La légitimité du plus grand nombre

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Dans la sempiternelle dialectique du qualitatif et du quantitatif, la légitimité du plus grand nombre est un argument fort de nos sociétés. Il se situe, en effet, au cœur du système démocratique en ce qu’il donne, par principe, raison à la majorité.

En économie, le marché libre en tant que vote permanent des consommateurs, en politique, le suffrage universel, en sont les garants institutionnels absolus.

C’est donc bien un paradigme puissant, mais il est important de montrer qu’il n’est pas acceptable tel quel, n’importe comment et en toutes circonstances.

Déjà, si ce principe était appliqué sans autre considération, on ne comprendrait pas pourquoi il serait admis, précisément dans les démocraties dites « avancées », qu’il faille protéger des minorités qui pourraient être victimes de la majorité. Ceci est contradictoire avec la loi du plus grand nombre et montre donc que son utilisation dans un argumentaire comporte une ambiguïté qu’il convient de lever, notamment lorsqu’il est question des risques qui sont associés aux déviances sociales.

Un risque, en effet, est le produit de deux facteurs, la probabilité que l’événement dangereux se produise et la gravité des conséquences qui en résulteraient s’il se produisait.

On peut donc avoir deux risques jugés d’un même niveau avec des configurations internes contraires : l’un aurait une probabilité très faible mais dont les conséquences seraient très graves ( le nucléaire, par exemple), l’autre une probabilité beaucoup plus élevée mais avec des conséquences moins graves ( inondations à certains endroits par exemple).

Il en est de même dans l’évaluation de l’importance d’un risque social : on ne peut pas en dire qu’il est élevé seulement parce qu’il concerne beaucoup de monde, ni le qualifier comme étant sans importance parce qu’il concerne peu de personnes. Cela ne suffit pas…

Au moment de la discussion autour d’un texte d’interdiction du voile islamique intégral, l’un des arguments avancés par ceux qui étaient contre une telle loi, était qu’elle concernerait à peine 2000 femmes environ.
Il était facile de mettre ces sophistes dans l’embarras en rappelant qu’il y avait encore moins de meurtres en France (de l’ordre de 700 par an) et que pour autant il ne leur viendrait pas à l’idée de soutenir qu’il ne fallait pas de loi sur le meurtre.
Cet exemple démontre que le seul argument du nombre, de sa fréquence, est insuffisant pour évaluer la gravité d’un phénomène social.

Le même argument, décidément inepte, a conduit certains islamophiles dits « de gauche » à ironiser bêtement sur cette histoire de prières musulmanes sur la voie publique: que cela ne concernait que trois rues, d’un seul quartier dont tout le monde se moque, de la seule ville de Paris, et seulement deux heures, une fois par semaine. Et en conséquence donc, cette querelle (« picrocholine » dixit par exemple un de ces quantiques ayant quelques lettres) n’avait aucune importance.

Pourtant, ici aussi, comme dans le cas du meurtre, l’argument du seul nombre n’est pas recevable : il doit tenir compte de la gravité de la rupture du pacte social, de l’importance de l’entorse faite aux valeurs, de la déviance éventuelle que constitue l’acte. Ces éléments-là ne peuvent en aucun cas être passés sous silence, juste écartés d’un revers de la main au prétexte qu’ils seraient rares.

Comme dans l’évaluation du risque, pour apprécier l’importance de ce fait social, le nombre d’événements doit, en effet, être pondéré par leur gravité. L’argument de la légitimité par le nombre ( supposé faible, ici) ne suffit pas, il a pour but d’esquiver le débat sur le fond.

En d’autre termes on peut discuter pour savoir si des prières régulières dans la rue constituent ou pas des atteintes aux fondements d’une république laïque ( la réponse n’est d’ailleurs pas évidente, effectivement), mais la question de leur nombre n’a pas sa place, ou plus exactement elle ne doit intervenir qu’en second lieu et, en aucune manière, remplacer l’évaluation philosophique ou politique.

On pourrait réfléchir à d’autres questions sociales en y intégrant cette dimension.

Par exemple l’ouverture des commerces et des services administratifs le dimanche.

Au fond, au bout du bout, même si ce n’est pas dit, le seul argument des partisans de l’ouverture est qu’il y a plus de consommateurs-utilisateurs que de travailleurs et que donc ils auraient la légitimité démocratique du plus grand nombre.
Pourtant, qui a la légitimité « philosophique » ? celui qui se faire plaisir, qui se fait du bien, du bonheur matériel, qui consomme et qui jouit, ou celui qui peine, dépense son énergie, subit des contraintes, travaille et se fait du mal ? Qui doit-on privilégier ou protéger ?
Là encore la loi majoritaire doit être pondérée par d’autres considérations, elle ne peut esquiver le débat sur le fond.

Autre exemple, une grève des transports.

Considérer uniquement le nombre d’usagers qu’elle gêne, sans tenir compte ni de l’usage qui est précisément fait de ces transports (par exemple, se rendre à son travail ou partir en vacances…), ni des motifs qui ont conduit des travailleurs à perdre des journées de salaires pour cause de grève, relève d’une même faiblesse idéologique, d’un même abus argumentaire.

L’argument du nombre, dans ce cas, pour ceux qui l’utilisent dans le but d’évaluer la légitimité d’une action, est celui du « nombre de personnes gênées ». Il s’inscrit donc strictement dans la logique libérale, celle de la liberté totale tempérée seulement par celle des autres.

Apprécier la question de la TVA sociale sous cet angle peut s’avérer plus difficile.

L’argument quantitatif est presque évident puisque son principe est de faire supporter par l’ensemble des ménages des cotisations payées jusque-là par des salariés beaucoup moins nombreux que les consommateurs. L’argument qualitatif est un peu le même que celui du travail du dimanche : que privilégier, le travail ou la consommation ?

Cette dialectique du qualitatif et du quantitatif n’est certainement pas toujours applicable, ni toujours appropriée, mais il convient de la garder en mémoire, elle peut, parfois, être déterminante.

20 comments to La légitimité du plus grand nombre

  • Causette

    Bonjour à tous

    voile islamique intégral…concernerait à peine 2000 femmes environ
    prières musulmanes sur la voie publique: que cela ne concernait que trois rues

    Suis toujours aussi étonnée de trouver dans des journaux dits « de gauche » des articles qui minimisent dans leur rubrique Faits divers les meurtres et les violences faites aux femmes dans certaines communautés, ou carrément n’en parlent même pas (faire l’autruche) mais n’hésitent pas à mettre en Une l’égalité hommes/femmes (posture). Ces mêmes journaleux s’indignent devant deux têtes de cochons et s’écriant « au racisme religieux » mais pour eux apparemment le « racisme religieux » est à sens unique.

    ➡ Exemples des violences faites aux femmes dont ces journaux de gauche parlent très peu ou pas du tout:
    30.11.2011 «J’ai frappé ma femme, elle est morte» lance t-il avant de prendre la fuite pour le Congo.

    20.01.2012 Une mère de famille de 41 ans a été tuée vendredi à coups de barre de fer dans le hall de son immeuble, à Gentilly (Val-de-Marne). Son ex-concubin est activement recherché

    15/01/2012 Une femme aspergée d’essence et brûlée par deux inconnus Une femme de 50 ans a été a été «brûlée à 40%, au troisième degré» dans la nuit de samedi à ce dimanche par deux inconnus, à Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis.

    Le plus frappant est cette affaire: dans Libération il fallait être abonné pour lire l’info et la photo portée à la connaissance du public par la PJ afin de recueillir des éléments d’enquête pour le retrouver n’y était pas. A croire que pour les journalistes de ce journal la vie des victimes de ce violeur-tueur en série n’a aucune importance!

  • Léon

    Le politiquement correct a effectivement, parfois, de drôles de conséquences. Cela doit gêner sans doute Liberation que le présumé violeur-tueur soit noir…
    Pour le reste, faute de statistiques ethniques en matière de faits divers, je suppose que les journaux ne doivent pas savoir que faire… Faut pas stigmatiser.. C’est comme cette histoire de cambriolages par des « Roumains »

  • Léon

    Il y en a qui me font doucement marrer. 🙂
    Personnellement je me fous complètement que le jour de repos du salarié soit le dimanche ou le mardi, ce qui importe c’est évidemment qu’il soit le même pour tout le monde, ou au moins pour le maximum de personnes possible ; que ce jour ait été expressément choisi par l’ensemble de la population ou qu’il résulte de l’histoire religieuse passée d’un pays n’a aucune importance. Il est plus facile pour la vie quotidienne et les relations que le mari, sa femme, comme les enfants aient le même jour de libre. Mais également les amis, le reste de la famille etc; ce qui semble dépasser l’entendement d’un certain nombre de personnes qui vivent probablement sans contrainte de travail, ni famille, ni enfants, ni amis.
    Incidemment c’est, aussi, et sauf exceptions, généralement assez pratique, dans les entreprises, que tout le monde soit présent au travail en même temps.

    Voir dans le refus du travail le dimanche une revendication contraire à la laïcité est une des meilleurs blagues qui m’ait été faite depuis des lustres ! Sans doute certains anniversaires relatifs à Disons produisent des sécrétions d’humeurs qui dopent la connerie.

    • D. Furtif

      Pensons aux malheureux retraités qui ne trouvent pas de pompes à essence ouvertes le Dimanche. La gauche Quantique a trouvé un nouveau combat.Elle trouve aussi de singuliers soutiens chez les tenants du petit Poujadisme . »toujours bon avec le personnel »
      Libérons le marché du travail des encombrants vestiges des fêtes religieuses chômées.
      Tout le monde au boulot le Jour de Noël et le lundi de Pâques c’est très surprenant il me semble me souvenir de commentaires enflammés en faveur du maintien du lundi de Pentecôte chômé…;………par les mêmes.
      Pitoyables pitres.
      C’est bien ce que j’annonçais ces jours derniers
      Blanc le matin et noir le soir….

  • Lapa

    Voir dans le refus du travail le dimanche une revendication contraire à la laïcité est une des meilleurs blagues qui m’ait été faite depuis des lustres ! Sans doute certains anniversaires relatifs à Disons produisent des sécrétions d’humeurs qui dopent la connerie.

    surtout que c’est une vision nouvelle à laquelle on n’était pas habitué quand la personne à qui tu fais sans doute allusion traînait chez les mabouls et fustigeait également les tenants du travail salarié le dimanche!

    Comme quoi il suffit de peu de chose pour changer d’avis, c’est amusant cette faiblesse d’esprit de se construire des convictions uniquement contraires à ce qui peut se dire ici. Nous avons une capacité à forger les opinions qui est tout simplement énorme!

    • ranta

      Incroyable en effet cette capacité de Disons. Là, ils font fort mais ils ont fait mieux il y a quelque temps : L’ancien guichetier et racaille le red sont parvenus à pudiquement fermer les yeux sur un post ultra Poujadiste de Rocla.

      Ah, contorsions quand vous nous tenez ! 😆

    • Léon

      Lapa, l’affaire est assez amusante car ils insistent.
      Il faudra que le surnommé Foehn explique comment il fait pour emmener ses mômes voir leur grand-mère ou se promener au zoo avec eux si, lui, a le lundi comme jour de repos, sa femme le mardi et si le jour sans école pour les enfants est le dimanche. Ce genre de détail, sans doute, ne doit pas parvenir à effleurer ce qui lui tient lieu de cerveau et échappe en général à des gens qui ne sont pas en situation matérielle de les comprendre; c’est-à-dire qui ne subissent pas les contraintes du commun des mortels.

      Evidemment qu’il y a un enjeu social très important à ce que les jours de congé hebdomadaires soient les mêmes pour le maximum de personnes ( dans l’idéal, pour toutes…). Ne pas le voir, c’est se désintéresser de toutes les solidarités familiales, amicales,associatives rendues possibles par ce jour commun ( ils font comment le mômes pour faire partie d’une équipe de foot si leurs jours de congé dans la semaine ne sont pas le mêmes?).
      Que ceux qui remettent en question le fait de ne pas travailler le dimanche ( ou un autre jour commun, on s’en fout) assument qu’il s’agit d’une revendication et d’une stratégie clairement ultra-libérale en ce qu’elle vise à remplacer tous les liens constitutifs de la « décence commune » (fondés sur le désintéressement et les systèmes du don et contre-don maussien) par l’individualisme bourgeois en les noyant dans les calculs intéressés et sordides du marché libre, ainsi que les valeurs du capitalisme triomphant le plus violent et le plus aliénant.

      La gauche quantique, genre Terra Nova, parfois m’amuse, parfois me révolte, parfois m’interpelle, mais parfois me donne envie de gerber…

      • COLRE

        Ah, Léon, je n’avais pas vu ton intervention.

        Elle ne modifie pas mon opinion ci-dessous car j’envisageais non seulement des cas familiaux particuliers mais surtout des compensations en salaire et en jours récupérés qui peuvent être très intéressants pour des personnes qui cherchent du temps libéré (justement, pour soi, pour la famille) ou des heures mieux payées.

        Maintenant, que ce jour hebdomadaire soit le dimanche n’a évidemment rien à voir avec le petit jésus, et faut vraiment être con pour aller chercher un argument pareil ! 🙄

        A quand l’école le dimanche ?… 😆

        • Lapa

          Bon déjà la semaine de 7 jours est une atteinte grave à la laïcité. Supprimons donc le dimanche chômé car il donne des boutons à nos braves quantiques. On peu soit filer un jour chômé au gré de chacun dans la semaine ce qui posera des problématiques sociétales comme le dit si bien Leon. Seuls l’individualisme libéral et le communautarisme replié sur lui-même y trouveront leur compte. Ou alors on décide d’un autre jour de la semaine commun à tous, afin de ne pas favoriser ces salauds de chrétiens avec le dimanche.
          Mais lequel?
          on oublie samedi et vendredi pour ne pas favoriser juifs et musulmans., Il ne faut pas compter sur mardi, mercredi et jeudi qui seraient vus comme un honneur aux dieux mars, mercures et jupiter, et donc une entrave à la laïcité favorisant nos polythéistes greco-romains. Reste plus que le lundi. Je vois pas ce qui pourrait aller contre le lundi.
          Donc on change tout et on impose le lundi (si possible dans toute l’UE quand même). Facile, rapide, efficace, pas cher et pas pénible. Mais la laïcité sera sauvée (ouf!).

          voyez je suis sûr qu’ils ont dû avancer cette solution, car je ne vois pas des progressistes se réclamant de gauche favoriser l’individualisme libéral ou le communautarisme de repli, sauf à vouloir se couvrir de ridicule évidemment.

          • COLRE

            Comme tu y vas ! le lundi, ce n’est pas le jour de la Lune ??… 👿

            • Causette

              Le lundi c’est le jour de fermeture des petits commerces.

              Le repos hebdomadaire est rendu obligatoire par une loi après le mouvement social issu de la catastrophe de Courrières. Catastrophe minière entre Courrières et Lens, le samedi 10 mars 1906 et qui a fait officiellement 1 099 morts.

  • Léon

    Et quand ils sont pris sur le fait des conneries auxquelles cela les conduit , ils nient!

  • D. Furtif

    Je ne comprends pas les gens .
    Puisqu’il existe une institution honorable qui recueille les poujadistes et leur fait honneur , pourquoi ces derniers n’y élisent-ils pas domicile définitivement.
    .
    Oh oui définitivement

  • COLRE

    Merci de rappeler ce qui est souvent instrumentalisé : non, la démocratie, ce n’est pas la « légitimité du plus grand nombre ». La démocratie, c’est le pouvoir au peuple, avec la reconnaissance de toute sa diversité (qui est incommensurable) et donc avec tous les garde-fous institutionnels nécessaires à ce qu’il l’exerce sans opprimer la moindre minorité, catégorie sociale ou individu.

    Une bonne démocratie se jauge à la façon dont elle traite les événements minoritaires (voire ultra-minoritaires comme les maladies orphelines, ou le transexualisme).
    Que cela leur plaise ou non, aucun individu ni catégorie sociale ne peut rejeter ni empêcher ce qui relève du pacte républicain (pacte social).

    Peut-être faudrait-il alors faire la liste de ce qui relève concrètement de ce pacte = les principes fondateurs du « vivre ensemble » dans notre pays. Cela ressemblera peut-être à une liste à la Prévert, mais tout est là.

    Je suis donc assez d’accord avec presque tous les exemples de l’article.

  • Léon

    « Presque » ? 😆

    • COLRE

      😆 « presque », parce que je suis pour une souplesse maximale de tout ce qui ne relève pas des « fondamentaux ». Tu connais mon anti-bureaucratie primaire et mon souhait de pragmatisme… 😉 l’interdit généralisé à tout propos est écrasant.

      Tout ce qui relève de l’économie doit être soumis à des grands principes (justice, égalité, solidarité…), mais autrement à la réactivité des solutions opportunes.
      Le travail le dimanche en fait partie pour moi.
      Il est évident que certains métiers sont contraints au travail le dimanche (musées, cinémas, restaurants, taxis, conducteurs de bus, de train, etc etc ! et tant d’autres professions). La question est donc de savoir où on met la frontière entre le possible, souhaitable et l’évitable.

      Il faut aussi, tout simplement, des compensations, et salariales et de récup de journée.
      Il fut une époque où le travail le dimanche était le job rêvé des étudiants et des jeunes célibataires, parce qu’ils gagnaient le DOUBLE le dimanche ! et une fois et demi le samedi (ou le soir après 22h).
      Sans contraintes familiales, c’était l’idéal, et tout le monde était content sauf l’employeur qui mettait la main à la poche, mais qui gagnait largement la différence par les gros chiffres d’affaire du dimanche.

      C’est cela le contrat social : le donnant / donnant (gagnant / gagnant disait si bien S. Royal…).
      Alors là, on peut discuter sainement, de façon pragmatique et équitable, en dehors de toute idéologie intransigeante…

  • COLRE

    Sinon, pour le versant TLMB des commentaires, franchement, c’est complètement inutile d’aller y perdre son temps.
    J’y jette un oeil tous les 10 jours, et c’est toujours exactement la même logorrhée hargneuse, mensongère et criticailleuse… t’en as lu 1, t’en as lu 50.

    Nous sommes leur UNIQUE sujet de réaction ! c’est assez fascinant même, à ce point.

    Cela me rappelle AV : quand j’en suis partie, je lisais régulièrement les interventions, de proche en proche, puis de moins en moins souvent.
    Un jour, n’y étant pas allée depuis au moins un mois, je jette un oeil et stupeur ! les mêmes mots, les mêmes conneries, les mêmes pseudos, le même petit théâtre d’injures et d’intox…
    Ça m’a fait un choc, je t’assure… 😯

    Quand on est dedans, on ne se rend pas compte à quel point on peut perdre son temps à répondre à des cons. Une fois qu’on a pris la mesure, c’est bon !

    Le site d’à côté, c’est pareil, en pire, parce qu’ils sont complètement mono-maniaque à notre égard. Ils passent leur temps, j’imagine, à guetter nos articles ou nos commentaires, et ils réagissent dans l’instant pour contredire et se contredire, se gausser stupidement, faire de la phrase creuse et se la péter…

    Ils sont complètement fanatisés sur la seule question de l’islam. Ils ne voient QUE cela. Un véritable idée fixe.

    Je viens de compter en Une, un 40è d’articles de Disons. Il y en a 4 ou 5 qui ont pour sujet l’islam (10% !), 2 ou 3 le catholicisme, 4 ou 5 qui traitent de sophismes (encore 10%), 27 qui n’ont AUCUN rapport, ni avec l’islam, ni même avec la religion.

    Dans les petites vignettes, à gauche, les nartiks d’avant :
    Sur une 30è : 3 pour l’islam (encore 10%), et 1 pour la laïcité, et 27 aussi qui n’ont RIEN à voir… 😆 😆

  • Léon

    Pas d’acord avec toi pour une fois : recup et compensations salariales ne résolvent rien et ne peuvent être que les contreparties à des contraintes, à des situations justement considérées comme anormales, exceptionnelles ou abusives. En d’autres termes seule l’interdiction de principe est acceptable: si on la lève il n’y a même aucune raison d’accorder des récup ou des compensations salariales, car, contrairement au travail de nuit par exemple, son interdiction ne repose pas sur une donnée objective. Comme tu le dis, de toutes façons il y a des métiers où il est inévitable, c’est bien assez pour ceux que cela arrangerait de travailler le dimanche.

    • COLRE

      C’est parce que, jeune, j’ai connu cette organisation. Et quand tu es célibataire, et que le dimanche soir tu as gagné ta semaine en ne travaillant que 3 jours et demi, ben ça fait une sacrée différence quand tu veux du temps libéré dans la semaine pour tes activités sociales, culturelles, privées…

      Je dirais que tout le monde est content : où pourrait être le mal ? où est l’abus ?

      Le pb du travail le dimanche, c’est qu’il est non seulement imposé sous menace de licenciement, mais aussi mal payé que n’importe quand.
      Quand tu ne gagnes rien de plus, en effet, alors que ton employeur gagne sur ton dos, là c’est inacceptable. Là, c’est abusif. S’il y a un échange de bons procédés, c’est jouable.

      Cela doit aussi être réservé à qques dimanches seulement. Faut du roulement.

      Bref… je suis plus souple que toi sur la question… 😉