Héritage , naufrage et beautés , l’apothéose inattendue des Plantagenêts 3

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Trop de beautés

Que l’Histoire se réduise à « le successeur prend la suite du précédent » ne mérite guère qu’on s’y arrête sauf si on partage le goût pour la lecture des annuaires ou des indicateurs de chemins de fer. On peut aussi rêver d’aller dénicher les secrets de famille les plus crapoteux , perversion partagée par bien des historiens . Le nom de la sœur de la servante , du valet de chambre rien ne doit manquer. On en a de ce genre là. On a aussi ceux qui vous assomment avec les variations du prix du blé et le dépouillement de toutes les mercuriales de telle place ou de tel port…de quoi faire fuir les amateurs sans défense.

Il y a là, c’est assuré, de quoi désespérer Billancourt même si on lui dit que l’Histoire passée à la moulinette du matérialisme historique est un truc qui marche à tous les coups. Et on lui a dit , hélas , bien trop souvent.

Le seul intérêt que puisse y trouver le passant peu motivé est le regard , l’approche, l’enchaînement nouveau voire le lien complètement farfelu , le machin enfin suffisamment incongru pour que des amis y prêtent l’oreille. Surprenons les un peu. C’est de cette manière que je suis entré en Histoire. Depuis, le vieillard libidineux que je suis avoue son penchant pour l’aventure de certaines femmes,

  • Hatchepsout et sa manière de s’insérer entre les Thoutmes,
  • Anne d’Autriche arme de guerre contre la France installée dans le lit de Louis XIII par la volonté de Marie de Médicis et Philippe III et qui pendant presque 20 ans fut un « grand roi » de France selon son fils qui ne distribuait qu’avec parcimonie ce genre de compliments.
  • Ts’eu-hi la maléfique qui fit tout pour détruire la Chine et qui y arriva.

Oui mais alors , les Plantagenêts dans tout ça ?  .

Comme les règles académiques, classiques …que dis-je classiques , antiques, nous y contraignent , soumettons nous à leurs lois, mais…. dynamitons l’exercice. En reconnaissant ce que la tentative peut avoir de désespéré .

Raconter la suite de l’Histoire des Plantagenêts sans passer par les ornières dénoncées plus haut.

Or donc, les Plantagnêts ; Oyez oyez

La couronne unifiée de Normandie et d’Angleterre passe sur la tête du jeune Henri dit le deuxième, fils d’une veuve Normande accessoirement emperesse d’Allemagne et d’ un Angevin surnommé Plantagenêt.

Il fait sacrer son épouse la belle Aliénor d’Aquitaine il aura plusieurs fils.

Ses fils s’uniront avec l’appui de leur mère pour lui faire la guerre. C’est un peu l’histoire des 3 fils du Conquérant mais en mieux puisque la maman s’en mêle.

Les fils se rendront à merci et la femme sera mise en prison. Ach die Liebe ! C’est trop d’amour !

Puis, le père mort dans le dénuement le plus complet, les frères trouveront tous les prétextes pour se mettre des bâtons dans les roues (voir votre film de Robin des Bois préféré). Même si Robin n’a que peu de réalité historique ça vous donnera une idée de l’ambiance de cette fin de XIIème siècle.

Le « bon » roi Richard un quart Normand, un quart Angevin, une moitié Poitevin ne se privera pas de tondre ses ouailles anglo-saxones pour payer ses vacances . Ne pas oublier qu’en face chez la Capétiens une grande part « du sang » est ukrainienne.

Le roi Jean ( le petit dernier) pratiquant avec un peu plus d’efficacité que les autres une très sévère fiscalité s’attirera la haine des barons dont il entamait la part de gâteau fiscal, et sacrilège supplémentaire il rognait même sur les revenus des prélats.

Dans la kyrielle d’Henry et d’Edouard qui suivra nous retiendrons Edward the second ( le mari de Sophie Marceau :Isabelle de France fille de Philippe le Bel) qui mourut d’une assez désagréable façon

Cette dynastie possède des caractères bien à elle.

Un Prince rencontre toujours l’hostilité de ses barons, et de ses fils, comme tout bon roi féodal, mais aussi celle de son épouse ( Aliénor et Isabelle) celle de sa propre famille : les Lancaster ( leur Valois à eux)

La Dynastie s’éteindra en se dissolvant dans son propre sang au cours d’un affrontement fameux au milieu et à la fin du XVème siècle : la Guerre des deux Roses ( York vs Lancaster)

Cette maladie des Princes féodaux de dissoudre l’État dans des successions partageuses remontant aux pratiques barbares germaniques me sidère encore. Les Plantagenêts suivaient les usages Normands et Francs ( il faut se rappeler les conflits entre frères des Mérovingiens, voire pire encore, entre belles sœurs) Offrir l’apanage bourguignon à un de ses fils par Jean le Bon conduit directement à la Guerre de Cent ans deuxième partie , de là à Charles le Téméraire et à Charles Quint. Ajouté à ça, cette dissolution de la puissance civile ne manquait pas d’être enseignée instillée et soutenue par la politique générale de l’Église dont les chefs révèrent longtemps d’une sorte de Califat en Europe chrétienne jusqu’au Borgia. Ils se seraient bien gardés de telles exigences à Constantinople. Du genre même pas en rêve.

Je concède la légèreté théorique et scientifique de cette vision mais elle éclaire beaucoup de choses et justifie à mes yeux l’accès au pouvoir d’une couche sociale nouvelle  qui aura tout essayé pour s’intégrer au système, avant que, poussée par les événements elle ne se résolvent à prendre le pouvoir :la Bourgeoisie.

Elle passa ensuite ¾ de siècle à s’excuser et à chercher si il n’y aurait pas moyen ….

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Mais zalors pourquoi s’arrêter aux Plantagenêts si ce ne sont que des crétins de féodaux comme les autres ?

Bin c’est que…

J’ai trouvé très curieux

  • que la gloire de cette famille angevine trouve l’origine de sa splendeur chez son ennemi juré : le Normand.
  • que ces fils de Vikings , connu pour leur science de la navigation engloutissent leur destin familial dans un naufrage .

C’est le petit bout de la lorgnette mais il a suffi à m’arrêter.

L’autre motif vous le connaissez , vous le partagez bon gré mal gré depuis des années sur Disons : mon intérêt pour les femmes.

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Ici, elles se manifestent en tordant la règle de fer qui leur était imposée par l’Église et par leur brutes épaisses de pères, maris et frères. De près ou de loin une belle brochette joua un rôle essentiel dans l’accession des Plantagenêts au podium de la couronne d’Angleterre. Par l’influence sur leur époque ou par leur intervention directe elles méritent de trouver leur place ici

Alors ?

Qu’avons nous en magasin ?

  • Une veuve qui impose sa vie en concubinage
  • Une veuve complice de son propre rapt
  • Une orpheline mariée de force qui organise son rapt pour devenir bigame
  • Une femme mariée qui abandonne le domicile conjugal pour marier sa fille avec le fils de son concubin
  • Une vraie divorcée qui appelle au secours
  • Plus tard nous aurons une femme qui organise la mort curieuse de son époux avec son amant.

1- Commençons par une de mes préférées . Nous l’avons déjà rencontrée.

Elle était reine de France et s’appelait Anne, elle venait de Kiev.Une fois veuve elle se mit en ménage avec un vassal, assez puissant mais vassal tout de même. Scandale, menaces générales venant de l’Église , venant même de son fils Philippe 1er, roi de France.

Mais ce dernier tempéra ses velléités machistes à l’occasion d’une rencontre que nous verrons plus tard.

2-Passons à la suivante

Fille du comte d’Evreux, Agnes était une vassale du Duc de Normandie ; devenue veuve elle reçut sans déplaisir la demande d’un voisin Simon 1er de Montfort, lui tout proche des Capétiens.Montfort : tout le monde connaît celui qui s’illustrera 130 ans plus en Albigeois . Le père , vassal de Courteheuse, ne pouvait que refuser. Alors Agnès, avec l’aide du frère de son mari mort, combina un faux enlèvement par Simon . En échange son beauf reçut la main de la sœur de Simon. Le mariage se fit sans protestation du père mais sans sa présence. Sa fille Agnès était casée et le cas ne méritait pas de déclencher une guerre avec le Capétien. On eut deux deux mariages croisés entre vassaux des deux bords

  • Agnès et Simon
  • et entre la soeur de Simon et et le beau-fère d’Agnès

Remarquons que le beau-frère demeure le beau-frère

Le couple Agnès et Simon eut une filles Bertrade .

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3- Ne nous noyons pas dans les détails

Le malheur voulut que Bertade , la toute belle Bertrade , la somptueuse , devint orpheline de ses deux parents et passa ainsi sous la tutelle de son oncle maternel le puissant Comte d’Evreux….

Pendant ce temps les trois fils du Conquérant jouaient à leur jeu favori : se faire la guerre entre eux. Courteheuse avait des difficultés avec le gens du Maine qui refusaient sa bienveillante autorité et sa plus que charitable fiscalité.

On ne peut pas faire plus malveillant que ces gens du Maine

Bertrade de Monfort

Alors, comme on le sollicite et comme il est en pleine négociations Foulques négocie.

Pour le coup de main à Courteheuse c’est d’accord mais, comme il vient de répudier sa 4è ou 5è femme il ne serait pas contre épouser Bertrade le jeune tendron de 17 ans qui vit chez les Comte d’Evreux.

Si il n’y a que ça !

Marché conclu !

La pauvre Bertrade née en 1070 entre dans la couche du rugueux Foulque né en 1043. Elle lui donna deux enfants. Elle est l’ancêtre des Plantagenêts , mère de Foulques V et grand mère de Geoffroy le bel porteur de genêt et arrière grand mère de Henri II Plantagenêt .

Mais les aventures de Bertrade ne s’arrêtent pas là. Aux alentours de 1092 , ayant donné le jour à un fils du Réchin , craignant le sort de ses précédentes épouses, ou jouant une carte magistrale, elle lançe un appel au secours au seul qui pouvait lui répondre.

Philippe 1er roi de France lassé de son épouse frisonne , qu’il vient de répudier. Cette « formalité » accomplie il enlève et épouse immédiatement Bertrade. L’Église ne va pas laisser passer ça !!

Elle multiplie les conciles pour obliger Philippe à rendre Betrade au Réchin . C’est à cette occasion que Guillaume le Troubadour Comte de Poitiers joue à un de ses jeux favoris : botter l’arrière train des Prélats réunis en sa bonne ville de Poitiers.

En filant un coup de main à coups de pieds vers 1100 au Capétien le troubadour ne se doutait pas que lui aussi posait les premières briques de ce qui deviendrait l’Empire Plantagenêts.

4 – Le Troubadour grand noceur paillard accessoirement homme de Lettres ne pouvait pas imaginer comment il allait se trouver, sans le savoir, imbriqué dans les plans d’un autre lettré Henri Beauclerc, celui qui n’aurait jamais dû être roi mais qui le sera en ce soir de Noël 1120 ( voir 1er chapitre) La chronologie assure qu’aucun d’eux ne le sut jamais.

Un jour de 1115 où il rendait visite à son vassal de Châtellerault il tomba fou d’amour de la belle épouse de ce dernier. Elle était une jeune et mère de famille et s’appelait Dangereuse. Dangereuse de l’île Bouchard , un fief Angevin à cheval sur la basse Vienne.Fou d’elle et de sa beauté le comte de Poitiers   parvint même à apaiser son propre fils inquiet de la répudiation de sa mère « Pipa » de Toulouse.

Les deux concubins , Le Troubadour et Dangereuse tous deux adultères et concubins notoires , trouvèrent avisé de marier le fils de l’un

  • Guillaume X
  • avec la fille de l’autre Alienor de Chatellerault.

L’Église se trouva alors dans une situation curieuse .

Elle pouvait multiplier les remontrances , ses objurgations , ses conciles il lui manquait une pièce essentielle, qu’on n’a toujours pas retrouvée d’ailleurs

L’époux de Dangereuse n’a laissé nulle trace de ses protestations . Très gênant pour un procès d’adultère voire de bigamie. Or on sait que selon les règles d’annulation de l’époque fixées par les clercs toute union hétéro sexuelle un peu harmonieuse est suspecte de péché de concupiscence . Voir Jean Paul II.

  • Soit l’Église continuait à déclarer nul le mariage du Troubadour avec Dangereuse pour adultère et bigamie ce qui exemptait leur enfants du péché d’inceste
  • Soit s’opposant au mariage des enfants elle validait ou reconnaissait implicitement le mariage des parents. On avait pourtant trouvé de l’inceste et on en trouverait dans bien d’autres mariages.

Ça commençait à faire beaucoup et la papauté était fort accaparée par ses affaires d’Allemagne !

Les cas dans ce genre, en général, étaient souvent tranchés par la force, mais, en ce cas particulier là, l’Église en manquait. Ajouter un duc d’Aquitaine à l’Empereur d’Allemagne cela faisait un peu trop, d’autant que le roi de France ne trouvait rien à redire à la conduite du Troubadour.

Petit intermède paisible…

Enfin …paisible ? N’employons pas de mots excessifs.

Eleanore de Châtellerault et son époux d’Aquitaine connurent une vie paisible . Ils eurent une enfant Alienor d’Aquitaine….Elle connut le sort cruel de Bertrade de Monfort : se retrouver orpheline de ses deux parents et soumise à la loi féodale de passage sous la tutelle du Suzerain en titre de ses parents. Dura lex sed lex surtout pour les filles.

Une autre filles avait, tout comme elle, dû se soumettre à la loi.

La fille de Henri Beauclerc avait été livré à la couche de l’Empereur d’Allemagne. L’empereur mort elle se trouvait veuve et assez démunie, abandonnée par la plupart. Sans le naufrage de Barfleur Quilleboeuf Mathilde ne serait jamais passée à la postérité. Pas de Mathilde l’Emperesse et rien pour la distinguer des autres dans une famille où 3 filles sur 4 étaient baptisées Mathilde. Après le coup de main sympathique des Angevins à Courteheuse, Henri Beauclerc les avait conservés en mémoire sur son échiquier mental , au cas où une situation périlleuse l’aurait obligé à faire à nouveau appel à eux. L’article précédent nous a raconté les complexités de ses calculs. Faire épouser sa fille Mathilde à l’héritier d’Anjou.

 

Une cochonnerie

Mathilde dut attendre que son mari Geoffroy le Bel porteur de genêt vieillisse un peu pour que s’accomplisse une part de son destin : donner un fils Henri à son mari. L’autre part fut bien plus mouvementée et terrible : une guerre civile contre son neveu Étienne de Blois qui malgré des serments réitérés s’étaient fait sacrer roi d’Angleterre . Finalement après des années et des années Étienne concéda sa succession à Henri et eut la riche idée de mourir assez vite.

Henri se retrouva Roi d’Angleterre, duc de Normandie , Comte de Maine Anjou. Ce n’était pas encore l’Empire Plantagenêt mais c’était un beau début.

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Et pendant ce temps là, chez les anciens amis des Angevins mais fidèles ennemis des maîtres du Duché de Normandie augmenté de l’Anjou, les Capétiens s’occupaient à leur unique politique : tout reprendre de ce qui avait été perdu à Saint Clair sur Epte.

Tout d’abord la tentative de Hugues Capet devient une règle que chacun de ses successeurs s’attache à respecter.

Faire sacrer son fils aîné de son vivant. Pas question de connaître les tribulations des successions normandes. C’est pourquoi Le roi Louis VII tout comme Beauclerc le Normand n’était au départ pas du tout prévu pour occuper le trône de France . On l’a longtemps confiné , lui aussi , dans la compagnie des clercs. L’aîné, Philippe de France né en 1116, le successeur désigné et sacré en 1129 mourut deux ans plus tard d’une cochonnerie . Louis le jeune a 11 ans quand l’accident de son frère le désigne automatiquement. Son caractère est fait. Louis VII et son règne sont un épisode néfaste de l’histoire de la France.

5 – C’est là qu’intervient l’entrée en scène de la plus belle , de la plus grande. Toutes les forces politiques et religieuses du parti Capétien concoururent à ne pas laisser échapper un si beau gâteau. Aliénor duchesse de Poitou, Aquitaine, Gascogne et comté de Toulouse . Lui faire épouser LouisVII c’était mettre la main à la fois sur l’Ouest et sur le Sud. Un pactole inouï.

Craignant les appétits de ses propres vassaux Guillaume X dAquitaine avait prévu de confier la tutelle de sa fille à la cour du roi. Coincée , on ne peut pas dire autrement. Quand on a une quinzaine d’années , qu’on a reçu une éducation raffinée, qu’on a l’habitude de prendre la parole en public d’écouter des vers et de la musique, on réunit tous les traits qui peuvent rendre fous de rage les intégristes incultes du Nord, les machos manieurs de fer ou les furieux prêcheurs qui usent et abusent du pouvoir de la plume. Le mari aurait pu jouer le rôle de protecteur mais il complètement sous la coupe des tonsurés. Les libertés d’Alienor les mettent hors d’eux.

En fait , malgré les deux filles qui viennent au jeune couple , l’Église de France, comme elle le fera pendant des siècles et continue à le faire de nos jours, prépare et constitue pièce à pièce le dossier d’Alienor.

Par exemple , une conversation avec un oncle auquel le roi ne participe pas deviendra sous la plume des copains de Suger un adultère indiscutable…Et les robes et le luxe et les conversations ….tout lui fut reproché…Du cousu main mais,le plan manquant singulièrement d’étoffe c’est Alienor en personne qui , scandale des scandales demanda l’annulation de son mariage pour une consanguinité remontant ….au déluge.

Prononcée en mars 1152 à Beaugency l’annulation autorise Alienor à rentrer à Poitiers. Par deux fois elle manque d’être enlevée. Mais on ne capture pas celle qui a échappé à la cour de France, elle présente ses offres de service à son voisin Henri II Plantagenêt qui se hâte vers Poitiers où il l’épouse en Mai 1152.

Une telle promptitude à cette époque est un véritable tout de passe passe. Instantanément le roi de France voit sous une seule tête les deux tiers de son royaume lui échapper. Très apparemment l’histoire laisse voir une très évidente passion entre Henri et Aliénor. Elle donne le jour à de nombreux enfants. Sale temps pour les Capétiens .

Mais la malédiction d’Odin n’était pas levée.

La passion dévorante deviendra une détestation furieuse. Les fils et la mère feront la guerre à Henri leur père et mari. Aliénor passera de nombreuses années( 15) en prison.

Isabelle et son amant Mortimer

Henri mort, l’infatigable Alienor est toujours en chemin pour protéger Richard des entreprises de Jean , pour un peu forcer Richard à prendre femme, pour payer la rançon de Richard , pour ramener sa petite fille Blanche de Castille au royaume de France. Retirée à Fontevraud elle conserve assez d’énergie et de moyens pour amener le vicomte de Thouars à l’obéissance…

De tous ses faites et gestes je ne conserve que les plus importants et les plus proches de Poitiers.

Finalement c’est à Poitiers qu’elle rendra son dernier soupir en 1204 …C’était le fin de l’indomptable Angél… Alienor.

On pourrait se demander , dans un exercice d’Uchronie que je ne goûte guère , ce que serait devenu le royaume de France en utilisant jusqu’au bout les capacités de cette

Isabelle de France fille de Philippe le Bel épouse d’Edward II

femme unique en son genre.

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VI – La sixième

Je suis certainement injuste envers les épouses d’Henri 3, fils de Jean sans terre et d’Edward 1er ( le cruel) mais je suis obligé de reconnaître qu’au milieu de cette kyrielle de femmes exceptionnelles il en est une qui ne manque pas de déparer l’ensemble : l’épouse d’Edward II

La rumeur la plus connue et la plus malveillante prête au roi des goûts qui pour avoir la complaisance de Mme Taubira n’avaient pas celle d’Isabelle de France ( Sophie Marceau ) . Toujours selon la rumeur la reine et son amant firent mourir le roi dans d’assez abjectes circonstances.

Bien qu’horrible cet épisode ne vient pas contredire la thèse d’une succession de femmes exceptionnelles à la conduite de l’Histoire d’Angleterre.


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Généalogie jusqu’à Edward III Guerre de cent ans

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Mariage pour tous mais pas pour Raoul

La malédiction de l’Île Bouchard

Héritage naufrage et beauté ,l’apothéose inattendue des Plantagenêts(2)

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