Une rentrée bien lubrifiée ( Dr Kpote)

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Comme les profs et les élèves, j’ai préparé soigneusement mon cartable ! Préservatifs, lubrifiant, planches d’anatomie, numéros d’urgence et centres de dépistage… je suis opérationnel. Pour assainir un peu l’air du temps sacrément vicié, je me suis procuré Elles sont 300000 chaque année, discours de Simone Veil pour le droit à l’avortement aux Editions du Points, histoire de rappeler à tous les négationnistes de la loi de 75 les enjeux d’un combat plus que jamais d’actualité. *

J’ai fini la saison dernière, le moral aussi plombé qu’un urètre en pleine bléno, fatigué par la violence des propos homophobes ou sexistes. Les vacances m’ont ressourcé car j’ai évité les distributeurs de préservatifs, les lieux de culte, les dispensaires anti-vénériens et les meetings de droite. J’ai aussi banni de mon itinéraire estival les spots de jeunes, leur préférant les bancs de quadras bedonnants, entourés d’une progéniture plus encline à jouer aux pâtés de sable qu’au docteur.

Du coup, c’est avec une motivation aussi finement recousue qu’un hymen perdu, que je repars débattre, informer, prévenir, écouter. Je suis remonté comme un hool Anglais qui attend l’heure du derby au troquet. Et ça tombe bien parce que, visiblement, les sujets d’animation sont au cœur de l’actu de rentrée.

Le nouveau ministre de l’Education, M. Peillon veut mettre la morale laïque au programme des élèves dès la rentrée 2013. Cette manie qu’ont les hommes politiques de vouloir institutionnaliser ce qui se pratique déjà au quotidien par tous les travailleurs sociaux et acteurs de terrain est consternante. Ce n’est pas par des grandes envolées lyriques et des lois pensées à la va-vite qu’on va sauvegarder la laïcité mais en composant avec les différences qui font notre République. Pour ma part, même si j’éprouve une profonde aversion pour tout ce qui se rapporte au divin, je me garde bien de le faire sentir à ces adolescents au cerveau embrumé par l’opium du peuple, dealé par leurs propres parents. Aujourd’hui, il faut le savoir, la famille anar relève de l’exception culturelle. Le port du foulard, de la croix ou de la kippa au bahut, j’étais plutôt contre au départ. Et puis j’ai vu ces filles musulmanes d’Epinay se changer en hâte sur le trottoir avant de rentrer ou sortir du lycée, adaptant leur allure vestimentaire à leur environnement ou ces apprentis juifs oser parler sexualité uniquement après avoir ôté leur calotte. Comment imaginer que ces gamins puissent se dédouaner de leur éducation familiale en 10 minutes sur le chemin du lycée ? Les parents radicaux ne risquent-ils pas d’envoyer leur progéniture dans des écoles confessionnelles ? voire de les déscolariser ? Je crois que je préfère des ados élevés au Saint-Esprit et intégrés à l’école de la République, invités à débattre sur des sujets de société occultés dans la sphère privée, que de ne plus les voir du tout… L’école est souvent le dernier rempart au repli communautaire. On peut expliquer que la religion relève des valeurs personnelles sans pour autant coller deux heures de morale laïque dans des emplois du temps déjà bien chargés. M. Peillon a remis de l’huile sur un feu qui couvait et les travailleurs sociaux vont encore jouer les pilotes de canadairs.

Le débat sur l’ouverture ou non de salles d’injection réveille les vieux réflexes sécuritaires. Médias et VIP des talk-shows dissertent sur les « salles de shoot » alors que les associations répondent  « salle de consommation à moindres risques »… Non seulement le mot « shoot » fait peur dans les chaumières, mais surtout il réduit au geste de l’injection tout un travail d’accueil et d’accompagnement. On a connu le même problème avec les programmes d’échange de seringues et la politique de réduction des risques. Filer un coup de main à tous ces « camés qui l’ont bien cherché », c’est vraiment une idée à la con de beatniks ultra-gauchos…

Et pourtant, les bénéfices des salles de consommation à moindres risques sont nombreux : les usagers les plus précarisés y sont accompagnés, la consommation y est plus sûre, la morbidité associée au VIH, au VHC, aux abcès, ou aux overdoses diminuent. Enfin, l’accès aux soins est amélioré. Dans certaines villes, l’ouverture de salles de consommation a été associée à une augmentation des inscriptions dans des programmes de substitution. C’est tout bénef pour la société, non ? Bien évidemment, dans nos animations, on va marcher sur des œufs. Attention sujet sensible !

D’ailleurs, je vois déjà les jeunes m’exposer leur vision personnelle de la chose: un endroit kiffant où fumer de la bonne entre potes sans être emmerdé par des moustachus en estafette et soigné par des spécialistes en cas de bad trip. Un avant-goût de la légalisation du cannabis ?

Et puis, il y a cette petite info, noyée dans l’océan des débats qui ont animé la XIXe Conférence internationale sur le sida de Washington : des chercheurs sud-africains et sud-coréens travaillaient sur un smart phone capable d’effectuer le test du sida, grâce à un microscope et une application qui pourront photographier et analyser des échantillons sanguins à distance.

J’imagine déjà les ados, télécharger dans quelques années des applis qui leur permettront de savoir simplement en photographiant l’autre, si leur partenaire est vierge, enceinte, séropo, stérile, nympho, SM… Le meilleur des mondes, quoi.

* Mercredi 26 : Journée internationale et nationale sur la contraception Vendredi 28 : Journée internationale et nationale sur l’avortement

Source .

17 comments to Une rentrée bien lubrifiée ( Dr Kpote)

  • D. Furtif

    je crains bien que la réforme Peillon ne conduise à faire ressentir la laïcité plutôt comme in pensum supplémentaire que comme une voie vers la liberté.
    M. Peillon devrait avant tout faire bénéficier ses collègues de cet enseignement , se l’appliquer avant d’en faire la leçon.
    KPote tu laisses entendre que tu connaitrais le LP automobile d’Epinay sur Seine.Sans blague?

  • Non Furtif à Epinay je ne connais que le lycée général mais le LP automobile de St Maurice, oui… Pour revenir sur ton commentaire sur mon blog, je dirai qu’il faut continuer à combattre, à militer mais pas au détriment de l’espace de vie de jeunes qui n’ont pas toujours le choix de leurs décisions. Combattre l’obscurantisme et accompagner les jeunes pour les aider à développer leur libre arbitre, ça me semble essentiel, d’où le questionnement (et je ne suis pas complètement fixé sur la bonne décision) quand à l’acceptation dans l’enceinte public de jeunes filles portant le voile par exemple… Peut on être radical face à des jeunes en construction qui subissent leur environnement plus qu’ils ne le choisissent ? D’ailleurs, en vieillissant, bon nombre se dédouane des valeurs trop radicales qui leurs ont été inculquées.

  • Léon

    L’enjeu du voile dépasse très largement la « construction » des jeunes. En plus, contrairement à ce que l’on croit, le libre arbitre ne s’acquiert pas sans un cadre rigoureux. Tolérer le voile et prôner le libre-arbitre est totalement contradictoire. C’est un peu comme si on prétendait apprendre aux gosses le respect d’autrui en faisant l’impasse sur la politesse. Comment combattre l’obscurantisme en ne donnant pas précisément des signes sociaux (comme l’inderdiction du voile par exemple) qui le ramènent à ce qu’il est ?

  • « Tolérer le voile et prôner le libre-arbitre est totalement contradictoire ». Et bien je serai contradictoire, Léon. Travailler sur l’humain et ses différences, c’est forcément se questionner pour éviter la radicalité (même si je suis souvent tenté). Je crois que la tolérance doit s »appliquer aux jeunes qui sont rarement libres de leurs choix. Cela n’empêche pas de travailler sur les représentations, donc de leur permettre de gagner en réflexion, en distance et d’acquérir un peu de liberté par rapport à ce qui leur est imposé par leurs proches. Le voile à l’école, je l’ai dit, j’étais plutôt contre au départ, puis comme de nombreuses infirmières ou AS que nous rencontrons, je me suis interrogé sur l’utilité de cette mesure… S’opposer à des choix d’adultes, débattre, les critiquer, les combattre, c’est plus facile. J’ai l’impression que souvent ces gamins sont pris en otage dans une guerre de culture (voire parfois un affrontement quasi folklorique) qui les dépassent de très très loin. On fait ce qu’on peut face aux profonds bouleversements que connait notre petit monde.

    • D. Furtif

      Vos deux dernières phrase disent tout votre problème et le nôtre aussi bien sûr
      .

      J’ai l’impression que souvent ces gamins sont pris en otage dans une guerre de culture (voire parfois un affrontement quasi folklorique) qui les dépassent de très très loin. On fait ce qu’on peut face aux profonds bouleversements que connait notre petit monde.

      .

      a) Faut-il à votre avis céder à ce que vous caractérisez vous même comme des preneurs d’otages?
      b) Faut-il entendre dans votre formulation un exact partage des responsabilités entre les preneurs d’otages et ceux qui les combattent.
      c) voudriez vous dire , dans cette peinture de la situation , que vous ne prenez pas parti?
      .
      En raison de mon âge j’ai côtoyé il y a longtemps à la piscine et dans les « boums » des enfants de cette culture qui eux n’hésitaient pas à combattre au quotidien les archaïsme et les systèmes d’oppression que je vous vois ranger aujourd’hui au rang de culture .Pourquoi pas pendant qu’on y est au rang de patrimoine.
      .
      Chaque adolescent de ce monde vit ou a vécu dans un bain culturel dont il a eu à sortir . Voudriez vous nous dire que la reproduction des plus anciens archaïsmes serait devenu une vertu?
      J’ai eu à me battre contre le catholicisme le plus sombre et le plus répressif. Voudriez vous nous dire que cette émancipation serait brutalement devenue irrespectueuse.
      Et bien
      .
      Et bien vous auriez raison car je peux vous assurer qu’elle le fut ( irrespectueuse)

      • A) en abordant avec les ados les thèmes de la virginité, de la relation à l’autre, de l’homosexualité, de l’impact de l’éducation (religion) dans leurs choix, il me semble qu’on provoque plus qu’on ne cède.
        B) Franchement dans tout affrontement, il n’ y a pas un belligérant pour rattraper l’autre…
        C) J’essaye de ne pas confondre convictions personnelles et travail éducatif. Après mon boulot, je peux militer mais sûrement pas en face des ados. Dons, oui, avec eux, je tente de ne pas prendre parti même si ça peut transpirer parfois. Il me semble que l’essence même de notre job.

  • Léon

    Dans ce cas, c’est renoncer à toute forme d’éducation. Plus ils sont jeunes et moins ils peuvent fonctionner en « gain de réflexion, distance acquisition de liberté etc ».
    Aucune éducation ne peut faire l’économie d’une part de dressage bête et stupide, d’interdits et obligations de faire. Avoir votre position sur le voile est un choix, celui de considérer qu’il s’agit de quelque chose sans importance, de refuser que la question de la laïcité républicaine se pose au citoyen/nne en formation et fasse partie de cette éducation. La renvoyer à une future et hypothétique critique née d’une remise en question individuelle n’est en rien une position de tolérance, mais d’abandon, voire de lâcheté. Quand mon père m’obligeait à céder, tout petit, ma place à une femme enceinte dans le métro il le faisait bien avant que je comprenne le pourquoi du comment.

    Je suppose que vous ne voyez pas d’objection à d’autre contraintes imposées aux élèves, que ce soit dans le fait de rendre ses devoirs, arriver à l’heure, pas sécher les cours, de ne pas faire caca en salle de classe, ne pas se livrer à des exhibitions sexuelles en public dans la cour pendant les récréations. La question est donc : pourquoi cette obligation-là (celle ne ne pas porter de voile à l’école) a-t-elle visiblement un statut spécial dans vos propos ?
    Qui tolère consent. Qui consent approuve. Céder sur le voile au prétexte que les gamines n’y comprennent rien, n’est en rien éviter une quelconque « guerre des cultures », c’est juste la perdre.

    • … Avoir votre position sur le voile est un choix, celui de considérer qu’il s’agit de quelque chose sans importance, de refuser que la question de la laïcité républicaine se pose au citoyen/nne en formation et fasse partie de cette éducation…
      Il ne me semble pas avoir exprimé ça !!! ça me rappelle une extrapolation de Sylvie Tissot sur un de mes textes dans Causette… Là, je ne vous suis plus.

  • Léon

    Il me semble portant que c’est ce qui transparaît de ce que vous écrivez, non ?
    « Le voile à l’école, je l’ai dit, j’étais plutôt contre au départ, puis comme de nombreuses infirmières ou AS que nous rencontrons, je me suis interrogé sur l’utilité de cette mesure… « 
    Traduction, c’est une mesure inutile = pas la peine de perde son temps avec ça, surtout s’il faut aller à l’affrontement= pas important. Non ?
    Je suppose que les chose auxquelles vous tenez vraiment, vous êtes prêt à les défendre, même violemment ?

  • Si je m’interroge c’est que cela mérite que je perde du temps avec ça justement… Drôle de traduction.

  • Léon

    Vous vous interrogez. Bien. Mais quelle est donc votre conclusion ?

  • ranta

    Courber l’échine, hein c’est ça ? La courber pour tenter de faire passer quelques messages. Courber l’échine parce que finalement parce que au plus au niveau personne ne dit ce qu’il devrait en être, parce que au plus au niveau on laisse se dépatouiller les gens comme vous. Je suis d’accord avec Léon, pas de libre arbitre sans une solide éducation. Oui mais, lorsqu’il n’y a pas d’éducation qui s’y colle ? Encore une fois, c’est juste et simplement et aussi beaucoup une volonté politique; et lorsque l’on voit qu’un sarko a accueilli un Tom Cruise, chantre de la scientologie, lorsque l’on voit qu’un mormon et en lice pour les élections présidentielles Américaines, lorsque…. et ben on sait que les couillons seront toujours au fond du seau de merde.

    • Causette

      En conclusion je serais tentée de penser que les pressions et les chantages de communautés religieuses sur les personnels de l’Education nationale ça marche. Foulards voiles niqabs burqas au fil des années certaines personnes n’y voient rien plus rien à redire, après tout c’est leur culture. Se poser la question des conditions de vie des filles, des femmes dans la communauté musulmane faut vraiment être mesquin pour s’en soucier.

      LES SIGNES ET MANIFESTATIONS D’APPARTENANCE RELIGIEUSE DANS LES ETABLISSEMENTS SCOLAIRES

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      Les régressions de la condition féminine
      C’est sans doute le côté le plus grave, le plus scandaleux et en même temps le plus spectaculaire de l’évolution de certains quartiers. Beaucoup a déjà été dit et écrit sur un sujet dont les médias ont largement traité depuis un an. Un récent rapport ministériel a alerté sur le recul de la pratique sportive chez les jeunes filles de ces quartiers.15 Nous ne développerons donc pas ce sujet. Mais les propos de nos interlocuteurs et le simple fait de déambuler aux abords d’une école ou d’un collège constituent parfois un véritable choc. Partout le contrôle moral et la surveillance des hommes sur les femmes tendent à se renforcer et à prendre des proportions obsessionnelles. Il faut avoir vu ces femmes entièrement couvertes de noir, y compris les mains et les yeux, accompagnées d’un homme, souvent jeune, parfois un pliant à la main pour qu’elles n’aient pas à s’asseoir sur un endroit « impur », que plus personne ne semble remarquer tant elles font partie du paysage, et dont personne ne semble s’offusquer de la condition, pour saisir en un raccourci la formidable régression dont nous sommes les témoins. Encore ces « Belphégor », comme les appellent beaucoup d’acteurs, ne sont-elles pas les plus mal traitées, car il y a toutes ces mères qui ne viennent plus dans les écoles chercher leurs enfants, et qui sont contraintes de déléguer cette tâche à un aîné ou une voisine, car elles sont totalement recluses à leur domicile, parfois depuis des années.

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      Alors que l’on observe de plus en plus souvent des fillettes voilées, les adolescentes font l’objet d’une surveillance rigoureuse, d’ailleurs exercée davantage par les garçons que par les parents. Un frère, même plus jeune, peut être à la fois surveillant et protecteur de ses soeurs. Ne pas avoir de frère peut rendre une jeune fille particulièrement vulnérable. A côté des fréquentations et des comportements, le vêtement est souvent l’objet de prescriptions rigoureuses : comme le maquillage, la jupe et la robe sont interdites, le pantalon est sombre, ample, style « jogging », la tunique doit descendre suffisamment bas pour masquer toute rondeur. Dans telle cité on nous dit que les filles doivent rester le week-end en pyjama afin de ne pouvoir ne serait-ce que sortir au pied de l’immeuble. Dans tel lycée elles enfilent leur manteau avant d’aller au tableau afin de n’éveiller aucune concupiscence. Presque partout la mixité est dénoncée, pourchassée et les lieux mixtes comme les cinémas, les centres sociaux et les équipements sportifs sont interdits. A plusieurs reprises on nous a parlé de la recrudescence des mariages traditionnels, « forcés » ou « arrangés », dès 14 ou 15 ans. Beaucoup de jeunes filles se plaignent de l’ordre moral imposé par les « grands frères », peu osent parler des punitions qui les menacent ou qu’on leur inflige en cas de transgression et qui peuvent revêtir les formes les plus brutales, celles qui émergent parfois à l’occasion d’un fait divers. Les violences à l’encontre des filles ne sont hélas pas nouvelles, ce qui l’est davantage est qu’elles puissent être commises de plus en plus ouvertement au nom de la religion.

      L’action des municipalités et des associations
      Selon certains de nos interlocuteurs, face à ces évolutions pour le moins inquiétantes, les pouvoirs publics ne semblent pas toujours réagir à la hauteur des enjeux, ou réagissent parfois à contre sens. L’action des municipalités et des travailleurs sociaux semble, à certains endroits, parfois ambiguë. Constatant et déplorant la disparition des filles des activités sportives et des centres sociaux, au lieu de lutter contre le recul de la mixité, il arrive qu’on s’y résigne, quand on ne l’encourage pas en proposant des activités non mixtes ou des horaires réservés. Dès lors, il n’est pas étonnant que la pression religieuse se reporte sur le seul lieu de mixité assumée qui subsiste encore dans ces quartiers : l’établissement scolaire.

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      Les signes et tenues vestimentaires
      Les cas les plus nombreux concernent des élèves souhaitant affirmer leur appartenance à la religion musulmane. La très grande majorité des établissements que nous avons visités ont connu des tentatives de manifestation vestimentaire d’appartenance à cette religion, la plupart du temps de la part d’élèves filles, mais parfois aussi de garçons s’étant présentés aux portes de l’établissement en tenue dite « islamique » ou encore « afghane ».

      Rapport juin 2004
      (en 2012 on ne peut que constater que c’est pire)

  • Dr Kpote

    « Courber l’échine », « abandon », « lâcheté », « n’y voit plus rien à redire »… Non seulement, je ne me reconnais pas dans ce portrait peu flatteur. On peut combattre au quotidien des inégalités et se questionner sur ses engagements, ses choix. Dans le cadre du travail social, c’est salutaire. Le couillon retourne au fond du seau de merde. Salut.

  • Dr Kpote

    Heu, je ne sais pas pourquoi j’ai mis « non seulement »… Un peu énervé, peut-être.

    • D. Furtif

      bonsoir Kapote
      J’ai une idée pour ton « non seulement »
      _ Non seulement tu ne te reconnais pas
      _ mais en plus tu ne te reconnais pas
      .
      .
      Mais tu sais combien il est difficile de se regarder pédaler quand on est sur le vélo.
      .
      On peut aussi te dire que l’on ne te suis pas.
      Car s’il est possible d’avancer à petits pas vers un objectif commun de libération et donc de discuter sur la longueur des dits pas
      On peut être opposé catégoriquement aux pas en arrière qui prépareraient des avancées.
      Car l’expérience est là , même la tienne, pour dire que la seule chose que prépare le pas en arrière c’est un autre pas en arrière.

      • ranta

        Les cathos, et le chrétiens en général nous ont bien assez fait chier avec leurs conneries à la con sans qu’on soit encore obligé de repartir pour un tour avec l’islam.

        Alors c’est niet, niet et niet. Qu’ils s’en trouvent qui aient envie de croire au père Noël, des adorateurs du 3e oeil, des de la quatrième couille, rien à cirer, mais qu’ils ne viennent pas me les brouter pour les imposer d’un point de vue sociétal.