fait composée pour l’essentiel de l’immigration africaine, maghrébine et surtout subsahélienne et de leurs descendants.

Là, il faut admirer l’entourloupe épouvantable, répugnante, de nos bonnes consciences humanistes, quantiques et apostoliques..

J’explique : il est devenu quasi-impossible désormais de nier cette évidence, celle de la très forte  sur-représentation de ces populations dans la délinquance et la criminalité. Un constat qui a, pourtant, valu tant d’ennuis à Eric Zemmour. Si nos sociologues « de gauche » tentent encore de se réfugier derrière l’interdiction des statistiques ethniques en France, il n’est plus possible de cacher cette vérité : il suffit de faire un tour en correctionnelle ou aux assises, ou par exemple de relever les noms et prénoms dans la liste des personnes recherchées, publiée par le ministère de l’intérieur, d’interroger des policiers, (même syndiqués à gauche), des surveillants de prison, des magistrats spécialisés au pénal. Et il suffit d’habiter ces quartiers dits « sensibles », d’avoir des yeux pour voir et des oreilles pour entendre. Le chiffre avancé, mais difficilement vérifiable avec précision, est de : 3/4 des crimes  et délits commis par une population qui représenterait environ seulement 10 % du total de la population résidant en France. C’est une proportion tellement extravagante que  même en la supposant exagérée, elle est nécessairement significative.

Alors, nos sociologues « de gauche » ayant de plus en plus de mal à dissimuler cette vérité, ne peuvent jouer que sur la partie sujette à discussion, à savoir la réalité de cette augmentation de la violence. C’est une négation transitive : il faut prouver que la violence n’augmente pas pour qu’on n’en stigmatise pas les auteurs dont il est devenu impossible de dissimuler la provenance… Nous sommes là en présence d’une sorte d’abjection du raisonnement. C’est aussi simple que cela. L’exemple parfait est la « critique » de Laurent Munchielli. Pas une seule contestation précise, seulement un procès d’intention et la sempiternelle ritournelle de « faire le jeu de l’extrême-droite » et des attaques personnelles pour couronner le tout.

Plus intéressante,  cette fois, est la critique de la journaliste de Médiapart, à laquelle l’auteur répond ici.

A l’occasion de cet article et de sa réponse, Laurent Obertone  a très bien résumé la position que nous qualifierons de « quantique »( pour utiliser un terme connu ici, sur Disons) sur la question :

1. Les victimes on s’en fout.
2. La réalité n’existe pas.
3. Bouquin de fasciste.

( J’adore l’argument sur les viols par exemple, à savoir qu’ils sont pratiqués par tous les groupes et toutes les classes sociales…)

Les raisons de ce déni sont évidemment multiples. En premier, la terreur de se voir catalogué de raciste. Pour un soi-disant « humaniste » relativiste et bien-pensant, c’est le péché majeur, celui qui conduit directement en enfer. Aussi, face à ce livre, on ne se livre pas à des « critiques » ou des objections rationnelles, mais bien à des manifestations qui ont toutes les caractéristiques d’exorcismes…

Pourtant il me semble que personne, pas Laurent Obertone, en tous cas, n’a dit que ces populations étaient génétiquement programmées à être délinquantes ou criminelles. A part une toute petite frange de racistes purs et durs, tout le monde admet qu’il s’agit d’une question d’éducation, de socialisation et d’autorité, et que le problème est donc, avant tout, culturel. Personne ou presque n’a dit qu’il existait là un déterminisme absolu. La difficulté est que, pour avoir la moindre chance de résoudre le problème, il faudrait balayer tout ce qui ressemble à du relativisme culturel, à une culture de l’excuse et du déterminisme économique. Mais il faudrait tout de même rappeler à ceux qui se prétendent « de gauche » que l’un des piliers de sa philosophie est d’admettre que chez les humains, l’acquis est plus important que l’inné. L’éducation peut donc tout, le meilleur comme le pire. Et les conditions économiques n’ont pas grand-chose à y voir…

D’ailleurs, curieusement, cette explication de la délinquance par la pauvreté, l’un des dogmes de la gauche quantique, fait partie des raisons de ce déni.

Cette gauche, en effet, en adoptant la mondialisation libérale comme paradigme économique, crée une contradiction insupportable et s’impose une impuissance totale en la matière. Dans sa logique, la hausse de l’insécurité ne peut que se poursuivre, car elle est une conséquence inévitable d’un système économique destructeur pour les plus fragiles – système qu’elle a pourtant accepté et validé…

On a reproché aussi à l’auteur d’ assumer un certain nombre de jugements négatifs sur ces populations, à la limite de l’insulte. Lorsque, par exemple, il traite ceux qui mettent leur « musique » à fond dans les transports en commun « d’animaux », il a tort : effectivement, les animaux sont beaucoup plus sociaux, ils n’imposent pas du rap à leurs voisins… Voir la réponse de Laurent Obertone à un reportage hallucinant sur Canal+ à propos de ce livre…

D’autres raisons de ce déni viennent au secours des quantiques : les enjeux politiques et les manipulations statistiques ayant pour but d’aider la communication gouvernementale, tous bords confondus. En toute logique, il est inutile de faire peur aux populations avec un phénomène que l’on a peu de chance de vouloir vraiment traiter, compte tenu à la fois d’un manque de moyens, d’une absence de volonté politique et des multiples violations des droits de l’homme que cela supposerait. Donc, circulez il n’y a rien à voir !

Que l’on me comprenne bien: ce livre n’est pas sans prêter le flan à la critique. Souvent simpliste dans sa manière de comprendre la violence et sa répartition sociale, il est également simpliste, parfois, dans sa critique de certaines décisions de justice, comme dans la manière d’énoncer des remèdes, lesquels tournent exclusivement autour de la répression et du dressage. Sa conception de la justice pénale consiste uniquement à punir les auteurs de crimes et délits, à les » faire payer » en proportion des violences exercées sur les victimes, et en privilégiant l’aspect de la vengeance de la société vis à vis d’eux, en substitution à la vengeance personnelle. Il me semble que c’est beaucoup plus compliqué que cela…

Pour autant, ce qui s’est produit au cours de l’émission de Ruquier ce samedi entre Aymeric Caron et Laurent Obertone ( mais aussi entre l’auteur et Mustapha El Atrassi— et encore, un certain nombre d’échanges particulièrement violents ont été, paraît-il, coupés au montage)  est absolument anormal et donne raison à ce dernier  : il y a bien d’une part des « sous-socialisés » qui commettent les crimes et les délits, les « socialisés » qui en sont victimes et les « sur-socialisés » qui passent leur temps à les excuser et à les protéger. Ou à nier. On a en a eu une véritable caricature. Cet Aymeric Caron, à l’évidence, a plus de compassion pour les animaux d’élevage, (que ce bobo végétarien refuse de manger), qu’envers des humains victimes de sauvages. Laurent Obertone a manqué de répartie, d’ailleurs, samedi soir : vu le niveau des attaques qu’il a subies de sa part ( racisme, promotion de la peine de mort — ce que pourtant l’auteur nie formellement), il aurait du lui rappeler qu’Hitler était végétarien, il aurait été dans le ton…

Pour ce qui est de l’animateur-humoriste Mustapha El Atrassi, on comprend qu’il n’ait pas apprécié les propos de Laurent Obertone, car il se trouve qu’il a été lui-même impliqué dans une histoire de coups et blessures sur la personne d’Anne-Elisabeth Lemoine avec laquelle il vivait…

Quant à Laurent Ruquier, il devrait lire Disons.fr, il y verrait que l’argument de la provenance de l’information, de sa source n’est pas recevable en soi. On se moque de savoir qui est Laurent Obertone, seules les informations contenues dans son livre doivent être considérées et analysées.

Malgré,donc, certaines réserves, ce que j’aime dans ce livre, c’est qu’enfin, quelqu’un, à propos d’insécurité, s’intéresse aux victimes. Pour une fois, voici un livre sur la violence où l’auteur a plus d’empathie et de considération pour elles que pour leurs bourreaux…

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L’émission de Ruquier est là, c’est à partir de oh59mn

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Un échantillon. Attention, la personne qui parle ne peut être que raciste, et cette vidéo fait le jeu de l’extrême-droite. Eloignez donc les enfants et convoquez l’exorciste. Pour trouver celui qui est le plus près de chez vous…

Descente aux enfers Vidéo sept-a-huit sélectionnée dans Repl

7 comments to Point de vue sur la polémique autour de « La France Orange mécanique » Léon

  • D. Furtif

    La gauche et la sociologie vivent depuis quelques années un véritable drame moral lié aux prétentions scientifiques de la sociologie ( même quand elle s’en éloigne) et à l’esprit de clan régnant dans les couches et castes dirigeantes de la gauche.
    .
    Comme toute science ou science humaine, la sociologie s’attache à observer en toute honnêteté scientifique c’est à dire dans un esprit totalement libre de toute influence .
    On observe , on analyse , on explique ➡ on comprend.

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    Si la sociologie en restait là elle ne s’en porterait que mieux.
    Mais elle se mêle de plus en plus de dénoncer les responsabilités sans conserver la rigueur qui commande à sa qualification comme science.
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    Par esprit qu’il faut bien nommer = Partisan, on assiste à un glissement
    observer, analyser, expliquer, comprendre ➡ ➡ APPROUVER JUSTIFIER EXCUSER
    .
    En une formule simple, le criminel commet son crime inscrit dans une batterie de causes. Ce tissu de causes est utilisé comme circonstances atténuantes voire dépénalisantes.Violence vol viol trafics ne sont plus que des vétilles si ils s’inscrivent dans une sorte de patrimoine culturel comme on ne cesse de reprocher à Disons de ne pas le comprendre et plus encore de ne pas l’accepter
    Ahh la conservation du patrimoine!
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    Cette dérive est accentuée par le passage dans le prisme déformant du monde médiatique fortement lié au monde politique lesquels main dans la main en arrive à justifier telle violence__ répertoriée comme telle devant la loi __ à la trouver acceptable par ce que son coupable serait sociologiquement fondé à dire que ce n’est pas de sa faute ou qu’il a été entrainé ou induit par son contexte culturo religieux.
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    En gros, blanchir son fric en passant par l’intermédiaire des trafiquants de drogue, ne serait que peccadille si on appartient au milieu où cette pratique n’est que peccadille.
    Menacer de mort quelqu’un sur un plateau de télévision , peccadille si on est une vedette
    Cogner sa nénette si on est d’origine Marocaine ➡ peccadille.
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    Léon ton article me rappelle les mêmes conclusions que celle que nous tirions à la lecture du géographe Christophe Guilly  » Fractures françaises »
    La grille des droits et devoir est abandonnée voire détruite par les couches supérieures elles mêmes. Ces dernières offrent à ceux qui partagent son mode de vie voire à ceux qui partagent ses vices et ses faiblesses les passe droits qui oppriment encore plus qu’avant les couches sociales inférieures.
    D’une certaine manière la violence permise en raison de tel ou tel motif sociologique est une arme de guerre qui conforte la domination sociale des couches aisées

  • Causette

    Salut à tous, Salut Léon

    On m’a prêté ce bouquin avant-hier, je viens de commencer la lecture.
    Caron l’inquisiteur 😯 il fait peur ce mec!

    Menaces, insultes, dégradations
    Après les flics, les pompiers, les médecins,
    les hôpitauxLe personnel du service est sous le choc après le déferlement de violences, de dégradations et de menaces survenu hier soir et ce matin dans les locaux des urgences de l’hôpital Nord à Marseille. A deux reprises, des patients ont agressés des médecins et des agents.

    Février 2013 BTP: des entreprises qui interviennent sur des chantiers dans les quartiers n’en peuvent plus et craquent.
    A Avignon par exemple, des ouvriers qui intervenaient sur la Rocade ont essuyé voici huit jours des tirs de carabine à plombs.

    – – –

    Vous souvenez-vous de cette Opa?
    L’ambassadeur des Etats-Unis s’intéresse à l’intégration dans la société française des Français issus de l’immigration.

    Avril 2008
    Par souci sécuritaire certes mais aussi pour «un travail d’influence», souligne le Parisien. Si les Américains s’intéressent à nos banlieues, c’est surtout avec la communauté musulmane qu’ils tentent d’instaurer de bons rapports. Des séjours aux USA sont organisés au frais de l’ambassadeur pour des responsables d’associations qui reviennent conquis par le rêve américain. «Amirouche Laïdi, président du club Averroës, le jeune chef d’entreprise Aziz Senni (…) Tous ont serré la main de grands décideurs américains et ont fini par nuancer leurs propos sur les Etats-Unis» racontent nos confrères. Une stratégie efficace donc qui vise également les jeunes, éléments clés de la vie dans les cités. Des lycéens et collégiens du 93 ont en effet été invités à dîner par l’ambassadeur Craig Robert Stapleton et son épouse dans les luxueux locaux de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Mariane

    2011/2013
    Le Qatar a pris la relève —> 50 millions € à destination des banlieues françaises.
    … l’idée a germé dans l’esprit de quelques élus français. Une dizaine d’entre eux, issus de banlieues parisiennes et marseillaises, ont pris l’initiative de se tourner vers les investisseurs qataris en leur demandant de financer des projets locaux. « Les français d’origine arabe peuvent nous aider », affirme l’ambassadeur, qui n’exclut pas une possible augmentation de l’enveloppe si nécessaire. Pour lui, nos quartiers populaires représentent « l’avenir de la France ». (Rmc décembre 2011)

    :mrgreen:
    Les Français autochtones sont invités de mettre la tête dans le sable.

  • Buster

    Ca va faire vieux con, mais quand j’entends ou que je lis que 2 policiers de Lille sont capables de racketter 3 ou 4 vendeurs de roses pakistanais, de leur piquer des fortunes ( à partir de 7 Euros ! ) je ne peux pas m’empêcher de me dire que la société française est vraiment dans un sale état et que ne rien en dire c’est encourager encore plus cette dérive vers du grand n’importe quoi.

  • Lapa

    Salut Léon!

    Intéressant, j’aurai pas mal de choses à dire. Alors je pense que j’en ferai un article aussi.

  • ranta

    Mon fils ainé, qui est gendarme, était en vacances à la maison la semaine dernière. Il est basé dans la vallée du Rhone, près d’Avignon. A la lecture de l’article et de la polémique autour d’Obertone il a éclaté de rire. Les 3/4 a t’il dit, mais on signerait des deux mains pour que ça ne soit que les 3/4, c’est bien simple qu’en on chope un bon vieux blanc des famille on a presqu’envie d’en faire une photo, c’est comme si on avait attrapé un dahut !

  • docdory

    @ Léon
    J’ai regardé l’essentiel du débat de « on est pas couché » avec Obertone.
    Plusieurs choses m’ont frappé dans ce débat :
    – la haine viscérale qui suintait de tous les pores de la peau de Aymeric Caron, qui a montré ce soir-là une mentalité de stalinien indécrottable reconverti dans le politiquement correct. Dans une vie antérieure, aurait-il été Fouquier-Tinville ? Ou Torquemada ?
    – l’attitude odieuse de l’humoriste (?) Mustapha el Atrassi quand Obertone a quitté le plateau, qui n’était pas sans rappeler le comportement de Sami Naceri contre Salman Rushdie dans un autre sinistre débat télévisuel qui avait eu lieu il y a quelques années
    – le peu de contradiction qu’apportait Natacha Polony à Aymeric Caron. C’était bobo de droite politiquement correcte à peine polie contre bobo-facho de « gauche » intégralement grossier. On regrette vraiment Zemmour, qui, lui, aurait sans doute pris la défense de Obertone.
    – Bizarrement, Ruquier avait l’air vaguement mal à l’aise. C’était le seul qui restait correct, et on pouvait même presque se demander par moments si, in petto, il n’était pas au moins un peu d’accord avec Obertone, mais qu’il ne voulait surtout rien laisser transparaître de peur de perdre sa réputation, voire son job. En effet, il semblait pour le moins manquer de conviction dans ses critiques, qui étaient d’ailleurs faciles à contrer …
    L’artillerie lourde déployée contre Obertone à eu,mon avis, l’effet inverse de ce qu’aurait imaginé Aymeric Caron : je pense que le débat a boosté les ventes de ce livre. En tout cas, moi, je me suis précipité pour acheter celui-ci dès le lendemain …