Le royaume Wisigoth

Ça paraissait facile, le 1er Janvier 414, je vous invitais au mariage d’Athaulf avec Galla Placida. Narbonne en hiver, qui sait, ça pouvait être tentant! Et là, au milieu des barbares mêlés aux Hispano-romains, des dignitaires de l’église arienne, d’un évêque, tout ce petit monde un peu éméché récitant des discours en latin, des poèmes et portant des toasts … C’est bien la mort si je n’arrivais pas à vous faire avaler le coup de l’installation de nos Wisigoths en Espagne — comme ça, direct.

Je  vous la disais déjà reine d’Espagne et d’une Aquitaine jusqu’à la Loire. Mais voilà, ça ne s’est pas passé exactement comme ça. La mère Galla Placida connaitra un destin pour le moins curieux et riche en rebondissements —  j’ai reçu une promesse d’article qui vous en parlera.

On avait passé un accord avec l’empire ( le foedus) instituant l’attribution des provinces d’Hispanie aux Wisigoths, à charge pour eux de la défendre contre de nouvelles déprédations de nouveaux envahisseurs. La bande à Attila était au sommet de sa puissance . Ce foedus négligeait  un point de détail, presque rien : l’occupation et la volonté de rester sur place de certains individus pas commodes nommés Vandales, Alains et Suèves. Ils sont là depuis 409 /410. Ils ont un peu ravagé la Gaule après la grande nuit de patinage à Mayence sur le Rhin gelé, à la Saint Sylvestre 406.

Curieux parcours que celui de nos patineurs.

Si nous prenons les Vandales …

Ils ont une base de départ très proche des Goths : Nord  Jutland (Danemark) et région d’Oslo. De là, ils démarrent et s’installent entre les Goths et les Germains de L’Est, en Poméranie. Ils descendront, eux aussi, vers le Sud en s’arrêtant en Slovaquie pendant que les Goths poursuivent vers la Mer Noire. Ils seront victimes comme beaucoup d’autres du Snooker géant provoqué par les Huns et se retrouveront, avec beaucoup d’autres, au meeting d’hiver de Mayence.

Une fois le Rhin franchi, c’est la routine des incendies et des faubourgs des cités dévastés, car les  cités fortifiées exigent un matériel de siège qu’ils n’ont pas sous la main. La rumeur de leur apparition se répand devant eux, les fichus paysans planquent leur fichues récoltes. Quand on a des milliers de barbares à nourrir ça fait bien du souci. Coté opération militaire tout n’est pas rose non plus, les garnisons romaines disponibles les coursent dans la campagne gauloise. Pas faciles les légionnaires du Bas Empire, pas commodes les auxiliaires francs passés tout dernièrement au service  de l’Empire pour l’honneur, la vertu et la grandeur de Rome ; quelques défraiements trébuchants et quelques attributions de terres dans la région de la Somme.Il échapperont de peu au massacre total.   La cavalerie Cataphracte des Alains, alliés des Vandales depuis le centre Europe les sauvera de la destruction par les Francs.

C’est ensemble qu’ils échapperont au Romains aidés des Francs et passeront en Hispanie où ils retrouveront les Suèves. Ils s‘installeront en Bétique, au Sud et en Galicie, au Nord-Ouest. Tous ces évènements se déroulent pendant qu’Alaric multiplie les matchs aller et les matchs retour en Italie du Nord. Stilicon éliminé, Rome enfin ravagée et pillée, nos Wisigoths musardent un peu en Calabre, histoire de voir s’il n’y aurait pas moyen de passer en Tunisie,  le grenier inentamé de tout l’Empire  d’Occident, une province épargnée  par toutes les incursions barbares du 4è siècle.

Si bien que, quand les Wisigoths se présentent au Sud de l’Espagne pour tenter par là ce qu’ils n’ont pas pu accomplir en Calabre, ils se heurtent à des Vandales pas du tout coopératifs et à la fameuse cavalerie des Alains qui les fait changer d’avis. C’est ainsi que, remontant vers le Nord, il se concentrent dans la région qui va de Narbonne => Bordeaux et fondent le royaume de Toulouse.

Le parcours des Alains est un des plus incongrus .(voir carte générale de l’article les Wisiquoi)

Si on les prend au 1er et 2è siècles, ils nomadisent dans la région du Nord Caucase où ils créent bien du soucis aux garnisons romaines et aux cités greco-romaines du royaume du Bosphore et de Colchide. Alors que les Goths arrivent depuis le Nord et s’installent sur la côte de la Mer Noire, la ruée des Huns bouscule tout ce petit monde. Les Wisigoths traversent le Danube et s’échappent par le Sud en laissant derrière eux leurs frères Ostrogohs sous le joug des Huns. Les Alains eux, premiers télescopés par les hordes de Huns, se retrouvent entrainés vers le sud Pologne et  le centre Allemagne. Ils  lieront alors leur destin à celui des Vandales qu’ils suivront de Mayence en Gaule, au Sud en Espagne puis, de là, en Afrique jusqu’en Tunisie .

Mais ces Alains nous égarent et nous éloignent de nos chers Wisigoths.

Pendant 20 ans les Vandales apprennent à naviguer en forçant un peu les équipages de la région. Leur roi Genséric, vers 428 , devant l’épuisement de la Bétique sous l’économie de pillage des barbares et incité par une querelle dans la région de Tunis due à une nouvelle usurpation ( pour l’honneur et la vertu et la grandeur de Rome) décide de faire passer tout son petit monde de l’autre coté.

La place est libre. Advienne le royaume d’Espagne pour l’honneur et la grandeur de Dieu. En effet les affaires de Rome vont de plus en plus mal. La seule force digne de ce nom agissant au nom de Rome se rencontre entre la Somme et la Loire sous les ordres du général  Aetius. Une fois encore les ennemis les plus fidèles et les plus  intraitables de ce général valeureux sont au Palais impérial à Ravenne. Attila terrorise tout le Monde. La force de persuasion du général romain obtient un résultat diplomatique inouï, traduit par une alliance militaire unique dans  l’histoire. Tous les barbares disponibles dans la région , associés à ce qu’il reste de légions affrontent les hordes d’Attila revenant de la région d’Orléans. Les combats se tiennent aux Champs Catalauniques  453.

Le 21 septembre 454 Galla  Placidia, 4 ans après sa mort, a la peau d’Aetius le vainqueur d’Attila. La routine. On peut renoncer sans honte à raconter les derniers soubresauts du trône d’Occident. En 476 les rois fédérés Wisigoth,  Franc et Burgonde refusent de reconnaître l’autorité du dernier usurpateur ou héritier de l’empire véritable. Odoacre, un Skire, détrône sans massacre le dernier et renvoie les insignes impériaux à Constantinople. Les Ostrogoths libérés du joug Hun le liquideront sous peu et fonderont le royaume Ostrogoth d’Italie

L’Empire Romain s’effondre et le royaume Wisigoth devient, de fait, autonome à partir de  454 Comme ce qui soudait barbares et Romains n’était pas la puissance de Rome mais la terreur des Huns , cette alliance s’évanouit , les rivalités reprennent; Aetius est liquidé, le jeu continue avec d’autres. Les Wisigoths, entrant sans problème dans les caligae de romains, écrasent consciencieusement  les révoltes de paysans et d’esclaves d’Espagne. Il importe que les libertés prises à l’égard d’un pouvoir romain peu à même de s’imposer, cessent. Il faut que le racket général reprenne et les nouveaux maîtres, associés à ce qui reste des anciens, y veillent scrupuleusement. En 477 l’Empereur d’Orient  Zenon  reconnait officiellement le royaume.

Les Suèves et les restes de Vandales furent éliminés. Un os pourtant : une opposition résolue des Basques met en échec une conquête totale de la péninsule. Ces derniers entament une période de prospérité, étendant leur domaine d’occupation vers les Pyrénées centrales et orientales et le Sud Garonne. D’autres que les Wisigoths auront à s’y frotter.

La prépondérence basques s’étend jusqu’au Sud de la  Garonne (partie indivise)

Nos Wisigoths s’installent, répandant avec eux leur économie de rapines systématiques, assez étrangère à une vision à long terme . Les loups sont portés , comme toujours, à tondre de trop près les moutons, pire, à tuer les brebis. Comme ils sont peu nombreux, l’accaparement, là où ils s’implantent, des 2/3 des grandes propriétés est pratiquement sans conséquence pour les grands hispano-Romains. Les paysans esclaves  ou les humbles libres se retrouvent soumis à un supplément de rapaces et de rapacité. La masse de la population voit sa condition s’aggraver. On glisse insensiblement vers ce que deviendra la société féodale et sa régression sensible  au plan collectif. Les villes laissées de coté par les barbares se trouvent asphyxiées par une stagnation des échanges, même locaux, et une déprise générale sur les campagnes . L’emprise de la cité sur la campagne étant la marque de l’antiquité.

Comme la terre, la langue subit des implantations Wisigoth qui la modifient .

Le racket local général à tous les neo royaumes barbares ne suffit plus. La solution sera pour eux de revenir aux conquêtes. Les Francs sont plus heureux dans ce programme. Après avoir éliminé le reliquat romain de Syagrius, ils se retrouvent au contact des possessions Wisigoth sur la Loire. L’affaire sera  tranchée ( tout près de Poitiers) à Vouillé en 507. L’Aquitaine et le royaume de Toulouse sont perdus. Seule la Septimanie restera dans le monde Wisigoth. Tolède devient la nouvelle capitale.

Complètement impuissants en raison des dissensions internes des familles dirigeantes et de la fronde perpétuelle des grands, les Wisigoths ne font pas le poids face à la reconquête Byzantine de la 2è moitié du 6è siècle. Les fréquents assassinats, les jalousies , les vendettas, les guerres intestines jalonnent les 3 siècle de la « domination wisigoth » en Espagne.

Cette histoire finira par la pantalonnade de 711 : deux prétendants au trône sur un fond de populations pas hostiles  à l’idée d’être débarrassées de ces vautours. Le contingent Berbère aux faibles effectifs sous la conduite de Tariq ibn Zivad ne rencontrera presque aucune opposition à se mettre à son compte. Pour accaparer le territoire de ses employeurs ,  il lui faudra 3 ans.

Dans 20 ans territoire du Sud et territoire du Nord s’affronteront au même niveau qu’en 507

http://clovis1er.free.fr/486syagrius.htm

http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C5%93dus foedus

http://rennes.le.chateau.online.fr/images/561.jpg

http://blog.legardemots.fr/public/cataphracte.jpg

http://www.peuplescavaliers.be/peuplescavaliers/photos/armuresarmate.jpg

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Léon
Léon
16 septembre 2011 9 h 29 min

L’Histoire racontée par le Furtif, je ne m’en lasse pas… 😆

Lapa
Administrateur
Lapa
16 septembre 2011 12 h 34 min

c’est toujours un plaisir!

Léon
Léon
16 septembre 2011 19 h 58 min

Les gars les filles, déjà que pour arracher un nartic du Furtif faut se lever de bonne heure, si vous me le laissez en plan là comme ça, il va me faire une déprime grave… 😯

Causette
Causette
16 septembre 2011 22 h 07 min

Bonsoir Furtif, à tous

L’Histoire racontée comme ça on en redemande, en plus cette période est intéressante. En lisant on imagine la terreur des populations quand ces guerriers déboulaient dans leur région. Et tous ces territoires forestiers avec des villes et villages très espacés. Il en fallait de la chance pour faire de vieux os à cette époque, enfin il me semble. Au fait, ils ne parlaient pas latin tous ces patineurs et envahisseurs. Entre deux batailles pour discuter, ils faisaient appel à des interprètes?

Belle illustration. super celle avec les deux cavaliers armés.

Asinus
Membre
Asinus
16 septembre 2011 22 h 26 min

yep ,le fiston en deuxieme année d’histoire aimerait un cour magistral du meme tonneau!

Causette
Causette
16 septembre 2011 22 h 51 min
Reply to  D. Furtif

Avec l’image des deux cavaliers, je découvre que les chevaux étaient recouverts d’une armure. Je croyais que cette pratique était venue plus tard.

Asinus
Membre
Asinus
16 septembre 2011 23 h 05 min
Reply to  Causette

bonsoir Causette
bataille de CARRHES contre les parthes en turquie
53 av jc crassius et 35 000 légionnaires se prenne une avoine 4/7 légions au tapis
face a quelques milliers d’archers montés parthes et 1 a 2 mille cathaphractaires reputés alors venir d’armenie ou d’asie
ce sont les ancetres des chevaliers qui rajouterons juste les etriers et la selle à dosseret
donnant ainsi en plus de la protection la possibilité du choc en chargeant !

Causette
Causette
16 septembre 2011 23 h 48 min
Reply to  Asinus

Grrrr! j’avons oublié Crassius :mrgreen: (je ne connais que le nom pas l’histoire).

Asinus
Membre
Asinus
16 septembre 2011 22 h 55 min

ben non ; perso ça me cause tiens ya un autre professeur  » ailleurs » qui ne vois guere les rapports de cause à éffet il me reproche covadonga 722 et d’etre asinus pourtant Pélayo ou belaige / lointain descendant du royame wisigoth  » fils ou féal  » du dernier de vos heros décris c’est comme dit la tradition
ecrite d’al andaluz : Isa ben Ahmad Al-Razi dit qu’aux temps d’Anbasa ben Suhaim Al-Qalbi, s’est dressé dans des terres de Galice un âne sauvage appelé Belaiyo ! »

ps , sinon je regrette votre éllipse des champs catalauniques c’est la pourtant la premiere de la specialité franque /française : la bataille d’arret ! ça donne la marne par exemple ou les plus
abouties des batailles de napoléon celle de 1814 dans la Campagne de France , quans ça rate ? ben on se retrouve avec l’anglais pour cent ans sur le rable ou avec nos deputés fichant le camp a bordeaux et finnissant a vichy ! yep

Papy
Papy
17 septembre 2011 0 h 16 min

Merci Furtif pour cet article! Quel plaisir que de lire l’histoire de cette façon…

COLRE
COLRE
17 septembre 2011 11 h 06 min

Et de 2 ! toujours aussi passionnant et drôle…

C’est rigolo, la semaine dernière j’ai dû assister à une soutenance de mémoire sur… les Wisigoths ! moi qui n’y connaissais quasi rien avant ton précédent papier, j’ai pensé à toi en souriant sous les ors de l’Université…

(ps : une étude pas trop longue sur l‘origine de l’étrier dans un colloque du CNRS. Tu peux, si tu veux, télécharger le doc. Ça a l’air très bien – mais tu connais peut-être)

COLRE
COLRE
17 septembre 2011 11 h 57 min
Reply to  D. Furtif

J’avais connu, il y a très longtemps (au moins 20 ans !…) un historien des techniques qui avait travaillé sur l’introduction de l’étrier comme innovation technologique majeure rejaillissant sur le social (par le biais de la guerre = des guerriers, des aristocraties, des chefferies…).
Impossible de retrouver la référence, dommage.

Car je me souviens qu’il concluait comme toi : sans l’étrier, la cavalerie comme arme de guerre reste de l’amateurisme, du léger.

Tu sais, dans l’histoire des techniques, il y a des « monstres », des erreurs, des impasses (un peu comme en évolution des espèces).
C’est à se demander (mais je n’y connais rien… 😉 ) si ces fameux « cataphractes » ne sont pas aussi une aberration technologique. Une voie sans issue (= sans mutation évolutive possible). Un essai, une transposition technique (à la manière des dinosaures…) appelée à disparaître.

Léon
Léon
17 septembre 2011 11 h 59 min

Et cékoi les « cataphractes » ?

Léon
Léon
17 septembre 2011 15 h 17 min
Reply to  D. Furtif

Ah, c’est des narmures…

COLRE
COLRE
17 septembre 2011 12 h 09 min
Reply to  Léon

Réponse perso, pas du tout « historique » : c’est un truc inventé dans l’Antiquité très ancienne laissant penser que si on recouvre un cavalier et son cheval de fer et d’armure, il deviendra invincible aux armes adverses…

COLRE
COLRE
17 septembre 2011 12 h 13 min
Reply to  COLRE

(mais sans étriers pour se maintenir un tant soit peu, il faut ficeler le gars sur son cheval pour qu’il supporte le moindre impact sans se casser la figure… ce qui reste un système guerrier très approximatif)

Léon
Léon
17 septembre 2011 15 h 24 min

Moi, il y a un autre truc, un peu en rapport, qui me poursuit: j’ai toujours pensé que pour exterminer ses semblables, l’homme a toujours utilisé la technologie la plus appropriée et la plus performante de son époque, celle qui le protégeait le mieux et celle qui faisait le plus de dégâts chez l’adversaire. Pourtant, ça ne colle pas toujours et c’est pour moi autant d’énigmes.
Exemple : il faut être à mon avis complètement stupide pour s’habiller avec des uniformes de couleurs vives pour aller à la bataille, alors que des habits de camouflage étaient possibles… Pareil, se mettre sur plusieurs rangs debout, face à face, et se tirer dessus me semble aberrant…

COLRE
COLRE
17 septembre 2011 16 h 26 min
Reply to  Léon

Non, selon le concept des historiens (ou ethnologues) des techniques, à la suite de Marcel Mauss : la technique est un fait social.
Or, ton hypothèse est un peu « utilitariste » et ne colle pas avec la réalité culturelle. La technique répond autant à des habitudes et des contraintes sociales et symboliques qu’à des exigences d’efficacité.
Il y a des pesanteurs et des freins de toutes sortes à l’adoption d’une technique par rapport à celle que l’on a déjà.
Il faut que le milieu « intérieur » de la société soit en mesure de l’introduire, s’y adapte et finisse par l’accepter comme un plus (et il y aura toujours des résistances…).

Bref, furtif a raison, les hommes ne sont pas raisonnables… :mrgreen:

COLRE
COLRE
17 septembre 2011 17 h 55 min
Reply to  COLRE

😳 😳 je réalise que je te vous ai tutoyé, Léon… c’est grave, docteur ?… 🙄 8)

Asinus
Membre
Asinus
17 septembre 2011 20 h 30 min
Reply to  Léon

bonsoir monsieur Léon , c’est prendre les militaires pour plus cons qu’ils ne sont
Hormis la boursouflures regnant aprés 1807 dans les uniformes de l’empire français
les couleurs voyantes on une fonction dans la fumée de la bataille !
imaginez une bataille entre 1700/1790
du bleu a pieds déboule paf les prussiens! du rouge enfoirés de brits !et en blancs justes avec le collet
et les retroussis de couleurs distinctives la plus belle infanterie du monde avec des regiments qui s’appelle artois! picardie !royal deux ponts ! yep et les cannes à pommeau des officiers et l’esponton du bas officier mon cher pas pour le decorum, descentantes du ceps de vigne du centurion romain ,à lhorizontale dans le dos des biffins elles vous font en font avancer 6/7 d’un coup pour combler le trou du dernier boulet qui vient de passer ,devant elle servent à relever le fusil et à faire un feu de mousqueterie
compact, de ceux qui vous freine une charge cavalerie ce qui n’interdit pas d’envoyer les meilleurs tireurs en  » enfants perdus » allumer tout ce qui porte dorure en face eux ces enfants perdus sont les ancetres des voltigeurs; la couleurs msieur Léon c’est tout ce qui reste distinct quand nos ancetres sont monté dans la brume et le brouillard sur le plateau de Pratzen coeur battant la chamade qui est un rytmr de pas de charge chantant  » on vas leur percer le flancs ran plan plan tire tere lire lair » ou j’aime l’oignon quand il est frit chanson idiote qui serve à rien ben si elle donne la cadence indique ou est le premier raang indique à l’officier  » rien quau bruit » que la deuxieme companie traine la patte » et les différente chanson previennent les grenadiers que les gus dans le brouillard à coté faut pas leur tirer dessus vu que c’est le 17 e voltigeurs qui aime l’oignons frits ! voila mon cher léon comme vous le dites depuis qu’homos erectus c’est mis en rang pour foutre sur la gueule d’homo sapiens il n’a eu de cesse d’inventer des trucs que les civils trouve idiot mais qui servent foutrement à sauver sa peau pendant la castagne!

Asinus :ci devant sergent au premier hussard parachutiste !

Léon
Léon
17 septembre 2011 18 h 57 min

Nan, c’est normal. Pfff, depuis qu’on se connaît internétiquement parlant ! 😆 Tutoiement adopté…

COLRE
COLRE
18 septembre 2011 10 h 54 min
Reply to  Léon

Super Léon ! comme dans les films naméricains des années 40/50… quand soudain l’héroïne et le héros se tutoient au matin, après une scène de baiser de la veille qui s’est terminée sur un chaste fondu… 😉

Xavier
Membre
Xavier
17 septembre 2011 22 h 26 min
Reply to  D. Furtif

« Le 21 septembre 454 »

je voudrais pas embrouiller le monde mais tu fais référence à quel calendrier, là ?

Asinus
Membre
Asinus
17 septembre 2011 23 h 40 min
Reply to  D. Furtif

yep j’ai deux long laius en réponse a monsieur Léon dans les  » indésirables » cela serait il que j’y emploi un vocabulaire un rien  » viril » ???

Causette
Causette
17 septembre 2011 22 h 41 min
Reply to  D. Furtif

C’est bien Valentinien qui a poignarde Aetius, en 454. Procope relate que, d’un Romain à qui il demandait s’il avait bien fait, il reçut cette réponse : « Je ne sais si vous avez bien ou mal fait, mais je sais que de la main gauche vous vous êtes coupé la droite »

Causette
Causette
17 septembre 2011 22 h 23 min

Intéressant l’histoire des étriers, j’avoue que je ne me suis pas encore penchée sur l’histoire de l’équipement militaire. Ce qui est bien dans l’Histoire c’est que la recherche ne s’arrête jamais. J’ai tendance à observer plus souvent la politique et les intrigues que les batailles, surtout dans le détail. Pourtant certaines inventions ou nette améliorations en tous genrs ont été poussées pendant les guerres, bien entendu par pur intérêt de gagner la bataille ( pour l’honneur et la vertu et la grandeur de … 😆 )

Asinus
Membre
Asinus
17 septembre 2011 23 h 29 min

« il faut être à mon avis complètement stupide pour s’habiller avec des uniformes de couleurs vives pour aller à la bataille, » heu bonsoir monsieur Léon , je voudrais pas faire mon militaire intelligent mais une supposition vous etes sur un champ de bataille européen entre 1700 et 1790 dans la fumée de la canonade et de mousqueterie un bataillon s’avance vers vous ben bleu c’est ces enfoiré de prussien , rouge et merde des brits ouf blanc avec des retroussis de couleurs ben la plus belle infanterie du monde avec des nom comme Picardie , royal deux pont , la Reine ; Prenons un autre truc ridicule l ‘esponton tout décorée et long de plus de 3 metre que porte les bas officier ridicule canne à peche n’est il pas? ben placé dans le dos de 6/7 troupiers avec une bonne poussée ça vous bouche l ‘intervalle que le dernier boulet vient de tracer.Pareil pour la longue canne des officiers d’infanterie cette descendante du cep de vigne des centurions ben on à rien de mieux pour obloger les soldats à garder la hausse à hauter des poitrine d’en face. Quand au feux coordonnés de mousqueteries sur 3/5/et meme 8 rangs dans le carré britannique jusqu’a l’invention du canister de balles et de la mitrailleuse ont a rien trouvé de mieux pour stopper une charge de cavalerie ! Autre truc débile les chansons des troufions , dans le brouillard de Pratzen comment les grenadiers ont su sans les voirs ? que c’etait l’infanterie de ligne qui montait le raidillon du plateau ben ils ont entendu chanter  » j’aime l’oignon quand il est frit vive la ligne nom de dieu  » et eux pour informer les copains ont entonné « on vas leur percer le flanc tire lire » ce qui en meme temps permettais à l’officier de savoir ou etait la tete de colonne et que ces feignasses de la septieme etaient encore à la traine; Mon cher Léon c’est à regret que je conteste votre assertion mais depuis que sapiens sapiens c’est mis en rang pour foutre sur la gueule à cro magnon ben tout les trucs incompréhensible pour le civil qu’il a inventé n’ont d’autre but que de limiter la casse et de l’augmenter en face. Je vous fais grace du prestige de l’uniforme , de la cohésion et du sentiment d’appartenance que ces carrés de tissus colorés etaient censer procurer… Lire la suite »

Léon
Léon
18 septembre 2011 8 h 28 min
Reply to  Asinus

Ah, bin ça me rassure, il y avait donc une logique !merci des explications Asinus

Asinus
Membre
Asinus
18 septembre 2011 8 h 33 min
Reply to  Léon

@Léon , yep à la relecture j’ai bien peur que vous n’ayez  » fait l’ane pour avoir du son » je vous relirez
2 3 fois desormais avant de foncer tete baissée 😳

Léon
Léon
18 septembre 2011 8 h 39 min
Reply to  Asinus

Non, non, je suis très sérieux, réellement je ne comprenais pas, cela me semblait absurde.

Asinus
Membre
Asinus
18 septembre 2011 8 h 49 min
Reply to  Léon

yep , vous remarquerez que le militaire par habitude tradition voir feignantise intellectuelle
commet des bourdes mortelles debut 1903 on a un petit doute en france les anglais suivant les leçons de la guerre des boers sont passé au kaki les allemands toujours bons eleves au feldgrau nous on tente le reseda  » genre brun/beige » ben bingo les ganaches et le lobby des deputés de la garance hurle qu’on ne vas plus reconnaitre le brave piou piou français resutat des course nos grand peres sont montés en 14 bien visibles , je vous concede que dans l’incompréhensible la connerie galonnée pese pas mal ;

COLRE
COLRE
18 septembre 2011 10 h 50 min
Reply to  Asinus

« bingo les ganaches et le lobby des deputés de la garance hurle qu’on ne vas plus reconnaitre le brave piou piou français »…

Eh oui, asinus, c’est ce que je disais plus haut à Léon : il y a toujours des « résistances » (sociales, symboliques…) à l’adoption d’une nouveauté technologique… (et question résistance, les « ganaches » et la « connerie galonnée » pour reprendre vos mots, sont sacrément en pointe !)

Du coup, la guerre n’échappe pas à cette règle : l’efficacité des armes est une notion toute subjective, et les sociétés ne recourent pas forcément aux meilleures solutions pour s’entre-tuer.
D’autant que la chair à canon, souvent, compte peu… Tant qu’il y a de la réserve !