L’école menacée par le communautarisme rien de nouveau…

Liminaire

Cet article a été commencé il y a de nombreux mois, mais trouve toute sa place dans le débat actuel du séparatisme (NDA).

Il est toujours intéressant de revenir sur l’actualité antérieure. Notre monde de l’information me semble être davantage une machine à auto-générer du contenu à l’infini sans même prendre le temps de le comprendre ou de l’analyser, sans en tirer aucune conséquence.

Ainsi est-il des débats de sociétés sur l’intégration ou le communautarisme: nous avons l’impression de faire les mêmes constats depuis des années. Mais finalement ce n’est pas une impression: les choses les plus importantes sont connues et ont été clairement identifiées. Se pose alors la question de l’inaction de l’état, de l’enterrement en première classe de certaines conclusions. Dans le but de pouvoir re-pondre une mission et une rapport 10 ans plus tard? En espérant que la situation se soit par miracle arrangée d’elle-même?

Prenons l’exemple de cet article du JDD de 2010 que nous reproduisons partiellement en y ajoutant quelques notes.

Ce rapport ne pourrait-il pas nourrir quelques réflexions et actions aujourd’hui? A-t-il perdu de sa valeur?

Dans la suite, l’article original sera de cette teinte et nos contribution en noir (désolé pour ce procédé non daltonien-friendly)

 

Contenu du rapport

 

Exclusif: un rapport du Haut Conseil à l’intégration, qui doit être remis au Premier ministre en novembre, dénonce l’incapacité de l’école française à intégrer les enfants de l’immigration

Exclusif, si on regarde dans les media de l’époque, cette information a seulement été reprise sur RTL, Le Monde, Le Figaro

 l’article du monde , tout en euphémisme avec certaines parties tronquées.

C’est une étude dérangeante. Une photographie sans concession de l’école face aux enfants issus de l’immigration. Sur ces deux sujets traités séparément, les bibliothèques ministérielles croulent déjà d’enquêtes aussi alarmantes les unes que les autres. Mais l’intérêt du rapport du Haut Conseil à l’intégration (HCI), que révèle en exclusivité le JDD, c’est le choc entre ces deux univers. La description d’une réalité souvent « politiquement incorrecte » sans stigmatisation de communautés enfermées dans leurs quartiers.

Il serait intéressant de voir pourquoi c’est politiquement incorrect? Quel mouvement de pensée, quelle idéologie classifierait donc le réel dans le dérangeant à ne pas dire et quels en sont les vecteurs médiatiques et politiques?

Ce document de travail, qui ne s’intéresse pas à toute l’école et à tous les enfants d’immigrés mais principalement à ceux qui fréquentent les « établissements ghettos », doit être remis dans sa forme définitive au Premier ministre au début du mois de novembre. Au moment où la chancelière Angela Merkel fustige les échecs de la Multi-Kulti à l’allemande, il montre que l’école républicaine, dernier rempart à la communautarisation de la société, n’arrive plus, dans de nombreux territoires, à jouer son rôle.

Alors là, que Merkel fustige le modèle multiculturel en 2010 me laisse pantois. Combien de migrants a-t-elle accueillis en 10 ans puisque 2011 marque un tournant dans la politique migratoire allemande?

Courbe OECD International Migration Database pour l’Allemagne

Un effet ghetto propre à la France

Le rapport du HCI met à mal une contre-vérité souvent reproduite. La pression de l’immigration n’est pas plus forte en France que dans la plupart des grands pays européens. Ainsi, une étude de 2005 montre que la proportion d’enfants de moins de 18 ans d’origine étrangère (ayant au moins un parent né à l’étranger) est de 18,1%, contre 22% aux Pays-Bas, 25% en Suède, 28% en Allemagne. En revanche, l’inégalité de répartition de cette population sur le territoire caractérise la France.

Intéressant car cela permet de voir que la réalité des uns n’est pas visible par les élites (on se doute bien que les concentrations d’immigrés ne se fait pas dans les beaux quartiers), ce qui est un début de réponse à notre question précédente. Cela permet d’éviter le débat sous le principe qu’un homme ayant la tâte dans un four et les pieds dans le frigo aurait une température moyenne correcte. Mais attention les chiffres datent de 15ans.cet effet n’a-t-il pas été diffusé depuis dans d’autres pays?

Les plus fortes concentrations départementales se situent en Ile-de- France: Seine-Saint-Denis (57%), Paris (41%), Val-de-Marne (40%). Cette surreprésentation dépasse même 60% dans 20 communes, pour l’essentiel situées en petite et grande couronne parisienne, où un jeune sur cinq est d’origine maghrébine et un sur six d’origine subsaharienne. Dans certaines villes comme Clichy-sous-Bois, Aubervilliers ou La Courneuve, plus des trois quarts de la jeunesse est d’origine étrangère. « Il n’est pas rare d’avoir des classes primaires et de collèges entièrement composées d’élèves d’origine étrangère, partageant la même confession« , constatent les auteurs du document pour lesquels « cet ‘effet ghetto’ a des conséquences scolaires et sociétales préoccupantes« .

Des aides à l’efficacité mal mesurée

Plus de 110 millions d’euros sont consacrés par les pouvoirs publics en 2010 au programme de réussite éducative mis en place par la loi de cohésion sociale. Les auteurs du rapport saluent la démarche qui privilégie les actions individualisées au traditionnel accompagnement collectif, le large public concerné et le volontarisme politique. Pour l’année scolaire 2008-2009, 725.434 collégiens du public (30,7% des effectifs des collèges) en ont bénéficié, et 147.014 élèves des écoles élémentaires publiques relevant de l’éducation prioritaire.

Pourtant, le HCI relève la persistance de dispositifs locaux et redondants, le manque de coopération entre les différents opérateurs et l’école, l’absence d’évaluation de ces dispositifs. « On a ainsi pu rencontrer des responsables d’établissements scolaires et des enseignants qui, en cinq années de fonctionnement, n’avaient jamais eu de contact avec les responsables et animateurs des associations investies sur le champ du soutien scolaire, de l’aide aux devoirs et de l’accompagnement de scolarité. »

L’enfermement dans des établissements ghettos, l’incapacité des pouvoirs publics à inverser le phénomène, le rejet du français – langue mal maîtrisée – provoqueraient des replis communautaires et religieux: « A tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis font état d’obstacles croissants. La montée des fondamentalistes et du communautarisme ouvre la porte à des contestations de cours de plus en plus nombreuses. »

On ne parle pas assez du rejet de notre langue. C’est pour moi un vecteur important car la langue est notre patrimoine commun et permet de se comprendre. Elle se fait phagocyter d’un côté par un sabir islamico-arabe populaire, et de l’autre par un globish technico marketing mâtiné d’expressions anglo saxonnes utilisé par les media et les élites.

Dérives identitaires et montée du communautarisme

Le document du HCI rapporte la difficulté croissante rencontrée par des enseignants d’histoire-géographie à aborder certains aspects du programme: le fait religieux, la Shoah et le Proche-Orient. Les professeurs d’autres matières, notamment les sciences de la vie et de la Terre, sont confrontés aux mêmes phénomènes: « L’évolutionnisme est remis en cause au profit d’une action divine ou créationniste imposée par l’élève sans argumentation. Loin d’être marginales, ces contestations sont suffisamment récurrentes pour être remarquées. »

Selon les témoignages recueillis, certaines classes des établissements de quartiers, où la mixité sociale et ethnique est absente, se déclarent « 100 % musulmanes ». La religion y serait affichée ouvertement et chaque élève serait situé par rapport à ses origines nationales et religieuses. « Ainsi en est-il à Marseille entre Comoriens et Mahorais ou entre Kurdes et Turcs. Dans ces établissements ghettos, les élèves sont prisonniers d’une assignation identitaire et religieuse« , explique le HCI, qui s’est rendu à Marseille pour son enquête.

L’assouplissement de la carte scolaire en 2007 a contribué à radicaliser la situation. Les parents d’enfants immigrés, mal informés, ne savent pas repérer les bonnes filières. Si les procédures ont gagné en transparence pour le plus grand nombre, localement leurs effets ont renforcé le phénomène de renfermement des quartiers. Avec une conclusion sans appel: « Les études de l’OCDE font valoir des résultats qui marquent le pas par rapport à ceux produits par d’autres systèmes éducatifs développés, en dépit des moyens importants que la nation investit. L’école s’essouffle et tout particulièrement vis-à-vis des publics socialement défavorisés, notamment ceux issus de l’immigration. »

Il est évident que les parents choisiront toujours ce qui est mieux pour leurs enfants; entraînant un cercle vicieux.

 

Source: JDD papier. en numérique ici:

http://www.lejdd.fr/Societe/Education/Actualite/L-ecole-menacee-par-le-communautarisme-228967

 

L’enseignement confronté au communautarisme…(lien)

Le 28 janvier, le Haut Conseil à l’intégration a remis à François Fillon un rapport édifiant sur “les défis de l’intégration à l’école”. Extraits.

Qu’en a fait Fillon? du brouillon pour le travail de Pénélope?

« À tous les niveaux de la scolarité, les témoignages recueillis par le HCI font état d’obstacles croissants.
Ainsi, il n’est plus rare que, dès l’école primaire, des parties du programme soient refusées : alors que le programme d’histoire en CM1 prévoit expressément « les Gaulois, la romanisation de la Gaule et la christianisation du monde gallo-romain », au même titre que l’étude « des conflits et échanges en Méditerranée au Moyen Âge : les croisades, la découverte d’une autre civilisation, l’islam », des enseignants se voient systématiquement opposer un refus de parents musulmans à l’étude, par leurs enfants, de la christianisation.

 

 

Les mouvements migratoires, conséquences des croisades, sont remis en cause au prétexte que les chevaliers n’ont pas existé ou que, dans le meilleur des cas, ils n’ont jamais atteint le Proche-Orient !
Qui imaginerait que l’éducation musicale soit contestée ? Pourtant, des enfants refusent de chanter dans une chorale ou de jouer de la flûte à bec au prétexte d’une interdiction religieuse. […] Il arrive que des enseignants, désemparés devant le peu d’élèves à la piscine lors du ramadan, cherchent auprès de l’imam le plus proche la justification religieuse à pouvoir suivre les cours dispensés. Par une volonté de bien faire, ces enseignants contreviennent alors au principe de laïcité et inscrivent de fait la religion comme ayant force de loi. […]

Avoir chassé les curés pour se retrouver avec des imams. C’est consternant.

Dans le cadre de l’éducation civique, juridique et sociale, au lycée, le débat argumenté est de plus en plus difficile à mettre en place dans les établissements à forte population d’origine étrangère par crainte d’affrontements identitaires. Depuis peu, les professeurs du domaine scientifique ne sont pas davantage à l’abri de contestations, qu’ils doivent sans cesse contrer. L’évolutionnisme est remis en cause au profit d’une action divine ou créationniste imposée par l’élève, sans argumentation. Loin d’être marginales, ces contestations sont suffisamment récurrentes pour être remarquées et nous avoir été signalées au cours de nos auditions comme perturbant le bon déroulement des cours. […]

https://www.mediapart.fr/journal/international/170218/quebec-des-enseignants-sautocensurent?onglet=full en 2018 (payant)

Les enseignants et la laïcité

 37% des enseignants se sont autocensurés. Les contestations sont de l’ordre de plus de 30% pour certaines matières. (enquête IFOP de 2018)

Pour des générations d’enfants d’immigrés, la remise en question de l’histoire ne s’est pas posée. La formule bien connue de “nos ancêtres les Gaulois”, aujourd’hui considérée comme assimilatrice, était conçue comme un moyen d’intégrer dans une même histoire des écoliers venus de pays différents. La France étant une terre de droit du sol, le lien qui unit les nationaux est un lien de communauté choisie qui s’incarne dans une histoire nationale.

 

Or, depuis plusieurs années, dans un nombre croissant d’établissements, les cours d’histoire sont le lieu de contestations ou d’affrontements, de mise en concurrence de mémoires particulières qui témoignent du refus de partager une histoire commune. […] Trois questions provoquent des situations de tension dans certains établissements : l’enseignement du fait religieux ; l’extermination des juifs d’Europe ; le Proche-Orient (le conflit israélo-palestinien). On peut y ajouter la décolonisation, notamment la guerre d’Algérie, et les États-Unis (guerre du Golfe, guerre d’Irak, attentats de septembre 2001).

Quel peut être le point commun? Attention c’est dur.

L’enseignement du fait religieux est souvent assimilé à du catéchisme. Certains parents y voient des tentatives d’évangélisation. Plusieurs incidents sont liés à la visite de lieux de culte ou mémoriaux (refus de visiter des églises ou des mosquées, refus de visiter les cimetières de Verdun…). Des revendications religieuses se font jour : demande de pause pour la rupture du jeûne lors du ramadan, rupture du jeûne de professeurs musulmans avec leurs élèves dans un collège du nord de Paris, refus de représentation de figures humaines en cours de dessin… L’antisémitisme est souvent exprimé anonymement et peut se manifester lors des cours consacrés à l’enseignement du génocide des juifs : plaisanteries déplacées, refus de voir des films comme Nuit et Brouillard. Les tensions viennent souvent d’élèves qui s’affirment musulmans.

L’antiaméricanisme est souvent lié à l’antisémitisme. La vision du monde qui semble s’opérer est binaire : d’un côté, les opprimés, victimes de l’impérialisme des Occidentaux, et ce, depuis les temps les plus reculés, et de l’autre, les oppresseurs, les Européens et Américains blancs, pilleurs des pays du tiers-monde. Cette vision fantasmée sert d’explication à l’histoire du monde et de justification aux échecs personnels. »

Attendez mais c’est pas justement ce que promeuvent les courants de pensés gauchistes américains?

Le rapport peut être consulté sur le site : www.ladocumentationfrancaise.fr

 

 

 

Un autre rapport? pas de problème…

 

 

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/144000127.pdf

Cet ouvrage constitue le tome 2 du second volume du rapport annuel du Haut Conseil à l’intégration pour le second semestre de l’année 2011 et l’année 2012.
Le Collège du Haut Conseil s’est auto-saisi, dans un second rapport intitulé Une culture ouverte dans une République indivisible, de la question de l’intégration culturelle qui reste l’impensé de la problématique générale de l’intégration des populations immigrées. Ce rapport a été transmis au Premier ministre le 20 novembre 2012
 
Je pense qu’il a servi à caler une armoire.

morceaux choisis

L’histoire scolaire : entre concurrence des victimes et questions socialement vives

[…]ces débats revêtent une acuité toute particulière en raison de la multiplication des injonctions mémorielles poussant chaque groupe minoritaire à demander une reconnaissance de victime et, ainsi, à entrer en concurrence avec la mémoire des autres victimes
Ces enjeux se traduisent par la multiplication des cérémonies de commémoration, des injonctions à se souvenir et des lois mémorielles.
L’école devient aussi, à travers l’enseignement de l’histoire, le lieu où les tensions entre Histoire et mémoires s’exacerbent. L’écriture de l’histoire scolaire s’effectue donc sous l’œil et la pression d’une société exigeant de l’école qu’elle contribue au « devoir de mémoire » et entre ainsi en résonance avec les difficultés d’intégration des jeunes d’origine étrangère, issus de l’immigration.

Il serait donc peut être opportun de proposer à nos responsables politiques d’arrêter cette enchère, initiée par l’Etat, des repentirs et lois mémorielles non?

Marqueurs communautaires

Dans son étude Banlieue de la République, Gilles Kepel, ancien membre du HCI, et l’équipe de chercheurs associés font le même constat. À Clichy-sous-Bois et Montfermeil, ils ont pu «observer les logiques d’une forte construction communautaire autour de la référence à l’islam au sein de laquelle s’expriment aussi bien des forces centrifuges par rapport à la société française et à ses valeurs que des mouvements centripètes, mais qui sont fréquemment contrariés par l’adversité sociale
 
Ces forces centrifuges se traduisent dans les enquêtes par la prédominance d’un référentiel communautaire qui s’expriment par une mise à distance de tout ce qui est identifié comme étranger à la communauté. Le halal apparaît par exemple comme un instrument fort de « clivage culturel » qui permet de «définir les limites entre le licite et l’illicite».
Les constats de ces chercheurs rejoignent ceux que le HCI a pu tirer de ses différentes auditions et déplacements.

Encore une fois, quand les élus permettent, favorisent voire encouragent la possibilité de tri pur-impur par les vêtements, la nourriture, les actions, les horaires… ils valident de fait ce discours; de plus ils essentialisent les personnes suivant leurs origines ou les croyances des parents et les confortent dans la ségrégation.

Remplacement de population localisé

Entre 1968 et 2005, la part des jeunes d’origine étrangère est passée de 22 à 76 % à Clichy-sous-Bois, de 23 à 75 % à Aubervilliers, de 22 à 74 % à la Courneuve, de 23 à 71 % à Grigny, […] de 20 à 66 % à Sarcelles, […], de 9 à 61 % à Trappes. »

Séparatisme culturel

 
Aujourd’hui, le séparatisme culturel est la norme. Il ne s’agit pas seulement d’un séparatisme social mais d’abord d’un séparatisme culturel. Pire, il frappe au cœur des classes populaires.
le problème n’est pas de savoir si les gens ont accès à la culture mais plutôt de savoir s’ils en ont l’envie. La culture n’est pas un besoin chez eux, et ce quelle que soit l’origine. Les problèmes économiques prennent le pas sur d’autres besoins. Beaucoup de dispositifs existent, et dès l’école où les enfants sont sollicités par les sorties, mais la question est de savoir à quoi ça sert après.

Il y aurait beaucoup à dire. La première chose serait de renverser l’édifice du relativisme culturel (non un morceau de rap ne vaudra jamais un concerto pour piano) déjà à minima entre ce qui est du divertissement et ce qui est de l’art. Nous sommes colonisés par l’esprit américain qui enrobe tout ça dans « l’entertainment ». Ensuite, arrêter de croire que la culture ne demande pas d’effort. La culture c’est exigeant et nécessite de la sensibilité et de l’intelligence: en d’autres termes le sujet doit être actif. Cela ne peut se concevoir si déjà des vecteurs laissent entendre que la littérature, la peinture ou la musique par exemple sont des choses de mâles blancs qui ne parlent qu’aux blancs. Or ce discours se diffuse partout. Le rejet fait donc également parti du séparatisme car on a oublié l’essentiel c’est que l’art est universel. Il soppose de fait à la gethoisation. On comprend pourquoi certains veulent conserver les cases.

L’alibi culturel pour détourner la loi de 1905 promu par le ministère lui-même

 
Par ailleurs, le HCI s’est interrogé sur cette confusion entre culturel et cultuel et sur le financement de certains projets. En effet, nombre d’associations à vocation cultuelle intègrent volontairement une dimension culturelle dans leurs statuts et optent ainsi pour un statut d’association loi 1901, afin d’obtenir un soutien financier, quelquefois encouragé par les collectivités territoriales. Ainsi est contournée l’interdiction de subventionner des associations cultuelles par la loi de 1905. Déjà en 1991, le rapport parlementaire du Ministre de l’Intérieur Philippe Marchand, incitait les communes à subventionner des projets mixtes :
«Les communes peuvent subventionner les projets mixtes qui comportent à la fois un lieu de culte et d’autres locaux à usage divers (culturel, social, associatif, etc.) Compte tenu des restrictions imposées aux associations cultuelles par la loi de 1905, de tels projets ne peuvent être menés à bien que par des associations en loi de 1901.»
Aujourd’hui encore, les collectivités territoriales continuent à financer, sous couvert d’activités culturelles diverses (soutien scolaire, sorties à la mer….), des associations à vocation cultuelle
 

Que dire? Pourquoi s’étonner du séparatisme quand on le finance soit même?

Encore une fois, il semble que la volonté affichée bruyamment par le gouvernement soit finalement de réinventer la poudre de perlimpin sans s’appuyer sur les corpus existants et documentés. Quant aux solutions proposées, on peut se permettre de douter 1- de leur acceptation par le conseil d’état, 2- de leur application, 3- de leur pertinence, 4- de leur efficacité. La montagne va accoucher d’une souris.

Tout cela semble être un coup pour donner du grain à LePen pour 2022.

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D. Furtif
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D. Furtif
11 septembre 2020 12 h 14 min

Bonjour Lapa
Bonjour à tous ;…
Depuis le ministère Jospin de l’Education.88/89/90
La confusion s’est installé sur la notion de vérité scientifique…aggravée par l’enseignement du fait religieux
Le fakirisme et le charlatanisme on table ouverte à l’école.
Les sciences naturelles, l’éducation physique et l’Histoire sont devenues « négociables »
Ce qui signifie que selon le rapport de force instuaré par les racailles les enseignants sont dans « une zone de non droit »

Le pire étant que les administrations font porter le chapeau de ces troubles à ces enseignants.
Pire ils aggravent par toutes sortes de persécutions sournoises la condition et l’exercice du métier d’enseignant dans ces matières…

Last edited il y a9 jours by D. Furtif