Cannabis (2)- Une commission d’enquête en 2003.

 

Auditions de la Commission d’enquête sénatoriale française sur la politique nationale de lutte contre les drogues illicites

Le 26 février 2003, la présidente rappelle le protocole de publicité des travaux de la commission d’enquête et fait prêter serment à M. Saladin.

M. SALADIN. – L’exposé que je vais vous faire est le résultat de l’expérience d’un clinicien. C’est à force d’être confronté à des jeunes en difficulté que je me suis interrogé sur l’origine de ces difficultés et que j’ai déroulé la pelote.

Directeur de thèse à l’Université de Rouen, j’ai dirigé une thèse sur le cannabis, qui a été soutenue par le Dr Jacques Chamayou en septembre 2002 et qui fait l’état des lieux des découvertes scientifiques sur le cannabis. Nous avons travaillé à ce sujet pendant deux ans ensemble et je remettrai bien entendu cette thèse à la commission.

1) – Je vais commencer par vous faire un petit historique très rapide et très intéressant.

Il est étonnant de constater que le cannabis est une substance qui voyage avec l’humanité depuis très longtemps. Les Hindous avaient fait de Shiva le dieu de la destruction et le seigneur du cannabis.

Hippocrate, qui est à l’origine de la médecine, fut consulté par les Scythes, une peuplade indo-européenne, qui se plaignaient de langueur, d’un manque de dynamisme, d’asthénie et de dépression. Hippocrate ne comprit pas alors d’où cela venait, mais on comprendra 2 500 ans plus tard : les Scythes ont l’habitude, dans leurs cérémonies religieuses, de brûler du chanvre indien dans des vasques et de se droguer au cannabis.

Pour la petite histoire, j’ajoute que les Scythes sont la seule peuplade indo-européenne qui pratique des sacrifices d’enfants.

Je passe aux Chinois. La dynastie Chou, 700 avant Jésus-Christ, décide que le cannabis est Ying et Yang, c’est-à-dire un remède-poison. Le désir des empereurs de ne pas soigner avec des remèdes-poisons aux résultats jugés problématiques les fait opter pour l’acupuncture. C’est ainsi que l’acupuncture est née du refus du cannabis.

Les Assyriens utilisent le cannabis. Ils envahissent Israël et déportent les juifs à Babylone en 723 avant JC. Les juifs observent que le cannabis n’a pas des effets fantastiques sur la population, se passent le mot et attendent. Cent ans plus tard, les Assyriens disparaissent de l’histoire.

J’en arrive à l’islam, qui a déclaré l’alcool interdit. C’est pourquoi les musulmans se jettent dans les bras du cannabis. De nombreux chefs musulmans essaient alors de se débarrasser du cannabis mais n’y arrivent pas. Selon le grand historien arabe Al Magrizi, le cannabis fut utilisé en Egypte à partir du 13e siècle. L’usage généralisé de cette plante coïncida avec une période de décadence économique et sociale au cours de la dynastie des Mamelouks, menant le pays vers la domination de l’empire Ottoman jusqu’au début du 19e siècle.

Il est probable que l’usage du haschich devait poser des problèmes sociaux, car plusieurs sultans tentèrent d’en enrayer l’extension. C’est ainsi qu’au 14e siècle, l’émir Soudouni Schekhouni ordonna en vain d’en arracher les plans.

Il est intéressant aussi de noter que plusieurs émirs avaient demandé aux gens qui utilisaient cette plante, avant de venir les consulter, de faire un sevrage de deux mois du cannabis, parce qu’ils avaient constaté que, lorsque les jugements étaient pris, ils n’étaient pas suivis d’effet. Vous comprendrez pourquoi ensuite.

L’Afrique noire a été gagnée au cannabis par les marchands musulmans, mais l’Afrique de l’ouest ne l’aurait connu qu’à partir de 1945, avec le retour de ceux qui avaient combattu en Asie avec les Anglais.

Je citerai aussi les Mongols, qui ont conquis la secte du vieux de la montagne. Celui-ci faisait régner la terreur dans le Moyen-Orient en envoyant des « Haschaschins » (d’où l’étymologie du mot « assassins ») assassiner des cibles de choix et il a été défait par les Mongols. Ceux-ci ont réussi à s’emparer de la forteresse d’Alamut, mais ils ont vu une herbe amusante et l’ont emmenée chez eux. Cent cinquante ans plus tard, les Mongols disparaissaient de l’histoire.

J’en arrive à Moreau de Tours et au scientisme de 1850. A ce moment-là, on s’aperçoit qu’en fumant du haschich (voir Théophile Gautier et les Haschichins), on provoque la folie. Moreau de Tours, qui est considéré comme le fondateur de la psychiatrie moderne, se dit que, puisqu’on peut créer la folie, on va pouvoir la soigner. Moreau de Tours fait alors une description somptueuse et précise sur le plan clinique de l’intoxication au cannabis qui devient un ouvrage de référence. Je vous en cite un petit passage qui montre à quel point les altérations par rapport au temps et à l’espace sont importantes :

« Mahomet, emporté soudainement par les fantaisies d’une vision, culbute une jarre d’eau qui se trouvait près de lui. La chute avait presque vidé le vase dès le commencement du somnambulisme du prophète. Il aperçut toutes les merveilles du ciel et de la terre et, lorsqu’il se retrouva dans la vie mondaine, l’eau de la jarre n’était pas encore complètement écoulée. »

Je passe aux surréalistes et je ne peux pas résister au plaisir de vous lire ce qu’Aragon écrivait en 1925 dans « La révolution surréaliste » :

« Nous minerons cette civilisation qui nous est chère. Monde occidental, tu es condamné à mort. Nous sommes les défaitistes de l’Europe. Voyez comme cette terre est sèche est bonne pour les incendies. Que les trafiquants de drogue se jettent sur nos pays terrifiés, que l’Amérique au loin croule de ses buildings blancs ! »

C’est étonnant.

2) – Enfin, dans son préambule, mon thésard a écrit un mot pour évoquer les deux cents patients référencés de mon cabinet qui sont en échec psychosocial majeur du fait de leur rencontre avec le cannabis. Je vous le lis :

« Aux 200 destins croisés et aux souffrances parfois extrêmes constatées dans le quotidien d’un cabinet de médecine générale, à ceux qui ont sombré socialement dans l’indifférence générale lorsqu’ils ont rencontré le cannabis pendant que l’opinion martelait que cela n’avait aucun rapport.

À_  a, b et c, qui sont entrés en psychose après un seul joint et n’en sont pas ressortis.

À _ d, jeune homme de 20 ans arrivé avec des poux, son eczéma mal soigné, ses internements pour violence, ses flash-back, et qui a vu son état s’améliorer avec la diminution des prises.

À _ d’, ta maman ne savait pas qu’elle t’attendait. Elle ne savait pas non plus qu’elle t’abîmait définitivement le cerveau. Elle savait quand même qu’elle travaillait dans l’éducation de la jeunesse.

À _ e, épouse malheureuse d’un fumeur ne désirant pas d’enfant qui finira par s’en séparer.

À _ f, dont fils et petits-fils sont passés du hasch à l’héroïne et sont tombés dans la misère morale, sociale et matérielle.

À _ g, jeune homme de 21 ans, devenu agressif et violent avec ses parents et qui en vient à dire devant eux : « Je suis une merde et je resterai une merde » (…)

À_  m qui, de tête de classe de série scientifique, sera content, quelques années plus tard, d’arriver à préparer l’examen du permis de conduire.

À _ n, professeur d’éducation physique, qui doit marcher chez lui le dos au mur car son fils se jette sur lui à l’improviste pour l’agresser.

À _ o, qui en arrivera à marcher nu sous la pluie dans un champ du Pays de Caux pendant un orage et qui refusera les soins, expliquant qu’il est directement connecté à Dieu.

À _ p qui déclare : Quand je pète les plombs, je pète les plombs et je ne me prends pas pour rien. Depuis que je suis passé de 10 pétards par jour à 4 pétards par jour, c’est moins le brouillard et j’arrive à mieux réfléchir ; je suis plus conscient de ce que je fais.

À _ q, brillant jeune homme occupant un métier en vue et dont la dépression s’évanouira à l’arrêt de l’usage de cette substance qu’il venait de découvrir.

À _ r, dont les deux enfants brillants finiront par vivre de petits boulots tout en infligeant de terribles souffrances morales à leurs parents (c’est l’un de mes confrères).

À_  s, qui ne bat plus sa femme depuis qu’il a arrêté le cannabis. Il était content.

À_  t, qui a tout cassé dans son quartier et a maintenant un travail qualifié et régulier et pense que tous ses malheurs sont venus du cannabis.

À_  t’ qui, ayant cessé de fumer, ne peut se résoudre à jeter ses plantes car il les trouve si belles et si charmantes.

À _ u, dont le fils mineur (15 ans) lui a expliqué que, lorsqu’il serait adulte, il apporterait le bonheur à l’humanité en l’inondant de cannabis.

À _ v, qui perdra un poste en vue et se rendra compte qu’il faut 18 mois pour être vraiment lavé du cannabis.

À _ v’, qui élève ses enfants en fumant cinq pétards par jour et déclare qu’elle se rend compte du mal que cela lui fait et qu’elle souhaiterait ardemment pouvoir arrêter mais qu’elle ne semble pas pouvoir se séparer de ce qu’elle considère comme un ami fidèle, un compagnon toujours là, comme le bon génie surgissant de la lampe d’Aladin.

À_  w, qui fera une réaction aversive à la première prise, lui faisant croire qu’elle est en train de devenir folle, qui fera un flash-back trois semaines plus tard et, ne comprenant rien au problème, aura toutes les peines du monde à être rassurée.

À _ x, qui aura de gros troubles anxieux après une seule prise, qui restera à traiter cinq ans plus tard et dont on ne saura jamais si, oui ou non, cela fut initié par le cannabis.

À _y, qui dut assommer son fils pour le faire interner et dont on ne saura jamais si le trouble fut causé par cette première et unique prise.

À _z, qui déclare : « mon copain, c’est ma poche et ma femme, c’est la came ». »

Je précise que je peux vous présenter toutes ces personnes.

« Aux milliers de morts causés par accident de la route du fait du cannabis et aux dizaines de milliers de blessés, aux défenestrés, aux incivilités, aux échecs scolaires, aux bébés dont le destin est scellé avant même d’être nés ».

Je vous donne maintenant les éléments d’épidémiologie qui me paraissent les plus importants et que j’ai relevés dans la thèse.

Une très belle étude anglaise semble intéressante. Elle a porté sur une ville de Nouvelle-Zélande, Dunedin, qui compte mille naissances par an. Arseneault, l’épidémiologiste en question, a pris les mille personnes nées en 1973 et a fait une étude dont la méthodologie est très rigoureuse. Il a pu ainsi démontrer (étude d’Arseneault sur une cohorte de 961 jeunes adultes) que le risque de délinquance violente rejoint les conclusions de Swanson. Il a comparé ainsi la prévalence d’épisodes agressifs du groupe témoin à celle des trois groupes dont les odds ratios correspondent aux chiffres suivants :

  • 3,9 pour les utilisateurs de marijuana,
  • 2,5 pour les éthyliques chroniques,
  • 1,9 pour les schizophrènes.

Cela veut dire que le cannabis est plus délictogène que les autres substances.

Je signale pour la petite histoire que Kelkal, l’agresseur du maire de Paris et l’auteur de la tuerie de la banlieue de Paris étaient tous des utilisateurs réguliers de cannabis, mais les médias ne l’indiquent qu’en tout petit. Comme je découpe les articles, j’ai à votre disposition un florilège d’actes délictueux commis sous cannabis. Je peux même vous présenter certaines personnes qui ne sont plus des délinquants mais qui l’ont été.

Tout cela était connu des anciens et est connu de la sagesse populaire. Je ne sais donc pas pourquoi on ne va pas plus loin.

Toujours dans le domaine de l’épidémiologie, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer l’étude dont on vous parle tout le temps et que vous n’avez sans doute jamais vue : l’étude d’Andreasson, un Suédois qui a suivi 50 000 conscrits pendant quinze ans et même vingt-cinq ans.

Cette étude démontre que, pour les sujets sans cannabis, on est aux alentours de cinq cas de schizophrénie pour mille patients alors que, dans le groupe qui prend plus de cinquante joints, on en est à trente cas de schizophrénie pour mille patients.

L’étude d’Andreasson est tellement rigoureuse qu’aucun épidémiologiste a pu la démonter. Ils sont « échec et mat » devant Andreasson. Beaucoup d’autres études montrent la même chose mais n’ont pas la méthodologie rigoureuse exigée aujourd’hui pour pouvoir parler. Vous savez en effet que l’on est actuellement très exigeant et qu’on n’applique pas facilement le principe de précaution.

3) – J’en viens à ce qui a changé lors des cinq dernières années avec l’arrivée des neurosciences.

Les observations des sujets sous cannabis démontrent un continuum qui va de la simple altération des fonctions cognitives (tous les tests le démontrent), à la schizophrénie en passant par paranoïa, dépression, angoisse, échec scolaire, désinsertion sociale, etc.

Je précise que les fonctions cognitives sous-tendent toute notre activité mentale et sont divisées en cinq éléments : le langage, la mémoire, l’attention, les praxies (c’est-à-dire la capacité à faire des gestes) et les fonctions exécutives (c’est-à-dire les fonctions organisatrices supérieures, celles qui sont hébergées par les aires préfrontales, la partie du cerveau qui nous sépare des singes). Les fonctions exécutives sont celles qui nous permettent de nous projeter très loin dans l’avenir en allant chercher des éléments dans le passé et en considérant les autres comme d’autres humains.

On note également des alcoolisations du fait de la baisse de la sérotonine (je précise que le prozac et les antidépresseurs font remonter la sérotonine dans le cerveau). C’est une équipe Inserm de la Pitié-Salpêtrière (le hasard fait parfois bien les choses : elle est dirigée par Mme Lanfumey-Mongredien, que vous pouvez contacter si vous le souhaitez) qui a démontré la baisse de la sérotonine sous cannabis. Comme l’alcool fait remonter la sérotonine, c’est la raison pour laquelle on a des alcoolisations massives chez les jeunes aujourd’hui : pour corriger l’effet du pétard, ils boivent de l’alcool. Quand vous avez les deux effets, je vous laisse imaginer ce qui peut se passer…

Dans le meilleur des cas, on a une atteinte des seuls fonctions méta-exécutives, c’est-à-dire celles qu’on n’explore que par la confrontation au réel. A ce propos, Baudelaire disait : « Le haschich rend la société inutile à l’homme et l’homme inutile à la société ». Cela veut dire que, lorsque vous n’avez pas de fonction exécutive et que vos aires préfrontales ne fonctionnent pas bien, on n’est plus un zoon politicon, « un animal fait pour vivre en société ». On est prisonnier du présent et les autres n’ont pas d’existence réelle.

On sait maintenant tout cela et il est extraordinaire de voir tout ce qui est tombé ces deux dernières années et qui vient essentiellement des Etats-Unis.

On observe également une modification de la transduction du signal. Quand le cannabis arrive sur la membrane du neurone, on a une cascade biochimique dans le cytoplasme qui arrive dans le noyau et qui va activer des gènes dits d’induction rapide qui vont eux-mêmes modifier l’expression de 49 gènes. C’est le résultat de l’étude de Kittler, qui a été publiée il y a un an. Quarante-neuf gènes ont donc une expression altérée sous cannabis, dont certains sont clairement identifiés comme impliqués dans la genèse neurobiologique de la dépendance.

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Rajout en date du 27 octobre 2015

Commentaire de Dora

22 comments to Cannabis (2)- Une commission d’enquête en 2003.

  • Dora

    Pendant que des journalistes croupissent dans les prisons Marocaines, Najat Vallaud Belkacem siège bien sagement au CCMEF, Conseil Communautaire des Marocains en France, représentant le roi auprès de sa communauté. Nous avons des doutes quant à ses capacités de nouvelle ministre en charge de l’Education, c’est à dire de nos écoles, collèges et lycées Français, à soulever la question du trafic de cannabis, qui pourrit la vie de tous les établissements du secondaire, de tous les quartiers, de chaque village en France sans aucune exception. L’usage du cannabis par les jeunes français dès l’âge de 11 ans constitue un facteur important de la dégradation de notre pays dans les résultats des tests PISA en 2014. Nous sommes classés les premiers en Europe pour la consommation de cette drogue chez les jeunes de 12 à 28 ans.

  • Dora

    En France, les moins de 28 ans représentent 1 conducteur sur 11 en France, or il en meurt 1 sur 4 sur les routes. Comme Jean-Luc Saladin l’explique à partir des études récentes sur le cannabis, la consommation d’alcool vient compenser le déficit en sérotonine provoqué par l’usage du cannabis. Cela a pour effet de multiplier les risques d’accident. Le stockage du THC dans le cerveau n’est pas connu des consommateurs.
    C’est pourquoi une campagne de prévention et d’information devrait être renouvelée chaque année sur toutes les chaînes hertziennes et à l’école dès l’école primaire.

  • Cosette

    Salut Dora,

    Avez-vous senti récemment des morceaux de cannabis, c’est horrible ça sent le pneu cramé. (c’est pour cette raison, je pense, que de plus en plus de gens font leur petite culture perso).

    Rien étonnant, puisque, comme je le signalais au jardin du 7
    C’est dans le haschich marocain que l’on trouve le plus d’adjuvants nocifs, tels que médicaments psychotropes, cirage, cire, colle, huile de vidange, henné. La fameuse « savonnette » qui était très répandue en France dans les années 1990, était souvent composée de feuilles de cannabis pulvérisées, liées avec de la paraffine ou de l’huile de vidange, auxquelles on ajoutait des médicaments pour l’effet.

    Donc sûrement rien à voir avec ce que consommaient les Scythes, les Chinois à l’époque de la dynastie Chou, les Assyriens, les Arabes des temps anciens, le Vieux de la Montagne etc

    Nos savants dans leurs observations et analyses des effets du cannabis ont-ils pris en compte ces rajouts?

    • Dora

      Les études citées par le médecin ont été réalisées à partir de l’extrait pur de la plante. Comme il est précisé dans la première partie, les plantes cultivées au Maroc, en Afghanistan, aux Pays Bas et dans les placards des appartements en France ont été modifiées génétiquement. Elles n’ont plus rien à voir avec celles qui étaient cultivées naturellement au siècle dernier et même dans les premiers siècles.
      La question cruciale, en dehors de celle des additifs, c’est celle de l’effet-dose. D’un côté, pour obtenir le même effet de relaxation, si cet effet-là a été observé et recherché par l’usager dans les premiers mois de consommation, celui-ci va devoir multiplier les prises. A l’autre bout de la chaîne, les producteurs mafieux cherchent à produire le maximum d’effets dès les premières consommations en modifiant le génome de la plante.
      On ne peut pas nier l’escalade et la prise de risque maximum dans un tel contexte.
      Donc culture perso ou pas, on se trouve bien face à un engrenage, à une machine infernale.
      Comme le consommateur perd toute notion de l’altérité, il ne voit pas les conséquences sur son entourage. Il y a bien une rencontre avec un produit addictif aux effets délétères.

    • Dora

      La réponse du médecin concernant les additifs sera lisible dans un des prochains dossiers
      .

    • Dora

      La savonnette existe toujours, demandez aux stups, ils peuvent vous en faire sniffer quelques exemplaires si vous êtes experte en additifs.
      Si par malheur, vous avez un adolescent chez vous qui en cache quelques exemplaires, il faut réagir au plus vite car vous risquez gros et lui d’être trucidé s’il ne marche pas droit avec les chefs de gang. Mieux vaut prévoir un déménagement en catimini plus un changement d’identité!!!

  • Léon

    Je n’y avais évidemment pas pensé mais de là à faire un lien entre la violence nouvelle des banlieues et la consommation de cannabis qui y a lieu… j’avais toujours en vue l’état idiot, hilare et prostré du consommateur ( et donc inoffensif). Il va falloir réviser mon approche.

    • Dora

      Bonjour Léon,
      Quand les « BAC » sont parvenues de nouveau à infiltrer les cités et choper quelques têtes de trafic, les réseaux se sont reconstitués dans les zones plus éloignées, petites villes de province ou carrément les villages.
      Si la question est si complexe, c’est que la peur est présente partout, et que les gens ou les responsables se protègent ou veulent protéger leur famille. Les produits ne sont plus les mêmes, et les petits revendeurs ont tous les produits. Si tu regardes bien autour de toi, personne n’en parle, ou bien les gens rient lorsque ce nom est prononcé. Pendant ce temps-là, des jeunes vont le payer toute leur vie, s’ils ne meurent pas sur la route.
      Lorsque la violence arrive avec le cannabis dans une famille, les parents se taisent et subissent le plus souvent, avant de demander de l’aide. On les a laissés pendant des années avec des structures d’aide insuffisantes et la honte pour tout bagage : 3 Maisons de l’Adolescent pour toute la France, et des services d’accueil débordés. Des éducateurs mal ou pas du tout formés tenant parfois un discours de banalisation.
      La politique du chiffre de Sarkozy a fait de gros dégâts, car remonter une filière, cela nécessite des moyens sur le long terme, un nombre important d’heures de planques avec la nécessité de prendre les gens sur le fait, donc pas de résultats à afficher!!! Nous avons perdu beaucoup de temps sur cette question de l’augmentation des usages pendant qu’il était au Ministère de la justice puis à la Présidence. Ses effets d’annonce sur la guerre à la drogue ont été en fait accompagnés du démantèlement de la police de proximité dans les quartiers à risque, mise en place sous le gouvernement Jospin. Des fonctionnaires qui, dans l’ensemble avaient plus un rôle de prévention, de mise en garde et de dialogue avec les familles. Lionel Jospin a été le premier à parler d’incivilités.
      C’est à cette période que le collège est devenu le maillon faible du système éducatif français.
      En 2005, c’est grâce à la ténacité d’une mère, désespérée mais n’ayant pas voulu baisser les bras, qu’un premier procès eut lieu dans une grande ville de province. Elle avait mis au point une stratégie pour appeler les stups depuis une cabine, récupérer les photos des revendeurs s’infiltrant dans les soirées de jeunes adolescents de 14-15 ans.
      La drogue, c’est comme pour la manipulation mentale des groupes sectaires, plus tu accroches les plus jeunes en nombre, plus tu es sûr de fidéliser.
      Contrairement aux années 70, aujourd’hui dans toutes les soirées, dans tous les lycées et collèges, tout le monde connaît les revendeurs.

  • D. Furtif

    Merci Dora ….
    Il va falloir que je me mette à la vérification d’une rumeur …
    Qui possède les terres productrices de cannabis au Maroc….
    Où quand et comment le produit est-il conditionné avant d’être chargés dans les milliers de véhicules qui le répandent dans toute l’Europe…

  • D. Furtif

    Un extrait d’article de l’EXpress qui mérite d’être connu
    .

    Il y a huit ans, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Maroc était le premier producteur mondial de cannabis, avec 3 070 tonnes et 134 000 hectares de terres cultivées. Après la publication de ce rapport, les autorités marocaines ont accentué la répression, sous la pression de l’Union européenne. En 2005, seules 1 066 tonnes étaient récoltées, cultivées sur 72 500 hectares. Mais la même année, l’antenne marocaine de l’Onudc est fermée, sans explications. Depuis, aucune enquête de terrain n’a été conduite. Dans son rapport 2010, publié en juin dernier, l’ONUDC estime à 877 tonnes la quantité de haschich récolté, sur 60 000 hectares, en 2008, tandis que les surfaces cultivées seraient tombées à 47 500 hectares l’année suivante. Dans le même temps, le bureau des Nations unies relève que les exportations du Maroc vers le Vieux Continent sont restées à peu près au même niveau.
    En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/maroc-dans-le-fief-du-cannabis_1048409.html#AL7TlVJ6lC1Seqcl.99

  • D. Furtif

    Ahhh je savais bien que je n’avais pas rêvé….
    .
    Extrait de l’article

    Dans son numéro du 3 novembre 1995, Le Monde publiait un article traitant d’une version confidentielle d’un rapport de l’Observatoire géopolitique des drogues (OGD) sur la production et le trafic de drogue au Maroc. Ce rapport avait été rédigé à la demande de la Commission des Communautés européennes. L’article, dont le sous-titre était « Un rapport confidentiel met en cause l’entourage du roi Hassan II » remettait en question la résolution des autorités marocaines, et principalement du roi, de combattre l’accroissement du trafic de drogue sur le territoire marocain. A la demande du roi du Maroc, des poursuites pénales avaient été intentées contre Le Monde. M. Colombani, directeur de publication, et M. Incyan, auteur de l’article, ont été condamnés par la cour d’appel de Paris en vertu de l’article 36 de la loi du 29 juillet 1881 pour insulte à un chef d’Etat étranger. Selon la cour, le journaliste n’avait pas vérifié les allégations publiées et l’article était considéré comme empreint d’intention malveillante.

    • Dora

      Bonjour Furtif,
      Un journaliste marocain a été emprisonné après avoir révélé l’installation de chefs de gang des trafics à la chambre des députés marocaine. Ils s’étaient donc présentés aux élections, puisqu’on prétend que le Maroc est une démocratie?

    • Dora

      J’ai perdu le lien, donc le nom du journaliste, dont voici un extrait : « J’ai dénoncé l’implication de dignitaires marocains dans un trafic mondial de drogues et l’intrusion de certains trafiquants au sein du parlement marocain pour user de la politique comme d’un moyen de facilitation de leur commerce illégal. Suite à ces mêmes déclarations, des dizaines d’agents de sécurité marocains, dont certains appartenant à l’armée, ont été arrêtés, avant que je ne les rejoigne ensuite dans la même prison.
      De plus, j’ai fourni à la cour pour ma défense des déclarations de responsables de partis politiques participant au gouvernement et qui confirment l’irruption sur la scène politique de barons de la drogue, dont un témoignage de l’un d’entre eux à la deuxième chaine marocaine où il affirme que près du tiers du parlement marocain était infiltré par des trafiquants. Seulement, la cour n’a pas pris en compte ces éléments, et m’a condamné. »
      De toute façons, certains dirigeants et certaines directions de banques sont impliqués partout en Europe, ne serait-ce que pour le blanchiment.
      La tentation de la dépénalisation semble bien plus liée à l’argent qu’aux questions de santé.

  • Cosette

    Autre drogue de plus en plus présente en France.

    lemonde.fr/sante/article/2013/03/01/consommation-confidentielle-mais-saisies-record-le-khat-s-installe-en-france_
    (extraits)
    Le khat (L’effet est proche de celui des amphétamines).
    Ses substances psychoactives incluent notamment la cathinone que l’on retrouve dans certaines drogues de synthèse, explique Julie-Emilie Adès, responsable à l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Une consommation excessive peut entraîner de graves troubles psychologiques. Des hallucinations peuvent survenir après l’absorption mais aussi lors des périodes de sevrage. Dans le langage des « brouteurs » de khat, on les appelle « doubab ». En Somalie, ça signifie cauchemar.

    Depuis le 4 janvier, un nouveau paramètre est venu compliquer la donne pour les trafiquants français : aux Pays-Bas, le khat est devenu illégal. La seule porte d’entrée encore fiable est désormais Heathrow, l’aéroport de Londres. En Grande-Bretagne, où une importante communauté somalienne se concentre dans la capitale, le khat est toujours autorisé. En 2011, près de 3 000 tonnes de feuilles y ont été débarquées, soit près de 57,7 tonnes par semaine. Depuis 2013, le « khat français » traverse donc la Manche, comme le prouvent les récentes saisies. Le 4 février, 863 kg ont été découverts à Calais dans un fourgon débarquant d’un ferry en provenance de Douvres. Le 8 février, la plus forte saisie réalisée en France (1 017 kg) a été interceptée dans un van immatriculé en Grande-Bretagne.

    Trafic de khat : ils plaident la « consommation culturelle »
    midilibre.fr/2012/01/22/trafic-de-khat-ils-plaident-la-consommation-culturelle

  • Dora

    Après avoir simulé la surprise des chiffres et informations lues dans les rapports des organismes internationaux, j’aime bien leur conclusion : cela ne rapporterait que 2% aux pays producteurs, sous-entendu au Maroc. Alors, pourquoi ne remplacent-ils pas les plants de sativa par des pieds de tomate ou de kiwi, si cela rapporte si peu? Au moins, cela nourrirait la population, et l’excédent rapporterait plus que le kif, vu ce qu’ils affirment!!! 😯 😆 🙁

    • Cosette

      En tout cas c’est très intéressant de parler de ce sujet, les drogues.

      Même si sur certains détails, on ne sera peut-être pas tout à fait d’accord. Par exemple, pour la violence. Pour ce que j’en ai vu, et voit encore, ce sont pour une grande majorité les dealers entre eux qui sont violents (guerre de territoire, prise de clients, la jalousie aussi… et faut voir comment dans les cités de banlieue tout ce sait extrêmement rapidement « le bruit court » des vraies pipelettes). Les consommateurs, pour ce que je sais/vois, peuvent être comme le dit Léon, dans l’état idiot, hilare et prostré. Beaucoup parmi les consommateurs des 30/50 ans bossent, des clients pour la plupart « inoffensifs » pour leurs voisins ou leurs entourages.

      Parmi les clients il y aurait beaucoup à raconter.
      Je me souviens de ce type des banlieues qui se faisait des couilles en OR massif, il s’était fait une clientèle de « vedettes » du petit écran. (Faut que je vous retrouve les nartiks).
      Et que dire de ces présentateurs de télé qui depuis des années, depuis la naissance de canal+ je dirais, ont incité toute la société à voir les drogues comme quelque chose de « Cool ».

      • Dora

        Mais voilà, Cosette, entre les jeunes et adultes de 30 et 50 ans dont tu parles et qui ont tout de même besoin d’une béquille, et les gamins qui ont commencé vers 13, 14 ans, elle est là la différence. Un collégien usager depuis la 6ème (et revendeur par nécessité, c’est souvent le cas), maintenu au collège jusqu’à ses 16 ans parce que l’état ne se donne pas les moyens de faire autrement, ira directement en fin de 3ème (année 2009) dans la structure pour mineurs de la prison parce qu’en plus il frappait sa mère, donc objet d’une condamnation au Tribunal pour mineurs. Et peut-être même pas parce qu’il dealait! Celui qu’il avait entraîné en 5ème à consommer, ira de galère en galère.
        Depuis les années 2000, on observe des faits qui étaient totalement improbables auparavant, avec une augmentation des plaintes de jeunes filles ou jeunes femmes dues à des actes de violence de leur copain ou compagnon.
        Une jeune fille prépare une fête pour ses 20 ans. Sa mère, une collègue, se retrouve menacée (couteau appuyée sur la carotide) dans la rue, par un jeune voisin n’ayant pourtant pas de relation avec sa fille, et lui reprochant de ne pas avoir été invité. C’est l’intolérance à la contrariété, un des effets du THC, qui entraîne les actes de violence.
        Un jeune de 17 ans surpris par ses parents car il emportait la chaîne hi-fi et le magnétoscope, menace sa mère d’un couteau après l’avoir ceinturée, et exige du père qu’il transporte les objets jusqu’à la voiture où se tenait un complice majeur.
        Un homme âgé appelle le médecin car il ne parvient pas à décrocher son petit fils (22 ans) du velux où il s’est hissé pour se jeter du toit. Après l’intervention du médecin, le grand-père trouvera des sachets qu’il brûle dans la cheminée. Il mourra 2 semaines plus tard d’un infarctus. Tous ces faits se déroulent dans un quartier pavillonnaire, environnement de campagne, dans des milieux où les parents travaillent, dans des familles sans problèmes.
        Si les médecins des URML se sont mobilisés pendant une année entière (colloques, commissions, intervention auprès des ministères) en 2003 et 2004, c’est bien parce que, non seulement chez leurs propres enfants, dans leur entourage et les consultations, les drames se multipliaient. Il ne s’agissait plus de jeunes adultes sachant faire la différence entre les soirées festives et la vie normale demandant des efforts, mais d’ adolescents dont la personnalité, au lieu de se construire, se détruisait avec l’usage du cannabis.

  • Fabien

    Bonjour à tous et à toutes.
    Il y a bien un début de solution, mais elle ne plaira pas: punir très sévèrement la demande.

  • Dora

    Bonjour Fabien,
    Veux-tu dire qu’il faudrait revenir sur le décret mettant en place la contravention pour simple usage? Je ne sais pas si elle s’adresse à la fois à l’acheteur et à l’usager sur la voie publique. Il me semblait que la contravention colmatait le vide juridique dangereux qui régnait jusque là en France où un produit interdit à la vente avait gagné le moindre espace où évolue la jeunesse. Tu penserais qu’il faudrait aller plus loin?
    Je pense que le problème est vraiment complexe, surtout quand on le prend du côté de l’offre, à savoir les relations entre les gouvernements français successifs depuis 20 ans et le roi du Maroc.
    En France, dans les année 90, quand plusieurs têtes de réseaux et revendeurs de première classe ont fait de très longs séjours en prison, leurs confrères encore libres ont trouvé l’astuce pour ne pas risquer d’y retourner: embaucher les mineurs.
    Bien que la vente de drogue soit, il me semble, considérée comme un crime, les mineurs sont rarement condamnés et emprisonnés pour la revente. C’est une brèche immense qu’ils ont réussi à ouvrir, pour en plus placer leurs jeunes recrues (dès 10-11 ans) au plus près de la clientèle potentielle et la plus fragile : dans les collèges et les lycées. Ils grandiront en même temps que leurs victimes, invités dans toutes les fêtes et les luxueux appartements.
    Je pense que si des parents, au lieu de s’attaquer aux profs en décortiquant les programmes de leur chérubin, avaient porté plainte contre les chefs d’établissement gardant les trafiquants entre leurs murs, ou les refilant à l’établissement voisin en connaissant le danger qu’ils représentent, on n’en serait pas là.
    Tous les responsables des structures accueillant la jeunesse en France sont concernés : l’ Education Nationale, les Structures de Loisir comme l’UCPA (qui engrange des super bénéfices dans des super centres où se côtoient plusieurs centaines d’adolescents et jeunes adultes, 700 à 800, avec un minimum de personnel. Un vrai scandale! La drogue y coule à flots, les mineurs s’égaient dans les bars le soir, même quand les parents demandent à ce qu’ils restent dans le centre. Ceux dont le séjour a été payé par la caisse d’allocations familiale arrivent avec la marchandise, et repartent avec les poches bourrées de billets. On ne peut pas compter les mégots qui maculent la neige à côté de la porte d’entrée. Il n’existe aucun affichage ni réunion de prévention ni de mise en garde ou rappel à la loi, c’est la loi du tout fric, du tout bénef qui règne. Un directeur de séjour pour adolescents (13-14 ans) avait ricané lorsqu’un parent avait soulevé la question des drogues.
    Lors des stages BAFA, on laisse les postulants (à un emploi d’animation dans un centre de vacances) s’amuser lors d’une soirée, boire de l’alcool et fumer des joints, sans mise en garde ni contrôle d’un adulte majeur. A croire que dans cet organisme, tout le monde a les mêmes pratiques. Il ne faut pas s’étonner que la fréquentation des colonies de vacances ait diminué au point de mettre en difficulté certaines structures, même si l’on invoque comme raison le coût de la mise aux normes des bâtiments. Il faut voir ce qu’est devenue l’éducation populaire : un refuge pour jeunes en perdition qui décrochent leur bafa (payé par la caisse d’alloc.) avec de la résine plein les poches.
    Par curiosité, lorsque vous séjournez dans un village où se trouve un de ces centres, trainez-y tout près, vous n’en croirez pas vos yeux!!!.

    • Fabien

      Bonjour Dora.
      Oui je suis pour une prohibition totale, un état où pourvoyeurs et consommateurs seraient sévèrement punis. Sinon c’est perdu d’avance. C’est à force de banaliser ce fléau que l’on en est là.
      Frapper un grand coup et dire stop!
      J’en ai marre d’entendre « le pauvre petit consommateur victime du méchant dealer. » Si on attaque la demande de façon dure et implacable le phénomène perdra de son ampleur. D’autant plus que le cannabis n’est pas une tradition culturelle chez nous. En France c’est l’alcool.

      En bref: Tu te fais chopper avec un joint: tu manges chaud. Et on envoie chier tous les connards biens pensants qui se torturent les méninges pour trouver des excuses à tous les consommateurs. prisons, centres fermés gérés par l’armée, amende, confiscation des biens, travail forcé.
      A crise grave, attitude ferme et intraitable.
      mais de toute façon on n’en prend pas le chemin et je le dis, c’est un combat perdu.

  • Dora

    Dans la vidéo des années 70 où Cohn-Bendit parle des jeunes enfants en leur prêtant des comportements « érotisés » ou « érotisants » , ce qui démontre qu’il ne connaît rien à l’enfance, il avoue prendre du cannabis, même juste avant l’émission.
    Désinhibition, suppression des barrières morales et des tabous respectés par toutes les sociétés depuis les temps les plus anciens : voilà ce qu’il prône devant des millions de téléspectateurs.
    Si les Chinois en ont interdit l’usage il y a 3000 ans, c’est bien parce qu’ils en ont constaté les conséquences : désordres mentaux, comportements asociaux et violence. Pas de chance pour eux, les anglais leur ont apporté l’opium du Moyen-Orient pour conquérir le pays et étendre vers l’est l’Empire Britannique.