Lech a mal à l’oeil en Pologne

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J’ai attrapé dimanche, un jour du Seigneur en plus, faut croire qu’il m’a dans l’objectif celui-là; j’ai attrapé dimanche donc, un truc viral à l’oeil droit. Ce qui se traduit dans les faits par une douleur indescriptible et une incapacité à voir quoique ce soit, la douleur m’obligeant à fermer les deux paupières pour se rendre plus supportable. Apparemment quand un oeil fait très mal on ferme les deux. C’est ce que j’ai appris à mes dépens. Et pour couronner le tout, comme j’étais tout seul jusqu’à lundi j’ai dû attendre douloureusement le retour de ma Leszka, ce qui est assez cynique, son absence temporaire devant plutôt relever du domaine de la satisfaction. Pour une rare fois que je me retrouvais sans elle pendant quelques jours, voilà que je me suis entendu souhaiter son retour au plus vite ! Un comble.

Donc une fois revenue (d’Italie, elle était rendue à Milan puis à Venise à la biennale d’Architecture, en séminaire de travail, sans séminaire ni travail d’ailleurs, mais avec ses patrons et ses collègues quand même), hier, elle a pu m’emmener par la main à l’hôpital le plus proche, et j’ai pu expérimenter pour la première fois de ma vie les sensations de l’aveuglitude en milieu hostile. Oui, affublé des lunettes noires de marque Rébanne, que d’habitude je n’utilise guère, ayant besoin d’une correction de quelques dioptres, j’ai marché quelques centaines de mètres voire deux kilomètres sous les ordres distillés par la voix douce de ma bien-aimée. Jusqu’à l’hôpital dont les services ophtalmologiques étaient de garde.

Et là j’ai fais les frais d’une seconde expérience, celle de l’attente en milieu hospitalier polonais. Ce n’est pas moins hostile. Gratuit d’accord, mais il ne vaut mieux s’y retrouver en situation extrême de cataracte-à-soigner-au-plus-vite, car visiblement la cataracte aura fait son travail avant celui du médecin.

Oui, car il faut préciser que la Pologne dispose d’un système hospitalier à deux vitesses. Le système public, pour tout le monde, où l’on ne paye pas, mais où justement tout le monde se rend, et où par conséquent il faut passer par les files d’attentes pour pouvoir profiter des soins. Et l’autre, la médecine tout autant légale, mais où l’on ne peut se rendre que sous réserve d’avoir les moyens de payer les soins, ou une mutuelle complémentaire.

Ne faisant partie malheureusement que de la première catégorie de clients, j’ai donc fait les frais d’une attente d’autant plus intenable que ma douleur oculaire était à son comble, et que la plupart des gens qui attendait devant moi, aux Urgences donc, n’était là visiblement que pour des consultations qui n’avaient pas l’air plus urgentes que l’ampoule du phare droit de ma voiture qui attend d’être changée depuis 5 mois à peu près.
Mais évidemment en se rendant aux urgences, ces personnes d’un certain âge, qu’on qualifie généralement de troisième, évitent d’attendre une consultation classique chez un médecin spécialisé qui peut parfois atteindre plusieurs mois, selon la spécialité. Cette génération est d’ailleurs à mon avis la plus touchée par ce système de santé à deux vitesses, puisqu’avec leur maigre pension, ces vénérables citoyens ne peuvent évidemment souscrire à une assurance complémentaire aux petits oignons.
Donc tout en haïssant royalement ces gens qui faisaient la queue devant moi, sans pourtant pouvoir les voir avec mes yeux fermés, j’avais un brin de compassion pour ces gens qui, n’avaient pas vraiment le choix.

J’ai fini par entrer dans le cabinet de l’oculiste, il m’a ausculisté, et grâce à des gouttes certainement anesthésiantes j’ai pu ouvrir les yeux pendant un petit quart d’heure et ceci sans aucune sensation, j’ai reçu mon diagnostic ainsi qu’une liste de courses, je suis ressorti, j’ai regardé furtivement les gens qui attendaient toujours dans le couloir lugubre (ce que je pouvais désormais réaliser) tout en faisant attention qu’aucune marque de compassion ne transpire de mon visage, et avant même d’arriver chez moi j’étais obligé de refermer les yeux.

Grâce à la liste de course fournie par le spécialiste, mon oeil droit se porte aujourd’hui un peu mieux, même si j’écris ce message d’un seul oeil.

NDLR L’image vient d’un blog de la CGT de l’hopital de Dreux

45 comments to Lech a mal à l’oeil en Pologne

  • D. Furtif

    Bonjour à tous
    Bonjour Lech , ton commentaire est devenu article.Repose-toi bien .L’article sera toujours là quand tu reviendras.

  • Léon

    Dans le même ordre d’idées, à lire absolument, pour ceux qui ne connaissent pas, cet article d’un journaliste américain marié à une Française.

    • Lech

      Mais là ce n’est plus un système inégalitaire, c’est carrément de l’eugénisme ! Les riches peuvent enfanter sans problème, les pauvres aussi, si tant est qu’ils aient envie de vendre un bras ou un rein !

      En Pologne l’accouchement fait partie des soins « primordiaux » disons, il me semble donc qu’il soit remboursé sans problème. Pour ce qui est des péridurales ou des césariennes, je ne sais pas.
      Ce qui l’est moins, ce sont les IVG et autres avortements, ainsi que les fécondations in-vitro, pour des raisons évidentes d’éthique, dans un pays comme la Pologne. L’avortement est purement et simplement interdit, et pour ceux qui réussissent à trouver un praticien qui l’effectuera « au black », l’opération est évidemment à la charge du client. Quand à la FIV, qui est actuellement en débat au Parlement, 6 projets de loi ont éé proposés, qui vont de l’interdiction pure et simple à la légalisation avec remboursement par la Sécu. Mais c’est loin d’être gagné. En attendant, le vide législatif permet à des familles d’y recourir, à leur charge cependant.

    • yohan

      Raison de plus pour protéger notre système de santé. Trop de laxisme chez nous. En acceptant de prendre en charge le tout venant sans aucun contrôle (pas mal d’étrangers qui ne cotisent pas et qui viennent en France pour se faire soigner aux frais de la princesse) sans même parfois faire l’effort de passer à la caisse, on prend le risque de démolir ce fragile édifice. Pour ma part, j’ai dû payer des soins en Thailande (ce que je trouve normal) et poireauter une après midi en Grèce pour une bricole sans qu’on me fasse payer (ce qui explique aussi les carences de leur système de santé). Tout a un prix, ce qui n’empêche pas un pays dit riche de se montrer généreux mais pas poire non plus..

      • yohan

        A ce titre, évitez l’hôpital d’Athènes. C’est la cour des miracles. J’y ai vu un grand brulé, le corps à 100% noirci comme du charbon, obligé de patienter assis sur un brancard, en attendant qu’on puisse le prendre en charge

      • Lech

        En effet, quand quelque chose est gratuit, il y a toujours des gens pour en abuser. Etrangers ou pas, j’en sais rien, mais il doit bien y avoir un bon paquet d’hypocondriaques qui se font ausculter pour x raisons pas forcément valables, que s’ils devaient payer les soins, au moins de manière forfaitaire, ils en feraient certainement moins.

        Il faudrait trouver un équilibre, peut-être en créant un système de contrôles.

        Ce qui est sûr, c’est que l’accès aux soins gratuitement et pour tout le monde devrait être un droit inaliénable, pourquoi pas inscrit dans la constitution.

        • yohan

          c’est clair, mon toubib que dit souvent que sans les hypocondriaques, les mémés qui ont besoin de causer et les CMU, il ne gagnerait pas sa vie

      • Causette

        En acceptant de prendre en charge le tout venant

        Bonjour Yohan, en général les médecins français dans les hôpitaux ne font pas de ségrégation envers les malades quand leur problème médical est grave, et je trouve cela normal.
        En fait, le gros problème des hôpitaux (surtout à Paris), ce sont les personnes qui viennent aux urgences pour pas grand chose.
        Je me souviens qu’un directeur d’une caisse de sécurité sociale avait refusé le remboursement des frais d’un footballeur qui s’était blessé lors d’un match (je pense que la facture devait être énorme).

  • Lech

    Ah zut, voilà mon commentaire d’hier mis en pâture aux commentaires des diseurs.
    C’est pas que cela me dérange, mais c’est que ce petit texte écrit à la va-vite est un peu fouilli et aurait mérité quelques améliorations/corrections.
    M’enfin l’esprit est là.

  • Léon

    Il n’y a pas de pb, Lech, si vous voulez le corriger. On s’est dit qu’avec votre neunoeil en carafe vous ne pourriez pas…

    • Lech

      Vous avez bien vu !

      Au mieux, je pourrais refaire un nouvel article détaillant un peu mieux les spécificités du système de santé polonais, et son historique, assez singulier aussi. Mais pour ça il faudra que je me fasse un peu de lecture sur le sujet. Et que ma vision redevienne bipolaire,en effet.

  • Causette

    Bonjour Lech, Furtif, Léon, tous

    …c’est sa présence qui est plutôt douloureuse… c’est pas très zentil tout ça pour Dame Lech 🙁

    Les noeils aïe! ça fait mal, j’avais attrapé un « truc » au bord de l’oeil, le pharmacien m’a dit que c’était une petite inflammation. c’était horrible la douleur.

    Le témoignage du journaliste américain en dit long sur les dérives de la politique capitaliste et cette obsession de vouloir que tout soit privatisé. La loi de la jungle, tu peux payé c’est bien, tu ne peux pas..dégages!

    Nos « très chers » élus umpistes et socialistes font tout ce qu’il faut, depuis des années, pour privatiser les services publics, mais eux ne payent pas un kopek pour leur santé. C’est comme pour leur retraite; ils demandent des réformes, des efforts pour les Français, mais eux gardent leurs privilèges.

    http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/reduction-des-services-hospitaliers-de-nuit-en-ile-de-france_917295.html

    • Léon

      Ella a raison, Causette, pas sympa pour Leszka. Faudra pas vous plaindre si elle vous met le deuxième oeil au beurre noir !

      • Lech

        Comme je l’ai dit, j’ai écrit à la va-vite, et dans le cas présent la formule a dépassé ma pensée. Si c’était à refaire, j’enlèverais ce bout de phrase, d’autant plus que la phrase qui suit est tout aussi explicite et nettement plus aimable.

        • D. Furtif

          Cher Léon et cher Lech
          En tant que citoyen pas journaliste, je crois que nous ne pouvons sortir de cette embrouille par le haut qu’en offrant un droit de réponse à Leszka.
          Un mien neveu prof d’histoire en Pologne parle de la sienne dans les mêmes termes.

  • Fantomette

    Bonjour à tous & toutes;
    Certaines choses font froid dans le dos… mais elles sonnent hélas vrai! J’aile souvenir d’une patiente âgée victime d’une hémorragie digestive et qui nécessitait une transfusion (très) urgente… elle a été reçue ET transfusée sur un brancard dans un couloir des urgences du CHU de ma bonne ville, puis renvoyée chez elle le lendemain matin munie des rendez-vous de spécialistes pour faire tout le bilan. Il y a quelques années une patiente comm elle aurait été immédiatment hospitalisée et gardée le temps nécessaire… à qui la faute quand les urgences sont embouteillées et qu’il ne reste PAS UNE place dans l’hôpital pour une vieille dame (75 ans, ça n’est pas Jeanne Calment non plus)en danger?

    Pour répondre au commentaire de Léon qui donnait un lien sur Courrier International en voici un autre, que nos libéraux de la Santé devraient méditer :

    @mialement.
    F

  • Lech

    A propos des files d’attentes en Pologne, ça doit être un des vestiges les plus troublants de la période communistes. La capacité de ces polonais à attendre stoïquement sans savoir quand ils finiront par atterrir dans le cabinet du médecin, dans 10 minutes ou demain matin, est assez déconcertante. Evidemment cela donne souvent lieu à des scènes de ménage cocasses, qui commencent entre deux protagonistes en désaccord sur la place de l’autre dans la file – Mais non j’étais là avant vous Madame! – et qui finissent en une bataille verbale dans tout le couloir. Puis les protagonistes se mettent d’accord, l’un finissant par admettre son tort devant les preuves irréfutables de l’autre, et le silence retombe.

    Ces files d’attentes qui faisaient partie du quotidien des polonais, donc, avant 1989, n’ont pas complètement disparu, et si l’on peut en faire les frais aux Urgences, on peut aussi en trouver dans pas mal d’administrations (centres d’impôts, etc.) mais aussi toutes sortes de commerces. Je me souviens de ce petit glacier, une minuscule fenêtre donnant sur la rue, dans une rue de Kazimierz, le quartier juif historique de Cracovie, où l’on pouvait observer lorsqu’il était ouvert, à savoir seulement quelques après-midi par semaine, une file d’attente qui remontait la rue sur environ une centaine de mètres.
    Apparemment ce glacier était connu de tous les Cracoviens pour faire les meilleures glaces de toute la ville. Je n’ai jamais eu le courage de faire la queue.

    Une petite blague qui illustre bien mon propos :

    Un polonais se promène dans Gdansk. Au détour d’une rue, il aperçoit de nombreuses personnes en train de faire la queue.
    Sans plus réfléchir, il se colle derrière et attend… Une heures plus tard, alors que la queue n’a toujours pas avancé du moindre millimètre, il questionne la dame devant lui :
    – Excusez-moi, madame, mais pour quoi faisons-nous la queue ici?
    – Ah, ça! Je ne sais pas moi. J’ai juste aperçu des gens qui faisaient la queue, alors je me suis mise derrière.
    Alors il ajoute :
    – Demandez donc à la personne qui est devant vous pourquoi nous faisons la queue !
    La dame demande, mais la personne répond :
    – Je ne sais pas J’ai juste aperçu des gens qui faisaient la queue, alors j’y suis allée…
    Et ainsi, de proche en proche, on remonte jusqu’à la deuxième personne de la queue qui demande à la première pourquoi elle fait la queue.
    La première personne répond alors :
    – Ah, mais moi, je me promenais dans la rue, et je me suis arrêté pour refaire mon lacet. Lorsque je me suis relevé, il y avait un monsieur qui attendait derrière moi. Je me suis dit: « C’est le coup de chance! Pour une fois que je suis le premier à faire la queue, je reste ! »

    • Léon

      Savez-vous Lech qu’en Russie, beaucoup regrettent ces files d’attente : c’était, paraît-il le lieu idéal pour draguer…

  • Se faire soigner à l’œil en pleine période de paupièrisation, ça craint…

    Mes condoléances. Opéré de deux cataractes il y a un an et demi, j’ai passé quatre mois à voir double sans loucher physiologiquement entre les deux opérations. Très handicapant, surtout que pendant cette période j’ai dû faire un déménagement. Mais j’ai été très bien opéré, maintenant c’est nickel.

    Sinon pour les Urgences c’est pareil partout. Un de mes amis, toubib urgencier, voit arriver dans son service n’importe qui pour n’importe quoi et surtout des petits bobos à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. Il y a trois semaines, un pompier s’et présenté en pleine nuit parce qu’il avait un peu mal au bras. Mon ami a eu envie de l’euthanasier sur le champ au milieu des brancards qui envahissent les couloirs débordés. Un pompier qui vient parasiter les Urgences avec un bobo ridicule, c’est vraiment à se taper la tête contre les murs. Dans le même temps une ambulance s’est tamponné trois sangliers, dont aucun n’a survécu. Le patient qui était à l’intérieur a eu tellement peur qu’il en a fait une crise cardiaque alors qu’il était transporté pour un autre problème. Il en est mort, mais les deux ambulanciers n’ont été que légèrement blessés, mais l’ambulance, elle, a été aux trois quart détruite par les trois sangliers.

    C’étaient les nouvelles du front d’un SAMU ordinaire en manque chronique de personnel soignant et dont ceux qui restent seront en retraite d’ici à cinq ans. Après, ce sera la cata. Des toubibs au rabais importé d’ailleurs à grand frais. Les sangliers ultralibéraux dézinguent ce service public. Cherche chasseurs avec fusils gros calibres.

    • D. Furtif

      Pas la dernière mais celle d’avant je reviens de la manif à Poitiers avec Furtive. Entre nous c’est à qui réveillera l’autre dans l’ombre de la forêt qui conduit chez nous. Évidemment Gros con est là qui me lèche le pare choc arrière parce qu’il ne sait pas faire autrement.Dix fois il aurait pu me doubler le gros con mais il respecte la limitation. Brusquement un chevreuil. !
      Je freine un peu . Bien forcé
      Gros con Klaxonne double et m’engueule. L’avait rien vu!
      Le gros gibier en surnombre pour rentabiliser les entreprises que sont devenues les sociétés de chasse ❗ 👿

      Je ne sais pas pour les urgences, mais je dresserais bien un monument au service du CHU de Poitiers qui me maintient depuis 15 ans…

      Il y a encore des cadors dans les hôpitaux publics.

      Avez vous vu les invasions barbares. C’est Cracovie à Montréal.

      • Causette

        Furtif Les invasions barbares, je n’ai pas vu ce film, mais j’ai vu l’extrait où l’infirmière arrive dans le couloir de l’hôpital. Que s’est-il passer à Montréal, en réalité?

        • D. Furtif

          Causette tu as mission impérative de voir dans la semaine deux films
          -Le Déclin de l’Empire américain

          Les invasions barbares

          Et tu connaitras ce que ma génération avait de généreux et de ridicule

          • Causette

            euh! je demande au moins deux semaines, le temps de trouver la copine ou le copain qui pourrait les avoir.

            Chantelois pourrait nous dire quelques mots sur les hôpitaux québecois.

            • asinus

              bonsoir Causette , si c’est pour voir les deux pensums suggérés par ce bon dr Furtif , puis je vous conseiller plutot qu un ou une amie d’y amener une ou deux personnes qui vous insupporte, vous y gagnerez une « aura » de cérébrale et serez débarassée de vos importuns 😉

          • Radix

            Bonsoir Le Furtif

            Vous voulez infliger à Causette une « inflation » aussi soudaine, alors qu’elle vient juste de me répondre gentiment au Bar ?

            Vous, vous êtes jaloux de mon succès !

            Radix

          • Lorenzo

            Furtif,

            je viens de lire les liens,je n’avais jamais entendu parler de ces films,j’ai maintenant trés envie de les voir on trouve les deux á un prix trés réduit 😉

              • D. Furtif

                Il n’empêche que ceux qui n’ont que 50 ans et au dessous doivent absolument voir ces film pour comprendre, un peu mieux ou autrement que par l’histoire, la génération dite de 68

                • asinus

                  j’entend bien Furtif , pour comprendre cette période ils peuvent avoir leur utilité , je ne me souviens plus à propos duquel des deux je m’etais engoufré dans une autre salle immediatement pour voir ce bon Clint dessouder du malfaisant le remede c ‘etait avéré miraculeux.

                  En exergue retrouver le discour de l’époque si suffisant si sur des lendemains et le comparer avec nos eminences parvenues ex revoltionnaires maosite tous passé au liberal libertarien o tempora o mores !

                  • D. Furtif

                    Bin oui Asinus , il n’y a rien de plus juste et de plus hilarant voire de plus déchirant , désespérant et réconfortant dans le pire malheur ( pour la fin du deuxième)que ces deux films.

                    Je n’avais pas tant ri depuis mon premier Monty Python

                    Mais je n’ai rien contre le talentueux Clint chez lui ou chez Sergio Léone pour tout dire je ne vois en quoi on devrait opposer les d genres. Au cinéma ou en Musique .Il faut aller chercher l’humour , la finesse , la dérision, le désespoir là où ils sont.J’adore bricoler et jardiner bien que je n’y excelle en rien.

                    Bien qu’un peu historien je maintiens que l’apport des œuvres d’art (cinéma ou théâtre)quand elles s’inscrivent dans leur temps donnent un supplément de sentiments, de manières d’être de tics intellectuels et de langage qui aident à comprendre une époque.

                    Euhhh non je ne raconterai pas ces deux films.

                    • asinus

                      vous avez raison , rien ne vaut un peu de dérision un peu d’alacrité pour supporter journellement la vision de nos défaites , savoir l avenir de mes fils plus incertains que l’etait le mien pour mon pere m’est une humiliation journaliere.

                    • Causette

                      Bon finalement, ces deux films sont à voir, nabsolument !
                      mais je vais prendre mon temps, y’a pas vraiment de raison de faire autrement, c’est comme ça, parce qu’euh! y’a pas l’feu au lac

  • Vraiment intéressant Lech. Je n’en dirai pas plus, n’ayant pas de commentaire supplémentaire à faire, mais c’était un bon article.

  • Radix

    Bonsoir Lech

    J’avais déjà dis tout le bien que je pensais de ton post et je n’ai rien à ajouter.

    Sauf, peut-être, quoique, ben, voila : « Pour une rare fois que je me retrouvais sans elle pendant quelques jours, voilà que je me suis entendu souhaiter son retour au plus vite ! »

    Ben je suis un tantinet d’accord avec toi… L’homme a besoin, parfois, de solitude, sans pour cela renier la compagne de sa vie qui, elle, a besoin aussi de s’éloigner pour un truc bidon, mais elle n’avouera jamais au compagnon de sa vie.. Quelle a comprit !

    Radix

  • maxim

    eh bien pour mon épouse également,au début de ce mois,dans un état semi- comateux en pleine nuit,j’appelle les secours qui l’emmènent aux urgences de l’hôpital municipal ( je tairai la ville)on l’admet aux soins intensifs ( interaction de deux médicaments prescrits par deux médecins différents) et lui ayant occasionné le dérangement de presque toutes les fonctions vitales,alors prises de sang,analyses diverses,oxygène etc etc….

    puis dirigée en fin de matinée aux urgences dans un autre hôpital de la région,et rebelote,puis en stand-by dans un couloir attendant son tour,pour d’autres analyses et d’autres médecins,puis retour au premier hôpital où il a fallu refaire le circuit,vu que les équipes avaient été relevées et qu’entre temps d’autres urgences était en attente ..il a fallu que je pousse une gueulante pour qu’on la prenne de nouveau en salle de soins intensifs,et rebelote pour d’autres examens !

    alors bien entendu je suis resté là pour l’assister,j’ai couru à l’autre hosto pour être à ses côtés,en tout 16 heures à poireauter,à naviguer de droite à gauche,finalement elle a été hospitalisée et ressortie 8 jours plus tard,mais pas encore remise et physiquement et moralement de ce cirque !

  • Lech

    Merci à tous ceux qui sont passés et qui ont laissé un petit commentaire sympathique, un témoignage. A ceux qui n’ont fait que lire sans rien laisser, et bien c’est déjà beaucoup !

  • Léon

    On veut quand même des nouvelles du neunoeil… 😀