Le Cannabis c’est cool c’est branché c’est de gauche

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LE CANNABIS CE GRAND MECONNU

Depuis les années 68, le cannabis s’est progressivement répandu dans la jeunesse de notre société, sans qu’une information scientifique étayée ne vienne éclairer ceux qui prennent, bien naïvement, la décision d’utiliser ce produit ou de poursuivre leur consommation après l’avoir expérimenté d’une manière épisodique. Parmi les jeunes des années 68 – 80, ceux qui sont devenus des parents ou grands-parents sont parfois restés usagers aujourd’hui, c’est-à-dire 40 ans après sans se préoccuper de la consommation des plus jeunes ni de la modification des produits mis sur le marché.

Lorsqu’on fume du cannabis, la molécule active qui s’appelle le TETRAHYDROCANNABINOL ou THC va se fixer sur des récepteurs qui se trouvent sur la membrane des neurones du cerveau. L’activation de ces récepteurs, par une cascade de réactions, va aboutir à la modification du fonctionnement de 49 gènes se trouvant sur les chromosomes des neurones.

La modification de fonctionnement de ces gènes va provoquer deux grandes perturbations

1- Les aires préfrontales

Elles sont la partie la plus antérieure de notre cerveau ; elles sont chez l’homme très développées et ce sont elles qui nous séparent le plus des singes dans l’évolution, les singes en ont beaucoup moins que nous.

Ces aires reçoivent des informations de tout le cerveau et en envoient dans tout le cerveau, elles sont en quelque sorte le cerveau du cerveau, elles élaborent les décisions compliquées.
Lorsqu’une personne n’a plus d’aires préfrontales ( par traumatisme, tumeur, abcès, accident vasculaire ou maladie dégénérative) deux grandes fonctions sont altérées qui sont la perception du temps et le sens de l’autre ce qui témoigne de la perte de l’abstraction ( ou de la pensée abstraite).

Sans aire préfrontale le sujet reste intelligent, ses tests de QI restent normaux mais il se comporte comme s’il ne l’était pas ; il ne peut pas s’organiser et en particulier ne peut pas faire dans le court terme des choses qui ont du sens pour le moyen ou le long terme, il est comme prisonnier du présent et soumis à ses instincts et émotions de l’instant sans pouvoir mesurer les conséquences de ses actes ; on dit que les aires préfrontales sont celles qui permettent de dire non aux pulsions et aux impulsions d’imitation des comportements de groupe ; car elles permettent la réflexion.
Sans aire préfrontale le sujet ne peut accéder à l’altérité, l’autre est un objet dont il faut tirer profit, qu’il faut utiliser, ou bien un obstacle qu’il s’agit de contourner ou d’éliminer ; il n’y a que deux positions possibles, fusionnel ou conflictuel ; de plus il n’y a pas de conscience du trouble, c’est ce qu’on appelle l’ANOSOGNOSIE.

2_Les processus de mémorisation sont altérés,

En particulier le passage de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme se fait mal, les processus d’apprentissage sont entravés. Dans certains pays on considère qu ‘un élève sous cannabis n’a pas à aller à l’école, il doit se soigner avant d’y aller car on pense qu’il n’est pas en état d’apprendre et risque de perturber la classe, il est comme un magnétophone dont la tête de lecture ne serait pas bien posée sur la bande magnétique.

Le cannabis se dissout dans les graisses, en particulier du cerveau, d’où il va rediffuser lentement, ce n’est donc pas une drogue douce, ceux qui emploient cette expression vous mentent, c’est une drogue lente,

seule la moitié est éliminée au bout de trois semaines !

C’est pourquoi les utilisateurs ne ressentent pas le manque, il y en a toujours assez pour ne pas ressentir les phénomènes liés au sevrage et cela explique aussi que l’on puisse observer des flashs back jusqu’à Trois mois après avoir fumé, c’est-à-dire que le sujet peut se retrouver dans l’état où il était quand il a fumé…mais sans avoir fumé.

ON VOIT BIEN LÀ LE DANGER POUR LA CIRCULATION ROUTIERE ET POUR LES ACCIDENTS DU TRAVAIL !

Le cannabis accroît les risques de pathologies psychiatriques/ Le risque de schizophrénie est multiplié par 6 au-delà de 50 joints fumés. Il existe aussi des risques de psychose, de dépression, de bouffée délirante, de paranoïa. Le risque d’épisode agressif serait multiplié par 4 d’après les études.

LES MESURES A PRENDRE SONT SIMPLES :

  1. Considérer que tout conducteur qui en a dans les urines a conduit sous l’emprise de cette substance
  2. Dépister dans les écoles les utilisateurs et les soigner, car dans beaucoup de cas derrière l’appétence pour les drogues se cache le début de troubles qu’il faut savoir repérer et prendre en charge le plus vite possible, comme une bipolarité, un état de stress, un trouble borderline, un déficit attentionnel, une psychose, une dépression, troubles que le cannabis soulage peu te temps tout en l’aggravant durablement.
  3. Faire une information exclusivement scientifique sur les addictions incluant l’alcool, le tabac, les amphétamines, la cocaïne, l’héroïne, dès le CM2 et jusqu’en seconde à raison de 10 heures par an intégrées au programme de l’éducation nationale. Avec cette simple mesure, les Suédois ont vu se résorber l’épidémie de cannabis de leur société jusqu’à n’avoir plus aujourd’hui que 2 à 3 % d’utilisateurs.
  4. Etudier de manière épidémiologique et anonyme la présence de cannabis dans les urines chez les délinquants et les personnes ayant commis des violences afin de bien connaître le lien entre ces deux ordres de faits.
  5. Procéder au dépistage systématique dans le cadre de la médecine du travail et dans le cadre des bilans de santé de la sécurité sociale.
  6. Mettre dans les règlements intérieurs des entreprises la possibilité de procéder à des dépistages à tout moment avec en cas de positivité le licenciement, comme cela existe déjà dans certaines entreprises.
  7. Conditionner l’octroi des prestations sociales à l’absence de cannabis chez les allocataires et leurs ayant droits, et prévoir en cas de positivité une minoration des prestations et une obligation de soins.

CONCLUSION /

Ce n’est qu’après avoir compris ces éléments de neuropsychologie et de neuroscience moderne, qui devraient du reste faire partie de la culture de l’homme moderne, que l’on peut accéder à l’idée qu’une des conditions nécessaires à la réussite de l’intégration et au redémarrage économique du pays est le recul massif de l’usage du cannabis par la jeunesse.

BIBLIOGRAPHIE / Des livres à lire pour comprendre l’importance des aires préfrontales du cerveau : « L’erreur de Descartes » de Damasio,

« De chair e d’âmes » de Boris Cyrulnik

« Le cerveau des émotions » de Ledoux

TEST de dépistage chez ALL DIAG à Strasbourg. www.alldiag.com

1 comment to Le Cannabis c’est cool c’est branché c’est de gauche

  • Dora

    Bonjour,
    J’ajouterai une précision par rapport au titre : les fumeurs de joints se rencontrent dans tous les milieux, ont des looks très différents. Il s’agit comme souvent pour les addictions d’une rencontre avec une personne et un produit. Depuis les années 70, la diffusion de la résine de cannabis a été d’autant plus aisée qu’une barrette ou un sachet d’herbe se dissimulent plus facilement qu’une bouteille d’alcool et que les revendeurs commencent leur trafic dès l’école primaire même si c’est surtout au collège que les réseaux se structurent. Les enfants et adolescent pensent qu’il y en a toujours eu, que c’est normal puisqu’il y en a partout, et que c’est d’autant plus tentant que cela se vend sous le manteau, que l’argent semble aller dans la poche d’un des leurs (ce qui est faux). Les responsables de la banalisation n’ont pas manqué chez les sportifs comme Yannik Noah affirmant dans un reportage télévisé que cela l’a aidé à gagner le championnat du monde de tennis, chez plusieurs élus et ministres de gauche, ce qui permet de poser cette question : à qui doit-on le triste record détenu par les jeunes français pour cette addiction à un produit neurotoxique et poly-addictif?

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