Les quotas dans le foot, suite.

Lectures :2407

Vive l’antiracisme. Si, si, je déconne pas.

C’est un secteur en plein développement, et je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée émue à l’égard de ces pauvres chercheurs en génétique, qui se sont cassés la tête pour séquencer le génome humain, alors qu’il suffisait de comparer le degré connerie commun  aux » pas blancs » avec les » blancs « pour  être convaincu que la race humaine est une et indivisible comme notre république.  Bien que cette dernière  soit de plus en plus en escalopée pour répondre aux besoins des minorités invisibles mais néanmoins avides de consommation et d’ascension dans l’échelle sociale . Je ne sais pas vous, mais écouter du rap en jouant à la play station et rouler en porche ne correspond pas à l’idée que je me fais, moi,  de l’ascenseur social.

Alors, résumons. Ainsi qu’on l’a vu il faut différencier les centres de pré-formation de la fédération et les clubs formateurs. Il y a en tout et pour tout onze centres fédéraux en France. Chacun à deux promotions de seize joueurs, soit  362 jeunes. Instaurer un quota maximum de 30% de bi-nationaux représente tout de même 108 joueurs ! ! ! je vous laisse imaginer la proportion actuelle.

C’est que les quotas peuvent avoir du bon selon l’orientation donnée :  Une Martine Aubry exigeant qu’il y ait 20% de Français issu de la diversité à la direction du PS, c’est des bons quotas!.(nan, je déconne là).   l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris qui a été l’un des premiers établissement à mettre en place un programme de discrimination positive en France, les Conventions éducation prioritaire (CEP). Une procédure spéciale d’admission pour des lycéens venant de ZEP a été instaurée qui sont dispensés de concours d’entrée et sont recrutés sur dossier et sur entretien :  excellent quotas là aussi!.  Que dire de la parité en politique? en voilà un autre  de bon de quota ! (je déconne aussi, là).

Mais là , dans le foot,  non ! Et pourquoi donc?  Serait-ce que l’on bafoue les droits les plus élémentaires à la discrimination positive ? Que nenni ! Là, on  touche à la globalisation et au merchandising du football : on touche ni plus ni moins aux sponsors et plus particulièrement aux trois équipementiers qui se partagent le monde du football. Car ces sponsors se moquent totalement de qui va gagner la coupe du monde, le championnat d’Europe, d’Océanie, d’Amérique ou d’ Afrique, étant à assurés de trouver, tant dans les éliminatoires que  dans les compétitions finales, une bonne proportion de leurs équipes. Le but étant bien évidemment d’inonder les pays de leurs produits. Mais pour y parvenir, il faut bien s’assurer que les pays du tiers monde disposent d’équipes représentatives et ayant une chance de pouvoir figurer honorablement. On va donc prier certaines nations de former des joueurs afin de pouvoir les alimenter. L’anti-racisme est ici, avec quelques autres outils juridiques comme l’arrêt Bosman l’allié objectif  de la mondialisation.

C’est le cas de la France, on passera rapidement sur le fait que l’on puisse limiter le nombre de « blancs » pour laisser la place aux noirs et aux maghrébins pour s’intéresser au fait que l’on ne puisse pas limiter le nombre de « noirs » et de maghrébins pour faire de la place aux blancs, et pour cela « on » va activer l’arme suprême :  l’antiracisme !

Pour être un antiraciste patenté, reconnu et efficace,  il est nécessaire de maîtriser parfaitement l’art des amalgames. Rassurez- vous c’est à la portée de tous, et d’avoir fait le loft ou l’île de la tentation ou joué en équipe de France n’est pas rédhibitoire , l’essentiel étant d’avoir un minimum de lisibilité publique et une mauvaise foi à toute épreuve. Bon, vaut tout de même mieux être un peu ou beaucoup noir ou maghrébin, si possible avoir marqué  deux buts en demi-finale de coupe du monde au sein de l’équipe blacks, blancs, beurs, et viser un poste de ministre des sports dans un futur gouvernement de gauche bobo pour obtenir une efficacité maximum. Il faut surtout vouloir faire la confusion entre centres fédéraux et centres de formations professionnels en  laissant penser que ces quotas s’appliqueraient à l’ensemble du football Français et mélanger sans vergogne une remise en cause des critères de sélection avec une couleur de peau. Il faut surtout vouloir ignorer cette situation de déshérence éducative de la jeunesse des banlieues que Aria à fort bien résumée ici.

Comme on le voit, il est en revanche indispensable pour être un chantre de l’anti -racisme de, non seulement créer du racisme, faire en sorte d’ignorer les réelles raisons qui favorisent les communautarismes. Il en outre vital d’avoir dans ses gènes celui qui a permis aux noir, eux- mêmes, de vendre leurs propres congénères aux exclavagistes….C’est à pleurer de rage, et il faut être bien aveugle pour ne pas comprendre que la médiatisation de cet anti-racisme ne va qu’apporter des milliers de voix supplémentaires au FN.

3 comments to Les quotas dans le foot, suite.

  • snoopy86

    Trés bonne synthèse de Ranta ….

    Thuram a fait exploser le peu qu’il restait de la légende post-fabriquée des bleus black-blanc-beurs

    Marine est la seule gagnante

  • D. Furtif

    Perso je trouve qu’en Afrique du Sud comme l’autre fois en Corée , on avait respecté le quota d’unijambistes.
    Non Brieli je n’ai pas dit mononeuronaux.Quand on fait partie du 11 de Momo on est disqualifié à vie.

  • Léon

    Un autre éclairage, intéressant, de Ranta.