La Malédiction de l’Île Bouchard

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La Touraine les Balkans du Moyen âge

Au milieu coule une rivière et sur sa rive un vrai pactole :Tours. Tours, ses églises, ses abbayes, ses pèlerinages, ses reliques, son culte du vrai Patron du Royaume : Saint Martin. Un trésor dont tous les forbans ( les grands féodaux ) de la région rêvent de s’emparer.

Tours, avec Lyon et Paris, la seule vraie ville à des semaines de marche dans ce « royaume » résidu du bas-empire rongé jusqu’à la moelle par les brigands Wisigoths, Mérovingiens, Sarrazins ; les grands féodaux , eux, se taillant leurs principautés indépendantes au crépuscule des Carolingiens.

Hugues Capet n’a été choisi que grâce au soutien de l’Église et sa moindre capacité, au yeux de ceux qui le surpassaient en richesse et en force armée, à leur créer des ennuis

Au nord, la famille de Flandres très liée à la Normandie.

À l’Est le dominant porteur du titre d’Empereur, ancien chef de tous les brigands de l’Occident chrétien, a assez à faire avec les siens.

Au Centre ( le bassin parisien) la famille Blois Champagne Vermandois encercle Capet , lui tient la dragée haute et se moque bien de son titre de Roi.

À l’ouest le don/ perte de la Normandie à Saint-Clair- sur-Epte en 911 par un des derniers Carolingiens est aggravé par la réussite de l’entreprise de Guillaume le Conquérant en Angleterre  en 1066. Pour le moment ce dernier n’y gagne pas trop de force tant sa conquête l’accapare. La suite sera bien plus funeste.

Au sud, l’immense principauté d’Aquitaine . Tous ces beaux Messieurs interdisent au Roi de tremper ses pieds dans la Loire. Pour ainsi dire…

La région de Tours est le cadre et l’enjeu qui les voit tous se heurter , s’allier et se trahir. Venant du Nord, les pillards Normands semblent calmés, alors qu’au Sud leurs collègues Sarrazins prospèrent toujours. Fort bienvenue cette terreur du pillards Maure, elle aidera le prédateur Franc à installer sa domination dans la région avec la bénédiction des professionnels de la profession bénisseuse . Mais le Sud c’est l’autre bout du Monde, un gros mois pour l’atteindre et à la belle saison seulement. Aussi quand les Turbans s’annoncent aux Vendanges ils ont du temps devant eux .

Revenons à nous moutons Tourangeaux , là haut : une paix extérieure relative revivifie les déplacements, les échanges et trafics sur les fleuves voies de communications, donnant plus d’ampleur à tous les appétits. C’est la loi du racket féodal.

C’est une partie qui se joue à 4

1-La famille de Blois issue des grands princes carolingiens ne se fixe aucune limite à ses ambitions, elle portera l’étendue de sa domination sur la Champagne à l’Est et le Vermandois au Nord. À l’Ouest elle est en conflit permanent avec Anjou et Maine.

Elle tient Tours.

Attention nous ne sommes pas là pour reproduire ce que nous ont appris les manuels.

Elle tient Tours mais, comme tous les grands féodaux, elle s’épuise en interne à mettre aux pas ceux qui devraient la servir et contribuer à sa puissance.

Pour utiliser un formule que nous connaissons tous, dans ce monde-là chacun rêve de devenir calife à la place du calife. Le malheur veut que certains y parviennent, faisant rêver tous les autres. L’Église, le sacre ??? On a déjà vu ceux-là changer tellement souvent d’avis. Ils se rangent derrière le vainqueur pour ensuite lui présenter les factures, façon frais de campagne électorale. On les a vus tellement pourrir la vie des prétendus souverains à coups d’interdits et d’excommunications . On les sait aussi tellement avides. Alors , avec le Clergé , on ne s’en fait pas trop , parfois on l’aide parfois cherche à lui nuire . C’est selon. Il fait partie du jeu . Tous ces curés , ces moines, ces évêques …Sans eux pas de justification céleste Ils sont les premiers à avoir converti l’idéologie de la Gloire du ciel accordée aux plus humbles en quelque chose de tout à fait différent : la sanctification de la force des armes pourvu qu’elle soit au servie de l’Église. Le virage est ancien , il date du bas Empire Romain.On ne comprendrait rien aux croisades qui vont bientôt se déclencher sans la compréhension de ce paradigme culturel. Une image déjà employée pour décrire le Monde romain : il y a de la coupole maffieuse dans ce monde-là

Une autre idée  dont il faut s’imprégner pour comprendre cette époque : pas ou peu de chancellerie, pas d’archives ou si peu . Ce n’est pas que les moyens manquent, mais on n’en a pas l’idée. Certains grands , souvent des femmes épouses , surgissent sans que l’on ne sache rien d’elles. Certains enfants mineurs surgissent , on ne sait pas trop d’où. Les épouses apparaissent et on ne sait rien des combines compliquées et alliances envisagées que leur mariage instaure. C’est comme ça.

Des archivistes , il en existent bien mais ils sont clercs.On ne peut pas trop leur faire confiance.

À ce sujet , ceux qui veulent voir dans ce qu’ils appellent « la civilisation européenne » des racines chrétiennes se laissent aller à l’abus et falsification des concepts. Les archives des chancelleries ne sont pas une invention de l’Église, pas plus que le talent des architectes n’est inscrit dans Saint Paul. Les machinators, tailleurs de pierres , enlumineurs… etc … n’ont pas appris leur métier dans les évangiles ou le rituel de la messe. Pas plus que les marins,  les mineurs ou les paysans. Ils se trouve que le Clergé,  institution beaucoup plus centralisée que le Pouvoir laïc, lieu de tous les affrontements, a conservé et transmis , à l’écart quand il l’a pu, un patrimoine technique : une sorte de conservatoire. De la même manière l’Islam n’est pas à l’origine des héritages Perses, Alexandrins et Byzantins qu’il a su en partie conserver.

La famille de Blois est conduite un temps par Thibaud le tricheur . Pour faire simple : on le connaît pour avoir capturé ou joué les geôliers d’un des derniers Carolingiens, Louis IV. Il prend le temps d’engranger villes, terres et châteaux. La minorité de Hugues Capet lui permet de s’emparer de Chartres et Chateaudun.

À l’occasion d’un mariage arrangé avec Foulque le Bon d’Anjou on voit se dessiner une ébauche d’alliance avec l’Anjou.

Wikipedia

  • Les deux hommes se qualifient de « gouverneur et administrateur du royaume de Neustrie » et « comtes par la grâce de Dieu », et non par celle d’un suzerain.

Pendant ce temps là Hugues Capet tente sans succès de reprendre un bout de Normandie, ce qui n’empêche le jeune roi, pas rassuré, en raison des succès énormes des gens de Blois, de se rapprocher de la famille d’Anjou

Ces gens de Blois en font trop ; comme ils sont des Carolingiens on craint qu’ils réinstallent l’ancienne suzeraineté des descendants de Charlemagne. Et là …il faudrait rendre tout ce qu’on a su chaparder. Ils ont le tort de s’en prendre à la ville de Melun donc à un fidèle parmi les fidèles du roi, Bouchard le Vénérable. Contre Blois se lèvent alors Richard 1er de Normandie et Foulque III Nerra d’Anjou gendre de Bouchard.

Vous ai-je dit que tous ces gens étaient un peu brouillons et batailleurs?

Issus de Carolingiens, les gens de Blois n’hésitent pas à s’allier aux Carolingiens de Lorraine pour prendre Laon , ils tentent même de capturer le Roi de France!

Mariage ou pas, beau-frère ou pas, en 995-996 Eudes de  Blois attaque l’Anjou en alliance avec Conan 1er de Bretagne . C’est hallali contre le « pauvre » Foulque Nerra. Ils sont tous là pour la curée : Richard 1er Duc de Normandie, Baudoin IV le Barbu comte de Flandres, Guillaume IV comte de Poitiers Duc d’Aquitaine.

Foulque Nerra ne doit son salut qu’au renfort in extremis du roi. Eudes 1er de Blois tombe malade et meurt peu après à Marmoutier le 12 mars 996.

Qui va épouser la veuve ?

Bin… Robert le fils du roi de France , dont le papa Hugues , hostile au projet, a la bonne idée de mourir en octobre de la même année. Achhh l’amour.

Cela donne un peu de temps à la maison d’Anjou et aux Capétiens pour souffler un peu.

Mais le fils de la veuve remariée au roi, reprend l’entreprise paternelle .

Eudes II de Blois comme son père s’attaque à tout le monde. Son patrimoine ne cesse de s’agrandir :Tours , Châteaudun , Sancerre, Provins , Château Thierry, Troyes, Meaux, Beauvais…. La Maison de Blois a le grand tort d’effrayer trop de Monde . Le Roi Henri 1er allié aux Angevins conduits par Geoffroy Martel l’emportent à Nouy . 1044. La Touraine passe ainsi  à la maison d’Anjou. La question semble réglée, mais la réussite de Guillaume le Conquérant en 1066 remet tout en cause. Redistribution des cartes. Bloquée désormais à l’Ouest la maison de Blois jouera son destin à l’Est, en Champagne.On verra même un de ses descendants Étienne de Blois monter sur le trône d’Angleterre en 1135.

Toutes ces puissances se surveillent s’allient et se trahissent , elles veillent surtout à que pas une d’entre elles ne progressent trop. Le roi n’est qu’une de ces puissances . Loin de les égaler.

sceau de Foulque

Comme pour toutes ces familles qui ont su arracher les titres et les terres aux dernières heures de la domination déclinante des Carolingiens , il n’est pas question que quiconque vienne remettre en cause ce qu’elles considèrent comme leur appartenant et plus encore comme leur revenant de droit.

C’est une constante : de la mer de Chine aux îles de Bretagne la règle est la même. Partout les appétits des rangs intermédiaires remettent en cause le pouvoir central. Sitôt installés au pouvoir, les féodaux se parent des attributs sacrés de la protection et la justification céleste. Partout des clergés, quels qu’ils soient, viennent leur conférer l’onction. Partout on distribuera sans trop compter les auréoles et les légendes dorées. Le peuple troupeau ne marche et ne s’incline pas qu’à coups de sabres mais aussi à grands coups de justifications et prétendues volontés divines.

Les Anjou ne se satisfont pas de leur affrontement victorieux avec la famille de Blois la guerre leur vaut aussi d’avoir pris Montreuil Bellay aux comtes de Poitiers, Loudun , Mirebeau , Thouars.

Les Capétiens sont venus à leur secours. Mais….L’Histoire est l’histoire des hommes. Les rois Capétiens eurent souvent l’occasion de donner libre cours à leurs appétits humains et à chaque fois cette curieuse religion, qui à la fois prône le célibat et se mêle de fixer des règles de plus en plus insensées, venait leur faire obstacle. Les unions des plus riches familles sont soit rançonnées soit soumises au diktats de l’annulation par le Clergé.

Un petit rappel pour tous.

Hugues

Robert

Henri

Philippe 1er

Louis VI Le Gros

Louis VII

Philippe II Auguste ( celui de Bouvines)

Vous vous rappelez les condamnations , objurgations , excommunions , interdits en pagaille contre les souverains. Vous vous rappelez aussi comment Anne de Kiev et Raoul contre vents et curés restèrent déterminés, toujours épris l’un de l’autre. Sans trop valider vraiment le Roi Philippe, son fils, n’avait pas trop fait obstacle aux amours de sa mère. Sa prudence ne lui évita pas de tomber dans le même piège.En 1092 alors que les grands vassaux inquiets de la puissance ascendante du Duc de Normandie Roi d’Angleterre sont résolus à lui venir en aide pour récupérer les possessions françaises des successeurs de Guillaume le conquérant Philippe tombe raide dingue de la jeune Bertrade,  épouse de son quasi allié Foulque IV le Réchin comte d’Anjou. Il répudie son épouse Berthe de Hollande la Frisonne et épouse Bertrade qui ne regrette pas du tout son vieux ( trente ans de plus) et peu avenant mari ( Réchin = revêche) . C’en est fini de l’alliance Capet / Anjou.

Bertrade, parait-il, aurait appelé Philippe au secours . Admonestation , menace , conciles répétés : Autun Plaisance, Clermont puis Poitiers en 1100.

isle bouchard

C’est alors qu’on voit intervenir celui qui a des comptes à régler avec les Angevins et qui dans sa ville, disperse à grands coups de botte dans le train ce concile excommunieur : Guillaume IX le Troubadour comte de Poitiers.

Pendant un siècle les Capétiens ont, poursuivant leurs intérêts propres, servi ceux des Plantagenets d’Anjou. La maladresse de Philippe mit tout en l’air et  autorisa ces derniers à s’en détourner et à poursuivre une politique matrimoniale qui leur permit de s’emparer du comté du Maine puis d’hériter du duché de Normandie. Très mauvais coup pour le Capétien.

3-Un trouble fête, un joueur de 2è ordre s’invite sans complexe au poker des grands qui se disputent la région. Une sorte d’intrus qui n’a pas les moyens mais qui se risque.

Fondée par un seigneur de Vendôme ( donc de la mouvance de Blois) l’île Bouchard manque de tomber dans les mains du Maitre de l’Anjou lors de la chute de la maison de Blois à Nouy

Une Pippa célèbre

L’ÎLE-BOUCHARD passe pour quelque temps sous la domination des comtes d’Anjou, mais à sa majorité,  Bouchard III se libéra de la tutelle de son oncle aux ordres d’Angers. Le fils de Bouchard , Barthélémy, au caractère aussi frondeur que son père ,  remet en cause avec succès la suzeraineté à Foulques IV d’Anjou. Ses talents militaires lui donnent la victoire.De son épouse Gerberge il a une fille Amauberge qu’il donne en mariage au Vicomte de Châtellerault.

Halte là, la vicomté de Châtellerault appartient au comte de Poitiers Duc d’Aquitaine. Regardez bien les cartes, la chaîne de forteresses de Loches à Chinon protégeant Tours sur le flanc Sud est désormais entamée.

Amauberge ( en vieux poitevin : Dangereuse) toute petite nobliaude   va connaître un destin hors du commun.

4- Le quatrième et dernier des joueurs au grand poker de la Touraine est le Comte de Poitiers Guillaume IX. C’est un poète, dit-on, né en 1071 et marié à Ermengarde, la fille de l’Angevin Réchin, il la répudie pour épouser Philippe de Toulouse. (Philippe, Philippie , Philippa, Pippa ce curieux prénom pour une fille est toujours employé chez nos voisins) . Il est à la tête du comté de Poitiers, du duché d’Aquitaine et de Gascogne et comte de Toulouse par son mariage.

Tour Maubergeonne

Évidemment la mise en ménage des deux tourtereaux attire les malédictions d’usage. C’est la longue litanie des protestations du clergé, condamnation, excommunion …etc.

La légende veut que Guillaume soit descendu tout droit du château à la cathédrale Saint Pierre ( mal connue ) pour menacer l’évêque de son épée s’il ne revenait pas sur sa décision . Pierre de Poitiers la prononçant quand même, le Duc le prit et le fit emmener dans une forteresse à un jour de marche au Sud Est : Chauvigny. L’évêque y mourut assez vite et ses semblables lui décernèrent l’auréole.

Mais que peut-on faire contre l’amour ? Les fêtes et les rires s’entendaient du haut de la Maubergeon jusqu’à la ville en bas. La grande beauté de la Dame conquit les Poitevins , la peinture en tenue d’Eve de Dangereuse sur l’écu du Duc , alimentait les fantasmes. Son anatomie sur l’écu dans les batailles fera rêver même les Sarrazins d’Espagne contre qui, pour satisfaire l’Église jamais chiche de ses menaces et ses condamnations et s’adonner à un autre de ses plaisirs favoris : la guerre. Guillaume alla combattre en Espagne pour la Gloire et la grandeur de Dieu .

Pour apaiser les récriminations de Philippe sa deuxième femme, soutenue par son fils. Guillaume jugea adroit de marier ce fils qu’il avait eu d’elle et qui se dressait contre lui , avec la fille que Dangereuse avait déjà du Vicomte : Eanor de Châtellerault.

C’est ainsi que les choses s’apaisèrent , pour un instant , pour un instant seulement, car il était dit que l’Île Bouchard avait un destin planétaire. Un destin qui n’avait rien à voir avec les apparitions de 1947. Le fils de l’un et la fille de l’autre eurent ensemble une petite fille, une belle jeune fille avec la culture le caractère et la détermination de ses deux grands parents pour patrimoine. Elle devint héritière de la Comté de Poiters et Duchesse d’Aquitaine.  Les princes Capétiens auraient dû se méfier d’une telle ascendance : __Dangereuse de l’île Bouchard __ , et ne pas lui donner comme époux aussi approximatif, un trois quart curé, Louis VII.

On se renseigne Bon Dieu ! Qui ne connaît pas la malédiction de L’ÎlE-BOUCHARD

La société féodale n’a pas grand chose de rationnel. Elle est très hétérogène et traversée de courants d’idées contradictoires

À cette époque (XIème, XIIème) on assiste à une inflexion du Dogme catholique avec la promotion d’une dévotion à la Vierge , jusque là inconnue à ce niveau. On en conserve la trace de pierre par la multiplication des « Notre Dame » au détriment des « Saint André », « Saint Etienne » , « Saint Paul » ou « Saint Pierre ». Ainsi en ce XIIème siècle où l’Église impose sa volonté d’encadrer, contenir, voire réprimer la sexualité , en un temps où elle se mêle de décider des mariages des princes les plus puissants en inventant des interdits ahurissants pour consanguinité au 4è, 5è , 6è et même 7è degré, deux coups de tonnerre à 40 ans d’intervalle viennent ébranler cette domination intellectuelle et morale.

Le premier celui d’une femme adultère DANGEREUSE proclamant son choix et s’obstinant dans son indifférence aux diktats de l’Église. Le spectacle de cette union heureuse, de ce refus de rentrer dans le rang, est une insulte et un danger mortel pour cette caste de parasites voulant décider de tout et jouer le rôle de Guide universel.

On n’en est pas encore remis quand, même pas 40 ans plus tard, la petite fille de la première, Aliénor d’Aquitaine, renverse les usages , entame elle même les formalités d’annulation et, pour ainsi dire, répudie de sa propre autorité son mari le Roi de France. Huit cent cinquante ans plus tard, les balourds machos du Nord ne s’en sont toujours pas remis. Ils colportent toujours les ragots sur la prétendue nymphomanie d’Aliénor, sa cuisse légère et ses tenues impudiques. Les mêmes refusent d’admettre que le Capétien ombrageux et son goût pour la prière au pied du lit conjugal n’avaient rien de très engageant pour une jeune fille élevée dans une cour cultivée et courtoise.

Elle part et elle reprend tout ce qui lui appartient.

Anne de Kiev, Dangereuse, Aliénor, c’est peut-être suffisant pour expliquer pourquoi la prétendue loi Salique, rédigée à la va vite pour la circonstance, donna la couronne au Valois et non à l’héritier direct de Philippe IV le Bel : le Roi d’Angleterre. C’est sans doute suffisant pour expliquer pourquoi l’Église catholique surveille toujours l’éducation des filles dans le coin.

4 comments to La Malédiction de l’Île Bouchard

  • D. Furtif

    Bin j’eusse aimé que l’un d’entre vous vienne rappeler qu’à l’époque où les grands princes de l’Église pourrissait la vie à Anne de Kiev son petit copain Raoul, à son fils Philippe 1er roi de France, à Guillaume le Troubadour à sa Dangereuse et se cassaient les dents sur leur petite fille Alienor…
    Pendant ce temps ils arrivaient à conduire l‘Empereur d’Allemagne à Canossa. ce que nous raconte l’article évoqué par Dora au jardin du jour.
    Vous auriez pu noter que la Savoie fit payer très cher à l’Empereur l’autorisation de passer sur son territoire….Les cols des Alpes ayant joué pour ce dernier le même rôle que la Touraine pour les princes d’occident

  • D. Furtif

    De plus , il doit bien y avoir une ou deux excommunications que j’ai virées au profit de excommunion
    Ça me gonfle les mots trop longs

  • Lapa

    ça devient complexe là 😀